CHANGEMENTS DE L*ŒIL PENDANT L* ACCOMMODATION
observer pour des personnes jeunes ; dans mon œil, il n'est que peu prononcé.
Dans mon mémoire du mois de janvier, j*ai mentionné un petit instrument, Taberroscope, que j*ai fait construire pour étudier les aberrations monochromatiques de l'œil et qui se prête à cette expérience, mais on peut très bien s'en passer. Après avoir rendu rœil légèrement myope (â-4 D), on regarde un point lumineux éloigné, en tenant une aiguille (levant la pupille. On voit alors Fombre de Taiguille se dessiner dans le cercle de diffusion ; dans le cas où la force réfringente est la même partout dans Tespace pupillaire, Tombre parait droite, autrement elle
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Fig. 7. — Phénomènes aberroscopiquos de l'œil droit de M"* T... (cocaïne, — M.5D) : a, cercle de diffusion d'un point éloigné, repos; j&, le mC>me pendant l'accommodation (6-7 D).
La distribution de l'éclat ainsi que les phénomènes aberroscopiques indiquent en état de repos une augmentation de réfraction vers la périphérie. Cette aberration se surcorrige pendant l'accommodation. (Comme Toeil est myope, les dlflërentes parties du cercle de diffusion montrent d'autant plus d'éclat que la réfraction des parties correspondantes de l'espace pupillaire est plus faible.)
est courbe, tournant sa convexité vers le milieu de la pupille lorsque la réfraction augmente vers les bords (aberration de sphéricité ordinaire), vers la périphérie, lorsque la réfraction diminue dans cette direction. En état de repos, la courbe est le plus souvent convexe vers le milieu, mais pendant l'accommodation sa forme change ; elle devient convexe vers la périphérie ifig. 7). Lorsque, en état de repos, l'ombre était droite ou même légèrement concave en dedans, cette dernière déformation est encore bien plus prononcée pendant l'accommodation. Le changement indique dans tous les cas que la réfraction augmente plus au milieu de la pupille que vers la périphérie.
Pour la théorie de tous ces phénomènes, je renvoie à un article suivant.
sï:r les variations de la pression veineuse
Par M. C. DELCZENNC
(Travail du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Lille.)
Cohnheim et Roy ont montré ^ que les changements de volume du rein renseignent très exactement sur l'état do resserrement ou de dilatation de ses petits vaisseaux. M. Wertheimer* a constaté que les variations de pression dans la veine rénale peuvent fournir des indications semblables. Il n'était pas sans intérêt d'inscrire simultanément les deux courbes, celle de la pression et celle du volume, et de les contrôler Tune par Tautre.
Il résulte également d'expériences antérieures ^ que la pression dans la veine rénale et celle d'une veine des membres peuvent subir, sous l'influence d'une même cause, des changements absolument inverses. Mais ces obsei-vations avaient été faites séparément sur chacun des deux vaisseaux et sur des animaux différents. J'ai enregistré simultanément chez le même animal la courbe de pression dans les deux veines. J'ai appliqué les deux procédés qui viennent d'être indiqués à l'étude, non seulement des variations vasculaires (jui ont leur origine dans une réaction vaso-motrice, mais encore de celles qui ont pour point de départ certains états fonctionnels du coeur et du poumon. Je ne passerai en revue, dans le présent travail, que les manifestations d'origine périphérique. Il me faudra revenir sur quelques faits déjà connus ; mais l'intérêt est surtout dans leur rapprochement et dans la comparaison qui sera faite ultérieurement avec les modifications d'origine centrale.
* Arch. de Virchow, 1883.
* Arch, de physiol., 1894, p. 308.
* Jbid., p. 724.
I. — Inscription simultanée du volume du rein et de la pression dans la veine rénale.
Méthode. — Les expériences ont été faites exclnsivemenl sur des chiens
cuitirisés. L'animal étant couché sur le dos, Tabdooien est ouvert assez
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