C. DEI.BZENNK
Simultanées de la pression dans la veiue rénale et dans la veine du
membre inférieur. Ces recherches ont été faites également sur des chiens curarisés. La pression dans les deux veines était inscrite par le procédé que j'ai indiqué plus haut.
Expériences. — Excitation des nerfs sensiJjles. — Ostroumofl*, Heidenhain et Griitzner * ont montré par des mensurations thermométriques que, sous l'influence de l'excitation d'un nerf sensible, les petits vaisseaux de la peau et des muscles se dilatent pendant quc^ ceux des organes profonds se resserrent. Cette dilatation du réseau
Fijç. 4. — Dans cette figure ainsi que dans les suivantes, P. V. R., désigne ia pression dans la veine rénale; P.V. F., la pression dans la veine fémorale. En K, excitation du scintique.
vasculaire de la périphérie a pour conséquence l'élévation de la pression dans la veine fémorale.
Si, comme je l'ai fait. Ton inscrit simultanément la pression dan^ la veine rénale et dans la fémorale, on voit que, sous l'influence de l'excitation du sciatique, par exemple, la courbe de la veine fémorale s'élève pendant que celle de la veine rénale s'abais>(\ La pression dans la veine rénale s'abaisse en même temps et quehiuefois même un peu avant le début de l'ascension de la pression artérielle. Elle
• Arch, f, die ges. PbysioL, 1876, Bd XII, p. 25.
• Ibid., 1878, Bd XVI, p. 20.
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tend à revenir à son niveau primitif dès que, les effets de Texçitation ayant cessé, la pression aortique revient elle-même à son chiffre antérieur. L'ascension de la pression dans la veine fémorale présente souvent un retard plus ou moins marqué sur celle de la pression artérielle. D'autre part, elle n'atteint d'ordinaire son maximum que lorsque cette dernière s'abaisse déjà, de sorte qu'elle met un temps plus long que la rénale pour revenir à sa valeur primitive {fig. 4). Quand il se produit des courbes de Traube, à chaque ascension de la pression aortique correspond souvent une chute sur le tracé de la rénale et une élévation sur celui de la fémorale, et inversement. Si Ton inscrit comparativement la pression dans la veine rénale et dans la jugulaire, on observe également du côté de ces deux veines des variations de sens contraire (%. 5).
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Fig. 5. — P. V. J., pression dans la veine Jugulaire. Courbet de Traube-Hering.
Réfrigération, — M. Wertheimer * a montré que la réfrigération de la peau, en diminuant l'activité ch*culatoire dans les organes abdominaux, augmentait celle des membres. D a constaté que sous rinfluence d'une affusion froide, la pression s'élevait dans la veine iémorale. L'inscription simultanée de la pression dans la rénale et dans la fémorale met bien en relief le fait que les effets de l'application du froid sur la peau sont, dans les deux vaisseaux, semblables à ceux que produit une excitation quelconque d'un nerf sensible (//gr. 6).
Asphyxie. — Dastre et Morat* ont observé que, sous l'influence de l'action excitante du sang asphyxique, les petits vaisseaux de la peau se relâchent quand ceux des organes abdominaux se resserrent. J'ai vu qu'ici encore les variations de pression dans les deux veines sont de sens inverse. Le tracé que je reproduis {lîg. 7) est, pour le dire en passant, doublement instructif; il met en opposition les variations de cause centrale et celles de cause périphérique. Au
• Loe, cii,
• Arcb, de physioL, 1884, l. III.
VAMATIONS DE LA PBB5SI0N VEINEUSE. 177
point A, la respiration artifloielte est arrêtée ; Télévation de la pres-
sion artérielle s* accompagne d*une chute de pression dans les deux
ArCH. de PHTS., 5* SÉRIE. — VII. lî