‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 49 sur 257 · C. BBLBZENNE · texte numérisé non relu

C. BBLBZENNE

largement pour que Ton puisse aborder avec facilité les deux reins. L*un de ces organes est mis en rapport avec un appareil destiné à enregistrer les variations de volume ; Tautre, légèrement soulevé par une pince s*attachant à la capsule cellulo-graisseuse, est disposé de façon à permettre Tintroduction d'une canule dans la veine. Je me suis servi pour Tinscription du volume, de deux ballons conjugués dont Tun, placé dans une boîte à deux valves, enveloppe le rein à la façon d'une séreuse et dont Tautre est renfermé dans un flacon relié lui-même par un tube en caoutchouc à un tambour de Marey.

La pression dans la veine rénale était prise au moyen de la canule déjà employée dans le même but par M. Wertheimer.

Celle-ci était mise en communication avec un manomètre à carbonate de soude dont la branche libre correspondait à un second tambour inscripteur. La pression artérielle était mesurée dans le bout central de Tartère fémorale ou de la carotide au moyen du manomètre métallique de Marey.

Afin d'éviter autant que possible, pendant Texpérience, la perturbation due à l'action directe du froid»sur les organes abdominaux, on avait soin de les recouvrir de ouate ou d'épongés chaudes.

Expériences. — Excitation des nerfs sensibles. — On sait que rexcitalion du bout central d'un nerf sensible détermine une ascension de la pression artérielle en provoquant une constriction réflexe du réseau vasculaire de l'abdomen. Les artérioles du rein participent au resserrement des vaisseaux profonds; aussi, sous l'influence de l'excitation d*un nerf sensible , le volume de l'organe diminue (Cohnheim et Roy *). La pression dans la veine rénale diminue également, et mes expériences montrent que les deux conr'jrs cpio Ton obtient en excitant le bout central du scia tique*,

• L'»a. cit.

par exemple, sont comparables dans toute leur étendue; elles s'abaissent simultanément pendant la durée de Tascension de la pression aortique pour remonter à leur niveau primitif lorsque cette dernière tend à revenir elle-même vers sa valeur normale (Ùg. 1).

Les oscillations rythmiques de la pression artérielle, appelées courbes de Traube-Hering, se traduisent aussi de la même façon sur la courbe du volume et sur celle de la pression veineuse. La figure 2 indique nettement qu'à chaque ascension de la pression carotidienne correspond une chute sur le tracé de la veine et sur celui du volume; inversement, chaque abaissement de la pression artérielle coïncide avec une élévation de la courbe volumétrique et de la courbe de pression veineuse.

Lorsque les appareils enregistreurs sont convenablement sensibilisés, on peut obtenir des tracés tout à fait superposables.

Réfrigération, — Les excitations thermiques du tégument externe m'ont donné des résultats identiques à ceux que détermine l'excitation des nerfs sensibles. M. Wertheimer * avait déjà signalé que, sous l'influence d'une affusion froide, le volume du rein diminuait pendant que la pression aortique s'élevait. Étudiant à nouveau^ cette question, il a vu que la pression dans la veine rénale diminuait aussi.

Mes expériences, tout en confirmant ces résultats, montrent que, sous l'influence d'une excitation thermique de la peau, les variations que subissentja courbe oncométrique d'un rein et celle de la pression dans la veine de l'autre rein sont toujours de même sens et parfaitement comparables dans toute leur étendue {fig. 3).

Asphyxie, Strychnine. — Les agents qui élèvent la pression artérielle en diminuant le calibre des petits vaisseaux de l'abdomen déterminent également des changements corrélatifs du volume du rein et de la pression veineuse.

Les graphiques obtenus pendant l'asphyxie ou après une injection de strychnine sont identiques à ceux que donnent l'excitation des nerfs sensibles et la réfrigération. L'ascension de la pression artéri^Ue est toigours accompagnée d'une diminution de volume de l'organe et d'un abaissement de la pression veineuse.

II. — Inscription simultanée de la pression dans la veine rénale et dans la veine lémorale.

Dans une seconde série d'expériences» j'ai étudié les varia lions

' Areh, de pby»iol.^ 1893, p' 208, ■ Loe, cit.

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