Cercles de cUIfusion de Tœil accommodé
La figure 7a montre une section de la partie postérieure du cône lumineux d'un œil réj^ulier et sans aberration, supposé en état de repos, et la figure 1 b une section du cône lumineux du même œil, faisant un effort
• La seule expérience, dans laquelle les rayons de courbure jouent un rôle, est celle où l'on mesure avec deux fentes placées périphériquement et spécialement celle avec les quatre fentes {fig. 4 du mémoire précédent). Les endroits ((/. p.)i où se rencontrent les deux lignes de chaque côté, indiquent la réfraction • locale » qui dépend des rayons de courbure. Aussi pourrait-on s'attendre à voir ces deux points s'éloigner pendant l'accommodation. Le fait qu'ils ne le font pas parle en faveur de la participation do la cristalloïde postérieure dans l'accommodation.
TSCHERNINO.
d'accommodation égal à Tamplitude de mon^œil (2,3 D). Les rayons que j*ai dessinés sont marqués 1, 2, 3 pour indiquer qu'en traversant la pupille ils sont distants de Taxe de 1,2,3 millimètres. L'ouverture pupillaire est admise de 6 millimètres et la distance de la pupille jusqu'au point d'intersection en état de repos est supposée de 20 millimètres. Au-dessous de la figure se trouve une échelle dioptrique dont le zéro correspond à l'endroit d'intersection des rayons en repos. Dans la figure 7 b les rayons 1 rencontrent l'axe à 2,3 D, les rayons 2 à 1,8 D et les rayons 3 à 0,8 D,
Fig. 7 (Grossissement : 50 diamètres).
Partie postérieure du Cj5ne lumineux d'un œil idéal, a en état de repos, b pendant une accommodation de 2, 3 D.— Au-dessous de la figure, une échelle dioptrique. Toute la longueur dessinée correspond à une longueur réelle de 2 millimètres.
comme nous l'avons trouvé pour mon œil. Les lignes pointillées indiquent la largeur qu'aurait le cône, si l'amplitude d'accommodation était partout dans la pupille la même qu'au centre.
I^a figure est grossie 50 fois de façon que toute la partie dessinée du cône aurait en réalité une longueur de 2. millimètres. Le diamètre du dessin à l'endroit— 3, indique la grandeur sous laquelle on verrait le cercle de diffusion d'un point lumineux se trouvant à 1 mètre de distance, l'œil étant rendu myope de 4 D. Car dans ces circonstances les rayons se réuniraient à 3 D en avant de la rétine et le cercle de diffusion serait vu agrandi 50 fois, puisque la distance de l'œil jusqu'au point lumineux serait de environ 50 fois plus grande que la distance de la pupille à la rétine.
La comparaison des deux figures montre très bien les particularités de la réfraction accommodative. On remarque d*abord que dans la figure 7 a les rayons sont équidistants partout, ce qui indique que réclat du cercle de diffusion doit être uniforme n'importe où, dans le
THEORIE DES CHANGEMENTS DE l'œIL PENDANT l' ACCOMMODATION. 198
cône lumineux se trouve la rétine. Dans la figure 7 b les rayons sont au contraire entassés vers Taxe avant l'entrecroisement, vers la périphérie après celui-ci, ce qui fait que le maximum d'éclat du cercle de diffusion se trouve au milieu dans le premier cas, aux bords dans le second.
Ce fait a une importance considérable pour la théorie de l'accommodation. On peut, en effet, se demander quel est l'endroit du cône qui est le meilleur, l'endroit que l'individu a de l'intérêt à porter sur la rétine. En état de repos c'est évidemment l'endroit qui correspond à zéro. Dans la figure 7, A, on remarque que l'endroit le plus étroit du cône se trouve près de+ 1 D ; mais ce n'est pas cet endroit qui est
Fig. 8. — Zones du cercle do dilTusioa, correspondant à Tendroit — 30 de la
figure 7.
Les cercles pleins 1, 2, B deviennent pendant Taccommodation les cercles pointillés 1' ^ 3', et les droites pleines ab et cd deviennent les courbes poinlillées a'b' et dd'.
le meilleur pour la vision ordinaire. Comme pour celle-ci il s'agit on général d'objets peu lumineux, les parties peu lumineuses du cercle de diffusion disparaissent, de façon que c'est la partie près de + 2 D qui devient la meilleure. Pratiquement le résultat de l'accommodation totale est donc près d'être égal à l'accommodation centrale.
La figure rend en outre compte des différentes particularités, que j'ai mentionnées dans mon précédent article. On voit ainsi que si le foyer, en état de repos, se trouve dans le voisinage de la rétine, on doit observer un grossissement plus considérable du cercle de diffusion pendant l'accommodation ; si au contraire le foyer se trouve à 3D en avant de la rétine, l'agrandissement produit par le même degré d'accommodation est relativement petit. On voit aussi que le cercle de diffusion de l'œil accommodé est plus petit qu'il ne serait si l'amplitude partout dans la pupille était égale à celle du centre. A l'endroit correspondant à zéro le diamètre du cercle de diffusion est
ArCH. DB PHY8., 5* SÉRIE. — VII. 13
194 TSCHERNING.
à peu près la moitié de ce qu'il serait dans cette supposition ; plus loin la différence devient relativement moins considérable.