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Températures

n'est pas 40® mais bien 60®. On ne saurait donc attribuer l'oxydation à la vie des éléments anatomiques, on ne pourrait incriminer non plus la présence de l'albumine, car à 80® l'albumine est coagulée et cependant on obtient encore à cette température 19 milligrammes d'acide salicylique. Telle quelle, cette courbe présente de remarquables analogies avec celle qu'on obtient en faisant agir des températures variées sur un autre ferment soluble bien connu, la diastase de l'orge germée. Elle implique l'indépendance complète de la vie des organes et de leur pouvoir oxydant et vient bien à l'appui des conclusions de Jaquet et des nôtres sur l'existence d'un ferment soluble d'oxydation, d'une diastase oxydante.

NOUVELLES RECHERCHES

L'INFLDBNCB DES INJECTIONS INTRAVASCIJLAIRES DE PBPTONE

SUR LA COAOULABILITé DU SANG CHEZ LE CHIEN Par M. CH. CONTCJCAN

(Travail da laboratoire de M. Chauveau.)

Dans un récent mémoire *, j'ai exposé les raisons qui me portent à croire que, chez le chien momentanément immunisé contre Teffet anticoagulant de la peptone, l'état réfractaire passager est dû, non à l'imprégnation du corps de l'animal par la peptone elle-même, puisqu'on peut, sans produire l'immunisation, injecter des quantités relativement grandes de cette substance dans le péritoine (ou même dans les vaisseaux, à condition d'opérer alors avec une extrême lenteur, de manière à ne pas agir sur la coagulabilité du sang), mais bien à la réaction de l'organisme vis-à-vis de la substance qui détermine l'incoagulabilité du sang de peptone. J'ai montré, en outre, que probablement le produit anticoagulant n'est pas de la peptone transfoimée, mais doit être sécrété dans le corps de l'animal, sous l'influence de Talbuminoîde toxique introduit brusquement en grande quantité dans le sang. Si, en effet, cette substance était de la peptone transformée, cette transformation devrait encore s'opérer quand la peptone est introduite par la voie des séreuses, et alors la coagulation du sang devrait être légèrement retardée, ou tout au moins l'animal serait plus ou moins protégé contre les effets d'une ipjection intraveineuse de peptone, pratiquée quelques heures plus tard.

Chez le chien immunisé vis-à-vis de l'action anticoagulante de la

• Voir ce même volume des Archives^ p. 45.

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peptone sur le sang, et résistant à une nouvelle injection intravascuîaire de cet albuminoïde, Torganisme peut : ou bien détruire le produit anticoagulant en même temps qu'il prend naissance quelque part, ou bien ne pas le sécréter en quantité suffisante pour entraver la coagulation du sang. Pour résoudre cette question, j*ai fait l'expérience suivante :

A 2 h. 10 m., un chien de 7 kilogrammes reçoit 7 grammes de peptone de Witte par injection dans la veine jugulaire externe. Cinq minutes après, on lui prend dans la carotide 25 centimètres cubes de sang incoagulable que Ton injecte immédiatement dans la veine petite saphène à un chien A de b^f.WO.

A est repris à 3 h. 15 m. On Tenveloppe de couveHures et on prépare la carotide et la jugulaire externe. Une prise de sang faite dans la carotide à 3 h. 27 m. n'est coagulée qu*à 3 h. 45 m. La coagulabilité ayant été retardée par la transfusion préventive, on peut être absolument certain que A est immunisé. A 3 h. 50 m., le sang puisé dans la carotide se coagule noimalement en 4 minutes.

On prépare alors la carotide et la jugulaire d*un chien B plus grand que A et pesant 9 kilogrammes, et à 4 h. 10 m. on lui injecte 9 grammes de peptone dans la veine. On réunit par un tube de verre la carotide de B à In jugulaire de A sans toutefois pratiquer immédiatement la transfusion.

A 4 h. 20 m. on retire 200 centimètres cubes de sang à A, puis on établit la transfusion. On retire encore 300 centimètres cubes de sang à A, et on laisse B se saigner totalement dans Tappareil circulatoire de A. L'opération est terminée à 4 h. 30 m. On change alors le tube à prises placé dans la carotide de A et on prend du sang à cet animal de 10 en 10 minutes pour observer sa coagulabilité. Le sang recueilli à 6 h. 25 m. n'est pas encore coagulé le lendemain. A ce moment on tue le chien par insufflation d'air dans les veines.

Jusqu'à 5 h. 5 m. A a été dans un état de nai*cose profonde.

Cette expérience, qui a été répétée avec un résultat de même sens, nous montre que si une injection de peptone faite à un chien momentanément réfractaire ne détermine pas d'incoagulabilité du sang, c'est que la substance qui entrave la coagulation ne se produit pas en quantité sufQsante dans son organisme, puisque l'animal est demeuré très sensible à l'action de cette substance fabriquée dans le corps d'un autre chien.

Je rappellerai à ce sujet que F. Albertoni et G. Fano ont constaté que l'injection intraveineuse de sang provenant d'un chien peptonisé, pratiquée à des lapins, rend le sang de ces animaux incoagulable, malgré l'inmiunité naturelle dont ils jouissent vis-à-vis de la peptone.

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