C. DELEZENNE
Excitation du bout périphérique du pneumogastrique.
Quand Texcitation du nerf vague est suffisante pour provoquer un arrêt du cœur elle détermine toujours une augmentation simultanée de pression dans la veine rénale et dans la veine fémorale (ûrj. 8). L'as-
Fig. 9. — En £ excilatioa du bout périphérique du pneumogastrique.
eension des deux courbes veineuses commence au moment de la chute de la pi*ession aortique et se continue pendant toute la durée de l'arrêt du cœur. Dès que les battements cardiaques reparaissent les deux courbes s^abaissent pour revenir simultanément à leur niveau primitif.
Kig. lU. — £a E excitation faible du bout périphérique du pneumogastrique.
Quand Texcitation du nerf vague ne produit qu'un ralentissement des battements du cœur, on observe encore, si ce ralentissement est très marqué, une augmentation de pression très nette dans les deux veines {fig. P).
Si l& cœur n'est que faiblement ralenti on obtient encore généralement une légère ascension des deux courbes ; il n*est pas rare toutefois, qu'elles ne présentent aucune modification, on peut même observer une diminution peu sensible de la pression dans les deux veines (âg, 10).
Insufflation pulmonaire.
J'ai signalé dans la première partie de ce travail que sous l'influence de la distension du poumon par insufflation la pression s'élève dans la veine rénale. La courbe de la pression dans la veine fémorale suit
Fig. 11. — De A en B insufflation.
encore exactement dans ce cas celle de la veine rénale. Toutefois l'ascèiision est généralement un peu plus marquée dans cette dernière (/?^. //). Dès que le poumon cesse d'être distendu, la pression s'abaisse simultanément dans les deux veines et revient rapidement à sa valeur pri-. milive.
Arrêt de la respiration artiûcielle.
Les deux courbes veineuses se modifient aussi parallèlement pendant l'arrêt de la respiration artificielle.
La figure 12 montre quà une ascension assez brusque de la pression artérielle correspond une chute simultanée de la pression dans Ui rénale et dans la fémorale.
Il ne faudrait pas confondre ces variations qui sont, ainsi qu*on Ta vu plus haut, de cause purement mécanique, avec celles qui se produisent un peu plus tardivement et qui sont dues à l'asphyxie. J'ai