VR
PV.
Causes périphériques .
Causes centrales
2** Pression veine rénale et veine fémorale. — Sous 1* influence des causes périphériques que j'ai indiquées dans un précédent travail, la pression dans la veine rénale et la pression dans la veine fémorale subissent des variations de sens inverse ; les deux courbes veineuses suivent^ au contraire^ une marche parallèle, sous finfluence des causes centrales spécifiées plus haut.
* Il est évident que ce tableau ne correspond avec certitude qu'aux cas que j*ai éludi<^s.
INFLUENCE DU SANG ASPHYXIQUE SUR LA CONTRACTIf-ITÉ DU CANAL THORACIQUE
Par MM. L. CAMUS el E. QLEY
Depuis les admirables travaux de Brown-Séquard {Journal de la physiologie de Tbomme et des animaux^ t. I, p. 201, 1858), Tinfluence excitante du sang noir sur tous les tissus est bien connue. Il a été ensuite démontré que, parmi les différents appareils ou organes, ce sont les centres nerveux bulbo-méduUaires qui sont les plus sensibles à cette influence. C'est même ce fait bien compris qui a permis d'employer l'asphyxie conrnie un très utile moyen dans la détermination des régions de la moelle, d'où émanent les nerfs qui possèdent telle ou telle fonction. Certaines des recherches de Luchsinger, sur la sécrétion de la sueur, celles de Dastre et Morat, sur les vaso-moteurs, et, plus récemment, de Doyon, sur l'innervation des voies biliaires, sont d'excellents exemples des services que peut rendre ce moyen*.
Dans les études que nous avons entreprises sur la circulation lymphatique, il était intéressant de chercher si l'asphyxie agit sur les vaisseaux qui conduisent la lymphe, et de quelle manière.
Pour déterminer cette influence de l'asphyxie, nous avons exploré les variations de • l'écoulement dans le canal thoracique, suivant la
* LucHSiNGER, Neue Unlers. zu einer Lehre von der Schweissecrelion, ein L'eilrag zur Physiol. der Nervencentren {Archiv f. die gas. Physinl.^ Bd XIV, p. 369, 1877). — Dastre el Morat, Recb. expér. sur le système nerveux vasomoteur^ Paris, 1884. — Doyon, Élude analylique des organes moteurs des voies biliaires chez les Vertébrés {Thèse de doctorat ès-sc. natur.y Paris,
INFLUENCE DE l'aBPHYXIS BUH LE CANAL THORaCIOUE,
méthode de Morat-Doyon, dont nous rappelons ^H
le principe dans un autre mémoire publié dans ^H
ce même numéro des Archives (voy. p. SOI), ^^M
et qui consiste essentiellement à établir un ^ÊM
écoulement constant dans le conduit dont on se ^H
propose d*étudier la contractilité ; si le canal se ^H
contracte^ Técoulement diminue ; celui-ci» au con* ^H
traii'e, &*accélère, si le canal se dilate. ^H
Toutes nos expériences ont été faites sur des ^^M
chiens dont le bulbe était préalablement sectionné ^^M
et sur lesquels on entretenait conven^lement la ^^M
respiration artificielle. Le canal thoracique était HH
préparé comme il a été dit dans le mémoire pré- BH
cèdent (voy. ce numéro des ArchiveSy p. 301). Dans ^^M
pi*esque toutes les expériences, en même temps ^H
qu*on inscrivait les variations de Técoulement dans ^|l
le canal, on enregistrait celles de la pression du ^ÊM
sang dans le bout central de Tartère carotide, et ^^M
celles de la pression latérale dans la veine jugulaire ^^M
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Chez le chien, on constate que, dans les con- Hl
ditions que nous venons d'indiquer, Texcitation Hl
asphyxique amène toujours un ralentissement et Hl
même un arrêt de Técoulement dans le canal Hl
thoracique ; ce ralentissement commence en gé- H|
néral trente à cinquante secondes après la sus- Hl
pension de la respiration artificielle ; la figure 1 Hl
montre nettement cette action. La contraction ^ÊjÊ
du canal, que manifeste le ralentissement signalé, H|
peut même, dans quelques cas, être assez éner- ^H
gique pour donner lieu à un reflux du liquide ; ^H
non seulement celui-ci cesse de passer de Tap- ^H
pareil dans le canal, mais il reflue lentement de Hl
1 ou 2 centimètres ; puis il s'écoule de nouveau ^H
dans son sens normal, mais avec une très grande ^H
lenteur. La courbe de la figure 2 fournit un bel ^H
exemple de ce phénomène. ^H
Si on ne prolonge pas trop l'influence de Tas- ^H
phyxie, l'écoulement, dès qu'on a rétabli la res- ^Êm
piration, recommence, comme on le voit sur la ^^^ figure 1. Dans le cas contraire, à la phase d'écoulement
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ralenti qui