A. DASTRB ST N. FL0RE3G
s*as8ure de cette identité par Tidentité des spectres et de la teneur en fer.
Dans une seconde parlie B, on détermine la quantité de fer dîi'èctemeot par la méthode colorimétrique. On a soin de séparer par filtration le dépôt caloique, avant de porter dans le colorimètre.
Les matières colorantes de la coquille sont donc celles mêmes que nous avons trouvées dans le tissu hépatique. Déjà, dans un mémoire précédent, nous avions mis en lumière ce double rapport entre Torgane hépatique et l'appareil tégumentaire, en montrant que le foie, surtout au moment de la croissance de la coquille» se charge de sels alcaline- terreux, comme la coquille* : nous voyons ici que la coquiDe contient (entre autres) les mêmes pigments que le foie. Le foie sert donc d'entrepôt, de réserve, pour les matériaux destinés à Tédification de la coquille.
U. — Crnstacés.
13. Le petit nombre de crustacés que nous avons examinés nous ont fourni des résultats qui se superposent exactement à ceux des vertébrés et de la seiche. Nous avons trouvé chez Técrevisse un pigment aqueux, ferrugineux, identique à la terrine; et en second lieu, extrêmement abondant, un pigment chloroformique, avec spectre continu, identique au choléchrome.
Même chose chez le homard, sauf que le choléchrome ou pigment huileux est beaucoup moins abondant.
14. Conclusions. — !• Chez les invertébrés à organe hépatique distinct, mollusques, crustacés, la macération du foie fournit un liquide très analogue à la sécrétion de cet organe. Les pigments hépatiques se confondent en partie avec les pigments biliaires, ce qui n'a pas lieu chez les vertébrés.
2® Comme chez les vertébrés le foie présente deux pigments; un pigment aqueux et un pigment chloroformique, différents entre eux. On les obtient par les mêmes procédés d'extraction. Le pigment aqueux est en même temps ferrugineux ; le pigment chloroformique contient peu ou point de fer.
8* Les céphalopodes offrent deux types : l'un, représenté par la seiche, a les mêmes pigments hépatiques que les vertébrés, à savoir: le pigment aqueux ferrugineux, appelé terrine^ sorte de protéosale de fer; le pigment chloroformique, identique au cAo7écAro/ne, caractérisé par son spectre continu.
* A. Dastre et N. Florbsco, Fonction martiale du foie (Arcb. do pbysioi-' 1898, p. 187).
PIGMENTS HÉPATIQUES DES INVERTÉBRi£s. 308
L'autre type, représenté par le poulpe commun, offre le pigment iqueux ferrugineux, ferrine; mais le pigment chloroformique est lifférent ; son spectre a quatre bandes confondues avec celles des îhorophylles ; c'est rhépatocbloropbylle ou bépatoxantbopbylle,
4* On trouve chez les lamellibranches les deux types que Ton vient le signaler chez les céphalopodes.
L'un et l'autre ont en commun le même pigment aqueux ferrugileux, la ferrine; ils diffèrent par le pigment chloroformique. Quelques-uns, comme Tanodonte, semblables en cela aux vertébrés îtà la seiche, ont le cboUcbrome^ à spectre continu. La plupart, mitre, moule, pecten, ont Ybépatocbloropbylle à quatre bandes.
5* Chez les gastéropodes pulmonés (escargot) le pigment aqueux emigineux est formé par Ybémocbromogène^ noyau fondamental de 'hémoglobine qui cependant, fait remarquable, n'existe pas chez %s spectres à deux bandes.
Le pigment alcoolo-chloroformique est constitué par Vbépatocbloro- 7bylle (spectre à quatre bandes).
Ce pigment ne semble pas pouvoir être rapporté à des produits ilimentaires végétaux, car il se trouve chez l'animal à la fin de la période du jeûne hibernal, et qu'en second lieu les tissus végétaux /erts soumis à l'action du suc intestinal donnent un spectre continu.
B"" La sécrétion bépaiique de l'escargot contient un pigment iden* tîque au pigment aqueux que contient le tissu hépatique ; c'est l'héinochromogène. Elle contient la même quantité de fer que la macération hépatique; 'environ 0"»',45 par gramme sec. Pour ces deux raisons on peut identifier la sécrétion à la macération du tissu.
7» Il existe une étroite relation, chez l'escargot, entre le foie et la coquille. La coquille est colorée par les mômes pigments que le foie; fîUe contient du fer, comme celui-ci; et, inversement, au moment de l'accroissement de la coquille, le foie est chargé des mêmes sels licalino-terreux qui sont utilisés pour Taccroissement de la coquille.
8* Chez les crustacés que nous avons examinés (écrevisse, holard), on retrouve les deux mêmes pigments que chez les vertébrés l la seiche, à savoir la ferrine et le cbolécbrome.