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PIGMENTS HÉPATIQUES DES INVERTEBRES

couvre le sac pulmonaire. Celle-ci peut être claire ou foncée; il y sn effet un pigment noir, plus ou moins abondant qui se dépose le ig des vaisseaux et sur le bord libre du sac pulmonaire. Vers la rtie postérieure, on aperçoit par transparence le foie. Il est plus L moins fortement coloré : tantôt brun foncé, tantôt jaune clair, est volumineux : il représente en poids le 1/5 du poids du corps, «portion considérable.

Une remarque intéressante, c'est que le foie est sombre chez les LÎmaux où les vaisseaux du sac pulmonaire sont chargés de pig^ sut: le foie est clair, lorsque ces vaisseaux sont peu colorés; de lie sorte que la seule inspection du sac pulmonaire fournit un «mier renseignement sur la couleur du foie. On dissèque et on oie l'organe avec précaution ; on l'enlève. Les foies enlevés à un 'and nombre d'escargots sont réunis, transformés en bouillie, puis >rtés dans l'exsiccateur au-dessus de l'acide sulfurique. On obtient 1 24 heures une dessiccation à peu près complète qui permet de 'oyer les foies.

On a ainsi la poudre de foie. (400 escargots nous ont donné 42 gr. 3 poudre sèche. Un corps d'escargot pèse, en moyenne, 3''50 et foie 0«'7).

De cette poudre on fait deux lots qui vont servir à l'extraction dés gments:

i** Le premier lot est traité par le chloroforme ou l'alcool; la {ueur filtrée est de couleur jaune ; c'est le pigment chloroformique 1 alcoolique ;

2* Le deuxième lot est soumis à la digestion papaïnique, à Tétuve 87"*. On a un dépôt brun et un liquide de digestion. Ce liquide Itré est de couleur rouge foncée, c'est le pigment aqueux. On constate que les deux pigments aqueux et chloroformique y^v^ mtent de grandes analogies avec ceux que nous avons trouvés chez is vertébrés. Le pigment chloroformique ne contient pas de fer ; il est isoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool» à peu près insoluble dans éther. Le pigment aqueux est ferrugineux. Il contient à peu près oat le fer que Ton rencontre dans le foie. On peut l'obtenir à très peu )rès identique sans recourir à la digestion papaïnique, en traitant amplement par l'eau très légèrement alcalisée la poudre de foie lesséché. Seulement ce procédé d'extraction ne pourrait pas suffire épuiser le tissu hépatique. On voit par là, en tout cas, que ce piglent n'est pas un produit artificiel du traitement papaïnique, fonièrement difTérent de la substance existant naturellement dans 1q >ie.

Le noir animal peut enlever à ce liquide tout son pigment : la qaeur filtrée passe incolore et ne renferme plus que des traces de

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fer. Nous trouvons donc ici la répétition de.ee que nom ayons n cbez le chien et les vertébrés ; deux pigments analoffues stvecitm ^ propriétés analogues. |, i

Mais il y a une différence importante. Elle est relative aux s^ très. Tandis que chez les vertébrés les deux pigments du ti^ hépatique (semblables en cela aux pigments de la bile ) donnaient le même spectre sans bandes proprement dites, éteint seulement am deux extrémités; ici, chez l'escargot, les spectres sont diiïéreoU; nous avons deux spectres à bandes. Le pigment n^ueujr présenteui spectre à deux bandes étroites^ dans le vert entre D et F, la première bande entre 59-62 et la deuxième bande entre 68-72. Noos verrons, chose remarquable, que ces mêmes bandes existent dans la sécrétion hépatique de l'escargot. Elles appartiennent à Ybétaocbromogène.

Quant au pigment chloroformique ou alcoolique, il présente te spectre très remarquable que nous avons déjà vu chez le pou){)ee( la plupart des lamellibranches, le spectre à quatre bandes: M bande très noire dans le rouge entre 29-34 ; une bande faible daûs l'orangé entre 42-46 et deux autres bandes dans le vert ; l'une entre 62-66 sombre, mais moins que la première; une autre enfin entre 75-82 qui est la troisième pjar ordre d'importance. jj

Krukenberg ^ a fait des extraits alcooliques de foie de mollusques, ^ et particulièrement d'escargots. L'examen specti'oscopique lui & montré des bandes d'absorption qu'il considère comme inconstantes, sauf une seule, qui se confond sensiblement avec la première de nos bandes dans le rouge (29-34). — Nous sommes obligés de dire que nous avons ordinairement trouvé les trois autres bandes. Le spectre à quatre bandes nous parait donc caractéristique du pigment alcoolochloroformique du foie : étant admis que dans ce spectre ce sonl les bandes les plus nettes qui sont aussi les plus constantes.

8. Nature des pigments hépatiques de F escargot. — Si Ton se fonde sur les caractères spectroscopiques, on peut déjà soupçonner la nature de ces pigments hépatiques de l'escargot. Nous disons « soupçonner » ; mais il ne serait pas légitime d'affirmer, sur un^ simple coïncidence spectroscopique. L'exemple du carmin ammoniacal, qui offre les mêmes bandes que l'oxyhémoglobine, est bien capable de mettre en garde contre les erreurs d'un tel raisonnement Cependant Sorby,en 1876, et Mac Munn (1883), trouvant dans labU de l'escargot les caractères des deux bandes que nous venons d

' Krukenberg, Ueber das Verhâltniss der Leberpigmente zu den BlulM stoffen bei den WirbeUosen (Ver^/o/c/)dii(/o physiologische Siudieo^ l. II p. 181. Heidelberg, 1881).

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i^ncontrer dans le pigment hépatique aqueux, ont conclu à Texis- ^uce de Thématine réduite.

i^ Le pi ff ment hépatique aqueux est de ïbémochromogène, — Nous ne nous appuyons pas seulement sur le caractère de coïncidence des deux bandes dans le vert spectral, à savoir : 59-62 pour la première, et 68-72 pour la seconde, rhémochroniogène donnant '%^ et 68-82. Nous invoquons une autre raison, c'est à savoir que, comme rhémochromogène, le pigment aqueux du foie est riche en ter; sa richesse est celle même du foie, et nous l'avons mesurée dans notre étude sur la fonction martiale; nous avons trouvé 0"*8^,15 par gramme de foie sec. A peu près tout ce fer passe dans le pigment aqueux qui ne représente qu'une fraction du poids du foie sec. On a donc un produit très riche en fer, et cette circonstance inconnue jusqu'ici est tout à fait significative, car l'hémochromogène CH30Az*FeO' contient près du dixième de son poids de fer. — En troisième lieu, les acides énergiques font disparaître les bandes de l'hémochromogène comme du pigment hépatique aqueux, et les agents de réduction, tels que le sulfhydrate d'ammoniaque, ne les changent pas ou les renforcent. On sera frappé de trouver dans le foie un pigment qui est le noyau fondamental de l'hémoglobine, • alors que le sang de l'animal ne contient point d'hémoglobine. Hémoglobine -f- hémochromogène = globine (protéïde).

^ Le pigment chloroformique ou alcoolo-cbloroformique du foie d*6scargot ne contient que des traces de fer. L'analyse du résidu chloroformique évaporé nous a donné moins de 2 centièmes de milligramme de fer pour 1 gramme de ce résidu.

Ce pigment est évidemment le même que celui de l'ostrea, mytilu9, pecten, octopus qui nous oflrent également le spectre à 4 bandes (la première caractéristique). Or, chez ceux-ci, en se londantsurleseul caractère spectroscopique, Mac Munn a conclu que ce pigment était constitué par une variété de chlorophylle^ qu'il appelle Ventéro-chloropbylle^ et qui offrirait un spectre à deux ou trois bandes dont la première serait tout à fait caractéristique.

Cette première bande siège dans le rouge sur la raie B, excepté chez

yoctopus et le Buccinum undatum où elle serait reportée légèrement vers

lat raie G (eatérochlorophylle acide). On trouverait une autre bande avant

D -* moins constante, — une troisième entre D et E, une 4* vers F. Ces

iMUides sont réduites à deux (huttre); à trois (cardium, anodonte);il yen

a 4 (buccin) — mais toujours 7a première est caractéristique.

En traitant ces extraits alcooliques par quelques gouttes diacide nitrique, Mac Munn a toujours obtenu le même spectre à cinq bandes, que I*on obtient en traitant de la même façon la chlorophylle véritable.

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I/acide azotique les fait passer au jaune et ils donnent les cinq bandes correspondant aux longueurs d*onde suivantes : première bande dans le rouge, à cheval sur C, 661-643; deuxième bande en avant de D, dans le jaune, 608-592; troisième bande après D, dans le jaune, 576-561; qofttrième bande avant E, dans le vert, 589-518; cinquième bande avant F, à la limite du vert et du bleu, 502484. Ce sont précisément les mêmes nombi*es que pour les bandes de la chlorophylle végétale (Primula) traitée de même. Une telle coïncidence, absolument remarquable, conduit Mac Munn à considérer le pigment alcoolique du foie^ chez ces daimm, comme uoe chlorophylle; c*est un entérochlorophylle.

Dans notre spectre à quatre bandes, les deux dernières appartiendraient d'après Mac Muan à Thématine réduite. C'est là une erreur à notre sens. L'extrait chloroformique ne change pas si on le traite par un acide. Il ne contient réellement que le pigment chlorophylloîdieD. !

Dans le spectre à quatre bandes que nous avons observé à peu près constamment avec les solutions chloroformiques, il n'y a doncpas lieu de considérer les deux bandes du vert comme étrangèi^ aux deux autres. Les quatre bandes appartiennent au même pigment.

A la vérité, ces quatre bandes coïncident précisément avec celles du spectre de la chlorophylle.

Nous nous en sommes assurés en traitant des feuilles de fusain (Evo-' nymus) par le chloroforme. Nous avons retrouvé le même spectre que nous a donné presque toujours Texamen des extraits chloroformiques de foies de mollusques, à savoir : première bande caractéristique, sur la raie B (division 28), très noire, la largeur variant de 25 a 31; la deuxième, faible, entre 42-46; la troisième, entre 62-66, dans le vert, entre D et E, vient après la première comme netteté ; la quatrième, dans le vert, après E, 75-82. L'addition d'acide ne change rien.

Nous ne doutons donc pas de l'identité de ce spectre avec celui d^ la chlorophylle, et nous pouvons dire avec Mac Munn que le pigmenl alcoolique ou chloroformique du foie de Tescargot et de beaucoup de mollusques, est formé d'une chlorophylle ;nous l'appellerons yiiepat^ chlorophylle.

9. Observations sur T existence de ïbépato-chlorophylle. — i*0o peut objecter que chez Tescargot comme chez beaucoup de mollusques, les canaux biliaires sont de véritables diverticules de Tintestin ; c'est rintestin qui se ramifie dans le foie. Il semble donc que la chlorophylle alimentaire pourrait refluer dans cet organe.

Mais il y a à cette objection deux réponses qui semblent catégoriques. Voici la première: si l'on opère sur l'escargot conservé à jeui depuis l'automne jusqu'au printemps, son intestin aura été complè tement débarrassé de la chlorophylle alimentaire et ses canaux hépa

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qoes auront été lavés par la continuelle sécrétion du foie qui periste, quoique ralentie. Or, on observe encore après cela le spectre hlorophyllien dans le pigment hépatique chloroformique ^

Eq second lieu les matières chlorophylliennes végétales mises en îODtact avec les liquides de digestion acide (intestin de Tescargot), perdent le spectre chlorophyllien et présentent un spectre continu.

2* Les chlorophylles semblent âtre des matières colorantes, beau- K)up plus banaleg que Ton ne croyait. Ce qui est caractéristique c^est, «ns doute, la granulation protoplasmique chlorophyllienne à laquelle ippartient la faculté de synthèse organique. La chlorophylle ne fait [u'absorber la vibration lumineuse convenable à l'activité de ce eucite chlorophyllien. Déjà Berzelius assimilait la biliverdine de la aie à la chlorophylle ; A. Gautier a insisté sur les rapports de com- K)sition élémentaire des pigments biliaires et de quelques chlorophylles; nous-méme avons montré à la Société de Biologie de la nie verte de veau, dont le spectre présentait les caractères esseniels du spectre chlorophyllien.

Enfin, une substance n'est pas définie par son spectre/et cepenlant il n'y a au fond que le caractère spectroscopique dans la définiion des chlorophylles. C'est là une définition très générale, et il ne àut pas s'étonner que notre pigment y réponde.

10. Sécrétion hépatique {bile) de T escargot; a) Manière de Tobenir. — Nous avons dit qu'il était difficile, en général, d'obtenir en [uantité suffisante la sécrétion hépatique* chez les animaux de petite •aille, chez les mollusques, chez les crustacés. Tout d'abord, cette ^rétion est très peu abondante ; en second lieu, elle est mélangée lux matières alimentaires.

L'escargot toutefois présente une particularité qui supprime cette liifflculté pour l'observateur, ou tout au moins, l'atténue. Il s'enferme dans sa coquille pour hiberner. Il sécrète un épiphragnre que clôt la coquille. Au-dessous de ce diaphragme on trouve, en général, un Bnneau noirâti*e représentant les derniers excréments évacués. L'intestin désormais vide d'aliments va se remplir de la sécrétion du foie, sécrétion ralentie sans doute, comme les autres phénomènes vitaux, mais qui continuera à s'y accumuler au point de le distendre, î la longue.

En ouvrant l'intestin de l'escargot en hibernation on recueillera

' Toutefois, nous devons rappeler ici l'observation signalée plus haut à propos 8S anodontes. D'après Mac Munn, ces mollusques devraient donner une liqueur ipalique alcoolique à spectre chlorophyllien caractéristique. Or, chez les indidos que nous avons conservés à la diète d'aliments verts, nous n'avons au ntraire rencontré que le spectre continu.

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donc cette sécrétion hépatique. C'est une masse consistante d'une belle couleur rouge-rubis ; cette liqueur a été vue par beaucoup d'observateurs. Krukenberg Ta nommée helicorubine* ; on peut en recueillir quelquefois près d'un demi-centimètre cube chez un seul animal. Si Ton suit la matière jusqu'au cœcum intestinal où viennent déboucher les canaux hépatiques, on constate qu'elle remplit ces canaux et qu'elle constitue bien, par conséquent, la sécrétion du foie. Lorsque, dans la dissection. Ton déchire accidentellement ie tortillon, on détruit en môme temps des canaux hépatiques; on constate alors l'issue du liquide.

b) Propriétés de la. sécrétion hépatique. Spectre à deux bandes. Far, — l*La liqueur biliaire rouge-rubis ainsi obtenue présente une réaction légèrement acide, due au suc intestinal qui s'y mêle et qui a cette réaction.

S"" Elle est soluble dans Teau ; insoluble dans le chloroforme, l'alcool, la benzine, etc.

3** Elle oflre des caractères spectroscopiques remarquables, et qui ont été déjà signalés par Sorby (1876) et MacMunn (188S)^ C'est un spectre à deux bandes, comme celui de l'hémoglobine à laquelle on avait assimilé d'abord cette matière colorante (Krukenberg). Mais l'action des réducteurs, d'une part, qui ne font que renforcer ce spectre, et des acides de l'autre qui le font disparaître, a bien montré qu'il s'agissait ici d'un spectre identique à celui de l'hématine réduite ou de Thémochromogène.

Cette liqueur a en commun avec l'hémochromogène ce caractère remarquable, d'être riche en fer ; caractère qui n'avait pas été mis en lumière parles auteurs précédents, et qu'a révélé notre analyse.

Quarante escargots nous ont fourni une masse d'environ 10 grammes de sécrétion . hépatique. Ces 10 grammes donnent à Fétat sec, Ov',400 de résidu, rouge sombre, soluble .dans Teau, insoluble dans ralcool, Téther, le chloroforme. L'analyse colorimétrique fournit 0"ff%18 de fer; soit, pour un gramme de résidu sec 0"''^,45. C'est huit à neuf fois plus que la bile de chien pour le môme poids sec ; c'est trois fois plus que le foied*esca^ got pour le même poids sec.

Cette analyse, toutefois, ne nous apprend rien sur les tissus fraist ni sur la sécrétion normale dont nous ne connaissons point la quantité

* Krukenberg, Ueber daa Helicorubin und die Leberpig^ente von Hélix pO' maUa {Verghicbcndo pbysioïoghcbe StudioD, 2* série, i882, p. 63).

* Sorby, On the évolution of Hemoglobin {Quart, /oiim. MJcr. Se., t. X^"» p. 77). — Ç. A. Mac Munn, Observations on the Colouring matters of the t^ called Bile of Invertebrates, etc. {JProceodinga ot the Royal Society, t. XXX^« P- 377).

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a ; nous n'en devons retenir que cette conclusion : que le fer est en dtité très appréciable dans la sécrétion du foie.

I. Identité de la sécrétion hépatique avec le pigment aqueux atique. — Si nous comparons le pigment aqueux du foie avec le ment de la sécrétion hépatique, nous sommes amenés à conclure identité de ces deux pigments, par deux raisons tirées : Tune de omposition, l'autre de Tanalyse spectrale. * L'un et l'autre sont riches en fer : ils contiennent 7a /n^/neqn/HAde fer.

xpiRiKNCE. — On prend de la poudre sèche de foie d'escargot. On îse cette poudre par de Teau distillée alcalisée très légèrement par Iques gouttes de la solution de carbonate de soude à 2 0/0. Le pigment eux entre en solution. On évapore cette solution, et on analyse par port au fer. 10 grammes de liquide ont fourni O'^SSO de résidu sec, tenant comme fer 0™'',12; soit pour 1 gramme sec = 0™'>^,48.

'out à l'heure la sécrétion hépatique nous avait donné pour ramme sec, 0"*^,45. Ce chiffre coïncide suffisamment avec le préent 0'"'',48 de fer pour 1 gramme sec de pigment aqueux. ? Les spectres sont sensiblement identiques.

e pigpnent aqueux ferrugineux donne le spectre à deux bandes : >2; 68-72; sufQsamment superposables à celles du pigment hépatique K) ; 68-'72 ; et ces spectres se comportent de même ' ils sont détruits les acides, inaltérés par le sulfhydrate d'ammoniaque.

}n notera cette conséquence remarquable des observations prétentes, à savoir que la macération légèrement alcaline du liquide très analogue à la sécrétion de l'organe. Ce n'est pas le cas, chez vertébrés, où la macération du foie est très distincte de la bile.

12. Identité des pigments hépatiques^ aqueux et chloroformiques 3c les pigments de la coquille. — On prend Tescargot gris (Hélix )ersa) et on cherche à se procurer les matières colorantes de la []uille.

Expérience. — On isole les coquilles; on pulvérise. — On traite par chloroforme ou Talcool. L'on obtient ainsi une liqueur colorée en Qge-jaune qui présente sensiblement les mêmes caractères que le pigent alcoolique du foie ; en particulier, le môme spectre à quatre bandes. U poudre épuisée par Talcool et le chloroforme est traitée par un ^de étendu pour décalcification. Après neutralisation, une partie A est oumise à la digestion papaïnique. Elle donne une liqueur colorée en aune-brun. Cette liqueur contient précisément le pigment aqueux. On

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