‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 121 sur 269 · ACTION DE LA TOXINE DIPHTERIQUE · texte numérisé non relu

ACTION DE LA TOXINE DIPHTERIQUE

IL — Période des troubles déclarés.

;siou artérielle. — La figure 1 représente révolution de la n artérielle, de la fréquence du pouls, de la fréquence de la tion et de la tempe- dans une de nos expé- V 1 i répondant au type -AA îl de cette évolution, hénomène capital qui rise cette période est bute progressive de ssion artérielle. En temps que le niveau l de la courbe s'aon voit les oscilla- >ontanées de la presevenir de moins en narquées.

bout d'un certain

on n'observe plus,

idamment des pulsa-

d'autres oscillations

» oscillations respira-

3t les ondes de Traube Fîg. l (17 décembre 1895). — Évolution de la

température, du pouls (fréquence à la minute), de la pression artérielle (exprimée en millimètres de mercure) et de la respiration. La colonne horizontale, en bas, exprime le nombre d'heures écoulées depuis

re que la pression ar- l'iAJection.

s'abaisse; toutefois, l'accélération du pouls peut précéder

»n8 de chercher si elle était applicable aux faits que nous avions obnous publierons ultérieurement nos recherches sur ce point. C'était connaître l'analogie du fait que nous énoncions avec le fait sur lequel irmont et Doyon avaient insisté.

»s résultats eussent été « formellement annoncés » par ces auteurs, nous 18 pas dit parce qu'il n'en était rien. « Il est probable, avaient dit irmont et Doyon, que d'autres substances microbiennes dites toxiques, également agir comme des ferments solublcs pour produire des

aux dépens de l'organisme. Peut-être faudra-t-il expliquer ainsi les s et autres accidents tardifs de la diphtérie. » Il nous sufûra de faire ■vations suivantes : 1* c'était là une pure hypothèse; 2* elle visait ement » les troubles tardifs de la diphtérie; 8* il eût été téméraire de ST a priori aux troubles circulatoires initiaux de l'intoxication diphtér jusqu'alors on avait au contraire décrit, dans cet ordre de faits, des les rapides connus caractérisant l'action des autres toxines cxpéri-

la toxine pyocyanique (Charrin et Gley), les toxines du staphylocoque Rodet et Courmont), etc.

ijours défaut.

ouïs. — D'une façon e, le pouls s'accélère

396 BNRIQUEZ KT HALLIOK.

lé début de la chute de pression, et elle ne présente pas avec ce dernièra un rapport constant; d'ailleurs, elle n'a pas toujours le & même degré dans des expériences diverses, où pourtant la cbuis I de la pression artérielle évolue sensililement de la même façon,

La respication. — La respiration s'accélère de plus en plus tu ooursde l'intoxication ; celte accélération n'affecte pas, comme vileiu, un rapport constant avec l'abaissement de la pression artérielle- Souvent, dans le tracé inspiratoire, une grande respiration s'in1e^ cale à des iotervalles assez réguliers.

A une période voisine de la mort, on peut observer un r)'tbnie respiratoire que la figure S représente mieux que ne ferait uv

Fig. 3. — Traci! de la respînilion a une phase avancée de l'iatoiicalioD, Sur le tracé pneumograpliique, dans celte Ogure comme dana les suivuilu, m inapiralions con'espondeDl les lignes asceadaDtes, aux expirations les demi' danlos. La pression arlÉrielle était de 2 cealimètres de mercure.

description : des séries de mouvements respiratoires exlrémemMl rapides alternent avec des séries de mouvements respiratoiresmoius précipités.

La température. — Cet élément n'a pas été, de notre part, l'objet d'une étude spéciale et suivie. Nous avons constaté, avec d'atilrei observateurs, que la températui-e s'abaissait; mais dans les coalitions expérimentales où nous nous trouvions, avec des chiens longuement immobilisés, tantôt à l'air libre, tantôt dans la baignoireétuve, nous ne pouvions observer l'évolution régulière de Ie teinpéralure ; cette étude a été d'ailleurs faite par M. Courmoal, el aussi, d'une façon très méthodique, par M. Arloing.

Autres phénomènes. — Souvent nous avons constaté des roDJ/ssenients. Trois fois des phénomènes conrulsih. de véritables criseî épilepti formes se sont montrés peu de temps avant la mort; i^ se sont accompagnés d'oscillations considérables de la pression artérielle. Une fois, chez un animal curarisé, nous avons vu se produire sans caufte apparente, à une période où les troubles circuleloirei habituels de l'intoxication diphtérique n'étaient encore qu'ébaucbéj, des crises caractérisées par d'énormes oscillations de la preî^oD artérielle, chaque ascension de celle-ci étant accompagnée d'un*

ACTION DE La toxine DIPHTERIQUE. 397

■eso-constriction dans un rein dont 1« volume s'inscrivait ; ces phélomèoes ressemblaient k ceux qu'on provoque par l'excitation des toues psycho-motrices chez un chien curarisé (François-Franck) et Uus les considérons comme des crises épileptiques dont la manifes- «lion extérieure est empêchée. Nous faisons quelques réserves sur la relation qui existe entre ces accidents convulsifs et l'intoxication liphtérique ; nous ne les avons observés, en effet, que dans une série l'expériences pratiquées avec un bouillon de môme provenance'.

Page 1