ACTION 0B LA TOXINE DIPHTERIQUE
Parmi les phénomènes observés, il en est un qui, progressrvement» Blement, atteint des limites incompatibles avec la vie : c'est Pabaissneot de la pression artérielle. C'est lui qui nous paraît commander 'ectement la mort. Nous en trouvons d'ailleurs une preuve dans » efSets des injections intravasculaires d'eau salée chez Tanimal onisant ; sous Finfluence d'une injection assez copieuse, la presm artérielle remonte, et en même temps les symptômes objectifs t rintoxicalion s'amendent: Tanimal affaibli se ranime, son œil, tit à l'heure atone, redevient vif, les troubles respiratoires s'atauent.
Mais dans les intoxications très profondes auxquelles nous avions aire, Teffet bienfaisant de Tinjection n'était qu'éphémère ; la prèsm, un moment élevée à un certain niveau, s'abaissait derechef, soit te l'appareil cardio-vasculaire fût vite épuisé par le dernier effort le lui imposait la surcharge, soit que les parois vasculaires, modies et devenues perméables à l'excès, eussent permis une rapide Qdinution de la masse sanguine artificiellement accrue. A mesure le la pression s'abaissait, l'animal retombait dans son marasme. Loin de nous la pensée qu'en injectant une solution salée, on ne it autre chose que relever la pression artérielle ; mais les phénoènes ultimes de l'intoxication varient avec la pression artérielle une façon tellement concordante qu'ils apparaissent comme lui int en grande partie subordonnés. C'est pourquoi nous avons émis pinion que dans les intoxications, dans les infections, comme dans > anémies aiguës profondes, le principal bienfait des injections lées semblait être le relèvement de la pression artérielle abaissée. L'intoxication peut, on le comprend, être assez profonde pour abolir, ns retour possible, la vitalité des organes essentiels ; en pareil cas i n'arriverait pas à sauver l'animal, à supposer même qu'on pût lui surer une pression artérielle suffisante. On conçoit aussi un degré intoxication moindre : l'intoxication est alors capable de produire Q abaissement de pression considérable et de le maintenir un temps iffisant pour que la mort s'ensuive ; mais, si l'on remédie à ce phéomène, on permettra aux organes, qui n'ont pas subi une déchéance fréinédiable, de réparer par les procédés habituels de la réaction «rative les désordres dont ils sont le siège ; les injections salées auvent devenir, en ce cas, éminemment salutaires; elles remplissent, is-à-vis du symptôme abaissement de pression, une indication iérapeutique urgente. Enfin, dans les cas où l'abaissement de la ■ession artérielle ne devient pas assez considérable pour rendre la e impossible, il n'en contribue pas moins à compromettre la vitalité » tissus; il peut être utile, sinon absolument nécessaire, d'y reméer. Ce sujet comporterait des développements ; contentons-nous,, à
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propos de Tintoxication diphtérique, de souligner l'importance dn phénomène abaissement de pression artérielle, et, partant, Timportance d'une médication capable de lui être opposée, non seulement dans l'intoxication, mais encore dans un grand nombre d'infections. D'après des recherches encore inédites, que nous avons à compléter, il nous semble que la plupart des toxines bactériennes exercent surla circulation des efTets très analogues à ceux que nous avons reconoos à la toxine diphtérique, et justiciables, dès lors, de la même thérapeutique.
CONTRIBUTION A L* ÉTUDE