POIDS HOTE
des capsules
droite.
gr 0,002
0,00XS
gauche.
gr 0,002
Prédorainance
de la caps. g.
fois
Soa
poids
calculé
pour la
dr.=:100.
Prcd.)miiiance
de la caps. dr.
fuis
Poids de
la caps. g.
gr
iQkuté.
fois
Le poids des deux capsules surrénales est rarement égal. Comme pour le rein et avec une fréquence à peu près égale, pendant la vie extra-utérine, 84 0/0, le côté gauche l'emporte sur le droit, mais la prédominance est encore plus marquée. Si on calcule le poids du
' Langlois, Altération des capsules sarrénales {Arch. de physiol.j 1897, n* 1, p. 153).
' Langlois, Thèse citées p. 27.
45S ALEZAIS«
rein gauche pour le droit égal à .100, on trouve en mayenne 104,8; le même calcul pour la capsule surrénale gauphe donne 107. Dii fois sur cent les deux capsules sont égales, mais Tégalité se rencontre plutôt chez les tout jeunes sujets que chez, l'adulte; elle est de règle chez le fœtus. Dans les cas de prédominance de la capsule droite, elle est toujours faible et le poid$ de la g^auche, la droiie égalant 100, peut être évalué à 97,7.
Dans des cas d'hypertrophie, due à la gravidité, à rintoxicatioo rabique, j'ai observé le renversement de la proportion ordinaire entre les deux capsules, la droite remportait sur la gauche.
Capsule droite. Capsale gauche.
Femelles gravides 0,3:20 0^303
Cobaye rabiquè ......... 0,170 0,155
Le fait n*est pas constant ; sur un autre cobaye rabique, la capsule gauche pesait 0«%172, la droite 0*^,1 50. Il serait toutefois intéressant de savoir s'il y a quelque régularité dans l'asymétrie de rhyperirophie ou quelque relation entre cette asymétrie et Tagenl hypertrophiant.
Comparé au poids du corps, le poids capsulaire subit chez le ^baye une évolution inverse pendant la vie extra-utérine et après la naissance. Chez le fœtus, comme chez l'homme, il diminue jusqu'à la naissance et tombe à ^on minimum 0''',p24 chez le nouveau-né; puis il prend une marche régulièrement croissante et atteint chez f adulte une proportion beaucoup plus forte que chez d'autres animaux.
La relation du poids surrénal au poids du corps présente donc chez le cobaye une décroissance pendant la vie intra-utérine, une augmentation graduelle après la naissance et un taux élevé chez l'adulte. 100 grammes de cobaye adulte de 3 à 500 grammes possèdent 4 centigrammes de tissu capsulaire; 100 grammes de cobaye de 6 à 900 grammes en possèdent cinq, tandis que 100 grammes de chien adulte, malgré des variations de poids allant de 5 à 18 kilogrammes, n'en possèdent qu'un centigramme. Même proportion d'uD centigramme à un centigramme et demi chez le lapin; d'un centigramme chez le chat.
Les pesées de Langlois * démontrent le même fait sous une autre forme :
iHiieii. Cheval. Homme. Lapin. (>Jba7^
Capsules __L JL i 1 i i , J^
Corps entiers bUUO " 3000 12000 lOOUO 10000 Ï5ÔÔ * 200Ô
• Thèse citée, p. 27.
CAPSULE SURRÉNALE DU COBAYE. 453
Cuvier avait comparé le poids surrénal au poids des reins et avait signalé sa forte proportion chez les rongeurs, proportion qu*il estime ^hez le cochon d*Inde à 1/8, même 1/5. Mes recherches m*ont amené I considérer ces chiffres comme tout à fait exceptionnels et appar- «nant à des animaux dont les glandes surrénales sont hypertrophiées. En suivant la croissance du cobaye, ou voit les deux viscères, -eins et capsule surrénale, suivre une marche inégalement rapide, .eut au profit de la capsule surrénale, qui se développe relativement leux fois plus que le rein, puisqu'elle en représente la 36* partie à a naissance, la 15** chez le cobaye de 8 à 900 grammes. Ce rapport le 1/15 est le plus élevé qui m'ait paru compatible avec Tétat nornal; au delà, il y a hypertrophie surrénale. Du reste, le rein et la ^psule surrénale sont deux organes ionctionnellement distincts : l'étude de leur développement relatif démontre qu'il ne suit pas la [néme loi.
Ce n'est pas non plus d'après la surface ^ du corps que se développe la capsule surrénale du cobaye, le tableau II le démontre. Le poids capsulaire, calculé pour 100 centimètres carrés de la surface, a quadruplé depuis la naissance chez le cobaye de 800 grammes : de 0,012 il monte à 0,046. Le développement de la capsule surrénale est donc beaucoup plus rapide que celui de la surface du corps. Il suit, au contraire, avec régularité le développement de la masse musculaire.
Pour évaluer la masse des muscles striés, j'ai, sur un certain nombre de cobayes de tout âge, soigneusement détaché les muscles d'une moitié du corps en les dépouillant de la graisse, des tendons, des vaisseaux et des gros filets nerveux. Le poids obtenu, doublé et alimenté du poids du cœur privé de caillots, donne avec une approximation suffisante le poids total de la masse musculaire striée.
Poids de la masse musculaire striée du cobaye.
A la naissance 15 grammes
Cobaye de 100-200 grammes 36 —
— 301-400 — iOO —
(emparé à la masse musculaire striée, le parenchyme capsulaire
* U surface a été calealée d'après la formule de Meehl, S =s ^P" X 11»2. Aacu. DE P1IY8., 5* séiuB. — X. 90
454 ALEZAIS.
paraît un peu plus considérable chez les siiyets jeunes que chez les adultes (tableau II). Pendant la première semaine qui suit la naissance, le jeune cobaye a 0'',17 ou 0*^,18 de tissu surrénal pour 100 grammes de muscles, mais dès le premier mois la proportion tombe à O'^yiô, 0'',14 et se maintient ensuite avec une régularité parfaite à O^^IS. G*est donc avec la courbe musculaire striée qu*il faut comparer la courbe surrénale : leur évolution est la même. Je ne sais si des observations analogues faites sur d'autres animaui donneraient des résultats concordants; d'autre part, pendant la vie fœtale le rôle de la capsule surrénale doit être différent, car le fonctionnement musculaire est nul ; mais il me paraît digne d'intérêt de placer en regard des belles recherches d*Abelous et Langlois*, d'Albanese *, sur le rôle du tissu capsulaire dans la fatigue, la fixité du rapport surréao-museulajre que je constate chez le cobaye. L'augmentation simultanée et proportionnelle des muscles et de ce parenchyme glandulaire est un argument indirect en faveur de la doctrine nouvelle, une confirmation du fait physiologique démontré par Texpérimentation.
Conclusions. — La capsule surrénale du cobaye est remarquable par son grand développement. Son appareil veineux n'est pas muai de valvules empêchant le reflux du sang cave ou rénal. Chez le fœtus, les deux capsules sont à peu près égales; chez Tadulte, l'asymétrie est la règle au profit du côté gauche. Le poids capsulaire total augmente pendant toute la période de croissance de ranimai. Relativement au poids du corps, il diminue pendant la vie intrautérine jusqu'à la naissance, puis il augmente graduellement et atteint chez l'adulte une forte proportion, 0«',04 à 0^',0o pour 100 grammes du poids du corps.
L'évolution capsulaire du cobaye pendant la vie extra-utérine ne suit ni le développement du poids du corps, qui est deux fois moins rapide, ni l'accroissement de la surface, qui est quatre fois plus lent, ni celui des reins, qui l'est deux fois plus, mais le développement du système musculaire strié. Chez l'adulte, le rapport surréno-muscutaire est remarquable par sa fixité.
* Ces recherches sont résumées dans la Thèse de Langloia,
* Albanese, Recherches sur la fonction des capsules surrénales (Arçh. iO^- (le bioLy 189i, t. XVIII, p. 49).
DE L*ORGANISME Par MM. A. CHARRIN et A. OUILLEMONAT
(Travail du laboratoire de M. le professeur Bouchard.)
Les travaux de M. Bouchard et ceux de M. Gh. Richet ont mis en évidence l'importance de la surface cutanée des êtres vivants et son influence sur les échanges nutritifs. Les pertes de chaleur de Torganisme se faisant pour la plus grande part par cette surface, on a étudié avec soin le pouvoir émissif de la peau dans diverses conditions. Il semble que la conductibilité à la chaleur des tissus souscutanés doive intervenir dans la déperdition calorique.
Or, comme le fait remarquer le professeur Bouchard, cette déperdition de calorique sollicite nos tissus à détruire la matière pré^ Gisement pour réparer ces pertes, pour maintenir à son niveau moyen la chaleur de l'économie. Dès lors, il n'est pas indifférent, à égalité de surface, qu'une peau soit doublée de tissu musculaire ou de tissu adipeux, si toutefois ces tissus exercent sur ces déperditions des influences variables. L'homme amaigri, dans ces conditions, éprouvera des pertes qui ne seront pas celles que subit l'obèse; l'activité de sa nutrition sera par suite soumise à des sollicitations variables. Il en résultera des indications qui, après avoir intéressé <lans leur genèse le physiologiste, comporteront d'utiles indications pour le médecin qui a souci de connaître la pathogénie des actes morbides dans le but d'y porter remède d'une façon plus éclairée.
Nous inspirant de l'enseignement du professeur Bouchard, désireux d'apporter un complément à ses recherches sur le rôle de la surface du corps, nous avions commencé l'étude de ces questions
456 A. CHARRIIf £T A. GUILLBMONAT.
lorsque M. Bordier publia dans ces Archives son intéressant travail sur le même sujet.
La méthode de M. iBordier, quoique très élégante, prêtant à quelques objections, nous avons continué Tétude commencée.
M. Bordier mesure les températures des extrémités d*une plaque de tissu de 1 millimètre d'épaisseur, cette plaque étant placée entre deux tiges de cuivre cylindriques. Il semble qu*il doit être trèsdifUcile d'obtenir un tissu sous une épaisseur si petite, mais cette difficulté étant surmontée, pendant Texpérience les tiges de cuivre se dilatent, compriment le tissu et l'on opère alors sur une épaisseur inconnue, car nous ne pensons pas que M. Bordier ait tenu compte de cette erreur. Suivant quelle tissu prête plus ou moins à la compression, son épaisseur sera plus ou moins éloignée de son épaisseur initiale, 1 millimètre. D*autre part, pendant le long temps d'une eipérience, le tissu se dessèche et n'est pas le même au début et à la fin.
Pour éviter Terreur, due à l'incertitude sur l'épaisseur du tissu et l'influence de la dessiccation, nous avons opéré d'une façon complètementdifférente.
L'appareil, fort simple, se compose d'une petite cuve cylindrique en bois, de 8 centimètres de hauteur et de 3 centimètres de diamètre intérieur. Sur cette cuve glisse, à la façon d'un couvercle, une petite plaque de tôle très mince. Un thermomètre en forme de L était introduit dans le cylindre par un trou percé à 3 centimètres de sa base supérieure. Ce thermomètre indiquait la température de 44* jusqu'à SS"" et était divisé en 20'' de degré.
Nous opérions de la façon suivante :
Du mercure chauffé dans une capsule était introduit dans le cylindre jusqu'à déborder. Faisant glisser alors le couvercle en tôle, on enlevait l'excès de mercure de façon à avoir toujours la même épaisseur de ce liquide au-dessus de la cuve thermométrique horizontale. On lisait ensuite la température de minute en minute.
En opérant, sans rien mettre, sur la plaque de tôle, on obsent que la variation de la température diminue avec le temps et devient sensiblement constante au bout de trois à quati*e minutes pour la même température.
Si les températures initiales sont différentes, l'abaissement pour une minute est le même au voisinage de la même température, bleQ entendu après les trois ou quatre premières minutes.
Pour étudier la conductibilité d'un tissu, il sufiit après quatre nûnutes, de placer sur la plaque de tôle un bloc de ce tissu (nous op^ tiens sur des cubes de 4 centimètres de côté) et de continuer à Ut6 la température de minute eu minute.