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CONDUCTIBILITÉ DES TISSUS A LA CHALEUR

Le tableau suivant, résultat d'expériences sur Tair, c*esl-à-dire en [le mettant rien sur le couvercle, indique bien la chute constante de température. Nous donnons la différence thermométrique de minute en minute, les dernières étant prises toutes entre 34* et 83*.

DiSéronceê thermomè triques,

{'•minute.. .1,95 1,65 1,60 1,45

9« — tt »> 0,65

Nous obtenons donc comme moyenne de rabaissement thermométrique» au voisinage de 34'*, 0®,625 pour Tair. Pour le foie, la moyenne de trois expériences est 1",35; pour le muscle, i'^jlO pour deux expériences ; pour le poumon, 0*,725 pour trois expériences ; pour la graisse, 0",95 pour trois expériences.

En prenant Tair comme unité, on obtient :

Air 1,00

Poumons 1,16

Graisse 1 ,52

Muscles 1 ,76

Foie. 2,16

Ces chiffres diffèrent de ceux de M. Bordier, mais mettent comme les siens, dans Tordre de conductibilité, la graisse avant le muscle. Ils sont très différents, car en évitant un inconvénient, nous sommes tombés dans un autre : la chaleur spécifique propre à chaque tissu intervient dans nos expériences, alors qu'elle n'avait que peu d'influence pour M. Bordier. La chaleur fournie par le mercure avant de se propager est employée à échauffer le tissu. Mais si

- nos chiffres n'indiquent au point de vue physique ni la conductibilité absolue ni la chaleur spécifique, ils se rapprochent de ce qui se passe i l'état physiologique. Dans l'organisme, en effet, la chaleur produite par un tissu doit, pour se propager jusqu'à la peau, tout d'abord

echaufier les tissus environnants.

Nos chiffres, non admissibles pour les physiciens, n'en sont pas

moins intéressants pour les questions nouvelles dont nous avons

parlé au début de cet article.

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