DE PUYS., 5* SÉRIE. — X
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Ces derniers résultats nous expliquent parfaitement les {atl>| h .eb&erwês par Wright, Halliburton et Brodie, Athanasiu et Canalk |I^^F Si ces physiologistes n'ont pu constater l'action leucolytique de k peptone, c'est que vraiseniblablement les doses qu'ils ont employée étaient beaucoup trop élevées par rapport à la masse de sang sur lequel devait porter la numération.
Quoi qu'il en soit, cette action inverse exercée par les doses faible? et les doses fortes de peptone sur les leucocytes est assurément des j^^ plus curieuses et mérite de retenir davantage rattention. Jauni l'occasion d'y revenir ultérieurement, je me borne à rappeler pour l'instant que Schmidt-Miilheim*, Grosjean*, etc., ont netlemeiH établi qu'à dose massive la peptone peut empêcher la coagulaliofl du sang in vitro ^, Or mes observations semblent démontrer qae les quantités de peptone qu'il est nécessaire d'ajouter au sang in vitro pour empêcher la coagulation, correspondent assez exactement aux doses qui exercent sur les leucocytes l'action consenratrioe sur laquelle nous venons d'appeler incidemment l'attention.
On était en droit de supposer que Thypoleucocytose provoquée par l'injection intravasculaire des autres agents anticoagulants du groupe de la peptone, doit être également rapportée à une actioa leucolytique de ces agents. Pour m'en assurer, j'ai répété avtf chacun d'eux la série des expériences qui m'avaient permis df mettre en évidence l'action destructive exercée par la peptone s«f les globules blancs. Les substances à étudier étaient dissoutes oa diluées dans la solution de NaCl à 7 0/00 et ajoutées au sangexlrai' des vaisseaux à peu près dans les proportions où elles sont injectées d'ordinaire dans le torrent circulatoire. A un échantillon témoin, ofl ajoutait une égale quantité de la solution de NaCl ; après un contact d'une minute environ, le sang des deux échantillons était diluf dans la solution de sulfate de magnésie à 8 0/0, puis on pratiquait l« numération.
secondes après son môlange avec la solution salée, 1 0/00 d*oxalate de sodiu^i' ,mais pour que les résultats fussent absolument comparables, on avait ajoute fc mémo quantité de ce sel à Téchantillon peptone.
• ScHMiDT-MuLHEiM, Dcitrage zur Kenntniss des Peptons und seiner physiologischen Bedeutung {Arcbiv fiir Physiologie, 1880).
* Grosjean, Recherches sur l'action physiologique de la propeptone cl àt ^ peptone [Arch. de bioï.y 189?, t. XT).
■ Pour rendre le sang incoagulable par addition de peptone au sang in yi^ il Taut ajouter à ce liquide, d'après Grosjean, une dose de peptone 500 foisp)*^ forte que celle qui est nécessaire pour obtenir le même résultat Iwsqte (f^ substance est introduite :dajFis le torrent circulatoire. D'après Caxmis et ^ {Comptes rendus de la Soc. de bioL, iS.Juin 1886), 41 faut « toiuouN emp^ de 11 à 15 fois plus de peptone pour agir sur la même quantité de sang inri^^ que dans Torganisme. •»
ACTION LEUCOLYnQUE DE LA PEPTONE. 519
ie crois inutile d'insi&ter longuement sur ces expériences; qu'il » suiBse de dire que tous les agents étudiés déterminent, lors- *ils sont ajoutés au sang in vitro^ la dissolution immédiate d'un ^s grand nombre de leucocytes. On peut se rendre facilement oipte de cette action en passant en revue les chiffres fournis par tableau suivant :
Tableau Vi
XATCKB BT gUAlfTITÉ DS LA MOB»TA.?ICB
ajoatée A iO ce. de »aDg.
«f 01 do sérum d*aaguillo
«,5 d'extrait de muscles d*écrQviss9
',005 de diastase ,
•-,005 d*èmulsiDe ,
ce. de toxine du staphylocoque . . .
ce. de toxine pyocyaoique,
!^,008 de ricine
s'fOOS de Venin de vipère
KOBBnB DE LBCC0CYTB8
pur millim. cube.
Sang témoin.
Sang4~*V^<*t aaticoagulant.
La conclusion qui nous parait s^imposer, lorsqu'on examine les mltats de ces recherches, c*est que l'hypoleucocytose provoquée r les injections de peptone ou <les autres agents anticoagulants il, au moins pour la plus grande part, être rapportée à l'action fôolvante exercée par ces agents sur les leucocytes. Mais Thypoicocytose n'est-elle due qu'à la leucolyse, et n'est-on pas en droit de pposer qu'un autre facteur contribue aussi pour une certaine part réduire davantage encore le nombre des leucocytes, tout au moins iQs le sang des gros troncs vasculaires ? On peut être tenté de le 'oire en comparant les chiffres des numérations fournis par les ileaux 1 et II d'une part, III et IV d'autre part. Il semble en eflet que la dimimition du nombre des leucocytes ans le sang est généralement plus marquée à la suite des injections itravasculaires de peptone, de sérum d'anguille, d'extraits d'orînes, qu'après addition de doses équivalentes des mêmes substanîs au sang in vitro. Cette diflérence résulte peut-être en partiç ?s conditions expérimentales qui; permettent à l'action leucoly tique ^8'«eroer plus efficacement dans le sang circulant; mais il me irflrtt plus vraisemblable qu'une autre cause intervient pour ajouter s effets à ceux de l'action destructive exercée par les agents antiagulants. Sans invoquer le passage immédiat d'une partie de ces îmeole dans las iissua, on peut supposer qu'en raison de la vaso-
520 C. DELSZENKE.
dilatation intense produite par ces agents et de la chute de pressioQ< qui eu est la conséquence, le courant sanguin peut éti^e suffisaioment ralenti au niveau des capillaires pour permettre aux leaD> cytes de s'y arrêter en plus grand nombre. Une partie de ceux ijni ont échappé à la destruction resteraient cantonnés, pour ainsi dire. dans certains territoires vasculaires, ce qui réduirait encore damtagOy par le fait, le nombre de ces éléments dans le sang desgro» vaisseaux artériels. Cette explication toute théorique me parait for tement appuyée par los résultats des expériences suivantes.
Exp. II. — Chien du poids de S^^fiGOO, curarisé et soumis à la respiration artificielle. L'animal est préparé pour la section de la moelle à b IMirtic cervicale. Le canal rachidien est ouvert, puis une canule est introduite dans Tartère carotide et un échantillon de sang est prélevé pocr ii numération des globules blancs. Le chiffre trouvé = 12,200. On pratiq« immédiatement la section de la moelle et, deux minutes après Topératios, on prélève un second échantillon de sang.
Le nouveau chiffre fourni par la numération = 9,300. On tétanise alor* le segment périphérique de la moelle coupée et, au bout d'une minuteon prélève une nouvelle quantité de sang ; le chiffre donné parlmom^ ration = 12,600.
Exp. III. — Chien du poids de 11*'k%200; 05%11 de morphine, ehlon^' forme. La cavité abdominale est ouverte, les splanchniques sont isob et placés sur un fil. Par une canule introduite dans la carotide, on prélew un échantillon de sang pour la numération, le chiffre trouve = 10,&^' On sectionne immédiatement les splanchniques et, trois minutes api^* on prélève un nouvel échantillon. Le chiffre des leucocytes trouvé=MOÛ. L'excitation consécutive des splanchniques ramène le chiffre des leucocytes à 10,200.
Ces expériences nous démontrent que la vaso-dilatation consécutive à la section sous-bulbaire de la moelle ou à la section ^^\ splanchniques peut être suivie d'une diminution immédiate du aoni*]
' Oa sait que les injections de peptone provoquent ukc chute très marquée ^^ la pression sanguine (Schmidt-Mûlheim). Cette chute do la pression aorliqB< n'est paa due seulement à la dilatation des vaisseaux de la région splanchaH}»^' comrtc on a pu le supposer tout d'abord, mais à « une dilatation généralisè« «if tous les vaisseaux du corps » (Thompson, Arch. de physioL^ 1897, p. 11') J* pu me rendre compte que ce phénomène s'observe à là suite de l'injection ia^ veineuse de tous les agents anticoagulants du groupe de la peptone. L'aeûoo leucolylique de ces ayrents, leurs effets anticoagulants et leurs effets dépressHs paraissent doue intimement liés les uns aux autres. Il n'est pas sans inlèrêl d< faire remarquer que les substances douées de propriétés anticoagulantes dirvclcS cl qui agissent par conséquent sur le sang in vitro (extrait de sangsue, fc^' 'tonoj, exercent au contraire une action conservatrice sur les globules blancs, rt ne modiûcut pas ou ne modifient que très faiblement la pression sanguine.
des leucocytes dans le sang des gros troncs vasculaires. L'exci- 3n du segment périphérique de la moelle coupée ou des splaniques, en provoquant le resserrement des petits vaisseaux, tend contraire à rendre au môme sang sa teneur normale en globules
ICS-
nous parait donc légitime de supposer que Thypoleucocytose duite par les injections intravasculaires des divers agents antigulants que nous avons étudiés n*est pas due exclusivement à la truction des globules blancs dans le sang circulant, mais résulte si, pour une part bien moindre il est vrai, de la dilatation géné*
des petits vaisseaux et de Tarrêt à leur niveau d'un certain âbre de leucocytes ayant échappé à la destruction, n résumé, ces recherches démontrent :
* Que tous les agents anticoagulants du groupe de la peptone voguent, lorsqu'ils sont injectés dans les vaisseaux, une hypo- ^ocvtose extrêmement marquée ;
* Que cette diminution du nombre des leucocytes dans le sang valant est, au moins pour la plus grande part, le résultat de ^ion destructive exercée par ces substances sur les globules tes;
* Que la dilatation générale des petits vaisseaux et le ralentisont du courant sanguin qui en- est la conséquence peuvent être sidérés comme une cause adjuvante, contribuant à 0'iw/iiu^r ^ntage encore le nombre des leucocytes dans le sang des gros ^cs vasculaires.
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE LA FONCTION URÉOPOIÉTIQUE DU Ff |.
EFFETS DE LA LIGATURE DE l' ARTÈRE HÉPATIQUE ET DE CELLE