RÉGULATEUR A ÉCOULEMENT
[*sqiie, par esileihple, là charge augmente, le débit du liquide en 0 d à augiiiënter et à élevéf son niveau danis le régulateur. Il en
Fig. 1 et 2,
l^ïte que le flotteur subit une poussée plus forte ^et impose au l®l I une diminution de diamètre. Dès lors Taccroissement de la ^''ge motrice extérieure qui tend à augmenter la vitesse du liquide
616' . .^^v^^hxmi.
est exaclement neutraiisépar un accroisseiQ&At é^l deç résistmieei L^abaissement de la charge produirait des effets opposés qu'il est inutile d* analyser.
Dans le cas spécial où nous faisons fonctionner notre régulateur, la source est constituée par des aspirateurs d*une contenance de 1(<^ ou de 1000 litres, et dont la fonction est de se vider de /leur cootem liquide pour appeler un courant d*air. Dans ces. conditions, la chai]^ motrice extérieure diminue pro^^ressiveraentiel sa dîminutioo eâ neutralisée par une diminution compensatrice' des résistances sur le trsget /.
Ainsi l'interposition du régulateur a pour effet 4e soustraire TécoBlement à l'influence immédiate de la charge motrice extérieure et de ses variations. Le^ conditions de cet écoulement sont complètement enfermées dans le régulateur. Elles sont données' par le diamètre de rofificc en R et par la hauteur de chute b comprise entre cet orifice et le niveau du liquide dansiè régulateur. Or ce niveau estiovliriable, il répond au degré d'immersion pour lequel le flotteur subit une poussée suffisante à récraseinent du trajet f . Ses déplacemeots verticaux ont une si faible amplitude que leur effet mécanique demeure inappréciable.
La vitesse de récoulement dépend exclusivement d\i degré d'ouverture que Ton donne au robinet R. Elle varie donc depuis zéro répondant à rocclusion de ce robinet jusqu'à un maximum qui est une constante de l'appareil et qui répond au maximum d'ouvertoK du même robinet.
Il suffît donc de fermer ce dernier pour arrêter complèteroenl récoulement. Dans ce cas la poussée du flotteur a pour effet d'oblitérer entièrement la lumière du tube élastique t. On a .tout de suite la preuve que Toblilération est complète et que Tappareil fonctionne bien, dans cette circonstance que l'eau s'immobilise dans If réj^nilateur et ne déborde pas à roxtérieur. Il ne faut jamais manquer de faire cette épreuve.
L'appareil est complété par quelques détails qui en rendent remploi plus commode, (^est ainsi que le couteau est porté par ud« potence ABCD qui permet de le fixer à des hauteurs variables et d'obtenir ainsi des variations du niveau NN de flottaison. C'est ainsi é^^alement que le robinet R déplace une aiguille sur un cercle gradué dont les divisions répondent chacune aune vitesse d'écoulement déterminée. 11 suffit donc d'une graduation empirique préalable pour obtenir d'emblée la vitesse d'écoulement que Ton désire.
Pour termkier nous donnerons les résultats de quelques épreuves établissant la précision avec laquelle fonctionne notre petit appai^^*
RÉGULAT^R K'étOÛtEMEHT ,
mière ^7)110/11'^. -iiOa' met 'râèipirateufeci reUtioit av«c un compteur cision et -toutes lés heureson prend les indications de: ce compteur.
Volume de Tair :••■"—;'■ -appelé
dans L'aspirateur.
Ut.
Apt-ès i heare. 4 . » . . .i • 118^4 Api^s 2 heures.. Il l . . S57 Après 3 heures. ..... 235
Après 4 heures. . > * . , 714
Deuxième épreuve,
. Volame^de Tair appelé datu raepirateur.
Après 1 heure...,:. • 54 litres.
Après 2 heures.... i08 — Après â heures. ... 162 —
Veolilalion horaire.
Ventilation horaire.
54 litres.
is nous bornerons à ces deux exemples pris au hasard. Ils mt à montrer que, grâce au régulateur, l'écoulement est uni- . Le régulateur compense donc très exactement les effets de ^sèment de la charge motrice dans les aspirateurs, quoique la jr de ces derniers dépasse deux mètres.
Bi
ti-
If
Les glnndes thyroïdes, l'hypophyse et le cœur ^ ; par E, de O-'S.
§ l*'-. — Introduction.
L'élude des fonctions des corps thyroïdes occupe depuis une quiDialK d'années un grand nombre de physiologistes ei de médecins. Aucun liômaine de la physiologie expérimentale ne s'est, dans ces derniers teajjfr, enrichi d'autant de travaux remarquables et de recherches aussi variées. ' Très importantes au point de vue médical, comme le pi*ouvent les pwcieusps indications que leurs résultats ont déjà fournies à la pathologies à la thérapeutique des maladies des corps thyroïdes, ces recherches avaiest été, au point de vue de la physiologie, moins décisives en ce sensqu'efe n'avaient pas encore permis d'établir avec précision la destination foislionnelle des glnndes thyroïdes et leur rôle dans l'ensemble desfoncliofl? organiques. Cette disproportion entre les résultats pratiques et Ihéoriqfl^ des éludes sur la glande thyroïde tenait, en grande partie du moins, «lï nature même des méthodes employées par les savants. En effet, ils s^p^ pliquaient surtout à étudier les modifications produites sur l'éconôinK générale de l'organisme animal par rextirpation partielle ou totale ^ corps thyroïdes, ainsi que les moyens propres à atténuer ces phénomei^^ morbides. Les observations si nombreuses sur les maladies de cesoorps' et sur leur traitement devaient forcément contribuer pour une large ^ au développement de pareilles études. Mais on reconnaît aisément eorobien les méthodes suivies devaient se trouver insuffisantes quand » s'agissait d'expliquer les faits observés. Entre l'opération exécutée et !5«^ derniers résultats il y avait toute une chaîne de transforma tiens chiraiq"^ et (le modifications organiques qui, pour la plupart, échappaient complu tement à l'expérimentateur.
Aussi bien, quand j'ai abordé à mon tour Tétude de ces pi-obièinf»' ai-je strictement circonscrit le champ de mes recherches. Parmi tantaf phiMiomènes divers qui accompagnent les maladies ou rablation des corp» thyroïdes, je me suis arrêté aux symptômes cardiaques et vaso-moleurSr comme étant les plus constants, les plus accessibles à l'examen parde^
' Comptes rendus do l'Académie dos sciences, 28 juin et 18 scplembit 1'»'' 18 avril 1898; Contralblatt fur Pltysiologic, l. XI, n" 8 et 11 : PHûgcr's .^rc^*" l. LXX el LXXI. — Les trois mémoires publiés dans les Archives de PW^ (l. LXX) viennent do paraître en édilioa spôcialOf chez Emile Strauss, à Boofl' 80US le titre : Boitr'àge zur Physiologie der Schilddrùso und des HcricBS. l^ pages citées ici se rapportent à cette édition.
Ht
odes exactes et en outre les plus aptes à rendre compte des troubles iples âe l'économie générale de Torganisme.
§ 2. — Les vaso-motoiirs des thyroïdes.
r rorigino dés nef Is des glandes. thyroïdes et surtout sur leur action 'avait dans la physiologie que des données incomplètes et souvent •adictoires. Je me suis donc occupé avant tout d'étudier ces nerfs au
de vue anatomique et physiologique chez les trois animaux choisis mes expériences: le cheval, le chien et le lapin. Les nerfs thyroïdes îhez tous ces animaux une double origine; ils procèdent du grand mthique et du pneumogastrique. Les derniers se rendent à la glande les laryngés supérieur, et inférieur à Taide de plusieurs branches.
le cheval et le chien, tantôt ces nerfs se détachent directement du rieur avant que le laryngé extérieur s'en sépare, tantôt ils partent de ifnier; le plus souvent on en trouve deux branches assez fortes. La he de ces branches affecte, chez le chien surtout, des variations assez )reuses qui tiennent probablement à la diversité des races. La desion anatomique donnée dans Tanatomie de M. Chauveau répond à la rite des cas. Le nerf pharyngé inférieur décrit par MM. Ellenberger lum pourrait plus exactement être appelé le nerf thyroïdien supé- '. Les nerfs thyroïdiens inférieurs proviennent chez le chien de la che extérieure du laryngé inférieur (nerf récurrent). Ils s'en séparent t son anastomose si étrange avec le larvngé supérieur et se rendent iement à la thyroïde.
s nerfs sympathiques de la glande thyroïde proviennent chez le chien angiions cervicaux supérieur et inférieur du côté droit ; chez le cheval manent aussi du ganglion médian. On distingue très aisément le au du ganglion supérieur qui, après avoir croisé le laryngé supérieur, unit au nerf thyroïdien supérieur dont il forme ainsi une des racines, s nerfs thyroïdiens sont plus difficiles à isoler chez le lapin; très snt on les voit se rendre à la glande du petit plexus que le dépres-
le sympathique et le pneumogastrique forment à la hauteur de celte le, plexus déjà mentionné par moi dans mon premier travail (en )oration avec Ludwig) sur le nerf dépresseur. as mes Beitrnge zùv Physiologie der Schilddrùse iind des Herzeiis, onné la description détaillée de ces nerfs (chap. II et pi. I) ; les rela-
du nerf dépresseur avec la glande thyroïde m'ont paru particuliè- Qt intéressantes à étudier. On y trouve également la description
troisième racine du nerf dépresseur dont j'avais déjà constaté la nce chez le cheval en 1810 ^ et dont j'ai établi récemment l'action ologique, laquelle diffère de celle du dépresseur ordinaire en ce que xcitation provoque parallèlement à la baisse de la pression sanguine wcélératioD des battements du cœur. Cette troisième racine du déeur exerce son action réflexe sur les nerfs accélérateurs '.
>ir mes Gesûmmelte physiohgische Arbciton. Berlin, 1888, p. 127. iitràge, etc.y chapu 111.
le
Bip;
Sir
6â6 HISTOmB ISt <A)TIQUE.
L'étude de Vaction vaso-niotrioc des nerfs thyroïdiens présente plosiflH^r difficultés, les unes provenant de la pi*esque iikipossibîfrté de sooUKilf °^ à des excitations isolées les rameaux issus du svHnpàtlïique et (yqi pneumogastrique qui se rendent à la glande dans la même gaiw.isl'^ autres dues àTexigulté des vaisseaux th>'t*ofdiens, qui permet diffiei!e&is|^^ de les relier directement au manomètre ou aux tuymixdestitiésàinesQi?!^ la vitesse avec laquelle le sang s'écoule hoi*s des veines. CepeD(lai)t«|^^ obstacles ne sont pas insurmontables; surtout che2 le chien ^. J'ai plusieurs fois à mettre Tartère thyroïdienne Supérieure encommuoicttiei arec le manomètre ù mercure au radj-en d'une can«lc en T,<ï6qHifflV permis de mesurer les variations do la pression dans cette glande $t2i> troubler la circulation. Pour mesurer la vitesse de récoulemeot ^ st»?. jVxpêrimentais de préférence sur la veine thyroïdienne iûfériewe.Us« canule introduite dans cette veine et remplie de sulfaté de magnésie aêt (l'empêcher la coagulation laissait le sang s'écoulév dans un cyM gradué. Choï le 4apin on doit le plus auvent se contenter d'observer i: visu les variations dans le diamètre des vaisseaux pendant TeiciUli'JB des nerfs. Le poiit qui par-dessus la trachée réunit les deaxgliB<^ thyroïdes se prête tout particulièrement à i|e pareilles obser^atioasgii^ à sa riche vascularité, surtout chez les anioMbux légèi^emeot strumeto*
Ces expériences ^ ont démontré que les vaschdilHta leurs dek /ii7«»*jb se trouvent dans les deux laryngés Qt ^ps, vaso-constricteurs dans les Êiet^ ||^ sympathiques; que. dans les nerfs^ thyroî^ieos ces deux systèmes nen'^|t^ sont réunis dans des proportions jqui varient notablement chez les (iiv^^ auimaux.de la même espèce. Les . vaso-dilatateui*s do la thyraîde sost particulièrement puissants : la quantité d^ sang ^qu'ils font passer ^ travers une glande Jthyroïde pendant leur excitation électrique peut à^(^^ si considérable que. la pression sanguine dans la carotide de Fiiiirtcf^' baisse de dix millimètres ei plus,
§ 3. — Actiçn des nerfs cardiaques sur les thyroïdes.
L'action de ceHains nerfs du cœur sur la circulation dans la tbyroi'i^ est non moins considérable. L'excitation du bout central du dépresseur produit souvent une très notable dilatation des vaisseaux de cette gbi*^^l>hénomène dû sans doute à une action particulière directe, peut-être J»f l'intermédiaire de quelques filets nerveux se rendant directement à » glande par la racine de ce nerf qui aboutit au laryngé supérieur. & elTet, grâce à l'antagonisme qui existe dans la distribution du sang^o^'^ ; les vaisseaux périphériques et ceux des organes intérieurs, ontagonisJ*' sur lequel j'avais attiré Tattention dès 1871 3, le dépresseur, dont radi'" sur les splanchniquos est si puissante, ne produit aucun élargisseioeo des vaisseaux superficiels. Si ceux de la thyroïde font exception à ef'**
* J'ai dû renoncer à poursuivre plus à fond mes expériences £ur les cb«*''^^ ces animaux étant à Berne trop souvent atteints d'atrophie des thyroïdes.
■ Pour les détails, voir Bcitràge^ etc., chap. IV.
' Dans un travail avec M. Steinmann, sur la vitesse de la circulalion du s*"*, dans le système veineux [Hccucil de mes irâvêux, eic.f p. 110).
HISTMRK irr CRITIQV^. liSi
je«. on n*ea peut ph^rch^r la çau^e que. d^os une action particulière
rcée par le dépresseur. . ,
ien plus .marqua encore est raction. qu'exerce sur. les thyroïdes un
^e^ nerf, régulateur du ci^ur, le pneuniogastrique. L'excitatio» des
ta périphériques de .ces. nerf«,: en même temps qu'elle provoque un
ntisscment.4es battementQ.du. cœur-et un accroissement de leur in-
»ilé, produit une notable accélération de la eirculation dans le&glandcs
-oldes. : Téaoulementda ,89tng p»v- LesyeJnes thyroïdes augmente. soU"
t Jnsqiïm quadj^nple !. ,Une certaine accélération de la circulation vei-
B#9 pendant rexcitation.d^s, pne^umogastriques s'observe aussi dans
lires veines^, pajrexemplo^ la 8aphène,mais elLe^est loin d'atteindre les
ensions de celle des veines thyroïdiennes^
résujljte, çn somme, de mes expériences que les nerfs des glandes
"Qïdes fo|it varier coB$idjéraJl>hinent les quantités de sang qui passent
Jes vaisseaux de ces: glandes et qu*en autre les nerfs régulateurs du
»' çxercent une action puissante sixr la détermination de ces quantités,
§ 4. — ' Action dp la glande thyroïde sur le cœur,
iversetfiént, la glande thyroïde a-t-elle une influence sur le cœur? La ition de cette question pouvait être cherchée de deux manière^ : i^ en liant l'action qoe les substances actives de ces glandes peuvent exercer
les nerfs du cœur; S^ en examinant si l'ablation ou les modifications tiologiqu'es des thyroïdes sont susceptibles d'influencer le fonctionnerai normal de ces mêmes nerfs. J'ai procédé par les deux voies dans s l*echerches; elles ont donné des résultats d'une concordance si rcrquàble et d'une signification si claire qu'ils autorisent des conclusions, crises sur le rôle physiologique des corps thyroïdes. •^ découverte dé riodothyrine par Baumaun m*a fourni un moyen ile d'examiner l'action que la thyroïde peut exercer sur les nerfs du Ur et sur les vaso-moteurs. Le produit dont je me suis servi au cours ces recherches provenait en grande partie des fabriques de Fr. Bcyer, îllberfeld. L^iodothyrine, qui s'est ti'ouvée être la plus efficace pour les [>ériences sur les animaux, c'est-à-dire la mieux appropriée aux ections intraveineuses, est la solution alcaline de cette substance, dont
centimètre cube contient 0'"*'',9 d'iode et ^âl'^tf^fi de CO^Na^. Voici les ^ultats auxquels je suis arrivé par les nombreuses expériences faites ^c ce produit tant hur des lapins et des chiens en possession de roïdes normales que sur des onimaux aflecléi? de goitres de diverses Hies ou Ihyroïdcclomisés ; riodothyrine introduite directement dans Sang augmente considérablement l'excitabilité des nerfs dépresseurs Jes nerfs pneumogastriques quand celle-ci est normale ou diminuée; ? la rétablit quand, pour une cause quelconque, comme, par exemple, goitre ou la thyroïdectomie, cette excitabilité est abolie. L'action tialée se maintient pendant plusieurs heures après l'introduction de dothyrine dans la circulation. On ne doit pas la confondre avec reflet tiédiat de l'injection : celui-ci se manifeste par un abaissement de la ssion et par un léger ralentissement des battements du çœur^ qui
ÔSS HISTOIBE ET CRITIQUE.
cessent l*un et Tautre presque aussitôt après rinjection. C'est seulen»! lorsque des quantités notables cFiodothyrine ont été injectées â plosiem reprises qu0 Ton constate la persistance de ces deux {^énoinènes, <{» les pulsations indiquent une irritation des pneumogastriques et une diisnation de la tonicité des vaso-moteurs.
L^action de Tiodothyrine s*exeree sur lès deux termiYiaisons dcsneit régulateurs du cœur : même après la section des dépi^esseurs et ë pneumogaslriqueSy I injection intraveineuse de cette substance augm?ià ou rétablit instantanément Vexcitabilité,
Pour étudier Timport^nce fonctionnelle de cette propriété de Tiodothyrine, il y avait lieu d'instituer des recherches spéciales en vue d'établii quelle est Taclion des préparations d'iode sur les mêmes nerfs du cœw et des vaisseaux, et quelle influence Tablation et la dégénérescence ik) glandes thyroïdes exercent sur leur excitabilité. Dès le début de moi enquête, j'avais la conviction que l'action de riodothyrine doit diffén considérablement de celle de TiOde. En effet, les expériences que I D' Barbera (de Bologne) a bien voulu exécuter è mon insligîilion « démontré d'une manière non équivoque que l'iode exerce une actk paralysante aussi bien sur les nerfs dépresseurs que sur les nerfs pn« mogaslriquçs^ En môme temps, il résultait de ces expériences que l'ift augmente notablement l'excitabilité du système sympathique : iDJ« dans les veines sous forme de solution d'iodure de sodium, il provoq un accroissement de la pression sanguine et une accélération des bati ments du cœur. L'excitabilité des accélérateurs est notablement acci aussi ; par exemple, l'excitation du nerf sympathique du cou, qui dor nuire reste sans effet sur les battements du cœur^ en augmente nombre après t injection (Tiode.
.. Ainsi, riodothyrine est, quant à son action sur l'appareil circulaloi un antagoniste absolu de l'iode. Son eiîet sur les nerfs du cœur et * vaisseaux ne dépend donc nullement de la minime pi'oporlion d'K qu'elle renferme. L'évidenôe de ce fait ressort surtout quand on wnst (jnelles quantités d'iodothyrine suffisent pour rétablir rexcitabililé < pneumogastriques^ abolie ou diminuée sous l'influence de Tiodure sodium. L^no injection de deux centimètres cubes d'iodotbyrioe, renferment i'"'»''",^ d'iode^ su fusait souvent pour neutraliser [effet deux grammes d'iodure do sodium^ eest-n-dire» de plus d'un gram diode !
Mes expériences ont clé exécutées à l'Institut physiologique de Ber Or, dans cette ville, les animaux sont sujets à des maladies très divei des glandes thyroïdes. Les lapins et les chiens offrent, ces dern surîout, les cas de goitre les plus variés. Il m'était donc aisé d'élU' chez eux l'influence de ces maladies sur les nerfs du cœur. Or, dès premières expériences fuites sur des animaux goitreux, j'ai pu const que, presque toujours chez eux, ï excitabilité des pneumogastrique des dépresseurs est considérablement diminuée et souvent mémo a
* Pflùjor's Archiv. l. lAVilI.
HiSTQfRE KT CRITIQUE; ''6i6
cô(é^ tandis qu* au. contraire celle des aeris sympathiques — vasotrictfiurs et nerfs accélérateurs — est notablement augfnentée.Ceile LatatioD a une portée considérable pour Texplication du rôle physio- [ue des glandes thyroïdes; elle prouve que i*iodothyrine est. un ait normal destiné à remplir une tâche fonotionnelle et que, par ôquent, les thyroïdes en la produisant accomplissent une fonction \rtante do Forgani'Smc, . ,
»s expériences sur les animaux, thyrpïdectomisés ont confirmé cette tusion dune manière éclatante. Dès? les premiers jours après la >idoctomie bilatéi'ale, on remarque, chez, les lapins qui semblaient Dîr aucunement souffert des suites de Topération, une désorganisation 3lète dans le fonctionnement des nerfs cardiaques et vaso-moteurs. Je Lierai qu*un seul exemple. Cinquante-trois heures après la thyroïdece, j*ai observé chez un lapin les phénomènes suivants : 1® des oscilns périodiques spontanée? de la pression sanguine qui offraient un ctère spécial; 2^ le dépresseur gauche était complètement inexcftable; épresseur droit, encoi^e actif, donnait^ après sa section une augmen- >n do la pression avec ralentissement des battements du cœur; ton Ltation produisait un fort ralentissement, môjne après la section des umogastriques ; â® le pneumogastrique gauche était pi^esque paralysé; eclion du pneumogastrique droit a provoqué un ralentissement des «ments en même temps qu'une augmentation de la pression ; 4° Textion du bout central du sympathique du c^u produisait un ralentissent considérable des jtulsations, et cela^ les deux pneumogastriques »/ sectionnés; ô^^Texcitation du bout périphérique du même sympaue augmentait d*un cinquième la fréquence des battements du coeur; près Texcitation simultanée du pneumogastrique et du sympathique,
battements du cœur présentaient un caractère tout particulier, les stations accélérées alternant régulièrement avec des pulsations ralen^ » et cela pendant plusieurs minutes ^.
es phénomènes ne s'observent pas avec le même ensemble et la même nsion chez tous les animaux thyroïdectomisés ; ils ne conservent pas
plus le même degré d'énergie dans toutes les périodes qui suivent lation des thyroïdes. Mais plusieurs de ces symptômes se manifestent âtamment ; ce sont entre autres : 1^ les oscillations périodiques si ictéristiques de la pression sanguine considérablement augmentée ;
diminution de Texcitabilité ou la paralysie complète des dépresseure les pneumogastriques ; 8° l'augmentation de. l'excituhiJité des nerfs ilérateurs et, en général, des nerfs sympathiques. J'ajouterai que les ics des nerfs régulateurs commencent d'ordinaire par perdre leur tabilité directe, tandis qu*il sont encore susceptibles de transmettre excitations venant des centres nerveux. Chez le déprcsseur, l'action îxe sur les centres vaso-moteurs disparaissait souvent avant l'action ixc sur les pneumogastriques. On obtient encore, par l'excitation de
Ilonsulter les tableaux et les nombreux graphiques donnés au chapitre VI )on travail détaillé.
624 HISTOU» B7 GiUTia^R;
son bout central y un ralentissement des battemenis» ntiais point de i»al<i^ de la pression sanguine. p^
Ainsi donc, f ablation des glande^ thyroïdes prodaii^sur les oerù eœur e(t des vaisseaux^Jes jfàémes effets que la plupart ifes (foitres,i à m degré bien supérieur , et ces effets som de tous points aoalo(}3»M\^^ ceux que détermine F injection intraveineuse dioduro. de sodiam^cmmÊk aussi ils sont de tous points opposés à ceux que nous avons obsftnÊk^^ pendant les injections diodothyrine. Rappelons encore qQ« rio^hii thyrine exerce son action réparatrice sur les . nerfs régulateurs àl]^. cœur après Tablation des thyi*oïdes comme. après leur atrqp|iieoQdé^|ft!;j néreseence.
L*action de Tiode sur le système des nerfs du. oqaur et des vaissenij présente, avec les phénomènes provoqués par Textirpation des glaB^j thyroïdes, une similitude ou plutôt une identité qui 9aute aux y^i^ même diminution de l'excitabilité allant jusqu'à la paralysie qhez ^\ nerfs dépresseurs et pneumogastriques ; même i^ccroissement de \^^ tabilité des nerfs vaso-moteurs et accélérateurs. I^ similitude appareil jusque dans le caractère des oscillations périodiques de la pression sanguine, comme on peut aisément s*en convaincre en examinant les ooffi-| braux graphiques reproduits dans mon ouvrage ^
§ 5. — lodothyrinCy atropine^ musearine et nicotine.
Avant de formuler les conclusions qu'imposent les résultats de ^ recherches, il est utile de résumer encore quelques expériences exécut«» ultérieurement dans le but d'établir le degré d'activité de riodolhynn*- A cette Qn, il suffisait d'en éprouver TefTet sur des animaux eheiqui ^ terminaisons périphériques des pneumogastriques avaient pei'da leur faculté de réaction sous l'influence d'un poison aussi puissant que l'atropine ou la nicotine. Le résultat de cette épreuve a été tout en faveur <fe riodothyrine : elle s'est trouvée à même de rétablir instanlanéœfO' l'excitabilité des terminaisons cardiaques des pneumoga^itriques, et ce» aussi bien chez les animaux en possession de thyroïdes normales q«^ chez les sujets thyroïdectomisés. L'action de Tiodolbyrineesl doDclr?» énergique, puisqu'elle triomphe d'une paralysie complète des pneumogastriques amenée par un poison absolu comme l'atropine. On sait q* la musearine elle-même, l'antidote le plus puissant de TatropiDe, *^ incapable de rétablir l'excitabilité des pneumogastriques, une fois ^ cette substance l'a abolie.
Le professeur Kronecker a depuis longtemps observé que l'adioa fl^ l'atropine est de beaucoup plus durable chez les lapins de Berne que ^^^ leurs congénères étrangers. Chez ces derniera, cette action dimn"*^ d'ordinaire après vingt, trente minutes pour disparaître bientôt cnliei*' ment. Chez les lapins bernois, presque toujoure goitreux, la paraly?'* (les pneumogastriques produite par l'atropine dure des heures entien^
• Chap. V et X.
iivent judqi»*à k mort* des animaux. Mes éxpérieaceâ aveé Hodoae expliquent aisément cette difTérence.
nicotine est, elle abssi,' un tonique produisant la paralysie des te risoûs «Cardiaques des pneumogastriques, quoique -son action no rce pias tout à fait dans les marnes conditions' que celte de ratropino; 6 qtieeette dernière paralyse immédiatement ces terminaisons sànô Kciter au préalable^ la niciotincà petites doses î^rèvoque une excita- Irès violente des pnieûitt0gastrîqu6s. Les battements du cœur so itîssènt et croissent en intensité kpeix près comme sôus rinfluencë i musetirinel-G^érst seuiëmeiit raugmeUtalioti des doses dé nicotiiie après une excitation plus ou moins prolongée, paralyse eniln lès lintfisons gangNbniiatt<es des pneumogastriques, comme si le phénoe était dû àtm^épuiseaieiit complet de leui' exbitabilité. 3hs cette' phase dé la pa<%lysié des pneumogastriques, riôdothyrine 1 même de f érUeiller iiitm'édîatement leur activité, et èelà dans lés aes cbiiditioâs qu*après rempôisonnement par Talropine. Comme p cette dérùière substance, riôdothyrine ne rétablit pas i/i^e^ra/e- X rekéitàbilité des Cellules gàilglionhairés; Texcilation des pneumô- Tiques peut dlB' nouveau provoqiier Un ralentissement des battements '<Burj ainsi qu'une au^nientàtiàti de leiir aûiplitude; mais même après roduction de très fortes doses d'iodothyrine, elle est incapable d*ameun arrêt complet du^cœur^
:ant donnée Topposition existant, d'une part, entre Faction de Tiode et iodotfayrine, et/d'dlitre part, entre celle de TatrôpiVie et de la muscarine. Bit intéressant de' rechercher si le même antagonisme âe manifestéentre celte dernière substance et Tiode qU*eritre ^at1^opi^e' et Tiodoîne. lA encore, Texpérience a entièrement confirmé mes déductions Tiques; Flnjection liitiliveineuse de doses relativement minimes d*ioï de sodium peut irihibet* instantanément ràctlon ' même la plus puise de la muscarine ; lesbatteménts du cœur s'accélèrent immédiatement ï6 cette injection. Lors même que là 'muscarine' a déjà provoqué un r arrêt diastolique du cœUr, Fiodure de sodium est encore à même "établir immédiatement le fonctioiinement normal de cet organe. Toiiis cette action n'est pas durable : quelque temps après rinjeclion de kire, reflet de la muscarine reprend le dessus et les pulsations se ntissent de nouveau.
'iodothyrine et la muscarine agissent donc dans un sens identique, tne antagonistes de l'atropine et de Tiodure^ de sodium. Les actions deux premières substanct- s s'additionnent, sans pouvoir néanmoins blir intégralement l'excitabilité des pneumogastriques et amener un t complet du cœur atropinisé. Sur le dépresseur, l'atropîne exerce action analogue à celle de Fiode, tandis que la muscarine augmente ^itabitité de ce nerf presqu'au même degré que l'iodothyrine, 1 somme, ces nouvelles expériences, outre qu'elles ont mis en reliet Uissance de Faction de l'iodothyrine sur les nerfs régulateui'S du >*, ont fourni des preuves éclatantes de l'antagonisme absolu entre ' substance et l'iode dans leur action sur ces nerfs.
(>2ff HIStOIRB ET CRITIQUE.
§ 6. -— Les fonctions des corps thyroïdes.
De toutes ces recherches découlaient lés conclusions suivantes :
1^ Les corps thyroïdes produisent une substance, riodothyriDe,destii»i à faciliter et à soutenir le fonctionnement physiologique du système nerveux régulateur de Taction du cœur, aussi bien l'action due au dé* presseur que celle du pneumogastrique qui règle la fréquence et la fom des pulsations cardiaques. En modérant en même temps Texcitabilité tiei centres vaso-moteurs, ainsi que celle des nerfs accélérateurs, riodoth;line atteint, par une autre voie, le même but-, celui de faciliter l'action •!? dépresseur et du pneumogastrique ;
2^ En transformant en une combinaison organique Fiode introduit i^r des voies diverses dans Porganisme, les corps thyroïdes débarrassent et m^me temps ce dernier d*une substance qui paralyse Tactiou du dépre»seur et du pneumogastrique et exogère celle des nerfs accélérateurs el vBso-constri>Heurs ;
S° I/ablation des deux glandes thyroïdes, en supprimant la productioa de Tiodothyrine, et causant probablement une accumulation de ïio^^ amène une perturbation complète dons le fonctionnement des nerfs cardiaques et vaso-moteurs. IjCS faits [uvrlominanls de l'anarrhie nervea>e provoquée par cette extirpation sont : une diminution de la paissiact physiologique des nerfs dépresseurs et pneumogastriques et une exi^tition de celle des accélérateurs et vaso-constricteurs. Ces phénomèDes correspondent pleinement aux effets que produit une intoxication par Fiode.
Toutefois, il serait prématuré de conclure de cette concordance qvf riode accumulé dans Torganisme soit Vnnique toxique qui provoque ce» perturbations cardiaques. 11 y a Ifeu de supposer, au contraire, que la glande thyroïde débarrasse aussi Porganisme de quelque autre substasoe toxique, produit probable des processus de désassi mi lation organique, es utilisant cette substance, de même que l'iode^ pour la pi*oduction de IV dothvrine. Sur la nature de ces éléments dont la toxicité doit se nuDifester de la même manière que celle de l'iode, il ne sera possible d'rtrf fixé que quand on connaîtra mieux la composition chimique de Tiodothyrine.
Je noterai encore que, dans mes ablations des corps thyi-oïdcs che2 le> lapins, j*ui plusieurs fois enlevé aussi les glandules de Gley, sans toutefois étudier spécialement les effets de cette extirpation. Je manque doD** de données personnelles pour me prononcer sur la destination decescurieux organes. D'après les remarquables recherches de M. Gley sur riode contenu dans ces glandules *, il faut supposer, ou qu*elles aus^i produisent de Tiodothyrin^, ou qu'elles emmagasinent Tiode dont les glandes thyroïdes ont besoin pour la produii'e. Les deux conjectures pourraient parfaitement expliquer comment la conservation des glandule> parvient à atténuer les effets de Tablation des thyroïdes, puisque, ne servissent-elles que comme réceptaclos de l'iode, elles débarrasseraient loi-
• Comptes rcûduSy 1897.
HISTOIRE ET GfllTIQUB^. 627
ime de cette substance toxique pour les nerfs régulateui*s du cœur. ns sa dernière publication sur cette question : « Glandes thyroïdes indules parathyroïdes » *, M. Gley propose une interprétation qui [ue sa préférence pour la seconde conjecture ; « il y aurait entre les
parties de cet appareil association fonctionnelle, les glandules pré* nt, par exemple, le produit de sécrétion qui se déposerait ensuite
la glande pour être utilisé selon le besoin de Torganisme». L*expl> m de M. Gley me paraît, à moi aussi, la plus probable, lel que soit le rôle des parathyroïdes dans Télaboration de Tiodothy- , il est incontestable, d'après mes recherches, qu'en formant cette »t&nce les corps thyroïdes débarrassent, d^une part, Forganismo îments toxiques directement funestes au Jeu régulier des appareils irculation et, d^autre part, fournissent une substance qui entretient ivorise à un très haut degré le fonctionnement normal de ces or-
itre les deux opinions émises jusqu'à présent sur les causes des acnts multiples que provoque l'ablation ou Tatrophie des thyroïdes, umulation de substances toxiques ou Tabsence de substances indisbibles u l'organisme, il n'existait donc qu'une contradiction apparente, réalité, comme nous l'avons vu, chacune de ces deux hypothèses l sa raison d'être.
I laissant de côté, comme étrangère îi l'objet direct de mes recher- , la question de savoir si l'iodothyrine est la seule substonce active tes thyroïdes produisent, il me restait un autre point à élucider : In lion purement chimique de former Tiodothyrine esl-elle l'unique nation de l'appareil thyroïde? A cette dernière question, la réponse être négative : la fonction chimique n'est ni r unique ni n.ême la oipale fonction des thyroïdes. En dehors des considérations d'ordie l'ai, il existe une série de faits anatomiques, physiologiques et 3logiques qui militent en faveur de cette réponse. puis quelques années se manifeste chez plusieurs physiologistes, cl 3armi les moins éminents, la tendance à considérer les organes du 3 comme ayant pour objet propre de fabriquer les produits chimiques lus divers. Les fonctions physiologiques de ces organes sont relés au second plan et Ton ne semble guère les envisager autrement 3omme de simples incidents provoqués dans le courant de cette proon chimique. Je doute qu'une telle direction d'idées soit de nature oriser beaucoup l'avancement ulférieur de notre science. Au con- B, certaine stérilité, au point de vue purement physiologique, devait re la conséquence fatale. La conception contraire, que les organes vant tout une destination purement fonctionnelle, contribuant ou à nservation de l'individu ou à la propagation de l'espèce, et que les sssus chimiques, tout en étant la condition essentielle de la producles forces mécaniques nécessitées par ce fonctionnement, ne jouent i rôle auxiliaire, — cette conception a été autrement féconde eu
rtsse médicale^ 12 janvier 1898.
628 HISKMRE ET CRITIQUE.
grandes découvertes physiologiques. C*est elle qui in*a guidé dans aaj recherches sur les thyroïdes, quand j*ai constaté rinfluence constdà qu'un produit chimique de cette glande -» Tiodothyrine — exerce sari fonctionnement régulier du système nerveux cardiaque. Pour aToiri] intervenir par la sécrétion interne d*une manière si efiicac« dans le ja] normal de certaines parties du mécanisme circulatoire, la glande îtj-\ rot de doit certainement être elle-même un des rouages de cemécam&À Sa position anatomique a rentrée des carotides dans le crâne, cerUisaj particularités de sa structure intime, notamment son extrême riche^ss en vaisseaux sanguins i, tout à fait hors de proportion avec ses dimessions, étaient déjà d^importants indices. Mes expériences sur la puisssi^ des nerfs vaso-dilatateurs des corps thyroïdes et sur la faculté que poi*] sède le cœur de faire passer, à Taide de ses nei'fs régulateurs, degrao'ie»] quantités de sang à travers ses vaisseaux, m'ont bientôt éclairé sur la] fonction mécanique de ces organes, notamment sur leur rôle d'appêieè destinés à protéger le cerveau contre le danger de subits afOux rft'sâaj, que ces afllux soient provoqués par t exagération du travail du cœur&^^ par un rétrécissement notable des voies do circulation.
Déjà, au siècle dernier, plusieurs médecins attribuaient aux corps tliy-j roïdes une destination analogue. Et ce n'étaient pas des liaisons exelosivement auatomiques qui les avaient conduits à cette hypothèse. Ilsavaieat été très frappés aussi de plusieura faits pathologiques, surtout des reit-j tions existant entre les thyroïdes et certains i>liénomènes de la ^] sexuelle des femmes (gonflement thyroïdien pendant la menstruation et li grossesse, apparition des goitres pendant Taménorrhée et leur disparitioi ' avec le retour des règles). Le corps thyroïde joue dans ce cas le rôle de véritable appareil préservateur du cerveau. La grande vascularilé des^i thyroïdes, loin de pouvoir à elle seule fournir une protection suffisante au cerveau, serait plutôt dans le cas d*y produire une anémie codtinuelle. Pour que ces vaisseaux puissent le protéger eflicacement, iH^vt la présence d'appareils nerveux qui leur permettent d'intervenir d'usé façon automatique au moment du danger. L'existence de ces dispositioB» particulières a été démontrée par mes expériences résumées brièvemeot dans le paragraphe 2.
§ 7. — Les fonctions de l'hypophyse cérébrale.
Les corps thyroïdes ont donc de\ix fonctions distinctes, mais tendant au même but : l'une mécanique, celle en quelque sorte d'écluses établies à l'entrée du courant circulatoire dans le crâne ; l'autre chimique^ qui consiste à produire une substance, l'iodothyrine, destinée à entretenir en bon état de fonctionnement tous les rouages de ce mécanisme. Pour que cet ingénieux outillage automatique puisse agir efficacement comme protecteur du cerveau, un autre rouage est encore indispensable. Il f<&Dt que le cerveau possède un appareil spécial qui lui permette d'invoquer
* Sœmmcring calculait que le diamètre des vaisseaux des thyroïdes représeole huit fois celui des artères cérébrales.
HISTOIRE Et CmTTQUÉ. 629
B>rotectioa de ces^corps chaque fois qu'une congestion le menace. La ^•essité d'un pareil roiiage découle logiquement de la théorie des foncs^dcs thyroïdes, telle queje Tai fondée sur Iqs recherches précédentes, montrer expérinientaleipent Ja justesse de celte déduction, c'était ^oir ma théorie sur, (les bases inébranlables, les preuves déductives &tesr à celles qu'on a obtenues pai* la méthode d'induction donnant i ours le plus haut degi*é de certitude qu'on puisse atteindre dans les i iices naturelles. C'est à l'hypophyse que j'ai songé en premier lieu L me pouvant parfaitement remplir ce rôle d'appareil avertisseur qui Crait en jeu le mécanivsn^e préservateur des corps thyroïdes. Je crois 3 de citer les termes mêmes daps lesquels, à la fin du chapitre Yll >'nlhèse et fonctions des thyroïdes »>, j'ai exprimé à ce sujet ma I ière d'envisager le rôle df l'hypophyse :
J^arn^i les appareils, qui permettent au cerveau d'invoquer en càô de g-er le secours des thyroïdes, l'hypophyse se trouve au premier 5-. ■ Après avoir cité les travaux de Virchow, Rogowitsch, Stieda, f^ Vassale et Sacchi, je continue : « La manière la plus simple d'exlaer les rapports qui existent entre les thyroïdes et l'hypophyse sérail laivante: toute pression sur l'hypophyse provoqueraitpar voie réflexe
dilatations des vaisseaux et des accélérations de la circulation dans ibyroïdes et empocherait aiosi toute congestion ultérieure du cer- .u... Une certaine analogie entre la structure de la thyroïde et celle rhypophyse indique que cette dernière élabore, elle aussi, une subs^ .ce qui a sur le système nerveux du cœur et des vaisseaux une action alogue à celle de l'iodothyrine. Peut-être s'agit-il d'une combinaison phosphore, possédant les facultés excitatrices du phosphate de Ude^.. L'extirpation de l'hypophyse ne supprimerait donc qu'un rouage
mécanisme automatique à l'aide duquel les thyroïdes sont à même de galariser la circulation dans le cerveau... L'hypophyse ne serait dans
cas qu'un appareil auxiliaire des thyroïdes et nullement Jour rempla-
I3e que j'avais prévu a été plus que confirmé par mes expériences sur
apophyse. Elles consistaient à injecter dans les veines des extraits aeux de l'hypophyse, préalablement séchée et pulvérisée, à provoquer S excitations électriques et mécaniques de cet organe, enfin à l'extirper, s opérations^ jointes à l'observation de la pression sanguine et du etionnement des nerfs cardiaques, ont donné des résultats parfaiteut concordants ; en voici le résumé :
* Toute pression, mcMne légère, exercée sur l'hypophyse, se manifeste nédiatement par une brusque variation de la pression sanguine et par
j*aî pensé à une combinaison de phosphore parce que, au cours de ses lerches sur l'action de l'iode, le D*^ Barbera a, sur mon conseil, expérimenté lion du phosphate de soude comme contre-poison possible de l'iode. L*e.vpéce a démontré que c'est réellement le cas : le phosphate de soude est à même ■établir, jusqu'à un certain point, l'excilabilitc des déprosscurs et des pnculastriques abolie par l'iode, et il diminue à son tour l'excitabilito du système patbique.
ArCH. DB PUT8., 5* SÉRIE. — X. 41
un notable ralentissement des })attements du cœur, dont la force eii môme temps considérablement augmentée ;
2^ L*cxcitation électrique de l'hypophyse, même par des m!\ extrêmement faibles, produit exactement les mêmes phénomènes pression mécanique, mais d*une manière bien plus intense;
3<* Les extraits de Thypophyse, injectés dans les veines d'ao n produisent sur le cœur et sur la pression sanguine des effets anal%^ îi ceux que provoquent les excitations électriques et mécaniques d? organe .
Nous rencontrons donc ici deux fonctions bien distinctes : uneaf mécanique et une action chimique qui, toutes deux, concourent sq but. En effet, enfermée dans une cavité à parois rigides, située ellf dans l'endroit le plus abrité de la boîte crânienne, se trouvant eo munication avec le troisième ventricule du cerveau, abondamment f>our de vaisseaux sanguins avec une disposition toute particulière des v{ eu outre, entourée de puissants sinus veineux, Thypophyse est émis ment sensible aux fluctuations de la pression soit du liquide eéi spinal, soit du sang.
Elle y répond Je plus souvent par une élévation de la pression sang et par un ralentissement des battements du cœur dont retendue notablement augmentée. Ce ralentissement est dû à une forte exeitâiii des pneumogastriques. Or, il a été démontré par mes expériences ià rieures (voir plus haut § 3) que Texcitation des pneumogastrique aofl une accélération considérable de Técoulement du sang à travers 1 vaisseaux des thyroïdes : la pression exercée sur T hypophyse acti(f& donc le mécanisme de ces organes qui doit détourner Je sang du eer^^ etj par conséquent^ préserver ce dernier des dangers d'une co/^je<«rf L'élévation de la pression sanguine indique en outre que la pressi sur l'hypophyse provoque un rétrécissement des petites artères : fU données les dispositions spéciales du système vasculaire, cela aussi à provoquer un écoulement plus sif du sang des sinus et an allègemcBi la pression cérébrale.
Les extraits de l'hypophyse produisent les mêmes effets surleetf et sur le système des vaso-constricteurs ; nous avons donc ici enii affaire à une fonction chimique qui tend au même but que la foih^^i mécanique de Thypophyso, tout comme dans les corps thyroïdes, substance active de l'hypophyse ou, pour parler plus exactement, uQ^ ses substances actives est bien, comme je l'avais prévu, une combinaiîi de phosphore. J'ai proposé de la désigner sous le nom d'hypophy^^ Elle agit sur les nerfs du cœur dans le même sens que l'iodothyrii quoique d'une monièrc bien plus prononcée. L'iodothyrine auçmâ l'excitabilité des terminaisons des pneumogastriques, tandis que l'h}! physine les excite directement. Et comme cette excitation coïncide *^ une augmentation de la tonicité des vaisseaux artériels, c'est-à-dire « une élévation de la pression, la force des battements du cœur ea considérablement augmentée. Sur les nerfs vasculaires, Taclion de T pophysine diffère de celle de cette substance, comme l'exige, d'aillé'
l iflërence entre la position anatomique de Thypophyse à Tintérieur de ^ oîte crânienne et celle des thyroïdes à l'entrée et en dehors du crâne. ► ans certains cas de pression mécanique, comme avec certains extraits . ''hypophyse ', on obtient une baisse de la pression sanguine accom- Mïée souvent d'une légère accélération des battements du cœur. Cette »se de pression est causée par une excitation des nerfs dépresseurs et 4)urs centres. On dirait que la pression produit dos eflets opposés, sui- M, qu'elle s'exerce sur l'une ou l'autre partie de l'hypophyse, ou peut- ? scion qu'elle vient de l'extérieur pu de l'intérieur de cet organe. Je Londrai plus tard sur ces faits. Ici jo veux me borner aux (M)U-<lal!itions Usées et citer encore une démonstration éclair nto H(» l'importance ï^iionnelle du mécanisme que je viens de dérriro. On sait que toute Tncntatioi} des résistances dans les voies rirri:latoires comme, par mple, l'occlusion de l'aorte abdominale, provoque un grand ralentissent des battements du cœur en même U mps qu'une élévation de la ssion artérielle au-dessus do cette occlusion. Ce ralentissement est 'ibué à une excitation directe du cenire des nerfs pneumogastriques is la moelle allongée par l'accroissement de la pression dans la cavité Lnienne. On explique le tvws «les pneumogastriques par une semblable citation directe. Or, aussiUM aj rès avoir constaté, à la suite de l'exciion de l'hypophyse, les phrnomènes décrits ci-dessus, j'ai soupçonné 'il s'agissait ici, en réalité, d'une excitation non directe, mais réflexe, ant son origine dans cet organe. Il m'a suffi, en effet, d'extirper Ffiyphyse pour que Tofclusion de l'aorte cesse de provoquer le ralentisse- ?nt dos pulsnfion^. L'élévation de la pression cérébrale agit donc sur 9 centres dos pneumogastriques par l'intermédiaire de l'hypophyse, et is/ dans cette dernière qu'il faut chercher, au moins en partie, la *ase do f excitation tonique de ces centres.
J'ajouterai encore que le principe actif de l'hypophyse est, comme l'io- Uhyrine, un puissant antagoniste de l'atropine. Mes premières recherches 'avaient indiqué une certaine différence entre l'action des extraits de typophyse et celle de l'iodothyrine, la première paraissant surtout apte prévenir l'influence paralysante de l'atropine sur les pneumogastriques, lis incapable de combattre cette paralysie une fois provoquée. Depuis publication de mon premier travail, j'ai pu cependant observer que rtains extraits de l'hypophyse sont à même de faire cesser instantané- 3nt la paralysie des terminaisons cardiaques produite par l'atropine, et la identiquement dans les mômes conditions que l'iodothyrine. Ainsi ; rétablissent également l'excitabilité des pneumogastriques, sans loubis que les courants les plus puissants soient en mesure d'amener un rOt du cœur. Comme pour l'iodothyrine, l'augmentation de la force
Les extraits se comporlcnl dîffércnimeiil dans leur action, suivant la tempéirc à laquelle ils ont été préparés et aussi suivant la manière dont sont traités •s éléments albuminoïdes. Les recherches que je suis en train de poursuivre (T un chimiste expérimenté, le D"" Rossbach, ancien préparateur du proicur Drechscl, ont pour but do préciser davantage les conditions de ces imitos d'action.
d^excitation est même sans effet sur Timportance de ce ralentisseï Par contre, une nouvelle introduction d'hypophysine peut rendre le lentissement des pulsations plus considérable.
Ce sont les extraits obtenus à des températures élevées qui se i trent les plus actifs pour le rétablissement de Texaitabilité des pne gastriques abolie par Tatropine.
Il est inutile de souligner davantage Téclatante confirmation qo théorie sur les fonctions des thyroïdes trouve dans les faits qui vie d^ètre signalés. Je dirai seulement quelques mots sur la manière rhypophyse peut remplacer les corps thyroïdes extirpés ou mis d*état de fonctionner régulièrement. M. Rogowitsch a, le premier, ^ Tattentiou sur l'hypertrophie de Thypophyse chez les lapins thjTt tomisés. Il m'a été donné à moi-même d'observer un cas éclatant genre chez un lapin auquel, le 8 juillet, j'ai sectionné les deux d seurs et, le 23 du même mois, extirpé les corps thyroïdes. L'ani très bien supporté ces opérations ^ ; il a considérablement augmei poids : de 1,800 grammes au moment de l'opération, il est arrivé i de 3 kilogrammes au mois de janvier dernier. En septembre il a m sept petits qui m'ont servi pour des recherches ultérieures. Le à vier, je me suis livré sur ce lapin à des expériences diverses constaté, entre autres choses à cette occasion, que le bout central (lépresseur avait encore gardé toute son excitabilité. L'hypophyse lapin avait une grandeur plus que double de l'hypophyse normale, permis de supposer que l'hypophysine doit, dans ces circonstances, placer l'iodothyrine et maintenir les nerfs régulateurs en parfait é fonctionnement. En outre, l'intervention directe de l'hypophyse da fonctionnement des pneumogastriques et du système sympathique môme de produire encore, en l'absence des glandes thyroïdes, desi fications assez notables dans la circulation sanguine pour pouvoir téger le cerveau contre les dangers des subits afQux du sang.
L'hypertrophie de Thypophyse, consécutive à l'ablation des Hiji chez les animaux qui survivent à celte opération, s'explique ains le surcroît de travail qu'elle lui impose. D'autre part, il est tout ni que des troubles de la circulation cérébrale s'observent chex les maux pendant le court laps de temps qu'ils survivent à l'extirp do l'hypophyse, et ces perturbations peuvent amener plusieurs s tomes de myxœdème, comme ceux signalés par Gley, Vassale et Si
Quelques observations sur l'action des extraits de l'hypophyse a^ été publiées par MM. Szymonovitsch, Oliver et A. Schâfer et tout n ment par M. HowelP. Parues en même temps que les miennes, les i riences de ce dernier concernant l'action des extraits sur les ballei du cœur et la pression sanguine sont entièrement d'accoini avt faits exposés plus haut. M. Howell assure n'avoir obtenu des es actifs que de la partie nerveuse — infundibulaire, comme il l'apïx de rhypophyse. Ceux de la partie glandulaire seraient, d'après lui
* BeitragCy ctc.^ chap. V, p. 57.
* Journal of expérimental Medicine, New- York, March, 1898.
t. N*ayant jusqu*à présent opéré qu'avec des extraits de Thypophyse ère, je ne saurais me prononcer d'une manière précise sur cette affirion qui concorde avec une observation analogue faite par MM. Oliver »ohâfer sur Textrait des capsules surrénales.
les recherches sur les rapports entre les glandes thyroïdes et le kir m'avaient décidé à reprendre Tétude de plusieurs questions fondantales concernant le fonctionnement des nerfs cardiaques et vasoteurs. Ainsi, en môme temps que j*ai établi l'existence d'une troisième 'ine du nerf dépresseur, j*ai dû aborder le problème du mode d'action ces nerfs sur la pression sanguine, rechercher s*ils agissent par une kninution et, le cas échéant, par une abolition de l'excitation tonique des ^tres vaso-constricteurs ou par une excitation d*un prétendu centre so-dilatateur qui existerait dans le cerveau. C'est en faveur de la prêtre opinion que, par voie expérimentale, Ludivig et moi, nous avons nclu en 1866 dans le premier travail où la découverte du dépresseur 3té exposée. C'est encore cette manière d'envisager l'action du dépresur qui s'impose à moi après un examen approfondi des nouveaux .ts établis par mes récontes recherches.
DIais ce qui m^a surtout préoccupé dans cette nouvelle étude, dont acposé remplit une notable partie de mon dernier ouvrage, c'est le rôle ^siologique des nerfs accélérateurs et modérateurs (pneumogastriques), s questions n'ayant pas de rapports directs avec le fonctionnement des ftndes thyroïdes et de l'hypophyse, je crois inutile de résumer ici l«s sultats de cette partie de mes recherches. Disons seulement que mes «velles études sur ce rôle m'ont permis de prendre très résolument sâition, aussi bien contre la théorie chimique de l'action des nerfs du » ur (Gaskell) que contre l'origine myogène des contractions cardiaques sskell, Engelmann et autres). En somme, les dernières recherches r l'action des nerfs accélérateura et modérateurs n'ont fait que conmer la justesse de l'opinion exprimée, il y a plus de trente ans, dans & travaux où j'avais exposé la découverte des premiers de ces nerfs ^. »s nerfs accélérateurs et modérateurs aboutissent à des cellules ganlonnaires; leur action consiste dans une division différente du travail tMiaque dans le temps. Les pneumogastriques ralentissent les puisa- »xis et augmentent leur force, tandis que les accélérateurs augmentent ixr fréquence et diminuent leur étendue ^. Les pulsations cardiaques ^rmales représentent la résultante de l'excitation tonique de ces deux ttagonistes. Pour les détails des recherches à ce sujet, je dois renvoyer ^x chapitres IX et X de mon livre.
X>ans le chapitre VIII on trouvera aussi les considérations patholoques et thérapeutiques inspirées par ces nouvelles données sur les Qctions des corps thyroïdes.
• Voir le Hecneil de mes travaux pbyshlojiqttcsy p. 55-79.
The american Journal of Physiology, Boston, 1898.
Leçons de physiologie générale et comparée; par Raphaël Dcbob. Paris, 1898, grand in-8® de ix-532 pages.
Cet ouvrage comprend deux parties distinctes, Tune dans h^l'auteur, reprenant à son compte une célèbre expression de Claude Be^ nard, expose en onze leçons des généralités sur les phénomènes de» vie communs aux animaux et aux végétaux, sur les ferments, sur Forga* nisation de la matière vivante, sur la reproduction dans les divers orgtnismes, sur Tirritabilité et la sensibilité, sur le rôle de Tenu chez iç^ êtres vivants, etc. ; et l'autre dans laquelle il étudie d'une façon détailla en douze leçons la production de la lumière et des radiations chimiflQ^ par les êtres vivants.
On sait tout ce que doit celte dernière question aux importantes recherches que M. R. Dubois a poursuivies durant plusieurs années avef un soin et une patience rares sur différents animaux lumineux. Les nombreux résultats de ces recherches forment naturellement la œatie essentielle des leçons dont il s'agit ici. C'est dire tout l'intérêt que pi«sente cet exposé général.
Il y a deux ans, les Archives (octobre 1896, p. 981) annonçaient ii^ publication d'un important recueil américain, consacré à la physiokj^| |^ à la médecine expérimentale et à la phaimacologie, The Journaî ofnf^ rimental Medicine. Voici maintenant dans le môme pays un noQTeii recueil, non moins important, exclusivement destiné à la physiold^ Les noms des éditeurs suffisent à le recommander à l'attention de tse les biologistes, ce journal étant en effet publié par Bowditch, Chitteiiiiei. Howell, Frédéric S. Lee, J. Loeb, W. P. Lombard et W. T. Porter.I/s deux premiers fascicules ont déjà paru. Le deuxième contient d'iDtéfe-|^^ santés recherches de chimie physiologique, dues à Chittenden et à quelques-uns de ses élèves, deux excellents travaux de Porter et de miss là H. Hyde sur le cœur, un mémoire de R. H. Cunningham sur la restaon- |jj, tion du mouvement volontaire après suture nerveuse, etc.
Nul doute que ce recueil n'active encore le développement, déjà a |ji considérable et si remarquable, des études physiologiques aux EUi^ Unis. E. G.
\ rintroduction et, çà et là, dans quelques-unes de ces leçons, on 7era émises, sur la physiologie dans ses rapports avec les autres $s, sur renseignement de la physiologie, sur la nature et le mécades sensations, etc., des idées que Fauteur avait d^â eu Toccaindiquer dans ses publications antérieures et qui lui sont chères.
'beit der Verdanungsdrûsen; von J.-P. Pavloff, trad. du russe le D' A. Walther, Wiesbaden, J.-F. Bergmann, 1898, grand * de xii-199 pages.
née dernière, le professeur Pavlofî a exposé en huit leçons devant ilic de médecins, à Tlnstitut de médecine expérimentale de Saintbourg, les résultats des longues recherches faites dans son labora- >ar lui-même et par ses élèves sur les glandes digestives et lesorties de ces recherches. Ce sont ces leçons que Tun des travaille ce laboratoire a eu la bonne idée de traduire en allemand, ce ; rend plus accessibles à la généralité des physiologistes et desns.
portance est considérable des travaux de Pavloff et de son école fonctionnement des glandes stomacales et du pancréas ; la déter- 3n exacte des conditions et des causes des sécrétions gastrique iréatique en est résultée ; c'est tout un chapitré, presque entièrenouveau, de la physiologie qui a été rempli ; depuis Blondlot, que r d'ailleurs réhabilite et dont il remet en honneur les idées, et
Heidenhain, rien d'aussi important n'avait été publié sur cette de la physiologie. D'autre part, ces études ont été possibles grâce à ithodes imaginées par l'auteur : procédé pour recueillir d'une façon lente le suc gastrique pur, procédé pour l'établissement de fistules lentes du canal pancréatique, méthode pour mesurer avec préciactivité d'un suc digestif, etc. Enfin, les résultats de toutes ces ches patientes et délicates, à l'exception de ceux qui ont paru *Archiv f. PhysioL ou, durant ces dernières années, dans les res des se. bioL de Saint^Pétersbouvgy étaient difficiles à bien tre, épars qu'ils se trouvaient dans quelques journaux russes ou es dissertations inaugurales également en russe. Grâce à Touvrage est question, il sera facile maintenant de se rendre compte et de able et des détails de ces belles recherches, des méthodes expédies qui ont été employées pour les conduire à bien, des conis générales auxquelles elles ont abouti.
t bon de remarquer aussi que, outre les faits acquis et qui renou- ; ou augmentent singulièrement nos connaissances sur le fonctiont des organes digestifs, ces travaux de Pavloff apportent encore ntribution d'un haut intérêt à l'étude de la physiologie des or-
II y a quelques années, on aurait pu croire que celle-ci était 9 à disparaître rapidement devant la physiologie cellulaire. Les
636 BIBUOGRilPHIfi.
prédictions en matière scientifique sont souvent fallacieuses. \m ^ les expériences, poursuivies un peu partout sur les glandes, sur iae fonctions, sur leurs rapports réciproques, soit qu'elles fassent ptftK <run môme système organique, soit qu'elles appartiennent àdes.fr lèmes différents, prouvent d*une façon éclatante combien cette pbyâ^ iogie des organes est encore féconde. Au premier rang de ces pà résultats expérimentaux se placent sans contredit ceux que Pavioff^ «on école ont obtenus sur les glandes digestives. E. G
La fatigue intoUocUwUe ; par A. Binet et V. Henri. Paris, in-8^ de 338 pages, avec 90 figures et 3 planches.
A en juger par la préface et par le premier chapitre (qui coatie&taiê «ritique avisée, juste et quelquefois mordante d'une discussion iuDâOàt sur le surmenage intellectuel, soulevée il y a une dizaine d'année ^ l'Académie de médecine), ce livre serait surtout une étude exacte de ^ fatigue intellectuelle, et par suite une œuvre de pédagogie scieotifiqB^ Kn réalité, c'est encore autre chose, et c'est quelque chose de plos ^ <{ui offre un grand intérêt pour les physiologistes ; c*est d'abord F^' jnen méthodique et très complet des divers effets physiologiques du tr^ vail intellectuel sur le cœur et sur la circulation, sur la température, sar la respiration, sur la force musculaire, sur les échanges nutritifs ; ooti^ cette excellente revue critique des documents connus jusqu'ici, oq trouvera encore réunis là, les résultats des recheixïhes pei*soanelb <^ auteurs sur ces différentes questions. Une autre partie de l'ouvrage oob* siste dans l'étude, non moins soignée, des effets psychiques du travail intellectuel, effets sur l'attention et influence sur diverses foactio»^ mentales ; beaucoup des recherches analysées ici ont été réalisées ^ des enfants des écoles au moyen de méthodes très ingénieuses qu^ ''^ auteurs exposent eu détail.
Ou comprend que d'un travail ainsi conçu et mené il soit possible ^ tirer quelques conclusions précises sur la fatigue intellectuelle. A <I^^ i-econnaît-on celle-ci ? Telle devrait être la première question à se poscf» pour les pédagogues comme pour les psychologues. Les auteui's mootrî^ bien que le caractère distinctif du surmenage est dans le mode derép^ tion de la fatigue, la fatigue normale, conséquence nécessaire de tout travail sérieux, se réparant pour ainsi dire d'elle-même, et la fatigua"' surmenage ne se réparant qu'après un repos plus ou moins proloagé.l^^ points de vue intéressants, comme celui-ci, et suggestifs, nesoat[** rares dans ce livre. E. G.
Pathologisoho Physiologie; von Ludolf Krehl. Leipzig, F. C. W.Vop
1898, un vol. in-8* de viii-572 pages.
si ai' Siri
Ce livre est, à certains égards seulement, la deuxième édition de que le professeur Krehl avait publié, il y a quelques années, sous leùti«
: Grundriss der allgemeinen klinischen Pathologie^ \ c'est surtout une oeuvre nouvelle, beaucoup plus étendue, plus approfondie et dominée I>aT' la tendance à expliquer physiologiquement, c*est-à-dire scientifique- *3aent, les processus morbides.
Vi'intérêt que présentent pour le médecin les questions traitées de ce ^oîQtde vue élevé, ressortira suffisamment de l'indication des sujets prin- <^ipaux développés dans cet ouvrage.
La pathologie du cœur se trouve étudiée à fond, depuis les ^li verses
-^^'^auffisances valvulaires jusqu'aux troubles du rythme cardiaque en pas-
fit par les phénomènes d'hypertrophie et de compensation ; celle 4.es
ï^tères et des veines est plus brièvement exposée ; le chapitre consacré
^x lymphatique set à. la production de Tœdème, manque un peu des ren-
oignements que Fauteur aurait aisément puisés dans les travaux d«s
périmentateurs russes et dans ceux de Hamburger, de Boddaërt, de
«rling, etc., sans parler des recherches déjà anciennes, mais ençoi;'e
unes à utiliser, de Ranvier; mais ici, comme dans les autres parties
^e ce livre, les informations sont surtout de source allemande; et s'il est
***ès naturel qu'il en soit ainsi pour beaucoup de questions, pour toutes
belles, par exemple, qui concernent les échanges nutritifs, dans le sens
*© plus étendu de ce mot, on peut s'étonner parfois que sur d'autres
(>oînts aussi, et à moins juste titre, l'auteur s'en soit tenu un peu trop
exclusivement à cette bibliographie nationale. — L'étude du sang, des
anémies, de l'hémoglobinurie, de la leucocytose; celle des troubles de la
^Onction respiratoire ; celle des troubles des sécrétions digestives, et,
^*autre part, des mouvements des organes digestifs; celle des échanges
Nutritifs, avec les importantes questions connexes de pathogénie, goutte,
**achitisme, ostéomalacie, glycosuries, diabète ; celles de la fièvre et enfin
*ie la sécrétion urinaire ne sont pas moins soignées. Vient en dernier
^îeu un chapitre consacré au système nerveux, altérations de la motilité.
^t de la sensibilité et troubles trophiques d'origine nerveuse.
Telle est, sommairement, cette <> Physiologie pathologique •, conception lieuve, habilement réalisée par la réunion méthodique et la répartition logique de nombreux faits expérimentaux et d'observations, et menée ^ bien grâce à une critique intelligente. L'auteur a donc montré qu'il est <iès aujourd'hui possible de présenter une explication rationnelle, fondée sur nos connaissances physiologiques, de l'origine et du développement ^e la plupart des processus pathologiques. Ce n'est pas que de telles explications n'aient été déjà mises au jour ; les données physiologiques ^nt toujours servi à rendre compte, par exemple, des troubles de la circulation qui seraient sans elles inintelligibles; et il s'est fait, sur d'autres points de la pathologie, beaucoup d'autres tentatives semblables ; mais ces tentatives restaient partielles. L. Krehl vient de généraliser et de systématiser heureusement cette méthode. E. G.
* Une traduclion française on a été donnéo par S. Bernueim, 80US le titre de Précis clinique de pûtbologie générale^ Paris, 1895.
A Manua! of gênerai pathology; by W.-S. Lazarus-Barlow, Londres, J. et A. Churchill, 1898, in-8« de xi-795 pages.
Voici un livre original tant par le plan que par la distribution dis matières et qui, écrit pour les médecins, peut être, pour cesraisonsel pour d'autres encore, utilement consulté par les physiologisles. L'aaleQf considèi* la pathologie générale, non du point de vue de Ta natomie pathologique, comme on Ta fait trop exclusivement jusqu'ici, selon sa juste remarque, mais du point de vue expérimental. Par cela seul, beaucijs? de questions se trouvent agrandies ou renouvelées ; et, comme la path(H logie expérimentale n'est pas de vieille date, presque toutes sont Dilurellement traitées à l'aide de documents récents. Le choix de ces d'XGments est d'ordinaire très judicieux ; les informations, abondantes, sot mises en valeur par une critique en général sûre. 11 est cepeoàDtâ regretter que sur quelques points on rencontre des indications bibliognphiques en partie inexactes ou incomplètes. A la vérité, dans un ouvri?? qui met en œuvre tant de renseignements de provenances si variées, ce défaut est bien difficile à éviter complètement.
La répartition des questions est la suivante: étude d'ensemble des bai' téries, de leurs propriétés vitales, de leur pouvoir pathogène; patholo^e du cœur et de la circulation ; pathologie du sang (l'auteur insiste part'* culièrement sur la coagulabilité du sang, sur les globules rouges et ar les anémies), à laquelle sont rattachées des considérations sur la fil'r*" tion et l'osmose dans les problèmes pathologiques, et par suite l'éludede la formation de la lymphe et celle, très détaillée, des œdèmes. Ce chapitre constitue une des meilleures parties de l'ouvrage; on sait d'aillefii^ que Lazarus-Barlow a publié sur ces sujets de fort intéressantes rfcherches. L'exposé des faits et des théories relatifs à l'inflammation vieat ensuite; puis l'infection est traitée avec les questions connexes de l'inimunilé, des antitoxines, de la phagocytose, etc. ; puis les troubles de « régulation thermique, hyperthermie, hypothermie, fièvre; on ne voit p»!' trop pourquoi à ce chapitre succède un court chapitre consacré au choc, au collapsus et à la transfusion; la pathologie delà nutrition (mort locale, dégénérations et infiltrations, atrophie et hypertrophie, néoplasmes) ^^ bien étudiée ; y fait suite un excellent chapitre, en apparence compIi>î"^' mais où sont logiquement réunies et groupées des séries de faits relatii* aux anomalies des sécrétions et excrétions, depuis la sécrétion uriua'ff juscju'aux sécrétions internes en passant par les sét rjlious hépatique»' la pathologie de la respiration n'est pas exposée avec moins desoindans toutes SCS parties (toux, éternuement, asthme, emphysème, pneumothorax, modifications des mouvements respiratoires, manque d'oxygène» augmentation d'acide carbonique, asphyxie, dyspnée, etc.); un cour» appendice comprend l'empoisonnement par les ptomaines, la fragm^"^' tion du cœur, et la détermination de quelques causes de mort, par or"' lures étendues, par submersion, par la soif, par la foudre ou le c électrique.
BIBLIOaRAPHIE. 639
Une liste des auteurs cités et une table analytique très détaillée des matières complètent utilement Touvrage.
Oq le voit, ce livre n'est pas seulement une « Pathologie générale » ; c'est aussi à beaucoup d'égards un traité de physiologie pathologique; et a ce titre il peut rendre des services a bien d'autres qu'aux étudiants pour lesquels il est d'abord écrit. E. G.
Etude oxpérimontaîc de pharmacodynamie comparée sur la morphine et ïapomorphine; par L. Guinard. Thèse de doctorat en médecine, Lyon, 1898, in-S» de xv-728 pages.
La seule indication du nombre des pages de cet ouvrage en montre l'importance; c'est une monographie très complète, où sont successivement passés en revue tous les efTets physiologiques de la morphine et de Papomorphine chez des animaux d'espèces très diverses.
De cette étude comparative ressort d'abord le fait que l'action principale de la morphine n'est pas la même chez tous les animaux; il y en a pour lesquels elle est le narcotique que l'on connaît et, chez d'autres, elle détermine des phénomènes d'excitation sans narcose. Dans le premier groupe se placent, par rang de susceptibilité décroissante, le chien, le lapin, le cobaye, le rat blanc, la souris; dans le second, et toujours dans le même ordre, le cheval, l'âne, le bœuf, le chat, le mouton, le porc, la chèvre. L'auteur s'est livré à des recherches très détaillées sur cette action excitante de la morphine chez des animaux de ces différentes espèces, et a enrichi ainsi la pharmacodynamie de documents précieux.
Une distinction non moins utile est celle de l'apomorphine non cris* tallisce et de l'apomorphine amorphe et de leur différence d'action ; là aussi se trouvent beaucoup de renseignements nouveaux.
Parmi les autres questions longuement traitées, il convient de citer particulièrement une analyse minutieuse du mécanisme du vomissement produit par ces substances, une étude approfondie de leur action cardiovasculaire, la détermination de leur influence sur les sécrétions, sur les échanges gazeux, sur la thermogenèse, etc.
De très nombreux protocoles d'expériences et des graphiques non moins nombreux justifient tontes les propositions de l'auteur. Enfin une table des matières, rédigée avec un grand soin et d'une façon détaillée, facilite singulièrement la lecture de ce livre qui fait honneur à son auteur et à la fois à l'Ecole où il a été élaboré. E. G.
Les cancers èpithéliaux; par Fadre-Domergue. Paris, 1898, un vol. grand in-8° de xviii-4i3 pages.
Abstraction faite de son grand intérêt au point de vue de la pathogénie et de l'anatomie pathologique, ce livre doit attirer l'attention des biolo-
640 BIBLtO(}RAt>tnÈ.
gl^cs ; l*6uteur montre que toute la question, si importante, dont il s» cupe, relève de nos connaissances sur la cellule et sur son développa ment; il s'efTorce d'établir que la formation des masses oéopla$i^ épithéliales est due à un trouble de ce développement, à la dêsorienution de ta division des cellules qui constituent ces masses; du reste, li gravité clinique des tumeurs paraît être en rapport avec l'inlensité if cette désorientation. De là, la raison profonde de la critique pénélranki laquelle Fauteur soumet toutes les théories parasitaires du cancer ses remarquables travaux antérieurs sur cette question sont d'ailleurs hm connus); et de là aussi la tendance à substituer à ces théories une codception étiologique fondée sur la tératologie cellulaire. Cette concepli'ja peut même conduire à des essais de traitement rationnel des tucteors cancéreuses.
Cet important ouvrage contient un très grand nombre de figures eUii belles planches en couleur hoi*s texte. E. G.
Anntïal and analytical Cyclopœdia nf practical Modicino ; by Charik E. Sajous. Philadelphie, 1898, vol. 1, grand in-8« de x-GOl pages.
C'est, sous une nouvelle forme, le recueil antérieurement publié pr M. Sajous sous le titre de Annualof theuniversàl médical sciences e\^^^ n'avait pas paru depuis Tannée 1895.
Cette encyclopédie est typogi*aphiqnement bien supérieure à la précédente, plus facile aussi à consulter. Tordre suivi étant simplement alphabétique. Le premier volume a trait aux lettres A et B. Les principaw articles sont les suivants : blessures de Tabdomen, avortement, acof, acromégalie, aclinomycose, maladie d'Addison, albuminurie, alcool ei alcoolisme, anémie, anévrisme, antipyrine, appendicite, arsenic, asthme, béribéri, maladie de Bright, etc. J'en citerai encore quelques nutrrt, particulièrement intéressants au point de vue physiologique, tels qu'»»* tonurie, extraits animaux, aphasie, astigmatisme, atropine, etc. Chacpf article comprend un résumé plus ou moins court de la question, poi* Tanalyse des principaux travaux publiés en 1896 et 1891; plusieurs sont illustrés par de belles planches.
L'Encyclopédie de Sajous constitue donc un excellent recueil bibliographique . E. G.
Paris. — Imp. PAUL DUPONT, 4, me du Boilldi (CI.) ^.6.«. Le Qirtni : G. MassdS.
TRAVAUX ORIGINAUX
DÉVELOPPEMENT DU COBAYE
Par ON. LIVON et H. ALEZAI8
(Travail du laboratoire de physiologie do Marseille.)
>rnnie le dit Hénocque [Arch. de physioLy 1891, p. 108), on ne
calculer l'âge des cobayes par leur poids, car, dès la naissance,
i-ci varie considéjrablement. Hénocque parle d'un écart de 50 à
Tarnmes, nous avons trouvé que l'écart pouvait être beaucoup
grand encore. Nous avons eu, en eflet, Toccasion, dans le cours
tos recherches, de peser une grande quantité d'animaux au mo-
^i de leur naissance, et nous avons trouvé des sujets ne pesant
38 grammes et d'autres, au contraire, ayant un poids de
grammes, écart qui, comme on le voit, est presque dans le rap-
t de 1 à S.
^n peut dire que, d'une façon générale, le poids du cobaye à la âsance dépend de Tàge de la mère et surtout du nombre de la lée. Les femelles jeunes ont des petits qui n'ont pas un développent bien grand, de même qu'une portée de quatre à six cobayes ne des individus plus petits qu'une portée de deux par exemple. is un cas, la mère pesant immédiatement après la mise bas grammes, nous avons vu une portée de deux, composée d'un e pesant 89 grammes et d'une femelle pesant 110 grammes. Dans portée de cinq, la mère pesant 520 grammes, le poids des peétail : 59, 54, 49, 48 et 16 grammes. Dans une autre portée de tre, nous avons trouvé dans les mêmes conditions : poids de la € : 688 grammes, poids des petits : 62, 52, 47 et 44 grammes.
KWLCïl, DE PhTS., 5* 8BRIE. — X. 42
642 CH. UVON ET H. ALEZAIS.
Peut-on établir un rapport entre le poids de la mère et le poièè] la portée? Non. Nous voyons, en elTet, dans les exemples que avons donnés, que c'est la femelle qui pesait le moins après la m» bas, qui a eu la portée la plus nombreuse et la plus pesante, polè de la mère : 520 grammes ; poids de la portée de cinq : 256 gramin»; tandis que la femelle la plus lourde, 688 grammes, n'a eu qu' portée de 205 grammes.
Cette grande inégalité de poids à la naissance, disparait-€l bientôt pour fournir à peu près un poids égal pour chaque iudivHJt] du même âge? Non encore, car si, comme nous allons le voir, l'afcroissement est à peu près journellement régulier, on ne peutpiî dire que les animaux les plus petits à la naissance soient ceuiqi grossissent le plus rapidement pour regagner, pour ainsi dire, ie poids qui leur mancjuait. Ainsi au bout d'un mois, par exemple, les animaux qui pesaient, à la naissance, de 85 à 105 granmies ont ni poids de 260 à 270 grammes, tandis que ceux qui ne pesaient qa» 4i a 60 grammes n'arrivent qu'à 187 à 200 grammes. La différeo* reste donc encore très nette au bout d'un mois, malgré les meilleurâs conditions d'alimentation, les mêmes pour tous.
L'étude journalière du développement du cobaye pendant la première période démontre que l'accroissement est régulier et conr tant. Pourtant, une observation que nous avons faite, sans pouvoir bien en établir la cause, c'est que beaucoup de nos animaux qui s«i- *vaieiit im développement régulier, arrivés à une période compri?* environ entre le vingt-deuxième et le vingtrsixième jour, préjefl* taient un jour de décroissance passagère pour reprendre le \enàt main leur développement régulier. Est-ce une coïncidence bizarre ou bien cela tient-il à un phénomène particulier de nutrition qui ?* passerait dans Torganisine de l'animal à celte période ? Nous po^ons le problème, n'ayant pu, jusqu'à présent, en trouver la solution.
Nous avons suivi jour par jour le développement de nombreux animaux soit au point de vue du poids, soit au point de vue île la taille ; nous avons pu nous rendre compte alors du développement dans les conditions normales ordinaires d'alimentation, c'està-din? les animaux étant laissés avec leur mère au moins quinze jours, et ayant h leur disposition une alimentation abondante, composée de chou, de son et de blé.
Dans le tableau suivant, nous avons mdtqué jour par jour pemiaulle premier mois, puis de cinq en cinq jours pendant le second, et, enfin, d^ mois en mois jusqu*au sixième, raccroissemenl de cinq cobayes bien différents de poitls à leur naissance, et pris parmi les nombreuses obs^ei^ vations que nous avons faites. Ces cinq observations nous ont servi » établir une moyenne que nous avons inscrite en regai^, ot qui n'«y>Bl.
DEVELOPPEMENT DU COBAYE.
endu, comme toutes les moyennes, qu'une valeur relative, n'en moins à indiquer la mai*che quotidienne de l'augmentation en 19 animaux.
'Développement du cobaye.
IATB8.
nr
{!•' mois).
(2* mois}..
(3* mois)..
(4* mois;..
(6* mois)..
il»'
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l:iO 25:3 2;^^
MOTBRlIBa.
10) :iS8 58-4
examen de ce tableau, il ressort que, sauf pour le premier i se fait remarquer par une légère diminution de poids après ance, pendant les dix-sept premiers jours, Taccroissement en âl un phénomène qui marche régulièrement avec une auglon moyenne d'un peu plus de 6 grammes par jour. A partir loraent quelques irrégularités se produisent et correspondent
644 CH. LIVON ET H. ALKZAIS.
à la période que nous avons signalée, pendant laquelle on re: un temps d'arrêt et même une diminution de poids. C'est ici qoi moyenne perd de sa signiRcation, car cette perte de poids ne seft^\ duisant pas le même jour chez tous les animaux, il y a compensi-, tion dans la moyenne ; cependant elle n'en paraît pas moins évidi entre le dix-huitième et le vingt-huitième jour et TaugmeQU quotidienne tombe au-dessous de 5 grammes. Si maintenant on éfr| die Taugmentation du poids total pendant le premier mois, on trooni 174 grammes, ce qui donne par jour b^fi; pendant le second m« Taugmentation n'est que de 140 grammes, soit 4^,6 par jour;])»dant le troisième mois elle est de 97 grammes, soit 3»',23 parjoar; pendant le quatrième elle est à peu près la même, 99 gramoifé» S^^S par jour ; pendant le cinquième et le sixième, elle n'est que de 116 grammes pour les deux mois, soit 1»'",9 par jour.
A partir de ce moment, l'animal peut être considéré comme ajiit atteint son complet développement, car les variations qu'il préseoie ne sont que le résultat de l'engraissement. Nous avons pesé piD* sieurs cobayes ayant dix mois et plus, et nous avons trouvé leff poids variant de 650 à 800 grammes. 't
Nous avons déjà dit qu'il était assez difficile d'établir l'âge d'iai cobaye d'après son poids; pourtant de l'ensemble du tableau etdessus et surtout d'après le résumé d'un grand nombre de pesées elTectuées successivement sur les animaux que nous avons observés et suivis on peut arriver, croyons-nous, à établir une moyenne qm est la suivante :
A 1 mois le poids moyen est de — 240 à 250 gr.
Les chifîres que nous avons donnés sont établis sans tenir compta du sexe ; mais il était intéressant, en faisant cette étude, desa>'oir si le sexe pouvait avoir une influence quelconque sur l'accroissement; nous avons suivi séparément le développement des mâles rf des femelles et des chiffres que nous avons obtenus il nenouse?! pas possible de tirer une conclusion, car, tantôt, la moyenne tHaiUfl faveur des mâles, tantôt en faveur des femelles. On peut doncdir? que le sexe est sans influence sur la marche de l'augmentation iiû poids chez le cobaye.
Taille, — Nous venons de voir quelle était la marche de l'accrois sèment du cobaye en poids, nous devons maintenant étudier son
DÉVELOPPEMENT DU COBAYE. 645
oissement en longueur afin de connaître si Ton peut établir une lion entre ces deux facteurs.
lur mesurer la longueur du cobaye vivant, le procédé qui nous a le plus simple et en même temps le plus exact, consiste à suspendre mal, en prenant entre le pouce et Tindex gauclies sa tête placée en Qsion dans la direction de l'axe du corps. Si on a soin de ne pas lyer sur les oreilles, Tanimal cesse bientôt de s'agiter et il est facile, un compas-glissière tenu de la main droite, de mesurer sa longueur mseau au coccyx.
lez le nouveau-né la longueur du corps est en moyenne, comme le s, à peu près égale dans les deux sexes; mais les écarts individuels considérables et peuvent aller du simple au double chez des sujets e même portée.
Poids et longueur du corps chez le nouveau-né,
12 sujets maies.
oids moyen 16 gr. Longueur moyenne. . 0^133
— maximum 88 — maximum. 0,144
— minimum 46 — minimum. 0,120
9 sujets femelles.
oids moyen 13 gr. Longueur moyenne. . 0"133
— maximum 107 — maximum. 0,148
— minimum 45 — minimum. 0,122
illongement du corps se continue tant que Tanimal augmente de } ; il est plus rapide pendant les premiers jours qui suivent la nais- &, sauf pendant la période de diminution passagère qu'il présente ralement au début. Il se ralentit ensuite, mais il est encore sensible e cobaye de 100 à 800 grammes. Pendant les trois premiers mois, le i s'allonge en moyenne de 0",001 à 0",0015 par jour ; mais la marie Taccroissement en longueur est irrégulière, sujette à de grandes rences individuelles et indépendante du sexe. Entre deux sujets de e portée et de sexe différent, la femelle n*est pas toujours, au bout même laps de temps, la moins développée ; le mâle finit cependant 'emporter un peu sur la femelle.
rmi les observations que nous avons recueillies, nous donnerons ne exemple la suivante prise sur quatre animaux, deux mâles et femelles de la même portée, qui ont été suivis pendant quatret-quatre jours.
Tableau
CH. UVON ET H. ALEZAIS.
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