VERIFICATION EXPERIMENTALE DE LA THEORIE DE LA CGMBUSTIOÎI
Par M. F. LAULANIÉ
La théorie de la combustion considérée comme la source exclusive de la chaleur animale soulève de très fortes objections. Assurémenl la combustion reste le procédé dominateur de la dépense alimentaire, mais, en même temps qu'ils sont brûlés, les principes immédiats donnent lieu à des réactions indépendantes de l'oxygène eldont on ne saurait méconnaître l'influence thermogène. Ces réactions sont des dédoublements, des hydratations et des déshydratations. Parmi elles, il en est comme les dernières qui, au lieu de produire de la chaleur, en consomment et, à côté des réactions exothermiques, il y a lieu de considérer les réaclions endothermiques dont les effets combinés se mêlent dans une proportion indéterminée avec ceux de la combustion pure.
D*autre part, l'oxygène produit des quantités inégales de chaleur, selon qu'il brûle telle ou telle catégorie de principes immédiats et que la combustion de ces principes est complète ou incomplète. La chaleur produite par la dépense chimique des principes immédiats est donc une résultante, une somme algébrique où la part de la combustion, pour être la plus considérable, resterait indéterminée et ne pourrait être inférée à partir des témoins de hi combustion.
Si fortes que soient ces présomptions, elles n'excluent pas c^lle question de fait qui consiste à vérifier la théorie de la combustion. Il est toujours possible, expérimentalement, de comparer la chaleur réellement produite par un animal à celle qu'il devrait produire dans
lothèse de la combustion et à partir des combustions effectuées. jst le problème expérimental qu'on a toujours le droit de poser essayer de résoudre. L'examen des recherches auxquelles il a é lieu se ramènerait à l'histoire de la théorie de la combustion, us entraînerait trop loin et nous supposerons que. le lecteur ait toute la part de Lavoisier, celle de ses héritiers immédiats ng et Despretz, et comment M. Berthelot, par ses mémorables 3rches sur la mécanique chimique, a fixé les principes qui doiintervenir dans la matière.
qu'il convient de retenir, c'est qu'il faut comparer deux termes : laleur réelle et la chaleur théorique. Or les résultats acquis is Lavoisier ont permis d'établir les bases du calcul nécessaire fixer le second terme. Celui-ci peut être calculé, soit à partir du (ustible, soit à partir du comburant. La totalité du combustible 3ment dépensé par un animal dans un temps donné trouve sa ire dans la nature et la quantité des excréta éliminés dans le et la respiration de cet animal dans le même temps. Rubner schrift lûr Biologie, t. XXI, 1884) a adopté cette base de calcul a poursuivi avec le plus grand succès la vérification expérimenie la théorie de la combustion. L'expérimentateur allemand s'est d'un calorimètre à air, dont la description ne saurait être faite lais disposé de manière à assurer la plus parfaite exactitude ses indications. La dépense alimentaire de l'animal en expée est évaluée par l'azote total des urines et le carbone de la ration. Rubner s'abstient de déterminer la consommation d'oxydans la crainte de commettre des erreurs. L'albumine calculée tir de l'azote total, appelle un volume de CO* qui est défalqué 0' de la respiration et le CO* restant est attribué a la combusie la graisse. En opérant dans ces conditions, Rubner a trouvé e rapport de la chaleur calculée à la chaleur réelle est très voi- 3 l'unité. En fait, la moyenne que nous tirons de ses expériences, ir valeur 0,996. Ce résultat permet donc de conclure que la [IV produite par un animal en un temps donné est égale à la ur qui résulterait de la combustion des aliments désassimilés et animal dans le même temps.
ns l'ordre chronologique se placeraient ici les travaux de Kaufi, mais nous avons plus d'avantages à en différer l'examen pour attacher au choix d'une nouvelle base de calcul dans la détertion de la chaleur théorique. Cette base, que nous avons adopans les présentes recherches, repose sur ce fait qu'il existe un )rt défini et invariable entre la chaleur produite par la combusies différents principes immédiats et l'oxygène dépensé dans combustion. Les différentes valeurs de ce rapport figurent dans
F. LAULANlé.
le tableau ci-dessous, colonne 9, à côté des termes qui ont servie rétablir.
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SabsUDce inu«-\ cuUire sèobe.r .*^ Albumine jus-\ ^ qn*à Tnrée * . . .
Graisse de porc * .
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