SS
* En partant de Téq nation de U combustion (formule de LIeberktthn).
* A partir de rëquation de la combustion.
On voit également ftgia'er dans ce tableau le rapport de la chaleur produite par la combustion des diilérents principes inmiédiats ait quantité de GO* dégagé dans cette combustion et ce rapport pourrait également servir au calcul de la chaleur théorique, mais ily»l^ plus grand avantage à ne retenir que celui qui louche à Toxygèûe. Ses différentes valeurs mesurent la quantité de chaleur produite par chaque litre d'oxygène employé dans la combustion des différents principes immédiats, cette combustion s'arrêtant au terme urée pour les albuminoïdes. Elles représentent donc une constante propre à chaque cas particulier de l'alimentation et mesurent ce que nous proposons d'appeler le pouvoir ibermogène de t oxygène.
Si la théorie de la combustion est exacte, la réalité expérimentale doit faire ressortir entre la chaleur produite par un animal et Tox)gène consommé par cet animal pendant la durée de son séjour dans le calorimètre, un rapport précisément égal à celui que la Uiéoriede la combustion exigerait.
En un mot, répreuve de la théorie de la combustion consista à déterminer la valeur réelle prise par le pouvoir thermoigènederozy-
[ène dans les divers modes de ralimentation et à rechercher si cette aleur réelle concorde avec la valeur théorique.
Une enquête de ce genre est d'autant plus nécessaire que les résulats obtenus par les diflérents auteurs offrent la plus grande diver- »vnce. En dépouillant les faits épars dans les travaux des rares physiologistes qui ont mesuré simultanément la chaleur produite et 'oxygène consommé, on est frappé de Tincohérence de ces faits et, lisons-le hardiment, de leur invraisemblance. La valeur moyenne du ■ouvoir thermogène de Toxygène est de 4"^775. Or, en dépouillant Bs chiffres fournis par Sigalas [Recherches de calorimétrie ( Thèse Be doctorat, 1890)], nous arrivons aux valeurs suivantes : 5''''', 212 ► our le chai, 6**^497 pour le cobaye, 5*'»*,862 pour les lapins de »-etite taille et 6**^802 pour les adultes. En partant des chitTres de Jesplats (Journal de l'anatoniie et de la physiologie, 1886), npus ^tenons des résultats non moins discordants : 7^^064 pour le rat, ^',722 pour le cochon d'Inde et 4**\847 pour les oiseaux.
Aucun de ces chiffres n*est conforme aux prévisions de la théorie. Sq tout cas leur valeur dépend plus qu'il ne conviendrait de Texpéiinentateur qui les a obtenus et de l'espèce animale qui a servi à les Itenir. A ne considérer que ce dernier facteur, il faudrait conclure ^e chaque espèce animale a sa chimie propre et ses procédés de t^ermogenèse, ce qui n'est pas admissible. Il est vrai qu'en rapproftant les résultats fournis par M. Kaufmann {Arch. de physioL, *96), on constate que le pouvoir thermogène de l'oxygène prend 4Eins chaque cas la valeur prévue par la théorie, mais celle irconstance n'a pas suffi à nous convaincre, et il nous a paru ^cessaire de reprendre la question en faisant abstraction de tout ^ passé et d'introduire pour la résoudre une technique irréprotiable.
La valem* prise par le pouvoir thermogène de l'oxygène constitue cnc le critère qui nous permet de juger tout d'abord de la valeur le la théorie de la combustion.
Par corrélation, si cette théorie est exacte, la réalité expérimensile doit faire ressortir l'égalité de la chaleur produite par un animal I de la chaleur calculée à partir de l'oxygène consommé par cet Qîmal dans le même temps et du pouvoir thermogène de ce gaz ans les circonstances alimentaires où se trouve placé le sujet 'expérience. Il ne reste plus qu'à déterminer la valeur théorique e ce rapport dans chacune des circonstances précitées.
Trois cas sont à considérer : 1^ celui où l'animai est privé * aliments ; 2* celui où il est soumis au régime azoté et enfin, 3" celui Di il est soumis au régime herbivore avec prédominance des hydrates 0 carbone. Nous n'envisagerons pas le cas où l'animal est nourri
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de graisse, parce que la graisse alimentaire passe immédiateoeil dans les réserves et ne modifie pas les échanges respiratoires.
Dans le premier cas, Tanimal vit sur ses graisses et sur Tali»mine de ses tissus. Dès lors le pouvoir thermogène de roxygèûg garde la valeur que lui donne la théorie, soit 4**\598 ou 4"',»^ chiffres très voisins et que pour simplifier nous ramenons au dàfk unique 4^^600. Le second cas, régime azoté, est également très per et le pouvoir thermogène de l'oxygène garde encore la valeur que lui donne Téquation de la combustion : 4,576, soit en chitte ronds : 4,600.
Le troisième cas, celui du régime herbivore, est plus complexe, I car, en même temps que les hydrates de carbone qui forment la base 1, de son alimentation, l'animal consomme l'albumine et la graisse de I ses aliments ou de ses tissus. Si abondants que soient les hydrates I de carbone, l'excrétion azotée n'est jamais suspendue et trahit les 1 métamorphoses incessantes qui renouvellent la matière vivante. I Bien plus, dès que les réserves alimentaires du dernier repis sont compromises, l'organisme trouve le supplément de potentiel nécessaire à la production du travail physiologique dans l'utiiisatioB de la graisse accumulée. Ce processus prend même une importance croissante, ce dont on est averti par l'abaissement progressif du quotient respiratoire à partir du moment où l'animal a ingéré son repas. On peut donc supposer sans erreur sensible que l'oxygène consommé par un animal soumis au régime herbivore se partage entre la glycose alimentaire (hydrates de carbone) et les graisses de l'organisme. Il n'y aurait aucun intérêt à faire la part de Falbnmine dépensée, puisque l'oxygène produit la même quantité de chaleur dans la combustion de la graisse (4**\598) et dans la combustion de l'albumine (4«*»,576).
Quant à la part d'oxygène consacrée à la combustion des graisse», elle peut être aisément déduite du quotient respiratoire dès que celuici s'éloigne de l'unité. Soit a<I le quotient respiratoire chez un animal soumis au régime herbivore. Nous avons :
-^ = 01 d'où C02 = a02,
la plus grande partie de l'oxygène est consacrée à la combustion du sucre. Soit x cette partie, la différence O* — x donne la paît d'oxygène consacrée à la combustion de la graisse et CO*— J représente le volume de CO* résultant de cette combustion. Nous avons donc :
C02 — ;r ^ ^ «02 — AT ^
.^,— ^^0,.00 ou ^,^ =0,100,
ffre 0,700 exprimant le quotient respiratoire de la graisse.
«03 — 0,70002 = ;r — 0,700 jr, 02(a — 0,700) = ;r(t —0,700).
Il on tire enfin :
^Vi — 0,700/ Lis faisons 0* = 1 litre, on a
ssion simple donnant la part de l'oxygène consacré à la combuslu glycose. Soit, par exemple, un animal dont le quotient respie est égal à 0,900. La part d'oxygène consacrée par litre aux ites de carbone a pour valeur :
0,900-700 0,200 ^.^ ^ 0,300 ^5;âÔQ=^ -^^^-
ant à la part consacrée aux graisses, elle est de
is ce cas, le pouvoir thermogène de Toxygène se compose de éléments qu'il faut ajouter :
D • 4u ' 1 r^j ( 0,666X4,950.... ^^296 Pouvoir thermogeue do 0^ = j ^ ^ 333 J ^ '^ ^ ^^3^
Total 4.834
'animal a consommé un volume V d'oxygène, la chaleur théoà comparer à la chaleur réelle devient :
VX4,83i.
les sont les bases sur lesquelles repose Tévalualion do la Lir calculée à partir de l'oxygène consommé, problème devient maintenant purement technique et il consiste ^rininer la valeur absolue de la chaleur produite par un animal