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PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU LABYRINTHE DE L*H0MI1E

fusibilité générale du tronc et des membres, — Nous trouvons sur la tié gauche du corps une légère diminution de la sensibilité. Le contact pinceau est perçu, mais la sensation est moins accusée que sur la tlé droite du corps. Pour les sensibilités douloureuse et thermique 3 constatons la môme hypo-esthésie légère. La différence entre les c moitiés du corps diminue en allant de haut en bas et se trouve sqiie effacée au niveau des pieds. Les attouchements sont retardés, s leurs localisations justes.

»a force musculaire est considérablement diminuée du côté gauche.

Réflexes. — D'une manière générale tous les réflexes sont exagérés, is ceux du côté gauche notablement plus qu'à droite. Nous avons exané les réflexes massétériens, olécrâniens, des radiaux et fléchisseurs 3 doigts, patellaires et des tendons d*Achille. Le phénomène du pied Lste des deux côtés.

examen acoustique, — Va diapason vertex est latéralisé à gauche. Le cine est positif à droite, négatif à gauche. L'épreuve de Schwabaoh QDe une durée de transmission osseuse de beaucoup plus longue pour ■nastoïde droit que pour le gauche. Ut] donne à droite dix-sept secondes, piuche seulement cinq secondes de durée. Le langage à voix basse tst pas compris, quoique entendu. La voix moyenne et la voix élevée at bien comprises. I/oreille droite entend la voix chuchotée à une dis- L ce de 5 mètres, la voix forte à une distance de 15 mètres. L'oreille :Bche entend la voix chuchotée à 0"',60, la voix forte à 3 mètres. Les ^sonnés R et S ne sont pas entendues. Ràtelipr est compris pour ate- K*, sage pour âge. Donc des guatre épreuves consultées, deux parlent faveur d'une lésion de l'appareil de transmission et deux pour une ion de Tappareil nerveux. Le tympan que nous avons fait visiter plusieurs reprises par un spécialiste n'est ni scléreux ni enfoncé, ijourd'hui, quatre mois après le dernier examen, Foreille gauche est élément sourde et n'entend plus aucun son, ni par transmission aénne, ni par transmission osseuse.

^fonctionnement vestibulaire. Statique. — Les talons rapprochés, i yeux étant ouverts, la malade se tient en équilibre pendant un cerin temps, variant de cinq à dix secondes; puis les oscillations de tout

corps qui se manifestent dès le commencement deviennent de Us en plus accentuées et l'obligent à changer de position pour éviter rechute. L'occlusion des youx augmente beaucoup cette incertifié et l'exagère à un tel degré, que déjà vers la troisième seconde

malade tombe vers le côté gauche. Tandis que la station sur la ïïibe gauche seule est impossible, sur la droite elle peut être mainnue quelques instants. Mais, une fois les yeux fermés, aucune de -s positions n'est réalisable.

Locomotion. — Quand la malade marche avec le concours de la ite, en ligne droite, on observe une certaine hésitation. La démar-

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che n'est pas régulière, les pas ne sont point égaux et isochrones. Leur longueur varie comme leur vitesse. En continuant à mardw, la malade reçoit des poussées qui la balancent vers le côté gauche et elle dévie petit à petit vers ce côté si elle ne surveille pas la ligne de direction. Le tableau change si nous fermons les yeux de la malade au moyen d'un bandeau. Dès le point de départ elle s'écarte de la ligne de direction vers la gauche et décrit en continuant sa rootti un cercle qui la ramène à son point de départ, cercle oflrant uo ditmètre de 7 à 8 mètres. Ce mouvement de manège a lieu vers le oéié gauche, c'est ce côté qui regarde le centre. La progression ea arrière détermine le même phénomène en plus petit.

Il est étrange de voir que ce manège peut être évité par le changement de position de la tète. La malade n'a qu'à incliner la tétesor l'épaule droite, la marche, quoique vacillante et interceptée par des poussées, devient alors rectiligne et le manège fait défaut. La progression en ligne droite avec renversement de la tête en arrière prend une physionomie toute particulière. En voulant avancer, efle ne réussit que pour un ou deux pas et reçoit alors des reculs, qui l'engagent à avancer de nouveau. Pendant cette lutte on voit lat^te faire des oscillations continuelles de haut en bas et de bas en haaC, comparables aux oscillations verticales de la tête du pigeon en marche. Dans cette position aussi le manège fait défaut. L'inclioaiâOQ de la tête sur l'épaule gauche ne permet que quelques rares pas. La déviation vers la gauche devient si forte que déjà vers le trotsième pas la chute est fatale. Le saut n'a pas pu être examiné à cause des vives douleurs que ressent la malade au moindre choc.

Epreuve de la centrifugation. — La malade prend place sur uk chaise qui se trouve à la périphérie du plancher rotatif. Le do? regarde le centre, la face la circonférence du disque. Les yeui soat couverts par un bandeau. Nous tournons l'appareil vers le côtt» gauche du sujet en expérience en variant pour chaque tour la vitesse de rotation. La malade nous dit rester en place pendant tout le lemp» de la translation angulaire. Aucune accélération, aucun relard daas le mouvement rotatoire n'arrivent à sa. conscience. Mais dès ^ nous arrêtons après une vive rotation vers la gauche, elle indiqua sentir une rotation adroite, illusion qui persiste jusqu'à dix secondes. La rotation à droite demande, pour être perçue, une certaine r»f«i' dite. Un tour lent n*est pas senti; mais dès que nous accélérons l« vitesse, la malade reconnaît bien la direction de la translation et elfe* dit : Vous me tournez à droite. L'arrêt d'une rotation à droite nV>^ pas immédiatement senti comme tel et ne produit pas la sensatiofl d'un mouvement illusoire vers le côté opposé. La malade croit enco'^

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inuer sa rotation et ce n'est qu'au bout d'un certain moment lie dit : Je crois être arrêtée. Pour toutes les positions réalisables (sultat de la centrifugation reste le même. Le vestibule gauche épond plus, le droit continue à fonctionner. Liant au vertige galvanique, normalement, un courant de 10 milpères sufRt pour produire, à la fermeture, une secousse de la tête

Fanode et la sensation de tomber vers la cathode ; les objets nent en même temps du côté de la cathode. En introduisant les trodes dans les conduits auditifs externes, nous n'avons pas >nu le vertige sur l'oreille gauche avec une intensité de 15 milipères, tandis que 5 milliampères suftisaient déjà à le faire apdtre du côté droit.

\n comparant les résultats de notre enquête clinique avec les iptômes que la physiologie expérimentale a obtenus sur les aniux, nous y trouvons la concordance la plus parfaite. Le Homberg, chute vers le côté malade aussi bien pendant la station que tdant la locomotion, les mouvements de recul et de manège, [aiblissement homolatéral de la force musculaire, le dérobement jambes, l'absence de vertige galvanique du côté malade et le lut des perceptions transitoires angulaires intéressant le labyhe détruit, sont des symptômes aussi communs au pigeon qu'à mme.

fC dernier symptôme demande une petite digression explicative :

naît pour l'homme normal, chaque fois qu'on arrête un mouveit translatoire, une sensation de mouvement ayant une direction osée au mouvement rotatoire primitif. Après avoir tourné la ;rifuge à gauche, par exemple, l'individu en expérience nous dira moment de l'arrêt : Maintenant vous me tournez à droite. Cette sation illusoire a une durée variable, dépendant de plusieurs Burs. Le mécanisme de ce phénomène a trouvé son explication s les variations de pression que subit le liquide canaliculaire. L nous tournons sur un appareil centrifugeur dans l'horizontale à 3he, la face tournée vers la périphérie, le liquide des canaux horiaux subit un déplacement en sens contraire, c'est-à-dire vers la le, et exerce sur Tampoule gauche une pression positive, sur la te une pression négative. A l'arnH il y a renversement de la ►sion, ce qui était négatif devient positif, et, comme c'est la ►sion positive et non la dépression qui donne la direction du mouent, il est évident que l'arrêt du mouvement à gauche engendre la pression centripète sur l'ampoule droite la sensation d'un ivement vers ce coté, mouvement illusoire ne correspondant en ité à aucun déplacement, ous comprenons maintenant pourquoi la malade ne sent pas les

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