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PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU LABYRINTHE DE L*HOMME

ipeu de temps. Actuellement la moitié gpauche de la face est anesthé- %jLe pour les attouchements légei*s. La sensibilité douloureuse est de i^ne fortement réduite dans le district de la branche ophtalmique et plètement abolie dans le domaine de la 2^ eiS^ branche du trijumeau, te anesthésie s*étend le long de la moitié gauche de la cavité nasale, vre la moitié gauche de la langue, du palais dur, du palais mou et du ai7nx. Le larynx a conservé sa sensibilité et il n'existe aucune parais des cordes vocales, 'anesthésie de l'entrée des voies digestives empêche la mise en œuvre réflexe de la déglutition, et la malade, en avalant de travers, est prise «secousses violentes et répétées de toux. Il existe un écoulement abont de salive se faisant à travers les lèvres entr'ouvei*tes. La moitié che du voile du palais pend inerte et tremblote sous Tinfluence de i.T inspiré et expiré. La voix est nasonnée et la langue lourde. Cer- Kies syllabes sont difficiles à prononcer, la parole épaisse, embarrassée, deux faciaux inférieurs sont parésiés, la malade ne peut pas siffler ^aire la moue. T.es sillons naso-labiaux sont creusés et le masque e un aspect pleurard, hébété. La perception gustative est perdue pour ^•^ -noitié gauche de la langue. Du côté des yeux, on remarque une para- ^ ^"^îe du droit interne gauche.

H-ies pupilles sont dilatées, la gauche plus que la droite. Le réflexe luisieux est aboli, et celui de la convergence fortement diminué. La pauvre gauche est un peu tombante et ne se lève pas autant que la droite. X^'ouïe est complètement détruite. La malade n*entend plus rien it par voie aérienne, soit par voie osseuse. Le pouls ofl're une tachyr^die allant jusqu'à 140 par minute. Il existe aux membres supérieurs ^^ faibles troubles de sensibilité avec douleurs; les membres inférieurs ^ï^ sont indemnes. Le réflexe patellaire est très faible à droite, plus ^^ciisé à gauche. Pour les radiaux, le réflexe est aboli à droite, mais ^^iste à gauche. Tous les autres réflexes sont normaux. Les sphincters ^ï^nl et vésical fonctionnent normalement. Toute la symptomatologic ^^ppelle, dans une certaine mesure, la paralysie glosso-labio-laryngo- Pharyngée et des douze paires crâniennes; il y en a huit qui sont affectées, à savoir : les 3% 5% 1% 8% 9% 10% 11» et 12«.

Le diagnostic de tabès fait entrevoir d'avance une statique défectueuse. Mais loin de nous offrir un signe de Romberg classique, la înalade se tient debout, les talons rapprochés, sans révéler la moindre trace d'une oscillation. La position sur une jambe seule réussit pour ^n certain temps, sans différence de côtés, mais à un moment donné les genoux plient sous le poids du corps.

La tête penchée sur Tépaule gauche, sur la droite ou en arrière, ne provoque aucun vacillement. La malade se tient debout, même les yeux fermés, en totale tranquillité. L'influence de la position de la tète sur l'équilibre statique n'apparaît que pendant l'excursion de la tête vers une nouvelle attitude, et la malade se renverse dès le point de départ.

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La démarche est de même absolument normale, soit pour la pgression en avant ou en arrière. Aucune poussée latérale, aua» tendance à la déviation ne viennent troubler le mouvement de pf^ gression y et rocclusion des yeux n*amène pas de changement.

Le saut à cloche-pied réussit trois ou quatre fois, sans que la bulade montre de tendance à perdre l'équilibre, et ce n^estqueledérir bement fatal des jambes qui Tempéche de continuer.

Le saut en avant est très limité et comporte au maximum 50 reatimètres. Les pieds se détachent très peu du sol. En sautant dW faible hauteur, les genoux fléchissent et la malade s'afTaisse. Une maigreur prononcée s'est emparée de sa musculaiure et la force ai subit les conséquences.

Cette conservation intégrale de la -statique et de laloeomotioaooi' l^' traste singulièrement avec Tétat dans lequel se trouve le dynamisme passif, régi par Tappareil semi-circulaire. En soumettant noire malade sur Tappareil centrifugeur aux rotations dans toutes les postions réalisables, la malade n*a perception d'aucun mouvement mgulaire quelconque. On a beau augmenter la vitesse de rotation, multiplier les tours, elle croit toujours rester en place et est incapable d'indiquer ni le mouvement, ni sa direction, ni son airél Les mouvements compensateurs des yeux, phénomènes satellites des translations angulaires, font complètement défaut. Aucun nystagmus. soit horizontal, soit vertical, n'accompagne la rotation correspondante ou son arrêt, et les yeux, au lieu d'osciller dans un va-et-vient continuely restent absolument immobiles, comme figés dans la cire.

En résumant les deux cas, nous voyons que rafTection pathologique a produit une dissociation des fonctionnements vestibulaires, comme la main du plus habile opérateur ne peut pas la réaliser. Pris ensemble, les deux malades représentent une destruction tolale du labyrinthe; envisagés séparément, le premier offre le type d'une aflection de l'organe statique avec conservation de l'organe pour la perception des mouvements, tandis que le second a justement penîu ces dernières fonctions et jouit, par contre, d'une statique intacte.

L'impossibilité de conserver Téquilibre à la statique et à la locomotion, malgré l'absence de troubles de sensibilité et l'existence de réflexes normaux, est le symptôme pathognonionique du premier malade. Ceci nous montre qu'il existe, contrairement à l'opinion courante, outre les troubles de sensibilité, encore un autre agent provocateur du signe de Romberg et que le Romberg labyrinthique acquiert le droit d'entrer dans la symptomatologie clinique. — Les variations d'attitude de la tête vis-à-vis de la verticale augmentent énormément l'incertitude de l'équilibration, tandis qu'elles restent sans influence sur la station de la seconde malade. Le premier a

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ervé la faculté de distinguer la direction des mouvements rotas passifs et les réflexes oculaires se font intégralement. Dans le nd cas, à fonctionnement statique normal, les mouvements >latoires angulaires ne sont plus perçus et Toculomotricité labylique est abolie.

\ démarche progressive, n'incitant que l'organe otolithique, ne

trouve nullement incommodée. Mais pour une translation proant la double incitation de Torgane statique et de Torgane semiulaire, l'équilibre est menacé. Si, pendant la marche, nous engans la malade à porter la tête de Tinclinaison à gauche en passant la position verticale dans l'inclinaison à droite, la perte de Téqui- 3 est immédiate.

côté des symptômes différentiels se trouvent des caractères no- ^ques communs. Les deux malades sont frappés de surdité, orce musculaire est considérablement affaiblie dans les deux cas, ae époque où l'atrophie de la musculature n'avait pas encore

ujourd'hui cette dernière est bien prononcée. Le vertige rota- 5 est très peu accusé dans les deux cas. La centrifugation répétée étermine pas de nausée. Mais si la malade à ophtalmoplégie rinthique * ouvre les yeux pendant la rotation, le vertige apparaît itôt. Même sans subir la centrifugation, la vue de l'appareil nant sufBt déjà pour provoquer chez elle du vertige et elle se porte sous ce rapport comme les malades atteints d'ophtalmoie volontaire.

Q courant galvanique de 5 milliampères produit chez elle un vioaccès de vomissement.

vec l'évolution ultérieure de la maladie, le système sensitif n'a échappé à la lésion, et actuellement, huit mois après notre nen, des troubles de la sensibilité tactile, douloureuse et osseuse, aragné les extrémités inférieures. Depuis ce moment le Rom- : a fait son apparition et rend la station et la démarche difficiles.

. — Destruction unilatérale du neurone vestibulaire bulbaire avec conservation du neurone cochléaire,

i symptoinatologie de la malade qui va nous occuper a déjà été sée dans un travail de l'année passée, pubhé dans ces mêmes )ives. Mais, comme le néoplasme bulbaire a progressé depuis innée, nous sommes obligés de la compléter.

DUS avons proposé cette dénomination contre l'expression équivalente )olitioii dos mouvt'ments compensateurs des yeux » (voir Comptes rendus ianccs de la Société de biologiç^ 28 mai 1898}.

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Une auesthésie totale couvre, en forme de casque, enlièremei ei descend des deux côtés jusqu'à une ligne horizontale, passai bord de la lèvre supérieure. Les deux pavillons des oreilles s( plètement insensibles de même que les deux conduits auditifs e L'attouchement du tympan gauche est plus douloureux que cela droit. La fosse nasale gauche est insensible jusqu'à TarrièreK^av pharyngienne et on peut introduire une sonde dans toute sa ! sans que la malade s'en aperçoive. L'anesthésie occupe en outre gauche de la muqueuse buccale, de la langue, du palais dur el la moitié gauche du pharynx, de l'épiglotte et du larynx, lesct cales supérieure et inférieure comprises.

La gustation est abolie sur toute l'étendue de la moitié gaa langue, y compris les piliers et le voile du palais du même cété

Olfaction. — Les odeurs piquantes ne produisent pas de sensi tante. Les odcui*s pures, telles que l'essence de girofle, musc sont que faiblement perçues par la narine gauche.

Les yeux offrent une anesthésie kérato-conjonctivale presque n*y a que le centre pupillaire droit qui a conservé encore une sensibilité. Les orbites sont de même insensibles de manière à > compression exercée sur les globes oculaires n'est pas du toul Il s*est réalisé le cas excessivement rare de deux yeux anesthé mouvant dans des orbites insensibles.

La réaction lumineuse de la pupille gauche est diminuée. I visuel n^eat pas rétréci. Le fond de l'œil et la réfraction sont i

Quant à roculo-inotricité volontaivv^ tous les mouvements s'» normalement, mais la malade ne peut pas maintenir certaines des yeux. Ainsi, en regardant dans le champ visuel gauche, arrivent au point extrême de l'abduction mais reviennent au» la position médiane. Ce retour rapide existe surtout pour Tœil j l'inégale intensité du phénomène entre les deux yeux fait naître bisme convergent passager. Pour le regard à droite nous notons tagmus transvereal droit et pour le regard à gauche un nystagm versai gauche. Le regard en haut fait naître un nystagmus verli

A l'état de repos existe une légère asymétrie de la face, due à aplatissement de la joue droite. I^ commissure labiale est un abaissée à droite, les lèvres plus saillantes à gauche. Si la mais les joues, la gauche parait plus bombée que la droite et en les on réussit plus focilement du côté gauche; on voit alors l'air s de préférence de l'angle gauche de la bouche. Tout ceci n*a ri( avec une paralysie faciale et n'est que le résultat de la sens( faciale défectueuse.

Les troubles de la déglutition, existant seulement pour les s'expliquent par l'anesthésie de l'épiglotte et de la moitié g larviix.

P ho un (ion. — La malade nasoune en parlant , et les lettres r particulièixMuent difticiles à prononcer.

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