IV. — De r orientation auditive
Nous avons vu que l'oreille droite est restée normale et que 1* branche acoustique de la huitième paire gauche a conservé w acuité auditive plus que suffisante. L'oreille gauche entend à une distance de 3 mètres, presque aussi bien la parole que l'oreille droite.
Celte disposition nous permet d'étudier la part que prennent le^ canaux semi-circulaires à l'acte de l'orientation auditive. Prey^' Tomassiewitz, Arnheim, SchalTer, Lussana, Miinsterberg et aw^ ont attribué aux canaux semi-circulaires, disposés d'après les ^ plans de l'espace, la faculté de percevoir la direction du son. Po^' vérifier cette hypothèse nous plaçons la malade, les yeux bandés, sur l'appareil cenlrifugeur. La face regarde la périphérie du di&q"^ Xes oreilles sont bouchées chacune à son tour par de la poudre <if talc, remplaçant l'air du conduit externe et maintenu par un bour* donnet de coton glycérine. Gomme instrument sonore nous Qoo^ servions d'un sifflet ordinaire, du sifllet de Galton et de lavoii- L'expérimentateur lait face à la malade et se place à une distaiK*^
PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU LABYRINTHE DE l'hOMME. 789
1 mètre cFelle, distance pour laquelle l'acuité auditive de Toreille uchfî peut être envisagée comme normale. En imprimant à i'appa- Ll des rotations vers la gauche, il fait passer la malade à son insu T les quatre points cardinaux, sans que lui-même, autrement dit »s que la source sonore soit obligée de se déplacer. Une longue irie d'expériences nous ont montré d'une manière constante que ► reille gauche n'était capable de distinguer aucune direction du n. Toutes les directions et incidences sonores étaient interprétées jmme venant par devant. L'oreille droite, par contre, distinguait Tfaitement bien cin(f divisions cardinales et il n'y avait confusion Le pour les incidences suivant le plan médian ; la plupart du temps, i rayon sonore venant par derrière était interprété comme venant T devant. L'inverse ne s'est jamais produit. En face de ces résultats deux conclusions s'imposent : i® Les canaux semi-circulaires, disposés d'après les trois plans l'espace jouent un rôle capital dans l'orientation auditive. Il'objoction qu'un appareil, destiné à la perception des mouve- 3nts ne puisse pas enregistrer deux incitations hétérogènes, ne *is parait pas fondée. Une incitation rythmique comme la vibration nore doit nécessairement, en frappant .les papilles semi-circulaires gendrer une sensation tout autre que le mouvement rotatoire, riation de pression continue. Toute diiTérenciation sensitivo et senrielle n'est basée que sur la forme et le nombre des vibrations son interprétation cérébrale. Quoique le mécanisme intime de ce Dcessus nous échappe encore, la participation de l'appareil semiculaire à l'acte de l'orientation auditive paraît prouvée. S* En seconde ligne nous voyons que l'orientation des sons se t, sans la notion de la position de notre corps et de la tête vis-à- * de l'horizon; car malgré que la malade ne perçoive pas les déplaments pour les rotations à gauche, son oreille droite, armée d'un g^ne semi-circulaire intact, rapporte parfaitement bien les sons à ir source.