‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 29 sur 269 · C. — Action de F acide chlorhydriqae et du sulfate de chaux · texte numérisé non relu

C. — Action de F acide chlorhydriqae et du sulfate de chaux

Exp. A. — On fait agir à Tétuve sur le poison diphtérique le SO^Ga. en présence de HCl à 3 p. 1000. — Le liquide filtré est injecté à un cobaye qui survit; le témoin ne résiste pas.

Exp. B. — On opère comme dans Texpérience A ; puis on sépare le sulfate de la partie purement liquide du mélange. — Un animal reçoit ce sel en suspension dans Tcau stérilisée : il meurt sensiblement dans le même délai que le témoin ; un second reçoit la solution filtrée privée de SO^Ca : il résiste*

La toxine, d'après ces faits trop peu nombreux, parait fixée» du moins en grande partie et dans ces conditions, sur le sel ée chaux.

Il est juste, toutefois, de noter que ce sel, dans ce cas, a été m^ en présence d'une quantité considérable de principe diphtéritique.

D. — Action du sulfate de chaux seul.

Dans une expérience, à la vérité unique, ne permettant pas par conséquent, de conclusion ferme, Faction de ce sulfate intervenant en dehors de l'acide chlorhydrique, a paru inappréciable.

En définitive, ce sulfate de chaux agit, mais surtout en solution chloi^ hydrique ; il intervient pour supprimer ou pour atténuer les effets des sécrétions du bacille de Lôffler. — HCl paraît avoir une action retardatrice. — La digestion pepsique, en présence de cet HCl, diminue notablement ractivité de cette toxine.

Ces résultats font entrevoir les dangers que courent ceux qui ont leur muqueuse digestive en mauvais état; en dehors de la sup* pression de l'influence germicide du mucus, chez ces sujets, celle intervention protectrice des diastases laisse à désirer. — Or, ces principes microbiens sont toxiques par eux-mêmes; de plus, en imprégnant l'économie, ils favorisent le développement de l'infection : des expériences sans nombre le prouvent.

Des travaux en cours permettent de penser que les causes de résistance accumulées à ce niveau ne se réduisent pas aux phénomènes exposés. — Si on inocule des animaux, on obtient une survie variable en iiyectant certains éléments empruntés à la muqueuse.

sucs DIGESTIFS BT POISONS MICROBIENS. 71

Plus on avance dans ces études, plus on s'aperçoit que Torganisme est outillé pour la lutte. — Un premier groupe de protections existe en dehors de lui, protections constituées avant tout par les agents atmosphériques, par la lun^ière, la sécheresse, Toxygène, etc.; un second groupe comprend les défenses concentrées au niveau des portes d* entrée, plus spécialement du tube digestif, mucus, acides, produits divers, bactéricides, épithéliums, concurrence vitale, etc. ; UD troisième groupe se rencontre dans la profondeur des tissus, phagocytes, humeurs nuisibles au développement des germes ou à Vaction de leurs sécrétions.

Au point de vue de la physiologie générale, Téconomie semble > organisée pour résister aux forces dirigées contre elle; si ces forces, • agents physiques ou infectieux, chocs, poisons, etc., ne dépassent f- pas une moyenne donnée, elles sont impuissantes, à moins qu'une modification ne survienne. Mais, dans les conditions ordinaires, jusqu'au jour où l'usure de la vieillesse annule les dispositions normales, la maladie apparaît comme la conséquence d'un accident, d'une déviation du type physiologique.

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