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qu'elles prodiûsent dans l'organisme et qui est sous la dépendance de leur pouvoir excito-cellulaire.

Nous savon8,en eiret,que toutes les substances directement anticoagulantes excitent les mouvements des globules blancs, augmentent leur nombre, leur résistance, leur propriété d*englobement et c*est à la suite de cette action que nous voyons apparattre un pouvoir destructeur da phagocyte plus marqué vis-à-vis des bactéries ; elles augmentent, d^une façon générale, le. pouvoir bactéricide et antitoxique du sang.

A la suite de ces constatations de l'augmentation du pouvoir bactéricide du globule blanc on pouvait être amené à penser que la substance bactéricide est enfermée dans le phagocyte. Les expériences de Pfeiffer, de Denys ne nous permettent pas de restreindre ainsi et d*une façon absolue la répartition de cette substance.

Une autre raison qui milite en faveur d'une origine et d'une répartition plus étendues de la substance bactéricide est l'action physiologique générale déterminée par l'extrait de sangsue et les anticoagulants en général. Ces corps déterminent des réactions générales remarcpiables : élévation thermique de plus de 2 degrés, à la fois dans l'aisselle et le rectum, accélération de la respiration, accélération du cœur avec modification de la pression sanguine, vaso-dilatation énergique de l'intestin et dès parenchymes.

L'action excitante ne porte donc pas seulement sur les leucocytes, mais sur toutes les cellules de Téconomie : il y a bien une action excito-cellulaire à proprement parler. Dans cette action excito-cellulaire, il faut considérer à Ja fois une modification de la cellule sécrétante et une modification des fonctions générales dont le professeur Bouchard a montré l'importance dans l'immunité ; nous-mêmes en avons donné un exemple dans les effets des injections massives d'eau salée dans l'infection colibacillaire, en particulier sur les phénomènes vaso-moteurs et les modification connexes de la pression sanguine.

Quelle est donc la nature et le mode de production des principes défensifs qui naissent des cellules sous Tinfluence de l'action excitocellulaire des substances anticoagulantes ?

Nous entrons ici dans la partie la plus obscure du problème et pour rétude précise de laquelle il manque môme, à Theure actuelle, de direction expérimentale.

Cependant on peut penser, comme s'enchainant avec les recherches précédentes, que le pouvoir défensif de l'organisme normal doit être en rapport avec le processus général de la nutrition de la cellule. Si on a l'attention attirée vers certains groupes de cellules, l'on voit qu'il y en a qui déversent dans le sang des substances indispensables à la vie. Les glandes à sécrétion interne jouent un rôle de très haute importance dans la nutrition générale, et en particulier certaines, comme la capsule surrénale et les glandes à sécrétion colloïdale

MKGANISMB DE l'iMMUNItA. 8S

glande thyroïde, Irlande pituitaire... ; d'autres, comme le thymus, Ie& BuigUoos, la rate» semblent surtout destinées à la rénovation des leucocytes, et leur rôle, à un autre titre, n'est pas moins important» L'ensemble des recherches faites sur les glandes à sécrétion ûiterae, nos propres recherches, et en particulier celles qui portent BUT la matière colloïde^ nous amènent à penser que ces produite agissent surtout en réglant la nutrithn de l'économie. C'est grâce à eues que l'on peut supposer que se fait le remplacement des albu^éumines intracellulaires. Il est à remarquer, en effet, que ces substances, et en particulier la matière colloïde, sont à* origine nucléaire et possèdent des propriétés oxydantes énergiques capables de régénérer et peut-être de reformer le noyau des cellules usées; elles sont eo outre coagulantes. On peut donc les compare^* à la nucléineei ^V acide nucléique^ substances nucléaires et coagulantes que Lilien- ËM et Schmidt ont isolées des globules blancs et des cellules. On feut penser que, comme ces dernières, elles possèdent une action directe sur les toxines et les antitoxines, tout au moins une action 4» ambinaison^ propriété que n'ont pas les substances anticoaguiMte» Les expériences de Freund et Grosz leur ont montré, en «flet, ffm la imcléine et l'acide nucléique ont la propriété de précipiter, in rilPi^la toxine et l'antitoxine diphtérique de leurs solutions, tandis que riéBftone demeure sans effet.

Les substances antlcoagidantes qui se répandent du foie dans la circulation générale, déveioi^nt donc leur action excito-cellulaire €n particulier sur les cellules |^t»iidulaires à sécrétion interne et déterminent une production plus considérable et la présence dans le sang d'une quantité plus grande des sulntaoces nucléaires de remplacement; elles favorisent leur absorption (ar les cellules en général, la vie de ces dernières étant elle-mém^ancactivée.

Le pouvoir bactéricide du sang normal serait donc en rapport avec l'état de l'activité nutritive, avec les échanges ceBiilnures particuliers et généraux et aussi avec l'état de la glande Mpatique [organe apexigène).

Comment expliquer, d'après cette hypothèse, la production ^ Fimmunité active, spécifique? Nous devons noter d'abord qi^e let loxioeSyles produits microbiens (il en est de même d'ailleurs pour les antitoxines) acquièrent des propriétés anticoagulantes après leur passage à travers le foie, elles excitent donc la fonction apexigé^ aiqae de cet organe ; l'action excito-cellulaire est, de ce fieiit, a^^ nentée en quantité. En outre, ces toxines ainsi modifiées par 1q fbie^ sont demeurées spécifiques (et il est probable que ce canuqljlpiQ» doit même être invoqué pour expliquer l'augmentation du pouvoir eieito-cellulaire). Répandues dans les humeurs, ces toxalbumines

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doivent poavôir se combiner avec les substances bactéricides normales en circulation (albumines de remplacement) ou «avec ces mêmes substances ayant déjà pénétré les cellules, en particulier les cellules actives et à gros' noyau, comme le phagocyte. Il n'est pas improbable d'ailleurs que la combinaison des toxalbuâiiiies avec les matières circulantes de remplacement et qui vont servir à régénérer le noyau des cellules, ne modifie profondément la nutrition de tout F^rganisme.

Nous savons encore que les toxalbumines sont très instables dans ces diverses combinaisons (action de la chaleur), et rexpérience nous montre qu'elles peuvent se détacher en partie de leiu* combinaison actuelle pour former des combinaisons spécifiques avec des substances bactéricides normales. On comprend dès lors que la durée de la vaccination dépasse la • durée de l'élimination par les émonctoires des toxines en excès; qu'elle persiste tant qu'il reste dans quelques cellules de l'organisme une quantité même faible de combinaison à caractère spécifique, et que des saignées répétées soient impuissantes (tétanos) à la faire disparaître.: -

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