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RECHERCHES L'IDENTITÉ PHYSIOLOGIQUE DES CORPS SURRÉNAUX

CHEZ LS8 BATRACIENS ET LES MAHMlràRBS Par M. P. LAN6L0IS

(Travail du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Paris.)

Swammerdam décrivait, en 1738, sous le nom de corpora beteragenea^ deux tractus jaune doré situés sur la face ventrale du rein des grenouilles, et dès 1818 Bojanus, Morgagni identifiaient ces corps avec les capsules surrénales des mammifères, alors que dix ans plus tard Carus n'admettait Texistence de ces organes que chez les mammifères et les oiseaux. Nous passerons sur les opinions de Retzius, de Nagel, pour arriver à Gruby qui, en 1841, donne le premier une excellente description des reins succenturiés de la grenouille : c La position de ces oi^anes sur la surface corticale des reins, la relation intime qui existe entre eux et les veines rénales, surtout la liaison entre les sinus veineux et leur tissu, leur structure intime, comme corps glanduleux sans conduit excréteur, leur couleur même, démontrent que ces organes ne sont autre chose que des reins succenturiés. »

La démonstration n'est en fait nullement évidente et, malgré les travaux ultérieurs sur la structure de ces organes de Ecker, 1846; de Frey, 1852; de Leydig, 1858; d'Eberth, 1871, l'identité entre les capsules surrénales des mammifères et les tractus jaunes du rein des batraciens était encore mise en doute par un certain nombre d'hislolégistes *.

* A. PETTiT,Rechcrche8 sur les capsules surrénales (T/ièsecfo la Fac. deu Sciences^ 1896). — On trouvera dans celle thèse, en outre des travaux personnels de Taut3ur,une excellente bibliographie sur Tanatomie et Thistologie comparées des capsules surrénales.

SUR LIS €ORPS SCRRiNAUX. 105

' La dîqK>sition si caracténstîque observée dans les capsules surrénales des mammifères : substance médullaire enveloppée d'une Bubstaoce corticale, ne se retrouve pkis en effet chez les autres vertébrés. D'après Eberth, les deux éléments existeraient également dans les organes surrénaux des batraciens; mais au lieu d'affecter une disposition concentrique, ils seraient enchevêtrés les uns dans les autres, les colonnes de cellules polygonales qui représenteraient la substance médullaire étant entourées complètement par les cellules lomologues de la substance corticale. Vincent, 1896 S confirme ces données en insistant sur la petite quantité de cellules du type médullaire chez Rana temporaria et surtout chez Hyla arborea,

£q 1891, quand avec Abelous nous fîmes paraître notre premier travail sur les fonctions des capsules surrénales chez la grenouille, iK)us dûmes nous retrancher derrière l'autorité des anatomistes pour doimer ce nom aux organes que nous détruisions. Mais l'ensemble «iç nos recherches, démontrant l'identité des symptômes observés chez tous les animaux opérés totalement : grenouilles, cobayes ou chiens, apportait une première preuve physiologique de Thomologie fonctionnelle de ces organes dans la série des vertébrés.

En février 1897 j'ai donné à la Société de Biologie une nouvelle démonstration de cette homologie*.

On sait depuis les recherches de Cybulski, d'Oliver et Schâfer <iue l'extrait de la substance médullaire de la capsule surrénale des mammifères, injecté à dose extrêmement faible, exerce une action caractéristique sur la pression vasculaire.

11 était donc tout indiqué de rechercher l'efTet de l'injection d'extrait des corps surrénaux de la grenouille sur la pression.

Noos avons enlevé à quatre petites grenouilles de 15 grammes environ, d'un coup de ciseaux, les capsules surrénales, avec une partie du rein attenant. Ces fragments ont été desséchés à SO"", puis iroyés, le lendemain, avec 30 centimètres cubes d'eau salée, et le liquide filtré sur papier.

Suivant la méthode que nous avons employée avec Âbelous pour détruire l'organe chez l'animal vivant, j'ai cautérisé au fer rouge la l)andelette surrénale sur d'autres reins de grenouille, puis fait avec

* SwALB VuîCKNT, Thc suprarcnal capsules, in Ihe lower vertébrales (Proeee-^ diegs of tbe Birmingham Nalural History Society y 1896, t. X, fasc. 1, p. 1 i Si),

* Dans an travail para un mois avant (Anatomiscber Anieigor, p. 41, jan-; ▼ier 1897) et dont noas n*avion8 pas eu connaissance, Swale Vincent avait utilisé Il même méthode poar démontrer que les corps saprarénaux sympathiques dec BUomobrtnches correspondent à la substance médullaire, et le corps surrénal proprement dit à la substance corticale des mammifères.

p. lAROLOlS.

■ cae reias débarrassés de

4 élémeais surrénaux ude

5 tion semblable à la pre

Un jeune chien de 5^, Coit 60 centimètres cubei solution de peptone au 1/ la jugulaire, à 6 heun».

A 6 heures, le sang de rolide est uo peu coa| On prend la pression manomèlre de François-!

Les injections sout p dans la jugulaire exten une vitesse constante de mètre cube par secondi ces conditions, un liquidi n'exeive aucune influe ne courbe manomélrique.

A6li.10in., injection di timèlres cubes de la solut sulaire '.

inat Pression en centimètres de Hg.... il Rythme par 10 sec. 27 Durée de l'action constrictive 44

A 6 h. 16 m., six minute lû'Z on injecte de l'eau salé ^ |S chasser la solution ca ^ 1 pouvant rester dans le S) 5 caoutchouc en commu avec la canule jugulai 2 centimètres de liquide ^ € l'a petite quantité de

0 capsulaire restant suf ■a faire monter la pressioi

1 A 6 h. SO m., une i S d'eau salée reste sans et ° A 6 h. 25 m., injet i: 10 centimètres cubes de *~ tion rénale :

S Pression 12

- Rythme 26

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6 h. 90 m., iAJe^iiioa de 10 centimètres cubes de la solution oapsu-

Avant. Après.

Pression 12 15

Rythme 26 18

.Durée * ;. . , . 65 secondes.

1 voit que Textrait surrénal de gi'enouille se comporte absolui comme celui des mammifères et possède une activité au moins i forte, car la quantité de substances actives contenue dans les ions capsulaires injectées doit être très minime. >us avons cru devoir rechercher encore si on pouvait mettre en mce la réaction colorante signalée par Vulpian avec le perchlode fer, réaction si caractéristique sur le tissu médullaire de la lie des mammifères et qui ne se retrouve plus, ou tout au 3 très atténuée dans les capsules hypertrophiées à la suite de xication diphtéritique ou pyocyanique. -

coips surrénal de la grenouille détaché; du rein d*un coup de u est porté sous le microscope et on verse une goutte d'une on de perchlorure dilué. .

Qs ces conditions, on note quelques Ilots cellulaires, très rares, clairsemés, prenant une légère teinte bleu verdâtre. réaction colorante a malheureusement été toujours trop peu ituée pour permettre d'utiliser cette dernière méthode et l'anaphysiolog^que se montre ici certainement beaucoup plus senplus caractéristique, que l'analyse îiisto-chimique«

EFFETS PHYSIOLOGIQUEa

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