‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 48 sur 269 · AUCH. DB PHT8., 5* SERIE. — X · texte numérisé non relu

AUCH. DB PHT8., 5* SERIE. — X

p. LANGL0I6.

OOAHTITi

injectée.

JL^tatioh

manemétrique * .

Avant. Apit

Solation A. Foie

cent. 6ube<

cent. Hg.

Lentement.

Solation D. Extrait C. S

— • B. Intestin

• -. G. PouDion •

* Dans cette expérience, le zéro du manomètre n'a pas été inscrit sur le tracé, ne poavons donc donner des chiffres absolus, mais simplement les différencei consu

Dans une autre expérience poursuivie dans les mêmes conditions des macérations de foie, de poumon, de muscles et de rate, nous vu encore le foie neutraliser le principe actif, alora que les musc la rate elle-même paraissaient inactifs.

Une autre expérience montre que le tissu pulmonaire ne paraît qu*un rôle accessoire, sinon nul.

Un jeune chat est sacrifié par décapitation, et Ton fait passer pai tèrc pulmonaire 40 centimètres cubes d'une solution d'extrait caps à 1 p. 500, maintenue a 38^ Le liquide qui sort par Toreillette g sectionnée, est repris et le liquide passe huit fois en vingt minutes dant ces vingt minutes, les contractions cardiaques, inefflcaccs vrai, ont persisté.

' On injecte successivement à un chien de 6 kilogrammes, âOcentin cubes de Textrait normal, puis vingt centimètres cubes de Textrait servi ù la circulantion artificielle dans le poumon, ces deux injectioi présentant i centigrammes d'extrait frais, soit 4 milligrammes par gramme.

Les deux tracés sont identiques, réiévalion de pression est de i timètres dans la première injection, de 3,5 dans la seconde. Or, ces n'étaient pas les doses maximales, cnr une injection ultérieure do H timètres cubes de la solution normale a donné lieu à une élévatit 6 centimètres.

2° Injections comparatives dans une veine niésenlérique et dans la veine jugulaire ou dans la veine saphène.

Dans des recherches antérieures, nous avions été conduits à r au second plan raction du foie*. A la suite de riiijection pî

' Langlois, ThbsCf 1897, p. 80.

PRINCIPK ACTIF .DES CAPSULES SURRENALES.

oe mésentérique d'un centigramme d'extrait capsulaire par )gramme d'animal» nous avions noté une élévation de pression craJentissement cardiaque, et nous disions : < L'action exercée le foie sur la substance active produite par les capsules, si existe, est en tous cas très faible et ne saurait suffire pour ner si rapidement la disparition des effets observés après Tin-

i fait, les quantités injectées étaient beaucoup trop considéra- 30 centigrammes dans un cas, 8 centigrammes dans un

5 expériences reprises dans des conditions meilleures, c'est-àen déterminant au préalable la dose minima donnant lieu à iction manifeste après injection dans la jugulaire ou dans la saî, permettent de montrer le rôle du foie.

éaiENCE. — Chienne de 20 kilogrammes. Reçoit 5 grammes de 16. — La solution d*extrait capsulaire est à 1/200 (1«« = 5 millines).

QUARTITé

injectée.

iLéTATtOIf

maDomélriqne.

aire

ilérique

cent, cubes.

cent, de Hg.

aire. •

voit que 20 milligrammes, soit un milligramme par kilome injecté dans la jugulaire, ont suffi pour déterminer une élé- II de pression de 3 à 3,5 centimètres, alors que la même dose lefftcace, injectée dans la veine mésentérique, et qu'une dose e quadruple (i milligrammes par kilog) ne donne lieu qu'à une lion beaucoup plus faible.

5 injections dans la jugulaire ont vie faites avec une très grande ur, un demi-centimètre cube par seconde (et non pas par te, comme un lapsus nous Ta fait écrire dans notre note à la îté de Biologie).

ne peut donc incriminer Faction directe sur le cœur; nous i pu, du reste, constater qu'il n'existe aucune différence appréj entre les injections faites soit dans la saphène, soit dans la aire, si le liquide est poussé très lentement.

182 p. langlois.

On ne saurait évoquer une simple stase, une diiïusion plus lente de la substance retenue mécaniquement dans le foie, car avec de fortes doses, 4 milligrammes par kilogramme, la courbe est identique à celle obtenue après l'injection de 1 milligramme dans la jugulah^, non seulement comme hauteur, mais également comme temps perdu entre l'injection et l'élévation manométrique (20 à 24'), et enfin par rapport à la durée même de la période d*élévation (2 à 3 mintes).

3** Sanff sus -hépatique et sang de la circulation générale.

Pendant le passage du sang chargé d'extrait capsulaire à travers le foie, une partie seulement de la substance active est détruite à ce moment et la substance en excès s'échappe avec le sang eOérent de l'organe.

C'est, du reste, ce que prouve l'élévation constatée après une dose exagérée d'extrait dans la veine mésentérique. Mais néanmoins, dans un moment déterminé, après l'injection d'une dose suffisante d'extrait, si le foie exerce une action destructive élective sur l'extrait capsulaire, le sang pris dans la veine sortant de cet organe doit être moins riche en principe actif que le sang recueilli au même moment à sa sortie d'un autre organe ou du réseau général. C'est ce que démontre l'expérience suivante.

Chien de 10 kilogrammes, peptonisé. Injection dans la jugulaire d'une solution d'extrait concentré non dosé. Respiration artificielle et ouverture du thorax.

On recueille le sang simultanément : 1^ dans la partie «us-diaphragmatique de la veine cave, pendant un arrêt temporaire do la circulation dans la partie sous-diaphragmatique au moyen d'un lac passé au préala' ble sous la veine cave abdominale et que Ton tend pendant la prise du sang; 2^ dans la circulation veineuse générale : jugulaire externeetcruraie, ou veine cave abdominale. Le sang a été recueilli entre la 18*86' conde et la 105% c'est-à-dire pendant la période où le sang est le plû* riche en extrait et où la pression se maintient très élevée : 10 centimètres au dessus de la normale.

Les échantillons de sang recueillis ainsi n*étant pas en quantité suf'' fisante pour fournir du sérum, ont été, le lendemain, chaufles aubaia'* marie pendant 12 minutes, et le magma broyé et trituré avec do l'eau salée, puis filtré.

1 centimètre cube du liquide obtenu représentait 1/2 centimètre cube de sang.

Un chien griffon do 4 kilogrammes reçoit 2 gr. 50 de peptone. Pas d'abaissement de pression.

PIUNCIPB ACnP DES CAPSULES SURRENALES.

ISS

1* Injection de 90"* de sang. Jugulaire et veine cave abdom. S* — — Veine cave iboracique

La seconde injection n'a donc donné lieu qu'à une élévation de â centimètres au lieu de 5^,5 et encore cette élévation a été fort courte.

)• Injection de 10^ de saog. Jugulaire et veine cave. 4* — — Veine cave tlioracique . .

paaMioR Hg.

ÀTant.

Après.

Ici encore la différence est en faveur du sang n*ayant pas passé dans le foie.

Il faut tenir compte de certains détails opératoires qui expliquent les faibles différences observées.

La ligature temporaire était placée entre le diaphragme et le point d'abouchement des veines capsulai res et rénales : par suite, le sang reeneilli dans la veine cave thoracique était constitué par un mélange des veines, sus-hépatiques et des veines diaphragmatiques, ces dernières déversant un sang chargé d'extrait et n'ayant pas subi Taction de la cellule hépatique. Nouç n'avons pu, à ce moment, utiliser le procédé de la sonde pour obtenir du sang de la veine sus-hépatique sans aucun niélange.

Une autre expérience nous a donné des résultats plus nets encore :

Sur un chien qui avait servi a la quatrième série d'expériences, et chex lequel Tabdomen était largement ouvert, Tanimal étant mourant, la pression très basse, on injecte 5 centigrammes d'extrait capsulai re dans lasaphène. La pression remonte, et, au moment même où elle commence à baisser, on recueille du sang directement dans une veine susbépatique et dans la veine cave.

Ce sang, traité comme celui de l'expérience précédente, est in jecté deux jours après à un petit chien peptonisé (pas de poids).

p. LANOLOIS.

Injection de 10». Veine cave abdominale — Veine sas^hépatique...

PBBSSIOR Hr.

Avaot.

Aprit.

Le sang de la veine sus-hépatique ne renfermait donc plus d'extrait capsulaire ou tout au moins des doses trop faibles pour agir, alors que le sang do la veine cave était encore actif.

La pauvreté du sang sus-hépatique en extrait capsulaire, comparé avec le sang des autres régions, nous parait démontrée. Mais le foie, dans ce cas, n'agit peut-être pas seul. Dans la série de recherches sur rinfluence des macérations d'organes citée plus haut (p. 12f)), on voit que le tissu intestinal joue un rôle destructeur vis-à-vis de rextrait capsulaire supérieur au moins à celui des autres tissus. Le sang de la veine porte est peut-être déjà appauvri en arrivant au foie. C'est une recherche que nous n'avons pas faite, une lacune à combler.

4® Suppression fonctionnelle du foie.

Une quatrième série de recherches s'imposaient nécessairement : rétude des modifications de la pression après la suppression fonctionnelle du foie. La destruction totale du foie présente des difflciiUés presque insurmontables. L'établissement d'une fistule permanente entre la veine porte et la veine cave (fistule d'Eck, opération de Pavlofï), outre la dilficulté opératoire, ne répondait pas aux conditions de l'expérience.

11 importait en effet d'obtenir dans des conditions rigoureusement égales des tracés de pressions à la suite d'injection de dose égale d'extrait et de répéter ces lectures un certain nombre de fois.

Aussi avons-nous cherché avec M. Athanasiu * à réaliser une obstruction temporaire de la veine porte. Dans ce but, deux canules en T sont disposées Tune dans la veine cave, l'autre dans la veine porte, les branches latérales sont réunies parun tube de caoutchouc. Quand ce tube est fermé par une pince, la circulation se fait normalement dans les deux vaisseaux; il suffît d'ouvrir cette communication et de pincer la veine porte pour diriger le sang porte vers la veine cave.

« Athanasiu et Langlois, Du rôle du foie dans la destruction de la substance surrénale. (Bull, do la Soc. de bioL, 12 juin 1897.)

186 p. LANOLOIS.

I^ pression normale est basse (8 à 9 centimètres de Hg).

3 centimètres cubes sol. à 1 0/0 :

S. Veine porte ouverte

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