PRINCIPE ACTIF DES CAPSULES SURRENALES
cubes du sang A devaient renfermer de substance active : en admettant que ce chien de 10 kilogrammes avait 650 grammes de sang, ces 40 centimètres cubes représentaient 0^,007 d'extrait capsulaire. Mais dans le laps de temps qui s*est écoulé entre Tinjection et la saignée, une partie de l'extrait s'est encore détruite, ce chiffre est encore trop fort.
3° Action des substances oxydantes in vitro.
L'action destructive des alcalis, du permanganate de potasse sur l'extrait capsulaire a été signalée par Cybulsky, Oliver, etc.
Guidé par l'idée du processus oxydant, nous avons cherché l'action de l'ozone et des ferments oxydants existant dans l'organisme.
50 centigrammes d*extrait sec de capsules de cheval, conservé ainsi depuis huit mois, sont trituré$ avec 250 grammes d'eau salée chaude. On. filtre et les pesées du Oltre indiquent que 8 centigrammes de substancesont été entraînés par le licpiide.
Ce liquide, qui présente une coloration rose pâle, est divisé en trois parties.
A. — 80 grammes sont soumis à l'influence de l'ozone : on fait bar^
boter pendant 45 minutes un lunt courant d'air ayant traversé un ozoni-
seur de M. Berthelot (6 accumulateurs et forte bobine d'induction). Cet
air, après le barbotage dans l'extrait, est encore fortement chargé
'Vozone et fait virer énergiquement au bleu une solution d'amidon
iodurée.
B. ~ 80 grammes sont mélangés avec 5 centimètres cubes de sang <i'écrevisse et placés pendant 20 minutes à Tétuve. Le thermomètre très ^Qsible, placé dans le liquide lui-même, indique, au bout de vingt minâtes, la température de d4°,2.
C. — 80 grammes ne sont pas traités et servent de solution témoin.
La solution A avait été ozonisée la veille, elle présentait, après le barbotage, une diminution très nette de la coloration rosée ; mais cette différence était surtout accentuée le lendemain, la partie C s'était foncée très sensiblement alors que la solution ozonisée n'avait plus varié. La solution B a été mélangée au sang d'écre visse au moment même de l'expérience et nous n'avons pas noté de différence de coloration après le passage à Tétuve.
Expérience. — Chien griffon de 10 kilogrammes. Reçoit 2 gr. 50 de propeptone dans la jugulaire. Canule dans la carotide. Les diverses injections sont poussées par la jugulaire^ avec une vitesse constante de i centimètre cube par seconde, vitesse adoptée dans toutes nos recherches antérieures.
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Avant.
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Avant.
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SolutioQ Donnale : 8 oeatlmètres cubes
ozonisée : 5 centimètres cubes
ozonisée : 10 centimètres cubes
ozonisée : 15 centimètres cubes
normale : 3 centimètres cubes
avec ovydase : 5 centimètres cubes.
avec oiydase : 10 centimètres cubes.
normale : 3 centimètres cubes
ozonisée : 90 centimètres cubes
oxydase : 90 centimètres cubes
normale : 5 centimètres cubes
L' hémolymphe de Técrevisse injectée seule détermine une chute de pression très marquée, même à faible dose. Toutefois une injection de 0",7 correspondant à la quantité d'hémolymphe contenue dans Tinjection Vil ne produit pas de variations manométriques appréciables. On ne peut donc invoquer TeiFet antagoniste vaso-dilatateur de Thémolymphe dans le cas présent.
L'action de l'ozone était à prévoir, l'énergie de son pouvoir oxy- ' dant, que l'on peut comparer à celui du permanganate permettait â * priori d'affirmer la destruction de la substance active. Cette expérience a toutefois un intérêt.
Pfliiger a attribué aux globules rouges une puissance formatrice d'ozone. On pourrait admettre que c'est en partie par l'action de l'ozone que l'extrait est détruit dans le sang vivant; mais il faut en même temps conclure qu'aussitôt sortis de l'organisme, les globules perdent cette propriété, puisqu'ils n'agissent plus sur la substance capsulaire.
L'action de l'hémolymphe ou des extraits de tissus d'écrevisses nous montre un autre mécanisme de destruction. Le rôle des ferments oxydants à peine entrevu autrefois est, sans nul doute, considérable, et c'est guidé par les travaux d'Abelous et de Biamès sur la puissance du pouvoir oxydant des tissus des crustacés que nous avons utilisé Théinolymphe.
L'inactivité in vitro du sang des mammifères, comparée avec l'activité de l'hémolymphe, constitue en fait une confirmation indirecte des travaux du physiologiste de Toulouse sur la hiérarchie des tissus au point de vue de leur richesse en ferments oxydants.
PRIMCn^E ACTIF PBS CAPSULES SURRENALES. 129
i II. — Rôle du foie dans la destmciion de la substance surrénale.
Si les expériences précédentes montrent que Textrait çapsulairé est détriiit par oxydation, processus qui peut avoir lieu dans touC Forganisme, on doit se demander s'il n'existe pas des organes oui eelle destruction s'opère, sinon exclusivement, au moins principalement, et il est évident que le foie devait être le premier organe suspecté.
Dans ce but, quatre séries de recherches ont été instituées :
i** Injection du filtrat obtenu d'une macération d'organes déter* minés : foie, intestin, poumons, muscles, mélangés avec de l'extrait tapsulaire; ;
2* Injections d'extrait capsulaire dans une veine mésaraïque et dans une veine de la circulation générale;
3* Injection du sang pris simultanément : a dans la veine sushépatique, p dans la jugulaire, y, dans la veine cave, après injection d'extrait ;
4* Suppression fonctionnelle du foie.
!• Injection de macérations d'organes avec extrait capsulair
Kxti-ait capsuloire : 2 grammes d'extrait sec broyé avec 125 grammes d'eau salée, filtre à chaud.
On sacrifie un lapin par hémorragie, et immédiatement on mélange et on broie au mortier :
A. — 20 grammes de foie -}- ^5 cent, cubes d'extrait CS + 20 cent, cubes d'eau salée.
B. — 20 grammes d'intestin lavé -f 15 cent, cubes d'extrait GS + 20 centimètres cubes d'eau.
C. — 15 grammes de poumon-}- 8 cent, cubes d'extrait CS -f-15 cent, cubes d'eau.
A, B, C sont laissés à. la température du laboratoire 15 minutes. On exprime ensuite dans un linge fin.
D. — 15 cent, cubes d'extrait CS + 30 cent, cubes d'eau salée. Chienne de 20 kilogrammes, reçoit 5 grammes de peptone.
Tadleau