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L.V CONTRACTURE TETANIQUE

pe de flexion aux pieds et type rectiligne aux mains), nous avons 1 une atrophie des cellules du seul renflement cervical, tout aussi ^préciable par les colorants habituels que par le bleu de méthyne. — Dans un cas de pouls lent permanent^ des lésions d'atrophie titulaire du noyau moteur du pneumogastrique n'auraient échappé

aucune méthode de coloration. — Enfin, dans un cas de chorée e HantingtoB^ si nous nous étions contenté de la méthode de NissI, DUS aurions pu dire que toutes les cellules des cornes antérieures 6 la moelle se présentaient sous Taspect de blocs bleus uniformes aspect rencontré sur certaines cellules de la moelle du cobaye), oais, grâce à la safranine, nous avons vu des cellules absolument Dtactes, et qui plus est, ce dernier colorant a mis en vue les grains ^t bâtonnets chromatophiles, que le bleu dans ce cas ne colorait pas i*une façon élective, sans que nous puissions exp^quer la cause de % dernier fait.

Donc, la méthode de Nissl est loin d*étre définitivement jugée ; la i^ahabUité de ses résultats doit provoquer des recherches pour établir les conditions de ceux-ci. Bile est donc loin d'être sûre. Aussi Qe doitrelle pas faire abandonner les anciennes méthodes de coloralions pour l'étude du système nerveux en neuropathologie, celles-ci (lonnant le plus souvent des résultats aussi précieux et parfois infirmaat ceux de la méthode de Nissl. Nous estimons, néamoins, que cette dernière peut être utile, puisqu'elle augmente nos moyens de recherches microscopiques. En particulier, l'emploi du bleu de méthylène permettra d'observer dans les préparations de centres nerveux des parasites qui échapperaient avec d'autres méthodes ; c'est à lui que nous devons d'avoir observé la présence d'un streptothrix dans la moelle et les méninges d'une femme morte avec le syndrome de paralysie ascendante aiguë, cas remarquable que nous publierons avec notre ami J. Roux.

sua LA FIXATION DES ENZYMES PAR LA FIBRINE

Par M. STANISLAS DE SZUMOWSKI

(Trarail do l'Inslilut de physiologie de L'Uaiversilé de Fribourg, Suisse.)

Dans les travaux de physiologie chimique publiés pendant les vingt-cinq dernières années, on trouve quelques indications éparses sur la propriété que possède la fibrine de fixer la pepsine et quelques autres enzymes, et sur remploi de cette propriété pour extraire les enzymes de certains liquides organiques et notamment de Turine. Je me suis proposé dans le présent travail d*étudier méthodiquement cette propriété de la fibrine; personne, à ma connaissance, n'ayant encore abordé cette étude systématique. .

C'est von Wittich qui sijgnala le premier la propriété que possède la fibrine de fixer la pepsine (PÛùgev's Archiv.y t. V, p. 448). Dans une solution de pepsine, il plonge pendant vingt-quatre heures des flocons de fibrine bien lavée, enlève ces flocons et les remplace par de nouveaux flocons. Au bout de huit jours la solution peptique ne possède plus aucune action digestive; elle a. donc été complètement débarrassée de son enzyme. Par contre, les flocons de fibrine qui ont été plongés dans la liqueur peptique et bien lavés pour ne pas conserver dans leurs mailles la solution de pepsine, se digèrent avec une très grande rapidité lorsqu'ils sont plongés dans une solution acide étendue. Ils avaient donc fixé et retenu la pepsine. Von Wittich expose dans son travail quelques autres expériences conduisant à la même conclusion.

Hammarsten {Mal/s Jahresbericbt fur Tbiercbemiey 1873) et Griilzner {Breslauer arztL Zeitscbrift^ 1882) confirment le fait découvert par von Wittich.

Wurtz {Comptes rendus de FAcad, des sciences^ t. XCIII) signale la propriété que possède la fibrine de fixer la papaïne comme elle fixe la pepsine.

Cette propriété de la fibrine ne tarda pas à être utilisée pour la c^echerche des enzymes dans l'urine et pour leur extraction, par Srùtzner, Sahli, Gehrig, Léo, Neumeister, Hoffmann, Rosenberg, Beodersky.

Grûtzner plonge dans Turine un flocon de fibrine, Ty laisse i<«jounier pendant quelque temps, Ten retire, le lave à Teau distillée >t le traite par une solution étendue d'acide chlorhydrique. Ce flocon be dissout très rapidenaent; il avait fixé la pepsine contenue d^ns ^urioe. Grûtzner employa ensuite la même méthode pour extrait de ^urine le ferment amylolytique qu'elle contient : la fibrine plongée laQS Furine, puis débarrassée de Turine qui l'imprégnait par lavages à l'eau, était introduite dans une solution d'empois d'amidon. On doastatait une sacchariflcation de l'amidon : donc la fibrine avait Izé le ferment amylolytique de l'urine.

Sahli {Pflûger's Archiv., t. XXXVI, p, 214) appliqua la méthode le Grûtzner a la détermination quantitative de la pepsine. Il résulte, tn effet, des recherches de cet auteur, que la fibrine plongée dans ■ne Uqueur peptique se charge, toutes autres conditions égales, l'une quantité de pepsine proportionnelle à la quantité contenue lans la liqueur. Si donc on compare la rapidité de dissolution de leux lots égaux de fibrine plongés dans deux volumes égaux à» solutions peptiques pendant un temps donné et traitées par l'acide sUorhydrique dilué, on peut connaiire le rapport des quantités de Mpsine contenues dans ces solutions. Sahli chercha aussi à employer la même méthode pour l'extraction de la trypsine, mais il remarqua |ue ce ferment se fixe sur la fibrine beaucoup moins bien que ne le Eût la f>epsine.

Gebrig (Pûûger's Arcbiv,, t. XXX VUI, p. 85) employa pour extraire la pepsine de l'urine la fibrine colorée par le carmin, suiirant la méthode de Grûtzner. Cette fibrine possède, ainsi que l'avait liéjà vu Sahli, la propriété de fixer la pepsine comme la fibrine fraîche. Gehrig s'assura que la fibrine fixe des quantités de pepsine proportionnelles aux quantités contenues dans les liqueurs soumises k Texamen : dans cinq verres contenant chacun 5 centimètres cubes d'eau, il ajouta respectivement 2, 4, 6, 8 et 10 gouttes d'une solution ^ycérinée de pepsine, et dans chacun de ces mélanges il plongea ies quantités aussi égales que possible de fibrine carminée. Au bout le deux heures il retira les fibrines, les lava et les plongea chacune lans 5 centimètres cubes d'acide chlorhydrique à 1 0/0. Ces liqueurs KMlées au bain-marie tiède ne tardèrent pas à se colorer en rouge, lar suite de la dissolution de la fibrine, Tintensité de la coloration tant d'autant plus grande que la solution correspondante de pepsine rimitÎTe était plus riche en ferment. Gehrig vérifia le fait. indiqué

ArCH. DB PHTS., 5* BÉRfB. — X. 11

162 STANISLAS DE SZUlTOWSKI.

pal* Sahli, à savoir que la fibrine fixe la trypsine moins énergiqmment qu'elle ne fixe la pepsine. Toutefois il reconnut que la méthode de Grutzner était également applicable à ce fermeat; il put même faire des déterminations quantitatives par une méthode colorimétrique. Pour cela il employa comme agent fixateur de la trypsine la fibrine colorée par le rouge de Magdala. Cette fibrine chargée de trypsine était ensuite plongée dans une liqueur alcalinisée par le carbonate de soude: elle s*y dissolvait donnant une liqueur dont li coloration était d'autant plus intense que la dissolution était plus grande, et par conséquent que la quantité de trypsine fixée éuit elle-même plus grande. Gehrig enfin employa la fibrine pour extraire et pour doser le ferment diastasique.

Léo {PBùger's Archiv., t. XXXIX» p. 246) vérifia le fait énoncé par ses devanciers ; la fibrine possède la propriété de fixer la trypsine. Mais il fit ses expériences dans des ôonditions plus parfaites: il prit soin en effet de détiniire autant que possible les microorga* nismes adhérents à la fibrine par l'action prolongée de l'acide phr nique à 20/0. Dans une autre série 4e recherches il employa comme agent fixateur de la trypsine, la fibrine préalablement somnise à l'action prolongée de l'eau bouillante; la fibrine ainsi coagulée o*a pas perdu la propriété de fixer la trypsine«

Stadelmann (^ei^e/fr. /. Biologie^ t. XXIV, p. 283) recommande d'employer toujours la fibrine coagulée par la chaleur pour fixer les enzymes, ce traitement préalable ayant le double avantage de tuer les microorganismes englobés dans ses mailles et de détruire les enzymes qu'elle aurait pu fixer dans le sang, ce dernier contenant des enzymes, ainsi qu'il a été démontré de divers côtés.

Neuraeister (Zeitsch. i. Biologie, t. XXIV, p. 289) employa li méthode de Sahli pour retirer de l'urine la pepsine et la trypsine.

Hoffmann (Pûûger's Archiv, t. XLI, p. 148) vérifia la propriélé que possède la fibrine d'absorber la pepsine, la trypsine et le fermest diastasique.

Rosenberg (Inaug. Dissert. Tiibingen, 1890) employa la fibrine pour retirer de l'urine le ferment diastasique.

Bendersky {Mal/s Jabresb. f. Tbierch., 1890, p. 190) employai» fibrine pour extraire la pepsine et la ptyraline.

Arthus enfin {Arcb. depbysioL, 1891, p. 425) signala la propriélé que possède la fibrine de fixer le ferment glycolytique du sang.

La fibrine plongée dans une solution aqueuse d'enzymes, pepsine, trypsine, labferment, diastase du malt, invertine, émulsine raaltase, ptyaline, absorbe une partie de l'enzyme contenue dans ^ liqueur.

Exp. I. — Dans 900 centimètres cubes d'eau distillée on dissout A grammes de poudre de labferment de Grûbler. Cette solution est filtrée SOT papier. Une partie de cette solution est conservée telle à la température du laboratoire, comme solution témoin; dans une autre partie de cette solution, on iounerge des flocons de fibrine de bœuf rendue absolument blanche par lavages à Teau, et exprimée à la presse ; enfin d'autres flocons de cette même fibrine sont plongés dans de l'eau distillée. Ces trois préparations sont conservées pendant vingt-quatre heures dans le kbontoire. Au bout de ce temps, on compare la force caséifiante des deux solutions de labferment, à savoir celle qui a été conservée sans fibrine, et celle dans laquelle ont été immergés des flocons de fibrine. Pour cela, à 20 centimètres cubes de lait de vache frais porté et maintenu à 40*, on ajoute 5 gouttes de chacune des deux liqueurs. Avec la liqueur témoin, la coagulation se fait en cinq minutes ; avec la solution contenant la fibrine, elle se fait en neuf minutes et demie. La fibrine a donc affaibli le pouvoir caséifiant de la solution de labferment dans laquelle elle était plongée.

On retire les flocons de fibrine immergés dans la solution de labferaient ; on les lave à plusieura reprises, en les malaxant, et les exprimant sous un courant d'eau pour les débarrasser de la solution de labferment contenue dans leurs mailles ; et on plonge ces flocons de fibrine dans du lait de vache frais maintenu à 40®. Ce lait est caséifié en seize minutes. Par contre, les flocons de fibrine plongés dans l'eau distillée pendant vingt-quatre heures, immergés de même dans du lait de vache à 40* n'en déterminent pas la caséification, même en deux heures.

La fibrine employée ne possédait donc par elle-même aucune pi*opriét^ caséifiante ; si la fibrine plongée dans la solution de labferment a acquis ce pouvoir caséifiant, c'est donc qu*elle Ta emprunté a la solution d'enxyme; c'est donc qu'elle a fixé de Tenzyme.

\jbl quantité de fibrine employée dans cette expérience était telle que les flocons de fibrine immergés dans la solution de labferment y fussent complètement immergés ; et la quantité de lait employé pour faire l'essai <Iq pouvoir caséifiant des fibrines était de même telle que la fibrine y fût complètement immergée.

Exp. II. — On prépare trois solutions de labferment : dans 400 centimètres cubes d*eau distillée, on dissout 4 grammes de poudre de lab de Grâbler; on obtient ainsi une solution A. A un volume de cette solution A, on ajoute 4 volumes d'eau et on obtient une solution B. Enfin, à un ▼olnme de la solution B, on ajoute 4 volumes d'eau et on.a une solution C. Dans 40 centimètres cubes de chacune de ces solutions, on plonge la même quantité de fibrine de porc, parfaitement lavée à l'eau et absolument blanche ; on laissp la fibrine en contact avec la solution pendant vingt-quatre heures à la température du laboratoire. Une partie de chaame des solutions A, B, C a été conservée comme terme de comparaison. A iO centimètres cubes de lait de vache maintenu à 40*, on ajoute ^ gouttes de la solution A ; la caséification se fait en deux minutes. A

164 STANISLAS DB SZUMOWIMCI.

20 centimètres cubes de lait on ajoute 5 gouttes de la solution A dans laquelle on a plongé de la fibrine ; la caséification se fait en neuf minutes.

A 20 centimèti^es cubes de lait à 40^, on ajoute de même 20 gouttes de la solution B, et à 20 autres centimètres cubes on ajoute 20 gouttes de U solution B dans laquelle de la fibrine avait été immergée ; la caséification se fait raspectivement en trois minutes et en quinse minutes.

fSallA, en ajoutant à 20 centimètres cubes de lait respectivement 10 œntiiQètres cubes de la solution G et 10 centimètres cubes de cette solution dans k^taelle avait été plongée la fibrine, on constate que la caséification se foit 6n trois minutes et en seize minutes et demie.

Les flocons de fibrine extraits des solutions dans lesquels ils avaient été plongés, débarrassés par lavages répétés des restes de ces solutions, ont provoqué la caséification du lait en huit minutes ; les flœons de fibrine étaient plongés dans une quantité de lait suffisante pour les reocmvhf amplement; le lait était maintenu à 40*.

Cette expérience et d*autres analogues ayant fourni les mômes résoltats démontrent que la fibrine fraîche peut fixer le labferment. Les résultats ont été identiques avec la fibrine de boeuf, avec la fibrine de porc, et avec la fibrine de mouton.

Exp. IIL — On prépare une solution aqueuse de diastase du mail (diastase préparée par GrQbler) et dans cette solution on dissout du chloroforme pour empêcher les phénomènes de fermentations microbiennes de se développer. On plonge dans une telle solution des flocons de fibrine fraîche, bien lavée à Teau, et on les y laisse quarante heures à la température du laboratoire.

Au bout de ce temps, on introduit ces flocons, débarrassés par lavages répétés des restes de la solution de diastase, dans une solution chloroformée d'empois d*amidon : cette solution a été obtenue en faisant bouillir pendant une demi-heure de Tamidon dans de l'eau distillée, et saturant de chloroforme après filtration sur papier et refroidissemenL Comparativement dans cette même solution d*amidon chloroformée, on plonge des flocons de fibrine conservés quarante heures à la température du laboratoire, immergés dans de Teau chloroformée.

Ces mélanges de solutions d*amidon et dj fibrine sont placés dans une étuve à 40*. Toutes les demi-heures, on examine ces liqueurs, et on recherche si elles présentent ta réaction iodée de Tamidon ou si cette réaction a disparu.

Après une heure et demie, la coloration bleue no se produit plus dans le verre où Ton a introduit la fibrine qui avait séjourné dans la solution de diastase.

La coloration bleue se produit au contraire et persiste dans Tautre verre.

D*autre part, à 25 centimètres cubes de la solution chloroformée d*amidon, on ajoute respectivement 1 centimètre cube de la solution de diastase, et 1 centimètre cube de cette même solution dans laquelle avait séjourné la fibrine. On voit disparaître la réaction bleue de Tamidas, d*abord dans le mélange amidon et diastase témoin, ensuite dans le mélange amidon et diastase fibrinée.

Donc, la fibrine a fixé la diastase du malt, comme elle avait fixé le labfennent. Remarquons qu^ici encore, comnie dans le labferment, la fixation n*est que partielle dans les conditions de lexpérience.

Exp. IV. — On prépare une solution aqueuse d*émulsine et on en fait 2 parts : l'une est conservée comme témoin pendant vingt-quatre hieures à la température du laboratoire ; l'autre est additionnée de fibrine fraîche, parfaitement lavée, bien exprimée à la presse, et le mélange est laissé vingt-quatre heures dans le laboratoire.

On prépare une solution aqueuse d*amygdaline dans le fluorure de sodinm à 1 0/0 (le fluorure de sodium étant un agent antiseptique). Dans un Terre on mélange â5 centimètres cubes de cette solution d'amygdaline et 5 centimètres cubes de la solution témoin d*émulsine ; dans un second verre, on mélange â5 centimètres cubes de la solution d*amygdaline et 5 centimètres cubes de la solution d^émulsine fibrinée.

Ces deux mélanges sont placés à Tétuve à AO^. L'odeur d'amandes amères apparaît d'abord dans le mélange contenant la solution témoin d^émulsine, et seulement plus tard dans le second mélange.

D'autre part, la fibrine qui avait été immergée dans la solution d'émulsine, lavée à l'eau, et ainsi débarrassée des restes de la solution d'émulsine, est introduite dans une solution fluorée d'amygdaline : à 40®, l'odeur d'amandes amères se manifeste en vingt minutes. Au contraire, la fibrine qui n'avait pas été plongée daus la solution d'émulsine se montre inactive sur Tamygdaline.

D'où il faut conclure que la fibrine possède la propriété de fixer et de retenir l'émulsine.

Exp. V. — On prépare de l'invertine de levure de bière ; à cet effet, la levure additionnée d'un peu d'eau est abandonnée quarante-huit heures àsm le laboratoire; le liquide, séparé par filtration, est précipité par un ^nd excès d'alcool fort. Le précipité ainsi produit est séparé de l'alcool psr décantation de ce dernier, puis redissous dans l'eau et précipité de nouveau par Talcool. Ce nouveau précipité est jeté sur un filtre et desséché dans le vide sur l'acide sulfurique.

On dissout un peu de cette invertine dans Teau, on filtré et on additionne de fibrine fraîche la solution filtrée. Après vingt-quatre heures de macération à la température du laboratoiiH}, on compare l'activité de la solution avec celle de la solution primitive d'invertine. A cet eifet, on fait agir 1 centimètre cube de chacune des solutions sur 25 centimètres cubes d'une solution de saccharose dans le fluorure de sodium à 1 0/0. On constate, en maintenant ces mélanges à 40®, que l'interversion de la saccharose est plus rapide avec la solution témoin d'invertine qu'elle ne fest avec la solution fibrinée.

D'autre part, la fibrine qui a été immergée dans la solution d'invertine ^st capable, après lavages prolongés à l'eau, d'intervertir la saccharose, aiidis que la fibrine plongée simplement dans l'eau ne peut produire cette ransformation.

166 STANISLAS DE SZUMOWSKI.

Elxp. VI. — De la fibrine plongée dans une macération aque levure de bière pendant qiïelques jours, à la température du leboi puis lavée, et enfin immergée dans une solution fluorée de maltos a déterminé une transformation partielle de ce sucre. On peu admettre que la fibrine a fixé la maltose dont la production parli de bière a été signalée.

Exp. VII. — Quelques flocons de fibrine sont introduits dans che et soumis à une légère mastication pendant quinze minutes ; sont bien lavés sous un courant d*eau et plongés dans une solutioi à 1 0/0 d*empois d*amidon à la température de 40*. L*amidon fut rifié assez rapidement.

Donc, dans les conditions qu!on vient d'indiquer, la fibrine ava ptyaline de la salive.

Ce n*est pas seulement la fibrine crue qui possède la prop fixer les enzymes ; la fibrine coagulée par la chaleur à la temp d'ébullition de Teau, la fibrine crue immergée dans l'alcool conservée dans ce liquide pendant un temps prolongé, la bouillie conservée, plusieurs semaines dans ralcool fort, la conservée dans la glycérine, la fibrine desséchée à iOO*, Is gonflée par les acides possèdent la même propriété.

Exp. VIII. — On prépare une solution aqueuse de labfermen fait immerger de la fibrine fraîche ou coagulée. Les quantités de introduites dans des quantités égales de solution de labfeiment so mêmes sensiblement égales.

a 40 ce. de la solution de labferment.

h 40 ce. sol. labferment -f- fibrine crue fraîche.

c 40 ce. sol. labferment -f- fibrine bouillie 1/4 d*heure da

d. 40 ce. sol. labferment 4- fibrine crue conservée 24 heu

Talcool fort.

e 40 ce. sol. labferment 4~ fibrine bouillie conservée 2

dans Talcool fort.

On conserve vingt-quatre heures dans le laboratoire, puis on sur un même volume de lait, 20 centimètres cubes à 40*, le même 5 outtes, des 5 liqueurs d*une part, et, d'autre part, les fibrim mêmes bien lavées sous un courant d'eau.

La caséificatîon s'accomplit dans les temps suivants pour les i lait et liqueurs diastasiques :

Avec la liqueur a en 5 minutes

— /> en 9 m. 30 s.

— c en 8 m. 30 s.

— d en 6 m. 30 s.

— e en 6 minutes

La caséification s'accomplit dans les temps suivants pour les mélanges Uiitet fibrînes :

Avec la fibrine b en .,,.^ 16 minutes

— c en 25 —

— d en 18 —

— « en 32 —

Exp. IX. — On prépare trois solutions de labferment. contenant des proportions de labferment différentes :

Solution A.

Solution B = 1/5 de solution A.

Solution 0=1/5 de solution B = 1/25 de solution A.

Avec chacune de ces solutions on prépare les mélanges suivants :

9 40 ce. sol. labferment.

b. 40 ce. sol. labferment -f- fibrine crue.

€ 40 ce. sol. labferment -f- fibrine coagulée dans l'eau bouillante.

</. 40 ce. sol. labferment -|- fibrine crue conservée 4 jours dans

l'alcool fort, e. ..... . 40 ce. sol. labferment -{* fibrine bouillie conservée 4 jours dans

l'alcool fort.

Les mélanges des séries A et B sont conservés vingtpquatre heures ; ceux de la série G, quarante^huit heures à la températui*e du laboratoire.

On ajoute à 20 centimètres cubes de lait à 40® 5 gouttes des liqueurs de la série A, — 20 gouttes des liqueurs de la série B, — 10 centimètres cubes des liqueurs de la série C ; les caséifications se font dans les temps suivants :

Série A.

Série B.

Série G.

Liqueur a

3 minutes

13 minutes

10 minutes

A 20 centimètres cubes de lait à 40®, on igoute les différentes fibrines immergées dans les solutions de labferment après les avoir parfaitement bien lavées à l'eau ; on note les durées de caséification.

Série A.

Fibrine b 8 minutes

Exp. X. — Cette expérience est la reproduction fidèle de la précédente ; toutefois, les solutions de labferment sont un peu moins actives. •^près avoir maintenu les mélanges vingt-quatre heures à la tem-

Série B.

Série C.

8 minutes

9 minutes

9 minutes

168 STANISLAS DE SZUHOWSKl.

pérsture du laboratoire , on essaie sur 20 centimètres cubes de laif l'action de 5 gouttes des liqueurs de la série A, — de 10 gouttes de I» série B, — de 10 centimètres cubes de la série C. Les durées decaséification sont les suivantes :

Liqueur a — b

Série A.

Série B.

Série C.

8 minutes

9 minutes

9 minutes

20 minutes

Ëxp. XI. — De la fibrine fraîche, bien lavée, est placée dans uneétuve à 100' pendant une demi-heure. On Ten relire bien desséchée. On Im^ troduit dans une solution de labferment pendant vingt-quatre heures ; on l'en retire; on la lave bien sous un courant d*eau çt on la fait agir sur du lait à la température de 40*. On constate qu'elle provoque la caséification du lait.

ËXP. XII. — De la fibrine fraîche bien lavée est intiY>duite dans une solution très étendue d'acide acétique et y est abandonnée pendant trois heures pour la laisser se bien gonfler. On la soumet alors à des lavages répétés pour enlever Tacide, jusqu'à ce que les eaux de lavages ne présentent plus la réaction acide. On Timmei^ge alors pendant vingt-quatre heures dans une solution de labferment, et, après lavages à l'eau, on la fait agir sur le lait. On constate que cette fibrine en provoque la caséifi> cation.

Exp. XIII. — Dans quatre vendes contenant la même quantité d'un^ solution de labferment, on introduit respectivement 1, 2, 4 et 8 grammesde fibrine fraîche lavée et pressée. On laisse vingt-quatre heures en contact à la température du laboratoire. Les fibrines sont alors enlevées, lavées et immergées dans des volumes égaux de lait à 40^. Les duréesde caséification sont les suivantes :

Avec 1 gr. de fibrine 19 minutes

Avec 2 — 13 —

Avec 4 — 1 —

Avec 8 — 4 —

ËXP. XIV. — Dans six verres contenant une solution de diaslase dansl'eau chloroformée, 30 centimètres cubes, on ajoute quantités sensiblement égales des fibrines suivantes :

a Fibrine crue fraîche.

b Fibrine bouillie dans l'eau.

c Fibrine crue conservée dans la glycérine.

d. Fibrine crue conservée dans l'alcool fort.

c Fibrine bouillie conservée dans l'alcool fort.

On laisse quarante heures dans le laboratoire, on lave les fibrines et oïl

FIXATION DBS INZYMES PAR t A FIBRINE. 169

les introduit dans une solution d*empois d*amidon filtrée sur papier,

maintenue à 40*. La réaction de Tamidon par Tiode disparaît dans les

mélanges en moins d'une heure et demie, et elle disparait dans Tordre

suivant : d*abord dans la liqueur /i, puis dans les liqueurs c et d, puis

dans la liqueur /?, et, enfin, dans la liqueur e.

D'autre part, à 25 centimètres cubes de la solution d'empois d'amidon, ûQ ajoute 1 centimètre cube de chacune des liqueurs a, b, e, d, e et de la solution de diastase primitive ; la réaction iodée disparaît dans l'ordre suivant : d'abord avec la solution primitive de diastase, puis avec la solution e, la solution b, les solutions d et e, et, enfin, la solution a.

Exp. XV. — Dans six verres on place 40 centimètres cubes d'une solulotion d*ému1sine et on y introduit quantités sensiblement égales des fibrine^ suivantes :

•a. . . . Fibrine fraîche

b Fibrine bouillie dans l'eau.

c Fibrine crue conservée dans la glycérine.

d. Fibrine crue conservée dans l'alcool.

e Fibrine bouillie conservée dans l'alcool.

On laisse vingt-quatre heures en contoct, on retire les fibrines, on les lave bien à l'eau et on les plonge dans 25 centimètres cubes d'une solution d'amygdaline à 40<*. L'odeur d'amandes amères apparaît dans tous les mélanges, dans l'ordre suivant : a, d, c, b et e; pour les trois premiers mélanges, l'odeur est perceptible après vingt minutes; pour les deax derniers, après quarante-cinq minutes.

D'autre part, on fait agir sur 25 centimètres cubes de la solution damydaline 5 centimètres cubes de chacun des liquides a, b, c, (/, e et de la solution primitive d'cmulsine. L'odeur apparaît dans l'ordre suivant : d*abord avec la solution primitive d'émulsine, puis avec les solutions e, by c, rf, a.

Exp. XVL — Dans 50 centimètres cubes d'une solution d'invertine, on ajoate quantités égales des fibrines suivantes :

a Fibrine crue.

b Fibrine bouillie dans l'eau.

c Fibrine crue conservée dans l'alcool fort.

d Fibrine bouillie conservée dans l'alcool fort.

On laisse ces mélanges vingt-quatre heures dans le laboratoire; puis on

retire les fibrines, on les lave à l'eau et on les fait agir sur une solution

de saccharose ; la transformation de la saccharose se produit dans tous

les mélanges ; mais l'activité est plus grande avec la fibrine a, puis avec

la fibrine c, puis avec la fibrine b, et enfm avec la fibrine d.

D'autre part, à 25 centimètres cubes de la solution de saccharose, on goûte 1 centimètre cube des solutions d'invertine et on note que les acivilés de ces solutions sont par ordre décroissant : d^abord la solution

170 STANISLAS DK SZUMOWSKI.

primitive d'invertine, puis la solution dy puis la solution b, puis la tion C| et, enfin, la solution a.

Ces expériences démontrent, en outre, que les différentes vs de flbrines ne possèdent pas le même pouvoir de fixer la ftl c'est ainsi que la fibrine fraîche crue s'est toujours montrée 1 active. On peut conclure des faits relatés ci-dessus que ces fi se présentent dans Tordre suivant d'énergie fixatrice décrois pour les différentes enzymes étudiées, labferment, diastase du émulsine, invertine: fibrine cime, fibrine crue conservée dansl cérine, fibrine crue conservée dans Talcool, fibrine bouillie, I bouillie conservée dans Talcool.

La fibrine peut fixer les enzymes, non seulement dans leurs tiens aqueuses, mais encore dans leurs solutions salines et gl nées. Ce fait présente un certain intérêt, parce qu'il sera ains sible d'extraire les enzymes de liqueurs où leur présence est quée par des substances salines ou autres. G*est ainsi qu'oi retirer le labferment de solutions fluorées ou oxalatées qui se treraient inactives sur le lait, à cause de la présence de fluor d'oxalate.

Exp. XVII. — On dissout 1/4 de gramme de diastase du mal 100 centimètres cubes des liqueurs suivantes :

a Eau distillée.

h Chlorure de sodium à 1 0/0.

c Fluorure de sodium a 1 0/0.

d. Glycérine à 1 0/0.

Aux deux premières solutions, on egoute 1 centimètre cube de roforme pour éviter le développement de microorganismes. Dai partie de ces solutions on immerge des flocons de fibrine bouillie autre partie est conservée comme solution témoin. Après vingt heures on retire les flbrines, on les lave à Teau et on les fait ag Tamidon en solution fluorée. Partout il y a transformation de Tai

D*autre part, à 10 centimètres cubes de la solution d*amidon on 1 centimètre cube des liqueurs diastasiques, soit des liqueurs té soit des liqueurs fibrinées. On constate que toujours la solution fait disparaître la réaction iodée de Tamidon plus rapidement que lution fibrinée. En outre, on constate que les différentes solutions fi] se comportent sensiblement de même, d'où cette conclusion que la absorbe Tenzyme avec la même énergie, quelle que soit la natun solution.

Exp. XVIIl. — On prépare deux solutions de labferment ; Tun une solution de fluorure de sodium ù 1 0/0, Fautre dans un tion d*oxalate de potassium à 1 0/0; on y plonge des flocons de

FIXATION DBS ENZYHSS PAR LA FIBRINB.

bonillie pendant quarante heures à la température du laboratoire; puis on retire ces fibrines, on les lave et on les fait agir à 40^ sur du lait de ▼ache. Les deux flbrines en déterminent rapidement la easéification.

Nous avons indiqué ce fait, que la fibrine conservée dans l'alcool possède la propriété de fixer les enzymes. La fibrine chargée d'enzyme peut être conservée dans l'alcool sans perdre ses propriétés diastasiques.

Exp. XIX. — Dans des verres contenant quantités égales d'une solution de labferment, on introduit des quantités sensiblement égales des fibrines suivantes^ préalablement débarrassées d*alcool par lavages à ]*e«u.

« Fibrine crue de porc conservée 50 jours dans Talcool fort.

■b Fibrine cuite — 50 —

€ Fibrine crue de vache conservée 48 —

d Fibrine cuite — 48 —

e Fibrine crue de porc conservée 44 —

/ Fibrine cuite — 44 —

g Fibrine crue de veau conservée 40 —

h Fibrine cuite — 40 —

Après vingt-quatre heures de séjour, on retire les fibrines, on les ItTe, et on les fait agir sur des quantités égales de lait à 40®. Il y a partout easéification :

Pour a en 16 minutes

Pour 21 en 21 —

Pour c en 19 —

Pour d en 16 —

Pour e en 14 minutes

Pour f en 15 —

Pour ^ en 15 —

Pour /i en 20 —

D'autre part, des volumes égaux de lait à 40®, traités par volumes «gaox des diverses solutions de labferment, ont coagulé :

hmr a en 1 minutes

Pour b en 6

Pour c en 14 —

Pour d en 6 —

Pour e en 8 minutes

Pour f en 6 —

Pour gr en 12 —

Pour A en 5 —

Exp. XX. — Une partie des fibrines chargées de labferment, préparées

dans Texpérience n® 9, est conservée quarante-quatrejours dans l'alcool.

On les en retire ; on les lave et on les fait agir sur le lait : quantités

égales de lait et quantités sensiblement égales de fibrine. Les caséifica-

tioBS se font dans les temps suivants :

Série A.

Fibrine h 10 minutes

— d 9 minutes

Série B.

Série C.

13 minutes

19 minutes

18 minutes

172 STANISLAS DE SZUMOWSKI.

On rappellera les nombres obtenus au momeni où la fibrine veniit i d*être chargée de labferment. Ce sont les suivants :

Série A. Série B. Série C.

Fibrine b 8 minutes 8 minutes 9 minutes

— d 9 — 9 minutes 11 —

Lorsqu'on fait agir sur une substance transformable de la fibrine chargée de Tenzyme correspondante, on constate que la puissance diastasique de cette fibrine va en décroissant au fur et à mesure qu'elle agit.

Exp. XXI. — On charge de labferment des flocons de fibrine crue el des flocons de fibrine coagulée par la chaleur, comme on Ta fait précédemment. On lave bien à Feau ces flocons de fibrine, puis oa lei immerge respectivement dans un certain volume de lait à 40". IjorsqiM la caséification est terminée, on retire les flocons et on les immerge dans une nouvelle quantité de lait é(çale à la première maintenu à AO^, On continue ainsi encore deux fois, et on note la durée de eaeéifi' cation.

Avec la fibrine crue, les durées de caséification sont huit minutes, neuf minutes, douse minutes et demie, seise minutes et demie.

Avec la fibrine bouillie, les durées de caséification sont dix-huit minutes, vingt-deux minutes, vingt-trois minutes et vingt-sept minuteB.

Ëxp. XXII. — On fait de nouveau la même expérience et on obtient les résultats suivants :

Avec la fibrine crue, les durées des caséifica lions successives ont ét^ six minutes, sept minutes, huit minutes, onze minutes et demie.

Avec la fibrine bouillie, les durées des caséifications successives on été neuf minutes, dix minutes et demie, treize minutes et demie et dix sept minutes.

Cette diminution rapide du pouvoir diastasique de la fibrii chargée d'enzyme peut aisément se comprendre si l'on tient compi du fait suivant. La fibrine chargée d'enzyme cède une pai-lie ( cette enzyme aux liqueurs dans lesquelles elle est plongée.

Exp. XXIII. — Des flocons de fibrine cuite ont été chargés de labfc ment, puis convenablement lavés. On en fait 4 parts égales qu' immerge dans les 4 liqueurs suivantes :

n 50 ce. eau distillée.

h 50 ce. solution de chlorure de sodium à 1 0/0.

c 50 ce. solution de chlorure de calcium à 1 0/0.

d 50 ce. glycérine.

FIXATION. DBS ENZYMES PAR LA FIBRINE. 17S

1 laisse vingt-quatre heures à là tempera ture du laboratoire; puis rend 10 centimètres cubes de chacun des liquides et on les ajoute à mlimètres cubes de lait maintenus à 40^. La oasëification se fait d'abord dans le mélange c (on sait que le chlorure de calcium aune »D favorisante sur le phénomène de caséifleation). Puis les mélanges b sont caséifiés presque en même temps. Quant au mélange D, il l pas caséiflé.

ip. XXIV. — Des quantités sensiblement égales de fibrine cuite géede labferment sont immergées dans les liqueurs suivantes :

a 50 ce. eau distillée.

b 50 ce. solution de NaCl à 1/00.

c 40 ce. eau distillée -f- ^0 ce. glycérine.

(f. Î5 ce. eau distillée -j- ^ ce. glycérine.

e 50 ce. glycérine.

\ laisse en contact vingt-quatre heures dans le laboratoire, puis- on te 10 centimètres eubes de chacun de oes liquides à t5 centimètres s de lait à 40*. La oaséifioation se produit dans les temps suivants :

Mélange a 10 minutes

— e pas de caséifleation.

LP. XXV. — Des quantités égales de fibrine cuite chargée de diassont plongées dans les liqueurs suivantes :

a 50 ce. eau distillée.

b 50 ce. solution NaCl à 1 0/0.

c 50 ce. solution NaFl à 1 0/0.

d 50 oc. solution d*empois d*amidon.

e 50 ce. glycérine.

cfaaeune de ces liqueurs, on a ajouté 1 centimètre cube de chloroe pour empêcher les manifestations de la putréfaction. Après vingtre heures de séjour à la tempéiature du laboratoire en vase clos, élange 10 centimètres cubes d*une solution d*empois d*amidon avec infimètres cubes de chacun des liquides. On place ees mélanges à re à 40*. Après trois heures, la réoclion iodée de Tamidon a disparu les mélanges a, b, c, d, dans Tordre b, a, c, d, mais non pas dans (lange e.

». XXVI. — Des flocons de fibrine cuite chargés de diastase du sont plongés dans les liqueurs suivantes (quantités égales de

a 50 ce. eau distillée.

h 40 ce. eau + 10 ce. glycérine.

c. 25 ce. eau -[- 25 ce. glycérine.

d. 50 ce.. glycérine.

174 atiUlISLAS DB 8ZUM0WSKI.

On ajoute 1 centimètre eub6.'46 /chloroforme; on laisse vingt-qoitre heures à la température du laboratoire ; puis on m^ange iO œntimètre» cubes d*une solution d*empois d*amidoià avec iO centimètres cubes dr chacune de ces liqueurs. Ces mélanges sont mis a 40«. X^a réaction iodée de Tamidon disparaît dans les 3 premiers métanges .et dans Tordre a,, b^ c, KUe ne disparaît pas dans le mélange d même après quati? heures.

Ëxp. XXVII. — On prépare des flocons de fibrine cuite chargés respectivement d^émulsinOy de diastase du malt et d*invertineetonen plonge des quantités égales dans les liqueurs suivantes :

a 50 ce. eau distillée.

h 40 ce. eau -|- IQ ce. glycérine.

c S5 ce. eau -f- ^ ec. glycérine.

d. 50 ce. glycérine. j.

On ajoute i centimètre cube de chloroforme et on laisse vû^gjt-quatre heures en contact à la température du laboratoire. On mélange alor» iO centimètres cubes de chacun des liquides avec 10 centimètres oabes d'une solution d*amygdaline, d'une solution d'amidon et d'une solution de saccharose.

On constate que la transformation de Tamygdaline, de l'amidon et de la saccharose se fait d'abord dans les mélanges a, puis dans les mélanges bf puis dans les mélanges c, et, en dernier lieu, dans les mélanges d.

D'autre part, si dans ces mêmes solutions transformables on plonge, après les avoir bien lavés, les flocons de fibrine immergés pendant vingtquatre heures dans les liquides a, b, c, (/, on constate que la transformation s'accomplit dans l'ordre d, c, b, a.

De ces expériences ressort encore ce fait bien inattendu que la fibrine cède plus facilement Tenzyme dont elle est chargée à Teaii qu'à la glycérine. On sait, en effet, que la glycérine est douée d'un pouvoir remarquable d'extraire les enzymes des tissus générateurs.

Enfin la fibrine possède la propriété de fixer plusieurs enzymes différentes. La fixation de plusieurs ferments est très nette lorsqu'on plonge la fibrine dans une liqueur qui contient plusieurs enzymes. Au contraire, lorsque la fibrine est plongée successivement dans des solutions d'enzymes différentes, elle manifeste surtout, mais non exclusivement, les réactions de la dernière enzyme.

ËXP. XXVIII. — On prépare 3 solutions d'enzymes fluorées :

a. . . . • Solution fluorée à i 0/0 de labferment.

b o— de diastase du malt.

c — d'émulsine.

DttnÏB chacune de ces solutions, on plonge des flocons de fibrine bouillie. On les y laisse vingt-quatre heures à la température du laboratoire et on constate, en faisant porter Tessai sur quelques flocons, que la fibrine a caséifié le lait, que la fibrine b transforme Tamidon, que la fèrine c transforme Tamygdaline.

\£s fibrines sont alors lavées à Teau, puis la fibrine a est plongée dans une solution de diastase ; la fibrine b est plongée dans une solution d*émulsine ; la fibrine c dans une solution de labferment. Ainsi a-t-on des ûbrines qu*oa peut désigner par les notations suivantes : fibrine a, b ; fibrine b, c, et fibrine c, a.

On retire ces fibrines après un s^'our de vingt-quatre heures à la température du laboratoire et on les lave à Teau ; on fait de chacune deux parts, qu'on plonge respectivement dans les solutions suivantes :

{ Solution d'amidon.

. ( Solution d*amidon.

( Solution d*amygdaline.

( Solution d*amygdaline.

■" ""^ |uit.

On met ces mélanges à 40®, et on constate que la fibrine a, b, transforme rapidement Tamidon, mais n'agit que très lentement sur le lait ; que la fibrine b, c transforme rapidement Famygdaline, mais très lentement Tamidon ; que la fibrine c, a caséifle très rapidement le lait, mais transforme péniblement Tamygdaline.

Eip. XXIX. — On prépare une liqueur contenant de la diastase et de l'émoisine ; ou y plonge des flocons de fibrine cuite et on les y laisse vingt-quatre heures à la température du laboratoire. Après lavages à l'eau, ces flocons de fibrine agissent énergiquement sur Tamidon et aussi sorlamygdaline.

Exp. XXX. — On prépare une liqueur contenant de la diastase du naît, de Témulsine et du labferment. On y plonge pendant vingt-quatre heures à la température ordinaire des flocons de fibrine cuite ; on les en '«tire ; on les lave à l'eau et on fait agir sur l'amidon, sur l'amygdalinc

et sur le lait. On constate que la fibrine agit énergiquement sur ces trois

substances. '

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