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I. — Technique

Noos avions d'abord disposé nos appareils de manière à inscrira la forme et la hauteur des^ecousses ; mais, comme les secousses n*ont que

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de faibles et lentes variations, la lecture des graphiques est difficile et ne donne que des indications imparfaites^ Nous avons alors employé un collecteur de travail j plus ou moins analogue à Tappareil de Fick. Ce collecteur de travail ou ergomètre a été construit sur nos indications par M. Pellin.

Il se compose essentiellement d'un axe tournant en pointe entre deui vis portées par un bâti, solidement fixé sur une table. L*axe est muni ï une de ses extrémités d*un rochet qui en est solidaire. Un doigt fixé au bftti ne permet à Taxe qu'un seul sens de rotation, celui qui élèvera le poids. A Taxe est fixé un cône de 4 poulies sur Tune desquelles passe une corde qui soutient le poids, la corde qui va au membre en expérience étant fixée à une autre poulie. I^ poulie est folle sur Taxe. Ua doigt portant sur le rochet rend la poulie solidaire de Taxe pendant le soulèvement du poids. Un vélocimètre mu par des engrenages fait dix tours pour un tour de Taxe ; on peut lire sur. le vélocimètre 10,000 unités.

Soit alors P le poids, r le rayon de la poulie, n le nombre de tours de Taxe, iX le nombre de tours du vélocimètre, T le travail produit; nous

avons T = PX2«'''ï» ©ti comme iJ = 0,1 1/ T= 0,2«rii'XP- ^^^^ avons exprimé ce travail en grammètres. Le quotient par le temps exprimé en secondes nous a donné la puissance développée par le muscle en grammètres par seconde. C'est cette quantité au moyen de laquelle nous avons calculé nos tables et construits nos courbes.

Évidemment cette méthode est applicable à la contraction d'un muscle quelconque, et nous nous proposons d'étudier par cette même méthode la contraction dérivera muscles; mais nous avons commencé par les muscles fléchisseurs de Tindex de la main droite, et voici comment nous avons opéré.

La main est gantée, de manière que le point d'insertion de la corde qqi tend le muscle demeure invariable. La cordelette qui va actionner la poulie est donc fixée toujours au même point, c'estF-ànlire au niveaa de l'interligne articulaire de la phalangine et de la phalangette. Pour limiter le travail à la contraction seule des fléchisseurs de l'index, le poignet est, ainsi que l'avant-bras , solidement fixé comme dans f appareil de Mosso. Deux mors maintiennent la main immobile, en appuyant l'un sur la face dorsale, l'autre sur la face palmaire. Les doigts sont libres ; mais, le plus souvent, pour mieux immobiliser la main, nous saisissions avec les doigts libres un des mors qui maintiennent la main, de manière que ,'index seul était mobile.

Un métronome réglait la fréquence des contractions.

Pendant que l'un de nous effectuait le travail, l'autre lisait sur le vélocimètre le travail effectué, toutes les minutes, et les inscrivait sur an registre.

Nous avons bien vite renoncé à faire exécuter ce travail par d'autres que par nous-mêmes ; car il faut une certaine habitude pour arriver à des résultats précis. D'abord le travail doit être poussé jusqu'à la fatigue, et jusqu'à une fatigue asses douloureuse ; mais il ne doit pas aller jusqu^à la fatigue avec impuissance. C'est un état assez pénible à souteniri

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