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TO

Poids en grammei.

iSOO..

Grammètres par lec.

noo 84

i, par le fait des intermittences, la puissance du muscle a pu i atteindre le double de la puissance à laquelle il a pu arriver ravail continu, et cela, comme nous Tavons déjà dit, au prix brt beaucoup moindre, et d^une souffrance presque néglisi on la compare à l'état pénible d'un travail continu, emparant ces faits aux autres résultats précédemment indiin voit que, par l'analyse expérimentale, nous sommes

ANDRA BROCA et CHARLES RIGHET.

arrivés à trouver les meilleures conditions du travail (pour len fléchisseur de l'index). Un poids très fort, de 1,500 grammes fréquence très grande» de '200 par minute; et des intermitteoc 2 secondes environ de repos, alternant avec 2 secondes de ti

Ces faits comportent assurément des conclusions pratiques i conclusions théoriques. Nous ne traiterons pas ici les concli pratiques; nous attendons les résultats que nous donneront les rimentation^ sur d'autres muscles que le fléchisseur de l'i Quant aux conclusions théoriques, elles semblent se résumer ( question^ de circulation musculaire, et de réparation par le oxygéné. Après le travail, il se fait constamment un énorme sanguin dans le muscle, et c'est grâce à cette circulation active, post laborem^ que peut s'effectuer la restitution du mi

Il nous parait probable, sans que cependant nous puissio rigoureusement démontrer, que c'est par le sang oxygéné q fait la réparation du muscle; car l'oxygène détruit les pn nocifs de la contraction musculaire. Des contractions rép^ énergique, et continues, eii épuisant l'oxygène du sang irrigi mettent le muscle dans cet état de contraction anaérobie^ que avons démontré, dans un précédent travail, être funeste àl musculaire (voy. Arch.d^ PhysioL] 1897). Par conséquent, p circulation sera active, moins il . y aura à craindre l'état anaéi et par conséquent la ruine et la fatigue du muscle. Or, c empêche le muscle de donner toute sa puissance, c'est précis^ la sensation de fatigue, due vraisemblablement aux produits toi d'une contraction musculaire qui s'est effectuée en présence de tités insuffisantes d'oxygène: .

L'influence des intermittences semble donc se ranieoer à o^ lois fondamentales : 1® Le maximum de la circulation muscol lieu lorsque le repos succède au travail (vaso-dilatation de Cham 2^ La contraction est d'autant plus puissante et d'autant moins loureuse que la circulation est plus active.

LES ENZYMES SONT-ELLES DIALYSABLE8 ?

Par M. NIKITA OHODSONAJCW

ravail do TiuBtitut de physiologie de l'Université de Fribourg, Suisse.)

La question de la dialysabilité des enzymes n'est pas absolument Buve. Plusieurs auteurs ont fourni quelques indications se rattaliant à ce sujet.

Von Wittich {Pfluger^s Archiv, t. V, p. 435) rapporte des expériences a*il a faites incidemment sur la dialyse de la pepsine. Introduisant dans Q dialyseur une solution glycérinée de pepsine et le plongeant dans eau, il constate, au bout de plusieurs joui*s, que le liquide extérieur, près acidulation, ne manifeste aucune propriété peptique appréciable, mdis que le contenu du dialyseur a conservé toute son activité. — La epsine dialyserait, au contraire, très facilement si la solution de pepsine t le liquide extérieur sont acidulés à S p. 1000 par Tacide chlorhydrique. ^oar expliquer celte différence, von Wittich admet que la pepsine forme ivec Tacide chlorhydrique une combinaison dialysable. — Enfin, cet nteur signale le fait suivant : si la dialyse de la solution glycérinée de pepsine se fait en présence d'eau dans laquelle sont immergés des flor »os de fibrine, on constate : 1** que Teau extérieure n'a acquis aucun KHivoir peptique; — 2^ que les flocons de fibrine immergés dans cette iao se sont chargés de pepsine, car ils se digèrent fort bien si on les )loDge dans une solution chlorhydrique à 2 p. 1000. Von Wittich expli- (ne ces faits en tenant compte d'une part d'une faible dialysabilité de la lepsine et, d*autre part, de la propriété que posséderait la fibrine d'absortr énergiquement les enzymes; les flocons de fibrine absorbant les •aces de pepsine qui auraient dialyse faciliteraient la dialyse de nouilles quantités de cette enzyme.

Hammarsten {Afaiys Jahreab, /. Tbiercbemie^ t. III, p. 160) étudie rec beaucoup de soin cette question. Krasilnikow, dès 1864, avait indi-

ArCB. DB PIITS., 5* SÉRIB. — X : 10

248 nhota chodsgha^bw.

que la dialyse comme moyen de purifier la pepsine. Hammarsten eat maintes fois Toccasion de répéter ces manipulations ; mais, comme il maintenait la dialyse pendant 1 et même 2 semaines, il devait acidnler ii liqueur peptique, et remplacer l'acide éliminé par la dialyse pour empêcher le développement des bactéries et des moisissures. En opémt ainsi, et examinant le liquide extérieur de dialyse convenablement cmdensé, il constata que ce liquide, contrairement à l'affirmation de tob AVittich, ne renferme que des traces de pepsine.

En présence de ces faits contradictoires, Hammarsten reprit l'étude méthodique de la question. Dans une première série d^expériences, il soumet à la dialyse, en présence d'eau distillée, des solutions acides de pepsine contenant des proportions variables de pepsine et d'acide, à ose température variant de 5* à 18*. Le liquide extérieur au dialyseur était évaporé à une douce chaleur ou dans le vide et éprouvé quant à ses propriétés peptiques sur la fibrine. Dans aucun cas, on ne trouva de pepsine dans le liquide extérieur. — Dans une seconde série d'expériences, Hammarsten dialyse, comme le faisait von Wittich, une solution glycérinée de pepsine en présence d'eau acidulée. Après une dialyse de 72 heures, le liquide extérieur ne contenait pas de pepsine. — Enfin, dans une dernière série, Hammarsten répéta les expériences de dialyse de la pepsine en présence d*eeu contenant des flocons de fibrine. Il ne put constater aucune dialyse, aucune fixation de pepsine, même lorsque le liquide extérieur était acidulé.

G. WolfThOgel (Pflûgeï^a Arcbiv, t. VII, p. 188) reprit ces mêmes expériences de von Wittich. Le liquide soumis à la dialyse était soit od extrait glycérine, soit une macération dans l'acide chlorhydrique ii 4 p. 1000 ou dans l'acide nitrique de muqueuse gastrique. Après uDe dialyse de 24 à 48 heures à la température du laboratoire, on faisait agir le liquide extérieur sur de la fibrine, en présence de 4 p. 1000 d'acide chlorhydrique, à la température de 40*. On comparait les résultats obte* nus dans ce mélange avec ceux obtenus dans un mélange de fibrine et d'acide chlorhydrique à 4 p. 1000. Dans aucun cas, on ne put reconnaître la dialyse de la pepsine.

Plusieurs physiologistes, notamment Maly, Sundberg, ont utilisé cette propriété que possède la pepsine de ne pas dialyser en quantité appré^ ciable pour débarrasser cette enzyme de ses impuretés salines. Kûhne utilisa la même méthode pour purifier la trypsine, ce qui implique que cette enzyme partage avec la pepsine la propriété de ne pas dialyser abondamment.

Paschutin {Mal/ s Jahresb, f. Tbierch,, 1871, p. 304) compare la diffusibilité de la diastase amylolytique et de l'invertine à travers la muqueuse intestinale. Il aurait constaté que la diastase amylolytique diffuse facilement, tandis que l'invertine diffuse d'une façon presque inappréciable.

Hoppe-Seyler {Handb. d. pbjsioL Analyse, 6« édit., p. SOT) dit que la diastase amylolytique diffuse à travers les membranes animales ou le papier parchemin sans grande difficulté*

DULTSK DBS ENZYMBS.

HsiomskTBien (Lebrb. d. pbyaioL Chemie^ â* édit., p. 10) dit que, d'une façon générale, les enzymes ne semblent pas diffusibles.

Dans un tout récent travail, Wroblewski (Zeiisch, /. physioL Ch., L XXIV, p. 173) a recherché incidemment si la diastase amylolytique dialyse. En général, après 24 heures, le liquide extérieur n*a aucune action sur l'amidon ; dans un cas seulement, Wrobleivski a trouvé ce liquide capable de sacchariûer Tamidon ; mais il admet que dans ce cas le dialyseur devait présenter des orifices imperceptibles.

La question de la dialysabilité des enzymes méritait donc d'être reprise, puisque les expériences et les conclusions des auteurs ne sont pas concordantes. Elle méritait surtout d'être reprise,, parce qu'on pouvait espérer obtenir ainsi des résultats importants, pouvant donner des renseignements utiles sur la constitution des enzymes ou la nature de leur substratum.

Les expériences précédemment résumées nous montrent que les enzymes ne sont pas facilement dîalysables,en supposant qu'elles le soient. Il est donc indispensable de faire des dialyses prolongées, si Ton veut obtenir des résultats nets. — Dès lors, deux précautions doivent être prises: il faut opérer en milieux aseptiques, car les microorganismes peuvent engendrer des enzymes, capables de trouble^ les résultats de l'expérience ; — il faut opérer avec des dialyseurs parfaits, ne présentant aucun orifice, si petit qu'il soit.

Pour opérer aseptiquement, il fallait employer un antiseptique qui Hit sans action sur les enzymes, sans action sur les transformations chimiques produites parles enzymes, et, si possible, dialysable. — Un tel antiseptique aurait le triple avantage suivant : 1"* il ne modifierait pas la puissance diastasique des solutions en expérience, condition indispensable pour ne pas dissimuler la présence des petites quantités d'enzymes qui pourraient dialyser ; 2"* il permettrait de rechercher, dans le liquide de dialyse, la présence de l'enzyme, sans qu'il soit nécessaire d'éliminer l'agent antiseptique ; 3* il pénétrerait dans toute l'épaisseur du dialyseur, et réaliserait ainsi une aseptie parhite de toutes les parties du système de dialyse.

Le fluorure de sodium, antiseptique à la dose de 1 0/0, ainsi que Toot démontré Arthus et Huber {Arcb. de pbysioL^ 1892, p. 651), répond à cette triple indication.

Pour réaliser la dialyse aseptique des enzymes, on a fluoré à 1 0/0 la solution d'enzyme, et on a employé comme liquide extérieur une solution aqueuse de fluorure de sodium à 1 0/0.

Pour vérifier les dialyseurs^ on a eu recours au procédé de Kiihne. Ce procédé est fondé sur la non dialysabilité du pigment sanguin. Les dialyseurs employés étaient les boyaux dialyseurs de Brandegger. Lorsque rexpérience de dialyse des solutions diasta-

24'4 NIKITA CHODSCHAOEW.

siques était terminée, on remplaçait dans le dialyaeur, le liquide diastasique par du sang déflbriné, laqué et fluoré et on plongeait le dialyseur ainsi chargé dans une solution de fluorure de sodium i i 0/0. On soulevait le dialyseur de façon que le liquide intérieur s'élevât à 2 ou 3 centimètres au-dessus du niveau du liquide extérieur, et on abandonnait le tout dans le laboratoire pendant 10 à 12 jours. Si le liquide extérieur était absolument incolore, au bout de ce temps, on considérait Texpérience de dialyse de l'enzyme comme faite dans de bonnes conditions ; — si le liquide extérieur se colorait, on rejetait Texpérience faite avec ce boyau imparfait.

Expériences avec Finvertine.

Les expériences ont été' faites soit avec de Peau de levure de bière, soit avec de Tinvertine préparée suivant les procédés clas' siques.

Exp. I. — - On fait macérer pendant 24 heures à la température du laboratoire de la levure de bière fraîche dans une petite quantité d*eau; 00 jette sur le filtre, et on mélange volumes égaux de cette eau de levure et d*une solution de fluorure de sodium à 2 0/0. — On introduit 200 ce. de ce mélange dans un boyau dialyseur, qu'on plonge dans 200 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0, contenus dans un cylindre asses étroit pour que le liquide extérieur atteigne au moins le niveau du liquide intérieur, condition réalisée dans toutes les expériences. — On abandonne la dialyse dans le laboratoire à 15* à 20* pendant 7 jours. On prépare alors les mélanges suivants :

a) 25 ce. sol. saccharose 10 0/0 fluorée à 1 0/0 -f- 25 ce. sol. fluorure de sodium 1 0/0 ;

b) 25 ce. sol. fluorée de saccharose -f 25 ce. du liquide de dialyse extérieur ;

c) 25 ce. sol. fluorée de saccharose -f- 25 ce. du liquide extérieur de dialyse, préalablement bouilli et ramené au volume primitif par addition d'eau ;

d) 25 ce. du liquide extérieur de dialyse -f- 25 ce. sol. fluorure de sodium 1 0/0.

On maintient ces mélanges 24 heures à 40*; puis on les examine au point de vue de leur pouvoir réducteur. I^s mélanges a, c, d ne réduisent pns la liqueur de Fehling; le mélange b réduit très abondamment.

Donc le liquide de dialyse, extérieur au dialyseur, contient un agent capable d'intervertir la saccharose ; cet agent n'est pas le fluorure de sodium, puisque le mélange a ne réduit pas. C'est un agent qui est détruit par rébullition, puisque le mélange c ne réduit pas. Le liquide de dialyse, extérieur au dialyseur, ne contient pas d'ailleurs de substance réductrice, ou de substance transformable en substance réductrice par

DIALYSK DES ENZYMES. ïtS

>ur de 24 heures à 40^ en présence de 1 0/0 de fluorure de sodium,

e le mélange d ne réduit pas.

ver Une à dialyse dans les conditions de l expérience,

. II. — On prépare de Tinvertine de levure suivant les procédés [ues; — on en broie dans une solution de fluorure de sodium à on laisse macérer Si heures et on filtre. On soumet à la dialyse . de cette solution d*invertine en présence de 200 ce. de fluorure de [1 à 1 0/0 à la température de 15®.

es 36 heures de dialyse, on prend 100 ce. du liquide extérieur et remplace par 100 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0. Ce liquide é constitue la solution A. — On laisse la dialyse se prolonger ) pendant 8 jours ; le liquide extérieur constitue la solution B. — ces deux solutions, on répète les essais indiqués dans Texpérience I es liqueurs a, b, c, d.

ais avec A. — On laisse les mélanges a, b, c^ d k Pétuve à 40®pen- 4 jours. IjCs mélanges a, c, d ne réduisent pas la liqueur de ig; le mélange b au contraire donne une réduction, faible, il est mais cependant parfaitement nette.

ais avec B. — Les mélanges a, b, c, d sont laissés 24 heures à40<*. îlange b réduit énergiquement la liqueur de Fehling; les autres sont iment inactifs.

wertin^ a déjà dialyse après 36 heures; beaucoup plus après 'S et demi. Sa dialyse est lente et di facile.

. III. — On prépare une solution d'invertine dans le fluorure de n à 1 0/0. On en prend 400 ce. qu'on met à dialyser en présence de ;. de fluorure de sodium à 1 0/0, à la température de 15®. es 20 heures de dialyse, on prélève 10 ce. du liquide intérieur et

du liquide extérieur et on prépare les mélanges : 50 ce. solution fluorée de saccharose -|- ^û ce. de liquide intérieur; 50 ce. solution fluorée de saccharose + 10 ce. de liquide extérieur. *ès 4 jours de dialyse, on prélève 10 ce. des liquides intérieur et eur et on prépare des mélanges a2 et 2^2 \ — après une dialyse de *8, on prépare des mélanges a^ et b^.

mélanges sont abandonnés 24 heures dans le laboratoire à une irature de 15® environ et dosés quant à leur pouvoir réducteur, au a de la liqueur de Fehling, ferrocyanurée à 2 0/0. On constate que, réduire 5 ce. de cette liqueur bleue, il faut employer les quantités Qtes :

ce

Mélange a, 2,5

— aj 2,6

— aj 2,8

246 NIKITA CHODSGHàJBW.

Si nous admettons que la quantité de substance transformée est proportionnelle, toutes autres conditions égales, à la quantité d'invertise agissante, nous pourrons, au moyen des résultats précédents, conndtre les quantités d*enzyme ayant dialyse. Ces quantités sont, à un fiieteor constant près :

Liquide extérieur après 20 heures 0,021

— après 4 jours 0,024

— après 8 jours 0,0S4

Liquide intérieur après 20 heures. 0,400

— après 4 jours 0,384

— «pi-ès 8 jours OySSI

Si la somme des quantités de ferment contenu à un moment donné dans les liquides intérieur et extérieur n*est pas constante, c'est que nous avons fait une hypothèse, qui n'est pas rigoureusement exacte, en supposant que les quantités d*enzymes sont proportionnelles aux quantités de substance transformée.

Si maintenant nous calculons le rapport des quantités de ferment contenu dans le liquide extérieur et dans le liquide intérieur, nous trouvons :

Après 20 heures j^ ou 0,052

Après 4 jours «gj ou 0,062

Après 8 jours ^^s ou 0,095

Uittvertine dialyse donc avec une extrême lenteur.

Exp. IV. — On a soumis à la dialyse des solutions d*invertine contenant des substances colloïdes dissoutes, amidon, albumine, caséum.

On prépare une solution d*invertine dans le fluorure de sodium à 10/0 d'une part. D'autre part, on prépare : i^ une solution fluorée d'amidon, en faisant bouillir pendant 30 minutes de l'amidon pulvérisé dans une solution de fluorure de sodium à 1 0/0, et filtrant sur coton de verre; -^ 2<* une solution d'albumine fluorée en mélangeant volumes égaux de blancs d'œufs frais et d'une solution de fluorure de sodium à 2 0/0 et fil' trant sur papier; — 3* une solution fluorée de caséum, en faisant bouillir dans du fluorure de sodium à 1 0/0 des grumeaux de caséum obtenus par caséification du lait par la présure et lavés à Teau.

On mélange volumes égaux de la solution d'invertine et de chacune de ces solutions de substances colloïdes. On prend 200 ce. de chacun de ces mélanges et on les met à dialyser en présence de 200 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0 à la température du laboratoire. — La dialyse dure 10 jours.

Au bout de ce temps, on examine le liquide extérieur ; on n'y constate ni la présence de l'amidon par la réaction de l'iode, ni la présence de

DIALY6B DB8 BNZYMBS. 247

•Ibumiae ou 4u easéam par la réaction xanthoprotéique, par la éaction du biuret, par la réaction du ferrocyanure de potassium acéti- [116, etc.

A 50 ce. d'une solution fluorée de saccharose non réductrice, on ajoute 0 ce. de chacun des liquides extérieurs aux dialyseurs. Après 48 heures 1 40o, ces mélanges donnent une réduction ti*ès nette de la liqueur de ^ehling. — A 50 ce. de la même solution fluorée de saccharose, on ajoute

0 oc. de chacun des liquides extérieurs préalablement soumis à une kllition de quelques minutes. Après 48 heures à 40^, ces mélanges ne [oonent aucune réduction de la liqueur de Fehling. — Donc Tagent actif ie nos solutions extérieures est bien Tenzyme que nous y cherchions, inisque cet agent est détruit à la température d*ébullition.

Donc des substances colloïdes comme f amidon, l' albumine, le casé um ne *opposentpa8 à la dialyse des enzymes-

Cette expérience était intéressante à faire à un autre point de vue : elle OQs montrait que nos dialyseurs présentent bien l'imperméabilité désiable aux substances albuminoïdes, etc.

Expériences avec h diaslase amyloly^Uque du mali.

Pour préparer les solutions de diastase, on broie dans un mortier ie la diastase de Griîbler avec une petite quantité de liquide (solulon de fluorure de sodium à 1 0/0). La bouillie ainsi obtenue est ersëe dans une certaine quantité de solution de fluorure de sodium i maintenue à macérer 24 heures : on filtre sur papier.

Exp. V. — On met à dialyser 200 ce. d'une solution fluorée de diastase '0 présence de 200 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0. La dialyse dure ^ jours.

On prépare les 4 mélanges suivants équivalents a ceux de l'expé- •ience I :

«) 25 ce. d*une solution fluorée d'amidon 4- 25 ce. de fluorure de sodium HO/0;

h) 25 ce. de la solution d'amidon 4-25 ce. du liquide de dialyse exté* •ieur;

e) 25 ce. de la solution d'amidon 4- 25 ce. du liquide de dialyse exté* i«ir bouilli et ramené par addition d'eau à son volume primitif;

(/) 25 ce. du liquide extérieur de dialyse -f- 25 ce. de fluoinire de sodium

On abandonne ces mélanges pendant 8 jours dans le laboratoire et on

uunine la réaction à IHode. Les mélanges a, e, d donnent la réaction de

odore d'amidon. Le mélange b ne donne aucune coloration bleue par

ode.

La diastase amyloly tique du malt a dialyse dans les conditions où cette

périence a été réalisée.

Ëxp. VI. — On prépare une solution fluorée de diastase, dont 200 oc.

248 NDOTA GH0D8CHAJBW.

sont mis à dialyser en présence de 800 ce. de fluorure de sodium à 1 — Après 36 heures de dialyse, on prélève 100 ce. du liquide extérieur au dialyseur et on les remplace par 100 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0. Ce liquide prélevé constitue la solution A. — On maintient encore la dialyse 6 jours et demi : le liquide extérieur constitue la solution B.

Avec ces solutions A et B on prépare les mélanges a, />, c, d indiqués dans Texpérience V. On les met à 40* et on examine leur réaction vis-Âvis de riode. — Après 4 jours de séjour à 40*, les mélanges a, e, d correspondant aux deux solutions A et B donnent la réaction de Fiodure d*amidon. — Les mélanges by au contraire, ne donnent plus cette ré«;tion : celui qui correspond à la solution A au bout de 36 heures; celui qui correspond à la solution B au bout de 12 heures.

La diaatase du malt dialyse; déjà, après 86 heures, dans les coaditions de Vexpérience, il y a une dialyse appréciable,

Exp. VII. — On prépare une solution fluorée de diastase; on en met 400 ce. a dialyser en présence de 400 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0 à la température du laboratoire.

Après âO heures, on prélève 10 ce. du liquide intérieur et 10 ce. da liquide extérieur ; et on les ajoute respectivement à 25 ce. d*une solutioa fluorée d*amidon ; on met à l'étuve à 40^. — On répète ces prélèvements et on fait des mélanges analogues aux précédents après 4 jours et après 8 jours de dialyse. — On examine la rapidité de la disparition de la réaction amido-iodurée dans ces mélanges.

De ces observations, il résulte que Tactivité amylolytique du licpiide extérieur croit à mesure que la dialyse se prolonge; que le rapport des activités amylolytiques du liquide extérieur et du liquide intérieur va, par conséquent, en augmentant avec la durée de la dialyse ; que Tactivité amylolytique du liquide intérieur est, même après 8 jours, incomparablement plus grande que celle du liquide extérieur.

Si donc la diastase amylolytique du malt peut dialyser, elle De dialyse qu'avec une grande lenteur et une grande difficulté.

Exp. VI il — On prépare une solution fluorée de diastase du malt; on mélange 100 ce. de cette solution avec 100 ce. d'une solution fluorée de blanc d'œuf ; et iOO ce. de la môme solution avec 100 ce. d'une solution fluorée de caséum. Ces deux mélanges sont mis à dialyser en présence de 200 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0. — La dialyse dure 10 jours à la température du laboratoire.

Au bout de ce temps, on constate que le liquide extérieur ne donne pas la moindre réaction des substances albuminoïdes.

Si on mélange 25 ce. des liquides extérieurs aux dialyseursavecSSoe. d'une solution fluorée d'empois d*amidon, on constate que la transformation de Tamidon se produit.

Par conséquent, la diastase amylolytique du malt dialyse même lovsr qu'elle se trouve en présence de substances colloïdes, telles que l'albumine et le caséum.

DIALYSB DES WZYUE3. 249

Expériences avec Témulsine.

Exp.- IX. -T Qa.dis&put S.décigrammes d*éinul8ine dans 300 cc.de Aorure de sodium, à 1 0/0, et.on diajyse en présence de 200 ce. de fluoire de sodium à J 0/0 pendant 8 jours à i5^

D'aufre part, on prépare une solution contenant 2 grammes d*amygdane pour 100 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0 et on fait des mélanges , h, c^ d équivalents aux mélanges de même nom des expériences et V :

a) 25 ce. de la solution d*amygdaline 4~ ^ ce. de fluorure de sodium 10/0;

b) 25 ce. de la solution d*amygdaline -{- 35 ce. du liquide extérieur de ialyse;

c) 25 cc.de la solution d*amygdaline-|-^^ <^* du liquide extérieur de ialyse bouilli pendant 5 minutes;

d) 25 ce. du liquide extérieur de dialyse 4~ ^ ce. de fluorure de sodium 1 0/0.

Ces 4 mélanges sont maintenus à 40^ dans des flacons bouchés pendant 4 heures. On examine alors Todeur qu'ils dégagent : le mélange b a une rès forte odeur d'amandes amèrea; les autres mélanges ne présentent ucune odeur : ils n'en présentent pas davantage après 8 jours de séjour

réluve à 40«.

Uémuïsine a donc dialyse,

Exp. X. — On répète la même expérience, et on cherche dans le iqnide extérieur de dialyse la présence de l'émulsine après 36 heures Hûs après huit jours. — On fait les mêmes mélanges et les mômes essais [lie dans Texpérience IX.

On constate qu*après 36 heures de dialyse le liquide extérieur contient l^â une petite quantité d'émulsine; qu'après 8 jours de dialyse, le liquide 'xtérieur contient une quantité d'émulsine notablement plus grande, la "éaction de l'émulsine se manifestant avec une plus grande, rapidité, outes autres conditions étant égales.

Esp. XI. — On prépare une solution fluorée d'émulsine, et on en méaoge parties égales avec parties égales de solutions fluorées d'amidon, l*albnmine et de caséum. On met ces mélanges à dialyser en présence l'on égal volume de fluorure de sodium à 1 0/0.

Après 10 jours de dialyse à 15^ on constate que les liquides extérieurs la renferment ni amidon, ni albumine, ni caséum; tous sont capables de ransfomier Tamygdaline. •

L'émulsine est donc capable de dialyser, même lorsqu'elle se trouve en résence de substances colloïdes.

250 IflXITA GHODSCHAflBW.

Expériences avec la trypsine.

Exp. XII. — On prépare le mélange suivant :

Extrait glycériqne de pancréas SO^

EaudistiUée 80

Solution de fluorure de sodium à 2 0/0 100

On met à dialyser en présence de fluorure de sodium à 1 0/0 pendanl 8 jours à 15*.

D*autre part, on a préparé de la fibrine de bœuf qu'on a bien lavée i l'eau courante, puis qu'on a fait bouillir et qu'on a conservée pendinl quelques jours dans l'alcool fort. Avant d'employer cette fibrine, on li lave à l'eau distillée, pour la débarrasser de l'alcool qui l'imprègne.

On prépare alors les mélanges suivants :

a) 25 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0 -f- 2 gr. de fibrine ;

b) 25 ce. de liquide de dialyse extérieur -f- 2 gr. de fibrine ; e) 25 ce. de liquide extérieur de dialyse, bouilli pendant 5 minutes

+ 2 gr. de fibrine;

cf) 25 ce. de liquide de dialyse extérieur au dialyseur.

On met ces mélanges à 40* pendant 24 heures et on examine les liqueurs au point de vue de leur teneur en substances «Uuimineides dissoutes. Dans les mélanges a, r, d on ne voit pas apparaître la réaction du biuret. Au contraire, le mélange b donne très nettement cette réaction do biuret ; d*ailleurs la fibrine qui y est contenue apparaît comme rongée et déjà partiellement dissoute.

La trypsine dialyse donc d'une façon appréciable,

Exp. XIII. — On prépare le mélange suivant :

Extrait glycérique de pancréas 40*

Eau distillée 60

Fluorure de sodium à 2 0/0 100

On met à dialyser à 15* en présence de 200 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0. •

Après 36 heures de dialyse, on prélève 100 ce. du liquide extérieur de dialyse, et on les remplace par 100 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0.

Après 8 jours de dialyse, on prélève de nouveau une quantité de liquide extérieur suffisante pour faire les essais. — Avec chacun de ces liquides A et B on fait les mélanges a, b^ c, d indiqués à Texpé* rience XII.

Pour les mélanges faits avec la liqueur A, on constate, après 4 jours de séjour à 40®, que seul le mélange b donne une réaction du biuret appréciable, quoique faible ; la fibrine est très légèrement dissociée, et quelques petits fragments, détachés de la masse, troublent un peu le liquide, quand on agite.

Pour les mélanges faits avec la liqueur B, le mélange b seul présente

DIALY6K DIS BNZYMKS. 251

réaction du biuret; — dans ce cas, déjà après 24 heures à 40<^, la

ine de b est nettement attaquée et la coloration du biuret est très

rquée.

)oiiCy Ja trypaiae diatyse déjà après 86 heures dune laçon appré^

ble; ïa quantité de trypsine dialyaée augmente^ lorsque la dialyse se

fionge.

Expériences avec la pepsine.

Sslp. XIV. — On prépare le mélange suivant :

Extrait glycérique de muqueuse gastrique 40<*

Eaudistaiée 160

Fluorure de sodium à 2 0/0 200

3n dialyse en présence de 400 ce, de fluorure de sodium à 1 0/0 ndant 8 jours à 15*.

3n prépare les mélanges suivants :

i) 50 ce. de fluorure de sodium à 1 0/0 -f- 10 ce. ac. chlorhydrique à VO + 2 gr. fibrine bouillie ;

b) 50 ce. liquide extérieur de dialyse -f iÛ ce. ac. chlorhydrique à 1 0/0 S gr. fibrine bouillie;

e) 50 ce. liquide extérieur de dialyse bouilli pendant 10 minutes -f 10 ce. . chlorhydrique à 1 0/0 -}~ 2 gr. fibrine bouillie.

Après 8 heures à 40®, on constate que le mélange b donne une réaction t biuret très nette ; — avec les autres mélanges, on a à peine un indice coloration. (On sait que Tacide chlorhydrique dilué peut par lui-même ieoadre très lenteihant la fibrine.)

Exp. XV. — On prépare une solution fluorée de pepsine comme il a ^ dit à rexpérience XlV. On dialyse à 15* en présence d*un égal volume » fluorure de sodium à 1 0/0 pendant 10 jours.

Au bout de ce temps, on prélève 50 ce. du liquide intérieur et 50 ce. I liquide extérieur de dialyse; — on les acidulé par l'acide chlorhydrifee à 2 p. 1000 et on plonge dans chaque mélange environ 2 grammes de Rine coagulée. On maintient 24 heures à 40*.

Le mélange contenant le liquide intérieur a totalement dissous la iiTine qu'il contenait, tandis que Tautre niélange ne fait que commencer Tattaquer : le liquide donne, dans ce dernier cas, une réaction du biuret û& douteuse, mais la fibrine est à peine attaquée. Donc la pepsine dialyse, mais ne dialyse que lentement et difûcile''

Conclusions.

Les enzymes (invertinOi ferment amylolytique du malt, èmulBine, Tpsine, pepsine) dialysent ; — mais cette dialyse est d'une extrême ateiir. U faudrait un temps considérable pour que les liquides lérieur et extérieur renfermassent la même quantité d'enzyme.

252 ftlKITA CHODSCHAJEW.

Conséquences.

Les physiologistes ne sont pas d*accord sur la nature des e les uns en font des substances matérielles, ayant une €^ompositioD une constitution chimiques déterminées, agissant grâce à la stnn ture de leur molécule ; — les autres en font des propriétés de s tances matérielles, propriétés indépendantes dans une cei mesure de la constitution chimique de ces dernières.

Mais, que les enzymes soient des substances chimiquement nissables, ou que ce soient de simples propriétés de substance, importe. Il y a toujours là, ou une substance matérielle, ou un tratum matériel. Quelle est la nature de ce substratum? Ici eoi les avis sont partagés. Pour les uns, les enzymes sont des substano albuminoïdes ; pour d'autres, ce sont des substances non albui noîdes ; pour d'autres, ce sont des protéoses ; pour d'autres, en ce sont des hydrates de carbone, voisins de la gomme animale.

Mais les auteurs qui ont cherché à élucider la nature des enzym n'ont pas procédé d'une façon inattaquable. Partant de liqueurs de tissus doués de propriétés diastasiques, ils ont précipité par d réactifs appropriés les substances ou une partie des substan contenues dans ces liqueurs ou tissus ; puis, ils ont procédé à l'él mination des substances étrangères, non diastasiques, par une se de dissolutions et de précipitations au moyen de réactifs dive» Finalement, ils ont obtenu un produit qu'ils considèrent comme ptn ou, tout au moins, comme purifié et dont ils étudient la compositioi centésimale ou les réactions principales. Mais quel est le critérium de la pureté ? Pourquoi, après un certain nombre de dissolutions et de précipitations, les auteurs admettent-ils que le produit est purî Est-ce parce que sa composition centésimale et ses propriétés sont invariables ? Mais cela ne prouve pas qu'on a affaire à une substance chimiquement pure. Il se peut que ce soit un mélange de plusieurs substances. Et alors ce qu'on étudie, ce sont peut-être bien les propriétés et la constitution des impuretés et non celles de l'enzyme elle-même.

Dans le présent travail, nous avons, au contraire, étudié une propriété de l'enzyme même. Sans tenir compte de la composition chimique du liquide extérieur de dialyse, nous y avons décelé la présence de Tenzyme. Nous avons pu dire, par conséquent, que les enzymes, soit la substance enzyme, soit la substance porte-enzyme, soni dialysables, mais difficilement dialysables.

Or, nous savons que les substances albuminoïdes proprement ditei sont indialysables ; nous tirerons donc de nos expériences oetli

DULYSE DES ENZYMES. 253

Qséquence que les enzymes ne sont pas des substances albumi- Ides proprement dites, ou que les substances porte-enzymes ne nt pas des substances albuminoïdes proprement dites. Lies protéoses, au contraire, sont dialysables, et, en général, Eficilement dialysables. Elles présentent ainsi un caractère commun "ec les enzymes. En devons-nous conclure que les enzymes son rs protéoses ? En aucune façon, car les protéoses ne sont pas les nies substances dialysables et difficilement dialysables. Nous rons seulement que rien, dans les expériences que nous avons îtes, ne vient infirmer l'hypothèse de la nature protéosique des i2ymes '.

' O travail a été fait sur les conseils et sous la direction de M. le professeur lurice Arthns.

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