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TOPOGRAPHIE THERMIQUE DES HOMŒOTHERMES

XN rOlfCTION DE LA TBMPlhUTURX ET DB lA DUlutE DE LA R^FRIOifUTI

Lois du refroidisMiAMiiU

Par M. J. LKFtVRE

L'étude expérimentale de la topographie thermique chez lliomi a été sommairement exposée dans un précédant mémoire de c Archives ^ Nous avons montré que la région sous-cutanée, bi loin de se conduire en poîkiloiberme^ pendant la réfrigération, pei grâce à Thyperthemie de plus en plus vive produite par TabaisseQU de la température, s'accommoder à un niveau thermique moyen 28 à 24^. Comparant aussi les diverses régions intérieures de Tori nisme (régions sous-aponévrotiques), nous avons vu qu'elles subi sent toujours des oscillations de même sens, et qu'on peut, en seul point, enregistrer la variation thermique de l'organisme b entier.

Moins grave au point de vue pratique, l'étude de la topograpi thermique chez les animaux présente un intérêt physiologique au grand. Elle se prête d'ailleurs à une solution plus complète; car peut sans arrière-pensée faire sur un animal des explorations tb miques qui, chez l'homme, ne sauraient être tentées sans témër Telle est l'étude du foie où l'on peut toujours craindre une 16 grave de l'organe, voire la perforation du diaphragme. D'aillé chez les animaux, l'expérience peut être poursuivie jusqu'aux ( nières limites de résistance, jusqu'à la mort; et c'est là un avan

' J. Lefèvre, Influence de la réfrigération sur la topographie et la mardi températures {Arch. do pbyaioL^ janvier 1898).

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ont nous n'avions pu, on le comprend aisément, bénéficier dltns 08 premières recherches topographiques.

Tout en généralisant et complétant Tétude spéciale commencée or l'homme, le présent mémoire fera connaître les lois générales "Cl refroidissement chez les homœothermes.

Qu'il nous soit permis, au début de ce travail, d'adresser à notre scellent collègue et ami, M. E. Rousseaux, l'expression de notre ien vive reconnaissance, pour son intelligent et dévoué concours ans la préparation technique et l'exécution de ces délicates expé- Lences.

I. — Principe de la méthode suivie. Description des appareils

et des expériences.

Il faudra suivre, pendant la réfrigération, les variations simultaéoient éprouvées par la surface cutanée^ la région sous-cutanée^ I masse musculaire et le noyau central. L'exploration viscérale sera kite en deux points : rectum et /oie.

Le foie présente en effet un intérêt particulier. L'intensité de ses ravaux chimiques et de ses diverses fonctions en fait le plus actif e tous les viscères. La chaleur produite, qui mesure la grandeur e la nutrition, doit être particulièrement abondante dans la région ■épatique. Dès lors le foie échappe peut-être à la loi déjà formulée ■ar nous, à savoir que, pendant la réfrigération, la même variation bermique se fait sentir en tous les points de la masse centrale; et Lans ce cas, le foie représenterait cette région privilégiée contre 'invasion du froid, cette partie réellement homœotberme dont varient les auteurs. Tentons donc l'exploration de la masse hépaique. Cette épreuve décisive mettra fin à toute discussion.

Nous ne reviendrons pas ici sur l'impossibilité de mesurer au thermo- Qètre les températures de la peau et des régions profondes de Torgadsme, et sur la nécessité d'employer les contacts et circuits thermo- 4ectriques.

Dans un précédent mémoire (voir ces Archives, janvier 1898), nous ivons décrit une pile qui prend contact avec la peau au moyen d'une [klaque circulaire fer-maillechort, La caisse et le long cylindre d'ébonite lui surmontent cette soudure et contiennent les fils, empêchent la trans- Biission de chaleur dans les deux sens, et le sommet du tube d'ébonite {ui, pendant Texpérience, sortira de l'eau, permettra, grâce à ses deux bornes (l'une en fer, l'autre en maillechort), d'introduire la pile dans b circuit.

Dans le même mémoire, on verra la coupe et la description d'une iiguille dont la soudure est réduite à i/2 millimètre, et placée à 1 milli- Aètre de la pointe. Au moyen d'un jeu de vis dont le pas est connu, on

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