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J. LEFÈVRK

peut faire sortir de la caisse d*ébonite protectrice la longueur d'aiguille qui devra pénétrer dans le corps. I^ profondeur de Texploratioa sert, de cette façon, exactement connue.

Le circuit, formé de fils souples, est entièrement contenu dans dei tubes étroits de caoutchouc. Un galvanomètre Thomson est placé sur k trajet du maillechort. L*équipage, formé de six aimants et monté sur une aiguille d'aluminium, porte un miroir dont l'orientation serti facilement obtenue par Taimant directeur annexé à l'appareil. La règle et celluloîde gi*aduée à la machine, de 0 à 800 millimètres, est courbée de façon à former un arc de la circonférence dont le centre est occupé pir le miroir. Une bonne lunette à réticule mesui*e les déviations en visant, par réflexion, les divisions de la règle ^

Il faut, en terminant le montage de l'appareil, envelopper d'ouate toQtei les bornes ; le moindre échauffement par la main ou par l'air, non seulement d'une borne mais d'une portion quelconque du circuit, suffit poor introduire une force électro-motrice qui trouble les résultats.

Pour la soudure fixe, on prend un bain d'eau à la température de SI*, rendue invariable par un régulateur à mercure. Un agitateur mécani(iQe mélange sans cesse Je liquide^ dont la température est relevée sur ua thermomètre étalonné.

Description d'une expérience. — L'installation de l'appareil est achevée; le zéro déterminé. L'animal est solidement muselé et fixé dans une gouttière déjà décrite (ces Archives^ avril 1897). A côté, dans la baignoire, on a mis la quantité d'eau convenable à une température connue. A portée de l'opérateur se trouve de. la glace destinée à refroidir le bain échauffé par l'animal et à le maintenir àteaipérature fixe. — Alors Texpérience commence. Elle comprend plusieurs parties :

!• Topographie thermique avant le bain. — a) L'aiguille dans le bain fixe, la pile est au contact de la peau ; la déviation fera connaître là température cutanée ;

b) La pile dans le bain fixe ; la portion libre de Taiguille longue de 2 millimètres est plongée dans la région sous-cutanée. On lit la déviation du galvanomètre ;

* Le ûl de cocon n'est pas absolument sans torsion. Si l'équipage tournait sur lui-même, il y aurait ensuite un lent déplacement du zéro, qui n'est pas saut inconvénients dans des expériences de plusieurs heures. On fera bien d'éviter tout mouvement inutile de l'équipage. On évitera aussi, avec avantage, toat luxe d'éclairage; par réchauffement de la cloche du galvanomètre, de l'aimâat directeur ou des diverses pièces de l'appareil, les conditions d'équilibre seraient rapidement modifiées. Il suffira d'une simple lumière transportée au point de la règle qu'il ftiut observer. — Nous avons cru reùdre service en donnant ici ces quelques renseignements, que les ouvrages techniques ne mentionnent pas on ne signalent que très incomplètement.

TOPOGRAPHIE THERMIQUE. 257

e) Même position de la pile; la soudure de Faiguille est plongée 16 millimètres de profondeur dans un muscle des membres inféieurs (tantôt jumeaux, tantôt masse des fléchisseurs de la cuisse; abituellementle demi-membraneux). Avec la déviation on connaîtra I température du muscle ;

d) Longue de 30 millimètres l'aiguille est soigneusement enfoncée» Q suivant la ligne des fausses-côtes à droite, à travers les enve- »ppes périphériques, dans la masse hépatique ;

(Dans la crainte de tordre ou de briser Taiguille, les orifices d'exioration sont, à l'avance, préparés au poinçon. La place reste arquée pour les explorations consécutives par de fortes épingles acées dans les trous.)

e) La température rectale est relevée à l'aide d'un thermomètre ludé placé à poste fixe.

2* Première série cT explorations dans le bain. — L'animal est aeé dans le bain. Entre la S* et la 12* minutes on détermine suc- SBivement et dans le même ordre les températures des cinq régions ijà explorées. On a soin de soulever un peu la gouttière afin de ne ire traverser aux soudures exploratrices qu'une mince nappe d'eau ou 2 centimètres). A chacune de ces déterminations on joint la cture de la température rectale et l'heure exacte correspondante. I température de la soudure fixe est relevée à la fin de cette preière série. Habituellement, elle n'a pas changé.

8* Deuxième série d'explorations. — Après avoir examiné la mpérature du bain de l'animal et ajouté la quantité de glace »nvenable. on recommence entre la IS"* et la 25' minutes une nouille série d'explorations.

Une troisième et une quatrième séries seront encore faites s'il y lieu, suivant la résistance de l'animal ou le but que l'on se propose. L*expéridnce proprement dite est terminée. On retire l'animal dû lio.

4* Graduation. -— Il faut déterminer la température à l'aide tles hrtations lues. Le zéro ayant été vérifié, les soudures. sont plongées LOS deux bains à température connue; et la déviation correspon- \nie est enregistrée.

Eu faisant trois déterminations pour les petites, les moyennes et ; grandes déviationis, on calculera une formule à trois termes et I construira une courbe parabolique donnant la température €û ction de la déviation. //« déviation n'étant pas proportionnelle à eroissement dé température^ la détermination de cette courbé indispensable pour l'exactitude des calculs topographiques.

Amen. DB PHTS., 6* siBis. — > X, 17

258 J. LEFÈVRB.

Voici le protocole relatif à un jeune chien de 13 mois, pesant 8 kilogi

Bain à 6^,80.

1* Avant le bêin (zéro, 893; soudure fixe, 31*,85).

Peaa

Soafl-cotânée

Mnftcla (deml-membraneuK)

Rectum

Foie.

DinATioa.

nxriaATtix.

2* Pendent le bain (zéro, 394; soudure fixe, 81% 9).

TSBM.

liciom.

DiTUTIOa.

de la région explorée.

IBCTCl.

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