OB LA
:rmeture D'UN courant galvanique
Par le D' J.-U HOORWEO (d'Utreoht).
Dans une série d'articles publiés dans Pûûger's Arcbivfâr die 'A^s., Bd 58 und 57, et dans le Deutscbes Arcbiv iûr Jclin. Bd 52 und 53, j*ai démontré que la loi de Du Bois-Reymond, pour n physiologique du courant électrique, ne concorde pas avéè périences. Ce n'6st pas chaque variation de courant qui cause itraction musculaire : le courant agit seulement pendant lès ers moments de son début avec une force qui, pour chaque int, est proportionnelle à l'intensité temporaire. '
loi générale de l'action physiologique dé Télèctricité est :
.==.ir.
st l'effet temporaire pendant un temps très court [dt) ; 1 Tiué du courant pendant le môme temps ; a et p sont des coeffiqui caractérisent la sensibilité et la condition des nerfs et des es, et e est la base des logarithmes népériens. - Bfet total (y) se trouve par la formule
%dt.
exemple, l'action physiologique de la fermeture d'un courant
lique peut se calculer ainsi : •
sait que rintensité temporaire pendant la fermeture est : • -,
270 J.-L. HOORWEG.
OU I^ est rintensité constante que le courant atteint; v la vitesse avec laquelle Tintensité s^accroit. Ainsi :
et yz=»lj {i-ë*%*'dl,
Jq
d'où il suit, parce que, en général
e dtss -,
Presque toujours on peut considérer comme infiniment grande U vitesse v, et alors on trouve :
L'effet total de la fermeture du courant est donc proportionnel à rintensité constante du courant appliqué. C'est le résultat connu, que, dans la galvanisation par des courants constants, la mesure de l'efTet physiologique est l'intensité.
De la même manière on peut calculer par la formule (i) quelle est, pour chaque mode d'électrisation, la mesure exacte de Teiïel physiologique.
Par exemple, on trouve ainsi que la commotion que produit la franklinisation, c'est-à-dire Télectrisation avec les machines statiques, est proportionnelle à la quantité d'électricité déchargée etqoe l'effet de la faradisation ^ dépend de l'intensité moyenne du courant faradique, mesurée à l'aide d'un électrodynamomètre.
J'ai trouvé la loi générale (1) par des expériences avec des condensateurs de diverses capacités (C) qui sont chargés par une pile d'éléments constants et qui se déchargent à travers le corps. Ici oo peut mesurer exactement le potentiel^ la quantité et V énergie qui sont nécessaires pour obtenir la contraction musculaire minime.
Dans ces expériences, exécutée^ non seulement sur les muscles de l'homme, mais aussi en appliquant directement les électrodes sur les nerfs moteurs de la grenouille, je trouvai, sans aucune excep^ lion, en employant des condensateurs de capacités toujours cfécroiV santés, que, pour obtenir la contraction minima :
1® On doit augmenter continuellement la dilTérence de potentiel des deux armatures (P) ;
2^ Que la quantité d'électricité diminue sans cesse en s'approchant d'une valeur constante ;
* Voy. Tripier, Sleetroloçie médicale.
S* Que l'énergie électrique diminue d'abord, mais jusqu'à un milùmum prononcé, d'où elle commence à grandir continuellement ;
4<* Que la résistance du circuit de décharge (R) augmente toutes Ces grandeurs d'une certaine quantité ;
5* Au contraire, si on passe des capacités minimes à des capacités toujours croissantes, le nombre des volts (P) décroît toujours jusqu'à une valeur constante qu'il ne peut pas dépasser et qui n'est autre que le nombre de volts pour lequel, dans le même circuit, la fermeture du courant constant produit la contraction minime.
Quiconque possède de bons condensateurs et un bon voltmètre, |)eut répéter ces expériences et retrouver ces cinq faits incontestables. Tous ces faits sont compris dans la formule empirique :
P = aR + ^. ^ (4)
qui représente complètement l'action . physiologique de la décharge d'un condensateur.
P, R et C ont la signification indiquée ci-dessus, aeib sont deux grandeurs constantes.
Eh bien, si l'on tâche de déduire cette formule empirique de la loi de Du Bois-Reymond, on n'y réussit point.
C'est la formule (1) seule qui conduit rigoureusement à la formule (4), en appliquant le mode de calcul indiqué plus haut.
On voit que la base sur laquelle repose la loi générale est très solide. Aussi les conclusions qui s'en déduisent se trouvent vérifiées par l'expérience.
Que l'effet de l'électrisation par les machines statiques est proportionnel à la quantité d'électricité déchargée, cela était déjà connu deVolta, et cela fut de nouveau constaté par Mund (Edelmann, £7eetrotecnik iûr yErzte, p. 459) et par Wertheim Salomonson (Ned. Tydscbr. Geneeskunde, 1892, p. 836). Voici quelques chiffres trouvés par Wertheim Salomonson :
Gapaoité du eondensaiear. Quantité.
La quantité d'électricité qui détermine la contraction minima, reste donc sensiblement égale.
L'effet physiologique de la laradisation doit être proportionnel à rintensilé moyenne de la série de courants d'induction que produisent les appareils' volta-faradiques.