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L. HOORWBO

Avec le nouvel électrodynamomètre de Giltay (voy. mon Pri (Télecirotechnique médicale^ Leipzig, Engelmann), je trouve la o traction minima dans les cas suivants :

do'eoarant primaire eo ampères.

MIT&IICI

des deox bobines en nillimètres.

do eoorsBt indait en miUiaapèm.

Voici encore une autre série d'observations sur la contrac minima, causée par le courant faradique :

iiinMsiTi

du courant primaire

en ampères.

■ tfsiSTAlICI

intercalée dans le circuit secondaire.

DISTABCn

des deux bobines en miUimèlres.

nmnsrrtf nom du courant induit en miUiamp

aooo

Pour un seul courant d'induction de fermeture ou de rupture déduit de la loi générale (1) que l'effet physiologique doit être portionnel à l'intensité maximale. Ce résultat est confirmé pai expériences de von Ziemssen et Edelmann, avec leur appareil ( tro-faradique dont l'échelle indiquait, au lieu de la distance des bobines, le voltage maximum du courant de rupture.

Jusqu'ici aucune expérience ne m'est connue où la loi (1) resl défaut.

Il est vrai que MM. Gybulski et Zaniatowski prétendent (Pûm Archiv, Bd LVI, p. 45), que la quantité d'électricité se coi exactement comme l'énergie, mais j'ai pu démontrer {Pûût Archiv, Bd LVII, p. 437) que ce résulUt fautif est produi le manque d'isolement des condensateurs à papier paraffine don auteurs ont fait usage.

Les différentes expériences de d'Arsonval et de Marez, à ce fi ont donné des résultats que j'ai pu calculer mathématiquemei la loi (1) (voy. le Deutscbes Archiv f. klin: Med. Bd LU, p. 5S

Il faul pourtant qu'on applique toujours les électrodes dans le léme point sensible ou sur la même partie d'un nerf, car la loi (1) e donne autre chose que la manière dent varie l'action physio- >gique, si Ton change seulement les grandeurs électriques et pas 'objet d'application.

II. — Dans les Archives de phys, norm, et palb»^ d'octobre 1897, M. le D' Dubois (de Berne) a publié des expériences qui semblent conduire à un tout autre résultat. M. Dubois, déjà connu par ses belles recherches sur l'action physiologique des décharges d'un condensateur (Berne, 1888), fait ici d'intéressantes études sur Tin- Ouence de la résistance sur l'action physiologique de la fermeture d'un courant galvanique. Par des expériences exactes, M. Dubois constate le résultat, trouvé en 1889 par AnflnolT, que plus la résistance interposée sur un circuit est considérable, moins la contraction musculaire est énergique pour une même intensité. M. Dubois trouve que par l'intercalation de résistances rhéostatiques variant de 0 à 10^000 ohms, l'intensité pour effectuer la contraction minima aug«nente de 0,188 à 1,520 M A et conclut que c l'intensité galvanique n'est pour rien dans l'action physiologique ».

Je trouve cette conclusion par trop hasardée. Gomme on peut varier l'intensité par certains moyens qui ne sont pas toujours appliqués et dont on peut se dispenser, on n'a pas le droit de dire que rintensité n'y est pour rien. Avec le même droit, M. Dubois pourrait lirétendre que le voltage n'y est pour rien, car dans ces mêmes expériences, le nombre d'éléments augmente de 8 à 25, et dans les expériences identiques (p. 751), la résistance croissant de 2,600 ohms. Don seulement l'intensité augmente de 0,144 à 0,788 M A, mais aussi le nombre de volts de 9,86 à 15,2. Le nombre de volts augmente, parce que de cette manière seulement l'intensité peut s'accroitre suffisamment pour effectuer la contraction minima.

El pourquoi l'intensité est-elle forcée de croître par l'augmentalion des résistances ?

C'est parce que les résistances intercalées ont une self-induction ^osible et que cette action inductive, d'après M. Dubois lui-même tp. 752 1, prolonge la durée de là période d'état variable, c'est-à-dire qu'elle diminue la vitesse (v) de la formule (2), qu'on présume généralement infiniment grande, mais qui est en réalité une fonction de p

'expression =- où R est la résistance etL le coefficient de self-induc-

ion du circuit. Suivant la formule (2), la vitesse v diminuant, Façon physiologique diminue aussi pour une même intensité. Il est rai que R aussi augmente, mais comme R croit avec la première

ARCH. de phys., 5* SÉRIE. — X. 18

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puissance et L avec la deuxième ou la quatrième puissance du nombre de révolutions du fll rhéostatique, Texpression — diminue

rapidement, en intercalant dans le courant des résistances de en plus grandes.

' C*est précisément le résultat trouvé par M. Dubois. Tout ce qui augmente la self-induction lait croître aussi Tintensité minima (voy. Dubois» loc. cU,j p. 752) et, au contraire, en évitant aussi rigoureusement que possible ^ des résistances hélicoïdales, j'ai trouvé que rintensité minima ne variait que de 0,596 à 0™^,925 en intercalant une résistance de 4,000 ohms, tandis que, selon M. Dubois, cette même augmentation de résistance augmentait Tintensité de 0,188 à 1 milliampères.

Les expériences de Hertz et de Tesla ont montré que même les fils droits ou peu courbés ont un coefficient de self-induction mesurable. Ainsi, il n'est pas possible d'éliminer complètement l'eflet observé par M. Dubois. Mais, en tous cas, les expériences (p. 745 et 751) sont en concordance parfaite avec la formule (2) et, par suite, avec la loi générale (1).

III. — Les expériences de M. Dubois, mentionnées p. 753 de son travail, sont des plus intéressantes.

Un condensateur, mis aux bornes de la botte à résistance, ramène la contraction musculaire supprimée par l'intercalation d'une résistance.

Par exemple, au début, 9,05 volts donnent la contraction à l'intensité 0,6; l'intercalation de 100 ohms supprime la contraction à 0,511, mais une capacité 0,9 mF. la ramène quoique l'inlensiléne soit que de 0,487. Laissant les 100 ohms dans le circuit, on ramène la contraction avec 9,46 volts et 0«"*,437. Alors on ajoute encore 100 ohms au rhéostat : la contraction n'a pas lieu, quoique 1 soit resté 0,437, mais en variant la capacité du condensateur de 0,9 à 0,7 mF, la contraction devient de nouveau visible. Et ainsi de suite, « l'interposition d'une fiche au condensateur ramène la contraction abolie par la suppression d'une fiche au rhéostat ».

Cet effet antagoniste des capacités et des résistances, découvert par M. Dubois dans ses recherches physiologiques, est très connu des ingénieurs électrotechniciens, comme on peut le voir dans les Leçons sur l'électricité, de Kiltner, d'Eric Gérard et d'autres; Tannulation des effets de la self-induction par ceux d'une capacité, a conduit aux méthodes le plus souvent employées dans les labora-

* Je fais usage de lampes incandescentes de différentes grandeurs.

^ires, par exemple, pour déterminer le coefficient de self-induction

d'une bobine.

Le condensateur, dans les expériences de M. Dubois, abaissait le

coefficient de self-induction (L) du circuit et augmentait ainsi, selon

la formule (2), Taction physiologique du courant. D*après le tableau (p. 753), la capacité du condensateur croissant de 0,0045 à 0,9 mF., Vintensité qui cause la contraction minima, se réduit de 1,42 à

Ainsi, toutes les expériences de M. Dubois, décrites p. 753-755, contribuent à fonder plus solidement la loi générale de la formule (1). Elles sont aussi d*accord avec la formule empirique des condensateurs.

IV. — Dans toutes les expériences mentionnées jusqu'ici, la force électromotrice variait dans le même sens que Tintensité mmima. Tout au contraire, dans les expériences (p. 750), la force électromo- Irice reste constante, tandis que la résistance diminue de 279,800 à 14,118 ohms et Tintensité minima augmente de 0,05 à 0™^,874.

Je ne conteste point Texactitude de ces expériences, mais je pense que ce résultat inattendu de la constance du voltage est déterminé par des circonstances accidentelles. Jamais il ne peut présenter autre chose qu'une exception remarquable à la règle générale, car OQ sait que tout ce qui augmente la résistance du corps augmente aussi le nombre de volts nécessaire pour produire la contraction minima. Tous les médecins auront eu l'occasion de constater ce fait pendant la galvanisation de leurs malades.

Pour plus de sûreté, j'ai répété les expériences (p. 750) de la manière suivante : une batterie constante (fig, 1) est reliée à un rhéostat en dérivation de sorte qu'on peut modifier le voltage du courant dans le circuit Au'IB. Dans ce circuit, je place une lampe à incandescence d'une résistance de 100 ohms avec un condensateur en dérivation et une lampe plus petite de 17 ohms, shuntée par les flis d'un galvanomètre à miroir, qui donne ainsi Tintensité dans le circuit Âee'B, 1 mill. de Téchelle corleâpondant à une intensité de 0,032 MA. Le circuit \zi' H, fut complété par une clef de Morse S et les électrodes e et &'.

De cette manière, j'évitai complètement Tusage de résistances de selfinduction considérable.

A l'aide d'un commutateur ù haute résistance, je pouvais aussi faire correspondre les fils du galvanomètre avec le circuit dérivé DTIL d'une résistance de 10,000 ohms, shunté par une résistance de 50 ohms. De cette manière, je pouvais mesurer par le même galvanomètre à miroir la di£rérence de potentiel des deux points du circuit (A et B), 1 centimètre de l'échelle indiquant alors 1,08 volts.

Avec cet appareil, j'ai répété soigneusement les expériences (p. 750), mais en aucun cas la force électromotrice minima ne resta constante. Toujoura le nombre de volts, nécessaires pour la contraction minima,

J.-L. HOORWBG.

s'accroissait si la résistance du corps humain augmentait, et décrc dans le cas contraire.

Maintenant, je variais la résistance du corps en imbibant la peau solution de sel marin, ou en employant des électrodes plus ou i

Rhéostat en dérivation

Galvanomètre a miroir

humides ou bien en intercalant dans le circuit deux personnes > d'une. Dans tous ces cas, l'intensité reste sensiblement la mém voltage du circuit varie dans le même sens que la résistance du Voici quelques résultats :

niA

La peau et les électrodes très humides I = 0,48 V

La peau et les électrodes plus sèches I = 0,48 V

Avec deux personnes I = 0,48 V

Pourquoi donc les expériences de M. Dubois (p. 7%50) donnentsi remarquables résultats?

En combinant le condensateur à des résistances de selMnductic geable comme le fil de carbone d'une lampe incandescente, je n'ai retrouvé le phénomène décrit par M. Dubois. Mais en substitw bobine de self-induction considérable au fil de carbone, je trouve chose d'approchant:

tOLTS.

MILLUMPÈIE».

■éilSTAKCB

da corpi.

OBSBITATIOI

12800 lOOiO

Conimction mioi Id.

ces expériences aussi le nombre de volts reste à peu près le (t, tandis que la résistance du corps diminue, l'intensité minima te.

. il est prouvé que le résultat (p. 750) est dû seulement à la self- )n du circuit, oici l'explication :

les expériences (p. 750), ce qui varie c'est la résistance du corps I, et, comme le corps humain est dépourvu de toute self-induction i,

expression =- dont dépend la vitesse v de form. (2), c'est donc le

iteur (R) seul qui subit des variations ; c'est pour cela que Taclysiologique est moindre si la résistance des corps devient plus

jt donc une plus grande intensité pour obtenir la contraction i et le produit de cette plus grande intensité avec la résistance §e donne un voltage qui reste à peu près constant. On peut m^me ' de form. (â) que dans ces expériences le voltage resterait absoconstant si l'on pouvait négliger la résistance (R) contre l'expresj. Cela arrive quand le circuit possède une self-induction très

Cela arrive également dans les expériences de la page 750.

les expériences avec des résistances dépourvues de self-iaduction , c'est au conti'aire l'expression pL qu'on peut négliger vis-à-vis ilors l'intensité (I), nécessaire pour causer la contraction minima, instante, tout en diminuant la résistance du corps. C'est ce que uvé plus haut.

I rexplication complète de toutes les observations de M. Dune reste plus d'obscurité. Mais alors, la loi générale que j'ai erte prescrit qu'il ne faut pas substituer le voltamètre au )mèti*e ; le galvanomètre reste l'instrument de mesure propre 3 les recherches sur Taction physiologique de la fermeture urant constant.

, après les expériences remarquables de M. Dubois, il faut dorénavant, autant que possible, l'usage de résistances de uction considérables et placer le galvanomètre, non pas dans lit principal, mais dans une dérivation sur un fil de carbone >tance connue.

iémontré dans le Deutsch. Archiv (Bd LU, p. 547) que le corps humain me un condensateur, comme un câble sous-marin.

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