‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 104 sur 153 · LêptœUnum geUUitiOium» M. Edw · texte numérisé non relu

LêptœUnum geUUitiOium» M. Edw

V07. M. Edwards, 1. c, p. 83.

Cette espèce dont nous figurons les spicules et l'embryon ( Voy. PI . XXII, fig. 5 et 9) devrait peut-être former un sous-genre distinct. La

tunique commune est molle et gélatineuse; les spicales sont formés de cristaux aciculaires très fins et très nombreux ; l'intestin est appliqué contre le sac branchial, caractères qui la séparent assez nettement de ses congénères.

Très commun à Roscoff à la limite de la zone des zostères.

Var. a. L. gelatinosum. Ciormus d'un fauve pâle, pellucide. Partout sous les pierres.

Var. p L. mdlinum. Connus d'un jaime rose ou couleur de miel. Vers les Bourguignons, sous tes pierres.

Tribus II. — ^ Diplosomidje.

Le premier zoologiste qui ait décrit un peu complètement une Ascidie de cette tnbu est Mac Donald (1); mais ii regardait le cormus de cette Ascidie comme une simple aggrégation d'individus isolés parce qu'il n'avait pas trouvé de tubes vasculaires dans la tunique commune (2). Depuis l'on a décrit vaguement sous le non de Didemnum plusieurs espèces qui doivent évidemment se rapprocher du type étudié par Mac Donald et nommé par lui DiplosomaRayneri; mais l'on a complètement méconnu le groupe si naturel des Diplosamidx que nous caractériserons de la manière suivante :

Ciormus de forme variable, constitué par une membrane mince qui n'est autre que la tunique conunune et qui forme un grand nombre de petites invaginations dans les quelles sont placés les individus. Ces derniers paraissent ainsi suspendus à la membrane générale et communiquent avec la cavité que recouvre cette membrane parleurs ouvertures anales simples et dépourvues de languettes. Les ouvertures branchiales sont tantôt circulaires sans rayons externes, tantôt munies de dents en général peu développées. Cloaques communs peu nombreux largement ouverts à l'extrémité de cônes membraneux dont les parois ne renferment pas d'animalcules. Tunique commune dépourvue de spicules mais renfermant des cellules à pigment assez nombreuses, ovoïdes, allongées à granulations blanches ou jaunes

(1) Voy. Magoonalo. Transactions delà Société Unnéenne de Londres, t. XXII, p. 378. 1859.

(%) Cette erreur de Mac Donald provient de ce que la tunique étant très-mince, le reticulum vasculaire unissant les animalcules, n'est pas englobé dans cette membrane comme chez les autres Synascidies.

(Voy. PI. XXIII^ fig. 5). Les cellules de la tunique sont très nettes, uniformes et ne constituent jamais de fibres ou de tissu homogène comme celui de la tunique des Ascidies supérieures (Voy. PI. XXIII, fig. 8.) Animaux à sac branchial fortement plissé en travers, souvent dépourvu de tube branchial et muni de quatre rangées de fentes respiratoires.

Bourgeonnement pylorique , direct ou stolonial. Œufs excessivement gros, égalant parfois le volume de tout l'animal. Blastogenèse embryonnaire très active. (Voir pour l'embryon Pi. XXVI, fig. 6.) Mac Donald se demande comment cet œuf peut sortir de Tanimal. La réponse est simple : il n'en sort pas. Il ajoute encore : a L'embryon est-il libre et se meut-il comme celui des autres Ascidies, et si cela n'est pas, comme je suis plus disposé à le croire, à quoi lui sert son appendice caudal? » L'embryon des Diplosomiens nage parfaitement comme celui des autres Ascidies composées moins longtemps toutefois, car deux heures après l'éclosion la métamorphose rétrograde est entièrement terminée et l'on a déjà un petit coenobium de quatre ou cinq individus.

J'ai observé les embryons de deux genres différents (Astellium et Psetidodidemnum) : ils se ressemblent beaucoup entre eux et ne diffèrent de celui du Diplosoma (1) que par un seul caractère essentiel, la présence de trois animalcules au lieu de deux dans la colonie embryonnaire. Peut-être même doit on supposer en ce point une erreur d observation de la part de Mac-Donald préoccupé surtout de retrouver dans la larve le double corps qu'il avait observé chez l'adulte.

Il est cependant un autre caractère qui me porte à séparer du genre Diplosoma les espèces que j'ai étudiées : mais ce caractère est tiré de l'animal adulte. Il a été signalé par Mac-Donald et il offrirait un grand intérêt s'il venait à être mieux observé et retrouvé chez d'autres animaux. Je veux parler du petit prolongement caudal de l'endostyle du Diplosoma figuré dans le mémoire auquel je fais allusion. (Voy. Mac Donald, l.c.,Pi. 65). Maisle texte du mémoire ferait supposer que cet appendice, parfois nettement visible, n'est pas absolument constant : « A small spurlike appendage or caudex was some-

(1) J'ignore pourquoi Ganin a changé ce mot Diplosoma dont la formation est très -rationnelle en celui de DiploMomma dont en chercherait en vain l'étymologie.

times distinctly observed projecting from the dorsal (1) surface of the pedicles just below the branchial chambers » (2).

Quoi qu'il en soit, jusqu'à plus ample information, nous diviserons les IHplosomidm de la manière suivante ;

I Ëndostyle prolongé : orifice branchial i 6 dents. Difloêo na Mac Donald, j^ Pas d^âppendice I orificice branchial à 6 dents. Pseudo didemnum ^N). à l'enaoatjle \ orifice branchial simple. AsUVUwm (N).

Grenus Psiudodidihuum (n. gen.)

Caractères de la tribu ; pas d'appendice endostylaire; 6 dents à l'oriflce branchial.

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