II. de L. D
ÉPREUVES DES THÉORIES PALÉONTOLOGIQUES PAR LA RÉALttÉ.
TRILOBITES Extrait da sapplément aa vol. I du système sUarien du centre de la Bohême.
Par Joackim BARRANDE. — 1871.
Les théories relatives à la transformation des êtres, ont de nouveau depuis quelques années le privilège d'attirer Tattention des naturalistes. — Présentées dans leur ensemble sous une forme que l'on cherche à mettre en rapport avec l'état actuel des sciences naturelles, en employant des ex pressions nouvelles, sinon des idées absolument neuves, on les appuie sur des faits que l'on s'efforce de multiplier. Elles passionnent en le renouvelant un débat bien des fois repris, bien des fois abandonné sur la fixité ou la mutabilité des espèces.
Sans suivre pas à pas une discussion qui trop souvent dégénère en polémique, nous rappellerons, lorsque l'occasion se présentera, les travaux remarquables soit pour soit contre le transformisme.
N0TE8.ET REVUE
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\ Tons les zoologistes et plus encore tous les paléontolognes connaissent les* nombreuses recherches, si patiemment, si savamment continuées par M: Joachim i^Barrande sur les terrains Siluriens du centre de la Bohème. '
\ Par son étude des Trilobites, soit en considérant révolution de ces animaux, rsoit en indiquant leur distribution verticale dans le bassin silurien de la Bohême ; ;soit en établissant un parallèle entre ces êtres et les Géphalopode,s du même •bassin, soit enfin en soumettant les théories paléontologiques aux épreuves de la s réalité, le savant paléontologue cherche à prouver que la théorie du transformisme : non-seulement ne s*appuie pas sur des faits suffisants pour foui^nir une démons^ tration, mais encore rencontre un démenti formel chaque fois qu'on lui oppose la réalité brutale des faits observés précisément et sans parti pris. F Les lecteurs des Archives liront certainement avec intérêt les principales con- \ dasions que M. Barrande a publiées en 187i, elles se rapportent à l'histoire des I espèces éteintes qui, on le sait, doivent fournir dans l'opinion des transformistes les preuvesdes modifications ou des passages insensibles des espèces lesunes aux y autres, preuves qu'on rencontre moins fiicilement, on doit bien l'avouer, parmi les p êtres vivants.
e Voici les conclusions finales du travail de M. J. Barrande, p. 268 de son histoire p des Trilobites.
' X. — Résumé cémparatif entre la composition théorique et la oompoel- ^ tlon réelle des premières phases de la faune primordiale silurienne.