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Tous les zoologistes connaissent Tinfatigable activité de M. Lous Agassiz, l'illustre directeur du Muséum de Cambridge (Mass. -* Un. Stats); ses explorations scientifiques dans tes mers de la Floride, dans le Brésil ont fait trop de
XLVi NOTES ET REVUE
bruit dans le mondi'. scientifique, par les laits importants quelles out fiBit couoattre, pour avoir besoin d*èlre rappelées. £n ce moment M. Agassiz dirige dans les mers de TAmérique du Sud une de ces expéditions scientifiques comme on en faisait en Europe autrefois, surtout en France, conmie on en fait aujourd'hui avec une ardeur sans égale en Amérique.
Pendant qu'à TAcadémie des Sciences nous le nommions Tun de nos huit asso* ciés étrangers (le 26 février 1872), il était peut-être, au Gap Hom à faire exécuter des dragages qui certainement conduiront aux découvertes les plus importantes si Ton en juge par les résultats de ses voyages précédents.
Je ne puis résister au plaisir de donner de ses nouvelles aux lecteurs des Archives.
Dans une lettre datée du 2li février 1872, M. Alexandre Agassiz, son ûls, m'écrivait : a Nous continuons à recevoir d'excellentes nouvelles de l'expédition de a mon père. Us sont près de Rio maintenant, malheureusement le départ a été « différé si longtemps que les dragages ne commenceront guère que de l'autre « côte du cap Horn. lis ont fait un essai de leurs appareils aux Barbades et, a d'après les quelques lignes que mon père m^a envoyées, ils sont tombés sur a une forêt de Pentacrines, autres Grinoîdes (Holopus) et genres nouVeaux. »
U suffit sans doute de lire ces lignes pour entrevoir combien seront fructueuses les découvertes qu'accomplira une semblable expédition placée en de telles mains^.
Déjà l'on voit que la connaissance définitive d'un être fort discuté dans sa nature, i^ Holopus y est à peu près assurée. Remarquons toutefois que M. Rawson, le Gouverneur des Barbades, a adressé il y a quelque temps à 1V1. J. E. Gray une note sur cet être singulier, fort peu connu jusqu'ici et que d'Orbigny avait décrit, mais sur lequel régnaient et régnent encore des incertitudes. M. Rawson l'a obtenu au nord des Barbades et l'observation qu'il en a faite l'a conduit à admettre comme étant certaine sa parenté avec les crinoldes.
D'après le dessin adressé à M. Gray (1), le savant naturaliste anglais a cru devoir en faire une espèce, Holopus Raw9oni. Les dragages de M. L. Agassiz compléteront, il n'en faut pas douter, la connai^ance d'un être qui n'a été longtemps connu que par l'échantillon unique conservé dans la collection de Paléontologie du Muséum : lequel a donné lieu aux opinions les plus diverses et les plus éloignées de celles que vient de présenter de nouveau M. Rawson.
Ainsi, dans leur histoire des Ëchinodermes, Dujardin et Huppé (ils n'avaient pu avoir communication de l'échantillon du Jardin des Plantes) étaient arrivés d'après les figures et les descriptions antérieures, à émettre le doute suivant snr la nature de V Holopus : u Nous sommes fort tentés d'y voir tout autre chose qu'un « Ëchinodenne^ un cihrpède par exemple (1). »>
Bien que MM. Rawson et Gray paraissent entièrement convaincus de la nature crinolde de VHolopus , cependant il sera heureux que M. L. Agassiz lève toute difficulté, il y a tout lieu d'espérer enfin, que la découverte d'une gran.ie quantité de Grinoides ou Pentacrines jettera un jour nouveau sur la forme Crinoïde qui se lie d'une façon si intime à la forme Comatule,