T0CY8TE8 DB8 MOLLUSQUES
neotifs postéro-antârieur et postéro-inférieur sont déjà beaucoup plus allongés. Mais le centre moyen et le centre pédieux restent presque sur la ligne médiane, tant le connectif qui les unit est court (1). Les ganglions antérieurs sont pyriformes et moins sphériques que dans l'exemple précédent.
L'otocyste descend plus bas que chez l'Âmbrette. Elle est toujours plutôt latérale que rapprochée de la ligne médiane.
Enfin le groupe inférieur placé plus haut semble se redresser un peu en arrière.
Il faut ici faire de même que précédemment afin de voir les rapports: il faut placer le collier de profil, sans rien écraser ou déplacer.
Il suffira d'opposer les deux figures de TÂmbrette et de la Limace agreste (2) pour trouver la plus grande similitude; aussi n'y aurait-il qu'à répéter ici la description donnée précédemment, pour montrer le nerf acoustique remontant sur le côté externe du connectif antéroinférieur 9 traversant Taire du triangle latéral et arrivant au cerveau.
Les seules différences qu'il soit possibletle signaler sont une légère incurvation du nerf acoustique au moment où il croise le connectif» mais surtout le parallélisme avec les deux connectifs qui des centres sous-OBSophagiens montent au centre postérieur.
Par la compression et avec un grossissement de deux à trois cents fois, on peut voir pénétrer très-haut dans le nerf acoustique les otolithes qui sont en forme de graines de melon (3).
Il est difKcile de ne pas admettre ici, comme pour la Philine, un canal dans le nerf. En effet, les otolithes occupent toujours Taxe du cylindre. S'ils s'introduisaient entre les fibres nerveuses, évidemment ils devraient être tantôt plus, tantôt moins près des bords.
La vésicule est tapissée intérieurement par une couche de grandes cellules, à noyaux bien distincts et à cils vibratiles très-évidents (4).
Un tissu de cellule, conjonctif,^ très-abondant unit la vésicule au ganglion pédieux et se continue tout le long du nerf en formant un vrai névrilèrae.
Remarque. — Il existe des différences dans la position des groupes ganglionnaires chez les diverses espèces de Limaces; mais il est super-
(1) Voy. Arch, de ZooU eœp, êl gén,, vol. T., pi. II, fig. 6.
(2) Yoj. id., pi. II, fig. 7 (Ambrettc), 6g. 6 (Limace).
(3) Voy. »d., pi. V, fig. 21.
(4) Voy. td. id. id.
fin de décrire ea détail tootas ces momdrea modifloaliioiie. Toutefois UD fait général mérite d'être sigoalé, car il conduit ans ezemplea qui suivront. Quoique dans les grandea espèces Limmsa en^tf sonm, Ario% r%fut le collier œsophagien s^allonge, les dsnx groupes sons-œsophagiens restent toujours très-voisins l'un. de l'autre , de sorte que le nerf acoustique devient beaucoup plus long et, se trouvant noyé dans le tissu cellulaire commun très-abondant du triangle latéral^ est par cela même fort diflicile i suivre.
HbHx atpersa,
l^ système nerveux central de VH^ix aspersa est moins difficile à disséquer que celui de 1'^. ponuUia^ qu'on lui préfère ordinairement dans les laboratoires, je ne sais trop pourquoi; mais il est en« core tellement entouré de tissu conjonctif, qu'il est, sans les réactifs et sans les dissections les plus laborieuses, presque impossible de reconnaître les diSërents groupes des amas de cellules, et à plus forte raison de suivre le nerf acoustique.
C'est bien certainement, de tous les exemples^ le plus dif&cile i étudier.
Il faut prendre autant que possible déjeunes individus, parce que chez eux le tissu conjonctif est en bien moins grande quantité.
Il faut aussi, de même que précédemment, regarder le collier œsophagien par son côté externe. Alors on voit (1) la {Kx:he auditive cachée dans l'espace qui sépare les ganglions inférieurs des ganglions antérieurs, et Ton peut, mais avec une peine extrême, suivre le nerf acoustique jusqu'au cerveau (2).
Voici le point difficile de l'observation :
D'abord en portant sous le microscope la moitié latérale du collier, on voit toujours, et à n'en pas douter, entre les deux coxmecti& un filet nerveux très-gréle qui remonte au cerveau. Mais comme dans, le point où s'unissent les ganglions antérieurs et inférieurs, ainsi
(1) Voy, Arch. de Zool, exp.eigén,, vol. I, pi. II, fig. 9. Collier œsophagien tde VHelix aspersa jeune, vu a>>;roal, côté droit. {Ot) otocyete.
(2) Voy. id,,id.f id, (»). de Nerf acoustique.
OTOGYSnB DB0 MQLLfJBQUES IM
que sur le ddB des gas^CNM pédianx, il naît plusteim aerfii cpn'il est fort difficile de cpaper à leur orîgiiie, et qui, le pliis souv^Qt, par les auHrrameotB de maaipitlalîoB, vienaeiit se piaœr près du point oti il â»]£ saivre le pédonenla de TalOGjsIe, la prépaiatioa est confuee et Tol^ervatioii pleine d'embarras.
Mais <iuaad on réossil à couper avec des cisesax fias tous les nerfe trè^^près de leur or%iiie, on se dâbariasse des éléments qui s'opposent le plus à ce qu'il soit possible d'étaler les pitees et de ks disposer pour la commodité de robservation*
U y aeaaeore ici une difficulté sérieusOt due â ce que rolocfste ne reste pas aussi lalérale que dans les ezem^es précédents; «qu'elle se rappnsche un peu de la ligne médiane, de sorte que le nerf, après avoir été presque vertical en descendant du cerveau, doit contourner le connectif aatéro-inférieur pour se porter un peu eu dedans et horizontalement^ ce qui fait que lorsqu'on «nploie un grossisBement considérable, tout le nerf ne se trouvant pas dans un même plan^ on ne peut le voir. Il faut pour ainsi dire le suivre en faisant desceniie les loEitilles du microscope, pour mettre successivement toutes les parties au foyer dans le point même où les choses à distinguer sont précisémeut les plus nombreuses et rapprochées, ce qui est ^More assez délicat.
Zonitei ceUarius,
Dans cet ancien Hélix qui mérite si bien à tous égards de former un gBure , le système nerveux central est moins concentré, ses éléments sont un peu plus éloignés les uns des autres, et le collier ossophagien est relativement beaucoup plus allongé.
Le groupe inférieur, composé de cinq amas de cellules fort distinetes, nerepose plus, comme dans les Bélix et les Lmax^ sur la f ^ce postérieure 4es ganglions pédieux, il est plus bas. Aussi les otocystes ne sont-elles point cachées par lui.
Dans la position naturelle des choses, sur un animal ouvert par le dos, dès qu'on a enlevé l'œsophage, on voit deux points blancs assez rapprochés sur les ganglions pédieux et en avant des ganglions inférieurs.
152 LAGAZB WtTBMBMM
Ici I10U8 rencontrons l'une des causes qui ont surtout fait croire que Totocyste était innervée par le ganglion pédieux.
Si dans la position naturelle on enlève les deux ganglions pédieux et si on les comprime, en les portant sous le microscope, on voit fort nettement en arrière les otolitbes et A droite comme à gauche les deux connectif^ mettant les ganglions pédieux en communication avec les ganglions cérébroïdes et les ganglions inférieurs. Le con« nectif antéro-inférieur est fort court et très-gros relativement.
Or, les rapports du nerf acoustique et de ce connecUf sont constants et toujours les mêmes. Le nerf doit donc, dans la position où l*on place ranimai pour le disséquer en l'ouvrant par le dos, être sous le connectif et par conséquent caché; en effet, on voit bien Totocyste, mais on ne suit pas son pédoncule au delà de l'union des deux ganglions (i). Quand on fait cette préparation, après avoir séparé sur la ligne médiane les deux moitiés du cerveau, on doit placer en dessous sur la plaque de verre ce qui correspond à Tintérieur ou centre du collier; alors la face supérieure de la préparation présente la face externe du collier; et par conséquent le nerf acoustique se trouve passer en dessus du connectif.
C'est du reste la disposition que je préfère pour arriver plus vite à suivre le pédoncule de l'otocyste et que je recommande si Ton veut vérifier l'exactitude des observations; elle n'a point été réprésentée ici pour le Zonites afin de montrer justement la position réelle du nerf acoustique et la cause d'erreur.
Que maintenant par la pensée on réunisse les deux lobes du centre sus-œsophagien, et l'on verra bien que la marche du nerf acoustique . quoique très-différente en apparence, est ici cependant très-semblable au fond avec ce qu'on a vu précédemment.
Ce qui revient à dire que puisque les otocystes reposent sur la face dorsale du ganglion assez près de la ligne médiane, les nerb acoustiques pour gagner le cerveau et passer dans la partie externe du triangle latéral, doivent forcément se porter d^abord directement en dehors, pour contourner le connectif, puis remonter vers le haut.
Dans le coude ainsi formé, l'on voit que la direction change brusquement et que si l'on enlève les ganglions pédieux, comme on l'a fait
(l) Voy. Arch. de Zooî. ea?p. et gén., vol. I., pi. II, fîg 4. Une moitié du cerveau (V), la gauche, a été conservée et rejeti'e sur le côté. Dans celte disposiiion, le nerf («) passe au-dessous du connectif (c).