‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 77 sur 153 · Perophora Listeri, Wiegmann · texte numérisé non relu

Perophora Listeri, Wiegmann

Voir Lister. Philosopical transactions. 1834, part. II, p. 365.

Gomme cette espèce m'a servi de type dans la plupart desdescrip* lions anatomiques que j'ai données précédemment, comme elle me servira encore d'exemple dans le chapitre relatif à l'embryogénie des Ascidies composées, je n'aurai que peu de mots à en dire en cet endroit.

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C'est parmi les Synascidies que j'ai observées la seule espèce qui présente des papilles entre les fentes branchiales, et cette disposition que Savigny a aussi observée chez le Diazana rapproche ces deux animaux des PhaUusiaSsLV. qui nous l'offrent également.

C'est encore la seule espèce du groupe des Caienatm qui possède des dents aux oriûces des siphons. Ces dents sont mousses et malac* cusées au pourtour de Toriflce anal qui en compte 5, un peu plus nettes autour de Toriflce branchial qui en a 6. Entre ces dents se trouvent des points pigmentaires rouges tout à fait semblables à ceux que l'on voit chez un grand nombre d'Ascidies simples et que l'on a appelés poinU oculi formes.

Le Pérophore cesse de pondre vers le 15 août. Il est très-commun à Roscoff sous les zostères et surtout non loin des bords des ruisseaux profonds qui relient la zone des Sargasses à celle des Fucus, en traversant les prairies d'herbes marines. Il devient beaucoup plus rare aux approches de Thiver : j'ignore s'il s'abrite pour passer cette saison ou si les individus les plus vigoureux résistent seuls et suffisent pour propager de nouveau l'espèce au printemps suivant.

Tribus III. — BOTRYLLU>iB.

En 1555, Rondelet décrit et figure déjà parmi ses Zoophytes marins deux animaux qu*il appelle Grappe de mer^ et Albergame de mer(malum insanum) et qui appartiennent visiblement, L'un au genre Botryllus^ l'autre aux Botrylloïdes (1).

En 1756, le D' Albert Schlosser présenta à la Société royale de Londres une note relative à une substance coralliaire charnue qu'il avait rencontrée sur les tiges de certains fucus, c Je crus d'abord, dit-il, avoir sous les yeux une espèce d'alcyon non décrite et voisine de l'espèce n^' 2 du Raii Synopsis^ laquelle est vulgairement appelée Main de mort (deadman'shand), mais en examinant au microscope les étoiles qui couvrent la surface de cette production, je découvris que chacune de cet étoiles était un vrai animal beaucoup plus beau qu'aucun polype, mais d'une structure toute différente (2). »

 la suite de cette communication le savant John EUis donne sur

(1) Voj. Rondelet. Histoire entière des poissons composée pour la première fois en latin. Trad. 1558, 2« partie, p. 90 et 91.

(2) Voir Acta Angl., t. 49, 2« partie.

cet animal des renseignements vraiment remarquables pour i*époqiie où ils ont été publié?. Il t^ignale dans les interstices entre les étoiles des œufs de différentes grosseurs arrêtés à une de leurs extrémités à un filament 'capillaire très-délié. Ce sont évidemment les bourgeons qui terminent les tubes stoloniaux.

<( J'ai observé, ajoute-t-il, dans plusieurs de ces étoiles un petit rayon, tâchant pour ainsi dire de prendre place dans le cercle, et nonobstant leur connexion apparente dans le centre comme s'ils ne formaient qu'un seul animal, je me flatte (Tétre bientôt en état de démontrer au microscope que chaque rayon est un animal distinct et se* paré. )

Quelques années plus tard, en 1774, les observations du sagace Gsertner rapportées par Pallas (1) achevèrent la démonstration commencée par Ellis. Mais Pallas lui-même ne paraît pas avoir bien saisi le sens de ces observations, car il regarde les étoiles des Botrylles comme des animaux pouvus de plusieurs têtes et pouvant en acqu'^rir tous les jours de nouvelles, c QuU enim e Gxrtneri observcUionibus nonconcludat singulam htyus crustœ xoophytœ stellam non unum esse flosculum $eu unicum caput, sed Polypum quasi multicipitem et subnascentibus continua novis capitibus puUulantem ? »

Cest donc contre Gœrtner et non contre Pallas qu'aurait dû s'élever Bruguière dans les critiques qu'il adresse à l'opinion d'Ellis. Il veut à tout prix renverser cette idée qui lui semble opposée aux lois de la nature et la remplacer par une théorie qui se rapproche beaucoup de celle de Pallas. Je cite en entier ce passage de l'Encyclopédie, d'abord parce que le genre Botrylle étant le premier que Ton ait bien distingué parmi les Synascidies, il me parait intéressant de faire l'historique complet de cette découverte qui est celle de tout le groupe, et ensuite, parce qu'il est instructif de voir combien des hommes aussi distingués que Bruguière peuvent commettre d'erreurs fatales à la science quand ils préfèrent raisonner sur des textes et d'anciennes descriptions plutôt que de recourir à l'observation directe de la nature.

a Les Polypes des Botrylles ont un rapport très-marqué avec ceux de la Madrépore arborescente deDonati (2). Pourquoi ne regarderaiton pas chaque organe des Botrylles comme autant de trompes tubulées destinées à saisir l'aliment qui leur est analogue et à le trans*

(1) Voy. Pallas, Spiciiegia /oologica. Fasc. X, p. 35.

(2) Voy. DoNATi, Essai sur l'histoire naturelle de la mer Adriatique, p. 50^ pi. 7.

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mettre à la cavité centrale où est vraisemblablement la bouche? puisque outre le polype de la Madrépore arborescente où cette organisation n'est pas douteuse, on sait que quelques vers marins du genre de la Méduse en ont une semblable étant pourvus de plusieurs ouvertures propres à recevoir les aliments et d'un seul estomac situé au centre du corps où toutes ces ouvertures correspondent; puisqu'enfm on ne peut douter que les Etoiles de mer dont les rayons sont fendus en dessous ne reçoivent effectivement des aliments sur toute la longueur des rayons, qui par un mouvement qui leur est propre les transmettent en les triturant à l'organe de ladéglutition, qui est plus au centre; toutes ces analogies concourent à rendre vraisemblable ridée que je donne des fonctions de ces organes ; mais quand même je me tromperais sur ce point j*aurais au moins rempli mon objet si j'ai détruit celle de M. Pallas qui me parait opposée aux lois de la nature, à celles de Tanalogie, et très-propre surtout à s'opposer au progrès des connaissances dans l'histoire des vers zoophytes. «

Pour faire disparaître toutes ces rêveries du domaine de l'Histoire naturelle, il suffisait de ramasser quelques Botrylles sur nos côtes de France et de les examiner avec soin comme l'avaient fait Ellis et GdBrlner. En procédant ainsi Desmarest , Lesueur et Savigny arrivèrent presque simultanément à reconnaître l'organisation de ces animaux. Gaertner avait autrefois indiqué les rapports des Distomes et des Ascidies. Savigny et Cuvier avaient aussi trouvé chez les Alcyons à 6 tentacules le même type zoologique. On rapprocha les Botrylles de ces animaux précédemment étudiés et le groupe des Synascidies fut mis à la lumière.

Le genre Boiryllui de Savigny qui correspond à notre tribu des BotryllidêB est imparfaitement caractérisé par ce naturaliste : car en admettant la diagnose de Savigny on ne pourrait y faire entrer les animaux de la première tribu qui correspond exactement à nos Botrylloïdes. En effet ces animaux ne forment pas de systèmes ronds ou elliptiques annulaires^ et ils ne sont pas disposés dans chaque système sur un seul rang ou sur plusieurs rangs concentriques.

Nous caractériserons donc les Botryllidx de la manière suivante :

Cormus lichénoïde gélalineux^ étendu en croûtes souvent très-larges : formé de cœnobiums nmples {circulaires ou elliptiques) ou de eeenobiums composés à rameaux irréguliers^ s' anastomosant entre eux et avec les brandies des cœnobiums voisins ou enfin de cœnobiums composés mélamériques. Blastogenèse directe et stoloniale. Orifice branchial dc-

RECHERCHES SUR L1?S SYNASCIDIES 619

pourvu de rayons ; tentacules internes 8, dont 4 grands et 4 petits alternant entre eux. Orifice anal terminé en dessus par une languette aiguë qui s'engage dans le limbe membraneux et extensible de la cavité du système Intestin semi-latéral, estomac cannelé tapissé par un épithelium vibratile. Ovaires deux, opposés, appliqués sur les deux côtés du sac branchial, et entourés par les testicules qui forment un demi-cercle de^ à \ follicules autour de chaque ovaire, Savigny a divisé les Botrylles en deux sections : \^ Animaux disposés sur un seul rang : B. stellati. 2° Animaux disposés sur plusieurs rangs : B. conglomerati. Cette dernière section ne comprend que le Botryllus conglomeratus de Gsertner qui habite les côtes de l'Angleterre et devra être étudié de nouveau (1).

La première section a été divisée par Savigny lui-même en deux tribus :

1" Tribu. Animaux particuliers cylindriques à oriûees rapprochés. Limbe de la cavité centrale non apparent après la mort et probablement très-court.

2® Tribu. Animaux particuliers ovoïdes à orifices éloignés. Limbe de la cavité centrale toujours apparent, dentelé.

Le ProL Edwards a donné le nom de Botrylloïdes aux animaux de la première section : il conserve pour les autres le nom de Botryllus. Ces deux sections sont en effet très-naturelles et*aux caractères donnés par Savigny ou peut ajouter que les Botryllus ont un cormus formé de cœnobiums simples circulaires ou elliptiques, tandis que les animaux des Botrylloïdes constituent généralement des cœnobiums simples bilinéaires et plus souvent des cœnobiums composés à ra* meaux s'anastomosant entre eux.

Genus Botryllus, Geertner, 1774.

Comme Savigny a étudié surtout des animaux de la mer Rouge on est souvent arrêté dans la spécification, par la crainte que les espèces qu'il a décrites ne soient légèrement différentes de celles de nos mers, alors même que la description qu'il donne concorde avec les

(1) Délie Chiaje décrit sous le nom de B. ciliatus une espèce qu'on pourrait être tenté de rapprocher du B. conglomeratus. Ce Botryllc est ainsi caractérisé dans le t. 3 Mémoires, etc.: Utriculia ruhris aliis minoribus circiimdatis ( Voy. t. III, p. 49). Je crois plutôt qu'il s'agit ici d'un bourgeonnement anormal.

caractères observée. Il n*ea est pas ainsi pour le genre qui nous occupe, puisque toutes les espèces de Botrylles décrites dans le Système des i45ddt>5 appartiennent aux côtes de l'Océan^ de la Manche ou de la Méditerranée. Rien n*est plus difficile cependant que la détermination de ces animaux, tant les caractères qui les distinguent sont fugaces, et tant les descriptions des auteurs sont imparfaites ou remplies de détails inutiles. Les Boiryllus sont les Rubus des Synascidies. C'est un genre dont les espèces sont actuellement dans la période de différenciation et où l'on trouve non des types fixés, mais plutôt des groupes tendant vers certains types ou oscillant autour de certaines formes qu'ils réaliseront un jour. C'est donc surtout aux Botrylles qu'on peut appliquer ce que dit Délie Chiaje de la poca consianzade* caratieri délie Ascidie composte. Les caractères anatomiques sont presque de nulle valeur à cause de l'uniformité qu'ils présentent dans tous ces animaux : le nombre des fentes branchiales et la taille des individus ne peuvent avoir d'utilité que si on les détermine à l'aide de noyennes. Les filets tentaculaires semblent d'abord fournir un caractère plus certain : mais on ne peut encore s'en servir qu'après avoir examiné un grand nombre de cormus, car il arrive souvent que dans une même espèce, suivant que le cormus s'est formé plus ou moins rapidement, les orifices ont deux, quatre ou huit dents. Quelquefois aussi ces dents ont une coloration semblable à celle du reste de l'animal, et il devient presque impossible de les compter. Bien qu'on puisse dire pour les Botrylles comme pour les fleurs, Nimium ne crede eolari^ la couleur est peut-être encore ce qui nous fournit les plus sûrs moyens de classification. Mais il est toujours nécessaire pour en tirer tout le parti possible et éviter les erreurs, d'examiner longtemps et sur le vivant, un grand nombre de cormus placés dans des circonstances différentes. Il m'a paru que dans une même espèce, la couleur des tubes marginaux et des extrémités gemmifères des stolons présente une grande constance , et les indications que l'on en tire jointes à celles que fournit l'épaisseur de la croûte et la zone d'habitat permettent de séparer assez nettement les groupes spécifiques.

Je me suis aussi servi d'un caractère qui pourra paraître bizarre, mais qui bien employé donne cependant de bons résultats. Quand deux variétés me paraissaient devoir se rapporter à un même type spécifique, si je les rencontrais formant des cormus assez voisins pour se toucher sur une grande étendue et ne présentant cependant

pas de trace de concrescence, j'en concluais que ces variétés appartenaient à deux types différents.

Enfin dans des recherches de ce genre, il est une chose que rien ne remplace, c'est l'habitude de la spécification, habitude que trois sciences surtout développent considérablement : la botanique, Tentomologie et la conchyliologie.

L — Espèces de la première sone on sone des Fncns.

S. BotryUui violaeeus, M. Edwards.

Cormus très-mince se détachant difficilement de la surface des pierres et répandant par la déchirure un liquide d'un bleu noirâtre. Cœnobiums réguliers, circulaires ou légèrement elliptiques à individus peu nombreux; tubes marginaux d'un bleu violacé; filets tentaiaires généralement peu développés et difficiles à apercevoir, excepté dans les variétés où ils sont couverts d'un pigment blanc. Les deux orifices sont reliés entre eux par des lignes plus ou moins larges, d'une coloration qui varie entre le blanc pur et le jaune brunâtre en passant par toutes les teintes intermédiaires. Les œufs et les embryons sont d'un beau rose tendre. Cette espèce m'a présenté des exemples de blastogenèse intercalaire.

Les variétés principales sont les suivantes :

Var. a. B. violaceus. M. Edw. D'un bleu violet foncé avec deux larges bandes jaune clair de chaque côté de la ligne médiane. Long. 1 ;à 1 I mm : larg. 1 ;. A. C. sous les pierres. Voy. PI. XXIX, flg. 10.

Var. p, B. Myosotis, Cœnobiums très-réguliers à individus peu nombreux (5-7) larges et courts (long. 1 \ mm, larg. I -J mm); ouvertures buccales très-petites, dents rudimentaires. Manteau d'un bleu d'outre-mer assez vif avec une large tache d*un pigment blanc qui laisse entrevoir le fond bleu sous-jucent. Le point correspondant au ganglion principal est le centre d'une croix bleue qui devient surtout visible après la mort de l'animal (1 ). Rare ; sous les pierres rare-

(1) Ce point et cette croix se retrouvent chez un grand nombre de Botrylles ; le point est souvent coloré en carmin. La croix a été figurée et décrite d'une façon inexacte par M. £dwards chez les B. sviaragdus» La ligne médiane a été appelée par Savigny ligne radiale : elle n'est en réalité qu'on espace non pigmenté que laissent entre elles les deux bandes colorées auxquelles il m'a paru préférable d'attribuer ce nom de lignes radiciUs,

ment retournées : je crois qae cette variété est due à un développement lent mais très-régulier des cormus qui la présentent. (Voy. PI. XXIX, flg. 7).

Var. Y- i^' diadema (N); B. gemtneus. M. Edw. non Sav. Très-voisine de la précédente^ mais les taches pigmentaires au lieu d'être blanches sont d'un jaune de Naples brillant. Je ne sais comment le professeur M. Edwards qui décrit cette variété comme espèce sous le nom de Botryllus gemmeus Savigny est arrivé à cette détermination. Savigny dit expressément en parlant du B. gemmeus: Tubes marginaux jaunâtres : animaux d'un gris fauve ou doré. Orifices terminés de blanchâtre : ligne radiale bordée de la même couleur. Aucun de ces caractères ne convient au Botrylle décrit et figuré par M. Edwards. « Chaque système de Botryllus gemmeus présente, ditil, trois zones distinctes : la zone extérieure violacée est formée par l'extrémité renflée de ces petits êtres et loge les orifices buccaux : la zone moyenne est d'un jaune vif et divisée en petits compartiments par une série de lignes violacées qui constituent pour chaque individu du système une petite étoile à six branches; enfin la zone interne est formée par un fond violacé parsemé de petits points jaunes. y> Cette description s'adapte parfaitement à la variété que nous représentons PU XXIX, fig. 8, et à laquelle nous donnons le nom de B. diadema afin de laisser celui de B, gemmeus à l'espèce de Savigny. La variété diadema se trouve avec la précédente : elle est ass( z rare à RoscofF.

Var. S. B, cyanus. Systèmes moins réguliers : individus plus allongés (long. 2 mm; larg. 1 | mm) et plus nombreux dans chaque système. Manteau d'un bleu indigo avec deux lignes blanches assez étroites allant de l'ouverture branchiale au cloaque commun. Tentacule r. généralement au nombre de trois, teintés de blanc dans toute leur longueur : parfois cependant la pointe seule est blanche, parfois enfin tout le tentacule est bleu comme le reste de l'animal et devient peu visible. Cette variété est la plus commune à Roscoff; elle abonde sous les pierres, sur les fucus, les coquilles, en un mot sur tous les corps étrangers. J'ai même rencontré un Trochus dnereus \iva.nt, dont la coquille était complètement revêtue parce Botrylle. (Voy. PI. XXIX, flg. 9.)

Var. e. B. scala. Diffère de la précédente par la teinte indigo plus foncée et les lignes blanches beaucoup plus étroites. (Voy. PI. XXIX, flg. II.)

llKCHERCflKS SUR l.m SYNA8CIDIES 623

Var. C i/. higricans D'un bleu noir très-foncé, lignes blanches à peine marquées : tentacules blancs au nombre de 2, 3, 4 ou 5. (Voy. PL XXIX, fig. 12).

Cette variété et la précédente se rencontrent so is les pierres fréquemment soulevées et sur les fucus les plus voisins du rivage; je les considère comme des états semi-pathologiques dus à une exposition journalière et trop longue à la sécheresse et à la lumière. Les rayons lumineux qni sous Teau paraissent favoriser la production du pigment agiraient dans ce cas en sens inverse.

Var. yj. B.pellucidus. Individus presque aussi larges que longs (long. 1 J mm. larg. \ mm.) d'un gris cendré bleuâtre, d'un aspect pellucide dû au petit nombre des corpuscules pigmentaires du sang. Taches radiales d'un jaune de Naples, rectangulaires, terminées très-carrément du côté de l'orifice branchial ; croix très-légèrement marquée. Cœnobiums à individus nombreux (8-10), bouche très-largement ouverte laissant apercevoir le réseau branchial; tentacules 3 ou 4. Cette variété provient d'une croissance rapide du cormus d'où résulte une sorte d'anémie passagère; c'est donc ce qu'on pourrait appeler une variété immature. Elle est surtout fréquente parmi les jeunes aggrégations. Toutefois on trouve aussi des cormus déjà très-étendus qui présentent encore l'aspect pellucide dont nous venons de parler.

Var. 0. B. inmqualis. Animaux très-allongés (long. 2 mm ; laig 1 j mm.) fort inégaux entre eux dans chaque système : couleur violet foncé ou pensée : lignes radiales d'un jaune de Naples assez vil se réunissant sous le point ganglionnaire de sorte que ce point et la ligne médiane forment un t ou un point d'exclamation. Â-C. à Roscoff surtout sur la tige des fucus. (F. vesiculosus, serratus, etc.)

Var. t. B. lineatus an B. bivitlalus M. Edw.? Ne diffère du précédent que par la teinte grise et pellucide des individus qui sauf la forme et la disposition des lignes radiales rappellent ceux de la var. pelluddus. Je considère cette variété comme se présentant fréquemment chez les jeunes cormus du B. inxqualis.

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