‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 95 sur 153 · Circinalium concrescens. (n. sp · texte numérisé non relu

Circinalium concrescens. (n. sp

Caractères du genre : animaux colorés en jaune orangé plus ou moins vif suivant leur âge : les vieux individus fortement colorés présentent au pourtour de Torifice branchial un pigment blanc assez abondant et sur le cercle branchial supérieur des points ocuii formes en tout semblables à ceux décrits par le P' Edwards chez le Morchellium Argus\ ovaire divisé en deux par une cloison dont les bords sont colorés en rouge vif. Testicules à follicules nombreux débouchant dans un canal déférent qui monte le long de Testomac et vient se terminer au milieu du cloaque Embryon présentant au lieu de tubes gemmifères rudimentaires une série de points séparés de la masse du corps longtemps avant Téclosion. (Voy. PL XXIII, fig. 3.B.)

Var. a. C. simplex. Oozoïtes ou blastozoîtes isolés ; ce dernier cas est fréquent; Tovaire à cause de sa longueur forme souvent un long filament horizontal rampant sur les zostères et à'où s'élèvent des blastozoîtes verticaux trop éloignés de l'individu progéniteur pour entrer en concrescence avec lui. Ces individus isolés différent de ceux que Ton peut extraire des cormus par la forme de l'ouverture anale. Au lieu d'être simple et pourvue d'une languette cette ouverture est munie de six dents dont trois inférieures petites ou rudimentaires et trois supérieures plus grandes : la dent médiane supérieure est surtout bien développée. (Voy. PI. XXV, fig. 2.) Cette variété se

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trouve sur les débris de zostëres, dans les prairies ; elle est rare et échappe facilement aux recherches par sa petite taille et sa transparence, les individus ainsi isolés n'étant jamais si colorés que ceux qui composent les cormus.

Var. p. Ç. concrescens. Quand des animalcules d'origine quelconque (oozoïtes ou blastozoïtes, homocormiens ou hétérocormiens) se trouvent ainsi produits isolément, mais assez rapprochés les uns des autres, ils entrent enconcrescence et se soudent par la face dorsale et le pourtour inférieur de Torifice cloacal , les dents supérieures de cet orifice restant seules libres et la médiane se développant beaucoup plus que dans la variété précédente. On a ainsi de petits cormus formés d'un seul cœnobium qui rappellent tout à fait le Synoieum turgeni deSavigny. (Voy. PL XXV, flg. 3 et 4.)

Var. Y* C. detnœraticutn. Enfin si la concrescence s'opère sur des individus plus jeunes et plus voisins, la soudure est plus complète les dents supérieures de l'orifice anal forment un limbe au pourtour de la cavité centrale. Quelquefois les dents médianes fortement développées en languette font saillie sur le bord de ce limbe : quelquefois aussi l'orifice cloacal commun est parfaitement arrondi. (Voy. PI. XXV,fig. 5.)

Toutes ces variétés se trouvent dans les endroits où l'agitation de l'eau et la fragilité des supports livrés à cette agitation empêchent la formation régulière 'de cœnobiums assez voisins pour se réunir entre eux et former un cormus commun. Sous les rochers, les conditions de calme et de stabilité nécessaires à cette formation se trouvent réalisées et l'on a alors une variété nouvelle très différente de celles que nous venons de décrire :

Var. 8. C. fœderatum. Connus aplati très brièvement pédicule, largement étalé a la face inférieure des rochers : cœnobiums simples, très nombreux. Animaux généralement plus colorés que dans les variétés précédentes et plus souvent ornés de points oculiformes.

Les ovaires des individus placés à la périphérie du cormus se re-plient à la base et rampent à la surface de la pierre sous forme de stolons. Sur ces stolons naissent des blastozoîtes verticaux, fondateurs de nouveaux cœnobiums.

Le Circinalium concrescens cesse de pondre vers la fin du mois d'août; il devient rare sous les zostères dès le 15 septembre, rare même sous les rochers au commencement d'octobre. J'ignore s'il hiverne à la façon des Amaraucium densumy Nordmanni^ Argus^ etc.

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Sab-genu8 MordiêUium (n. g.).

Connus longuement pédicule, présentant la forme d'une morille {Marchella); cœnobiums composés peu nombreux; (le plus souvent il n'y a qu'un seul cœnobium dans le cormus). Estomac aréole, ovaire très long, sessile.

SS. Mord^Uium Argui, M. Edw.

Voj. M. Edwards, 1. c. p. 74.

Cette espèce est excessivement commune à Roscoff parmi les tos'^ téres, sous les rochers etc. Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous en avons dit à propos de Thabitat, de rhivérnage, de la scissiparité etc.

Genus Poltgumux. Sayigoj, 1815.

Pour Savigny ce genre était caractérisé par ses cœnobiums simples à cavités centrales, la languette anale très développée et concouraot à former le bord saillant de la cavité des systèmes (on sait que Savigny n'avait pas reconnu cette disposition chez les autres Polyclinieûs) ; enfin rillostre zoologiste signale encore la division du corps des animalcules en trois parties séparées les unes des autres par de minces pédicules.

Ce dernier caractère est le seul qu'ait conservé le Professeur Edwards et certainement il a bien une grande valeur pratique. Mais nous avons vu que certains Aplidium notamment le Pragarium ele^ gans ont déjà Tovaire relié au reste du corps par un pédicule aesez mince. Le Sidnyum de Savigny qui parait appartenir au même groupe des Aplidium a aussi Tovaire mince comme un fil et pédicule. Mais cette espèce est mal connue et l'on pourrait peut-être la considérer comme un Polyclinum.

Quoiqu'il en soit, il nous semble que ce caractère doit être subordonné à un autre de valeur plus grande et dont il dépend.

Si l'on jette les yeux sur les figures des PI. XVIII et XIX du Mémoire de Savigny, figures qui représentent les animalcules des Poly^ clinum, on est frappé de voir que chez tous ces animaux l'intestin présente une disposition inverse de celle que nous avons indiquée Arch. de Zool. Ezp. bt 6An. vol. I. 187S. 41

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chez les Aplidium c'est-à-dire que l'animal étaat vu du côté droit Teâtomac est caché par l'intestin. Le même renversement existe aussi chez l'espèce représentée par le Professeur Edwards (PI. 3, fig. 4 b.) et qu'il a nommée Polyclinum aurantium, Ënlin j'ai aussi observé cette disposition chez une espèce nouvelle qui par tous ses caractères (languette anale, dents de l'orifice branchial, ovaire) se rapproche beaucoup de celles décrites par Savigny.

Si un animalcule de Polyclinum étant placé du côté droit, on suppose que l'on saisisse l'extrémité inférieure de Tanse intestinale et qu'on lui fasse décrire un arc de cercle de droite à gauche on ramène les choses à l'état où elles sont chez les Aplidium et l'ovaire n'étant plus comprimé à sa partie supérieure par la torsion de l'intestin il n'y a plus de raison pour qu'il soit pédicule.

Le Polyclinum auranlium du Professeur Edwards nous parait devoir former un sous-genre distinct. Il est aux Polyclinum proprement dits ce que les Amaroucium sont au Circinalium. Enfin sile Sidnyumj de Savigny doit faire partie de ce groupe il y formerait un terme parallèle aux Morchellium.

Sub-genu8.

-i?«4^».«^ ^.»»<.iA ) Cœnobiuma simples. Polyclinum, CircinàUum.

Estomac canneiô j cœnobiums composés. Aurantitm. Amaroucium.

Estomac aréole Cœnob. composés. Sidnyum, Morchellium»

Nous caractériserons le genre Polyclinum (sensu lotion) de la façon suivante :

Gormus de forme variable, parfois villeux, agglutinant; cœnobiums en nombre indéterminé simples ou composés, irréguliers ou antimériques. Animaux très difficiles à extraire de la masse commune. Tube digestif ayant subi une torsion qui lui donne une disposition inverse de celle qu'il afFecte chez les Aplidium. Ouverture branchiale à six dents aiguës terminant un tube légèrement infundibuliforme. Esto- ' mac simple sans plis ni aréoles (excepté chez les Sydnium) (i). Ouverture cloacale très large à contours parfaitement arrondis, très nets, parfois même marginée : languette fort développée et paraissant formée par la réunion de plusieurs dents supérieures. Ovaire pédicule et rejeté sur le côté par suite de la disposition du tube digestif.

L'aspect infundibuliforme du tube branchial, la position semi-laté-

(1) L'estomac aréole du Sydnium est UDe des nombreuses particularités qui me portent à rapprocher ces animaux des ApUdium plutôt que des Polyclinum»

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raie de Tovaire, Tabsence de cannelures ou d'aréoles à restomac rapprochent les Polyclinum d'un groupe inférieur, celui des Didemnum.

Sub-genu8 Polyelinun^ Sav*

Ce sous-genre correspond exactement au genre Polyclinum tel que Tentendait Savigny (1) ; il comprend toutes les espèces à coenobinms simples plus ou moins nombreux formés d'animaux inégalement éloignés de la cavité centrale.

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