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CONCLUSIONS

Ainsi, indépendamment de l'étude spéciale des Distomes du groupe des D. clavatum, des D. Megnini et insigne, étude aussi complète qu'il m'a été possible de la faire, en tenant compte de l’état et du petit nombre d'individus qui étaient à ma disposition, j'ai pu mettre en évidence et hors de doute plusieurs faits généraux pouvant s’appliquer à tous les Trématodes et même, en partie, à tout le groupe des Plathelminthes. En premier lieu, le système musculaire du 2. clavatum m'a permis de déterminer le mode de fixation de la plupart des muscles et, en particulier, des muscles dorso-ventraux. Ces muscles se divisent en pinceaux vers leurs extrémités et vont se fixer à des saillies internes de la cuticule, sur laquelle ils peuvent prendre leurs points d'appui, Le mode de contraction de ces muscles par la production d’une série de nœuds disposés en chapelet tout le long de la fibre musculaire à été également montré par ce système musculaire du D. clavatum.

J'ai pu également établir que les ventouses présentent toujours un système musculaire beaucoup plus développé que celui admis jusqu’à présent ; que toujours ou presque toujours elles sont complètement enveloppées par une ou deux membranes élastiques, sur lesquelles se fixent les divers faisceaux musculaires de l’organe. Ces ventouses sont soumises à l’action de muscles extérieurs, qui avaient, jusqu’à présent, presque entièrement échappé à l'attention des zoologistes, J'en ai montré nettement la disposition et le mode d'action.

Dans la couche externe du parenchyme, il entre souvent des amas de cellules glandulaires, s’ouvrant probablement au dehors. Ces cellules ne peuvent, dans aucun cas, être comparées à celles qui forment parfois une couchecontinue sous l'enveloppe musculaire, comme c’est le cas chez la Douve, chez les 2. clavatum et Megnini.

L'appareil digestif présente toujours, chez ces êtres, un revêtement

interne cellulaire, formé de longues cellules unies seulement à leur

base et dont les parois, excessivement minces, leur permettent une absorption facile des liquides nutritifs. A cette couche cellulaire fait toujours suite, même chez la Douve, une couche musculaire externe. Dans tous les cas également, il existe, en arrière du pharynx, un tube œsophagien plus ou moins court, dont les parois, très musculeuses, sont recouvertes intérieurement de cuticule.

Pour l'appareil génital mâle, on a accordé’une importance exagérée, dans la fécondation, à la soi-disant poche du cirrhe, qui fait souvent défaut. Elle est surtout destinée à loger et à séparer du reste du parenchyme une partie plus ou moins grande du canal déférent impair avec les nombreuses glandes annexées à cette partie. Ce canal déférent impair doit, d’après la nature de ses parois, être divisé non en deux, mais bien en trois régions distinctes,

L'utérus, près de son extrémité cloacale, est toujours entouré d’une mince couche de cellules glandulaires. Son extrémité, voisine de la glande coquillière, joue le rôle de vésicule séminale.

Le canal de Laurer ne peut être considéré comme vagin, et il renferme soit des spermatozoïdes, soit des globules vitellins, soit même des ovules. On ne doit donc le considérer que comme un canal de sûreté, permettant le rejet au dehors des produits trop abondants des glandes génitales.

D’aprèsla disposition des orifices génitaux mâle et femelle, les phases de développement des glandes génitales, le seul mode de fécondation qu'on puisse admettre est une autofécondation externe.

La disposition générale de l'appareil excréteur, servant peut-être aussi d'appareil circulatoire ou lymphatique, est partout la même. Chez le D. clavatum, les dernières ramifications communiquent avec de petits entonnoirs, correspondant aux pavillons vibratiles signalés par Pintner et Fraipont chez divers Gestodes et Trématodes. Dans cette espèce et les espèces voisines, ces entonnoirs, dont l’orifice est terminal, ne communiquent avec aucune lacune interorganique.

Enfin j'ai pu établir, d’une façon définitive, que les cordes spongieuses signalées chez tous les Plathelminthes et considérées tantôt

comme énigmatiques, tantôt comme vasculaires ou nerveuses, étaient bien réellement des filets nerveux.

Les grosses cellules multipolaires, si nombreuses dans les ventouses, dans le pharynx et, en général, dans le voisinage des faisceaux musculaires, sont bien évidemment de nature nerveuse et ne peuvent être considérées comme des cellules glandulaires et moins encore comme des dépendances de l’appareil vasculaire.

Enfin, j'ai complété ces recherches sur le 2. clavatum par une étude systématique des différentes espèces du groupe, que l'on était généralement porté à considérer comme ne renfermant qu'une seule

espèce.

EXPLICATION DES PLANCHES

PLANCHE XXIIL 3 à Fi. 1. Distomum clavatum. Gr. 5516; œuf. Gr. + V.

: : 3 (e 2. Distomum Heurteli.Gr. À Dicstœut. Gr. we

3 oc. 2 3. Distomum dactylipherum. Gr. 0 3 C: ut. (Gr. re Ne

Ye

| 3 4. Distomum verrucosuni. Gr. 3 : 4 C5 œuf. Gr.

: " de oc. 2 5. Distomum personatum. Gr. ss c; œuf, Gr. .

ob.

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