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XIV NOTES ET REVUE

Quant à la couche extérieure, elle produirait principalement des muscles. Je me suis assuré que, dans l’Eucratea et le Diachoris, la masse cellulaire, destinée à former l’épithélium intestinal, ne dérive nullement par étranglement ni autrement de la masse centrale primitive, mais se forme tn situ au sein de la couche extérieure épaissie et par simple différenciation des cellules de cette dernière. II en résulte que la masse centrale primitive servant d’origine à l’épithélium des tentacules, du disque du pharynx et de la gaine tentaculaire, représente l’ectoderme, tandis que la couche périphérique devant donner naïissance aux muscles et à l’épithélium intestinal représente tout à la fois lé mésoderme et l’endoderme, ces deux feuillets ne se différenciant qu’au moment de l'apparition du tube digestif.

Je maintiens également contre les assertions de M. Haddon l'exactitude de mes anciennes observations relativement à l’origine de l’endosarque.

Aux extrémités végétatives d’une loge d'Eucratea ou d’un stolon de Bowerbankia, il n'existe qu'une seule couche de tissu, un épithélium, l’endocyste; ce sont des cellules détachées de cet épithélium qui forment l’endosarque.

Il existe même des types de Bryozoaires, tels que Diachoris Magellanica, chez lesquels l’endosarque n’arrive pas à se caractériser, si ce n’est d’une manière tout à fait rudimentaire et seulement en certains points de la zoécie. Dans cette espèce, on peut dire qu’un endocyste à caractère indéterminé reste le seul tissu constitutif de la zoécie, et c’est à ses dépens que se forme le bourgeon du Polypide comme les éléments sexuels.

Dans ces types inférieurs, les feuillets ne se différencient que par le fait de l'apparition et du développement du Polypide.

Au contraire, chez les Plumatelles, deux feuillets sont constitués avant tout bourgeonnement ; j'espère montrer prochainement que l’externe représente l’ectoderme, et l’interne à la fois le mésoderme et l’endoderme. L. Jorrer.

BOURGEONNEMENT DE L’ANCHINIA.

Par le docteur A. KorotTnerr, de Moscou.

Zoo!l. Anseiger, 10 septembre 1883.

M. Korotneff a observé à Villefranche des Stolons d’Anchinia qui, découverts par Vogt, dans cette localité, n'avaient été étudiés depuis que dans un récent mémoire de Kowalevsky et Barrois.

Sur tout le stolon et sur les bourgeons qu'il porte, se trouvent répandus des corps amæboïdes ressemblant à des parasites.

Ces corps pouvaient sembler être les homologues des bourgeons mobiles observés par Uljanine dans le Doliolum, mais des observations attentives ont montré en eux des organismes unicellulaires. — Kowalevsky et

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