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II. — Adjuvants spécifiques

Sous ce titre, qui voile mal l'ignorance de la vraie cause d'action, j'étudierai l'action du chlorure de nickel et du sulfite de soude.

Sulfite de aovde et chlorure de nickel. — J'ai repris, en les modifiant, mes expériences de l'an dernier au sulfite de soude ^ au chlorure de nickel, employés comme adjuvants des solutions hypertoniques, soit sulfite seul, soit les deux ensemble.

Jusqu'au milieu de juillet je n'ai absolument rien obtenu avec aucun de ces procédés. La température des habitations était assez basse, il est vrai, se tenant aux environs de 15<>, mais ce n'est pas la température seule qui était responsable de cet insuccès, car il restait le même lorsqu'on faisait le traitement dans l'étuve à la température de 18"" à 20^. Il y a là une question de saison. Nous en trouverons d'autres exemples.

A partir du milieu de juillet, jusqu'à la fin de la saison, j'ai obtenu une alternance décevante de succès et d'insuccès avec l'un ou l'autre de ces deux réactifs. Un jour rien avec aucun ; le lendemain, beau succès avec le sulfite, rien avec nickel plus sulfite, le jour d'après, rien avec le sulfite seul, beau succès avec les deux réactifs réimis. Cela me confirme dans l'idée qui j'ai émise l'an dernier, qu'il y a des œufs sensibles au sulfite, d'autres au nickel (additionné de sulfite.)

Comme modification du procédé, j'ai trouvé avantage à employer d'abord une solution hypertonique forte, puis une plus faible, et aussi à faire agir d'abord la solution hypertotonique forte seule, puis à ajouter les deux adjuvants en même temps que de l'eau distillée destinée à diminuer l'hypertonie de la solution, tout en la laissant notable.

Guidé par une idée théorique assez vague j'ai cherché, en collaboration avec M. de Beauchamp, à substituer au chlo-

nire de nickel Tacétate de nickel chauffé pendant 48 h. aux environ de 100"^ pour le rendre partiellement basique. Cet acétate basique se montre dépourvu de toute activité, l'acétate ordinaire se montre, au contraire, à peu près équivalent au chlorure.

En solution isotonique, hypotonique ou trop peu hypertonique, le sulfite et le nickel sont sans action (1).

Le mode d'action de ces deux réactifs est resté, pour moi, entièrement obscur toute l'année dernière et au début de cette année. Mais, après mes expériences au tannate d'ammoniaque, dont il sera question plus loin, je me demande si ces dernières ne permettent pas d'entrevoir une explication. Si le tannate d'ammoniaque agit, c'est, selon l'apparence, parce qu'il est très facilement dissociable en sorte que le tannin et l'ammoniaque coexistent côte à côte et exercent leur action, chacun comme s'il était seul, sur la partie du protoplasma capable de la subir. Peut-être en est-il de même du sulfite do nickel qui se forme, en sorte que nous aurions là la double action d'un acide et d'une base, ce qui, ainsi que nous le verrons plus loin, est la condition essentielle du déterminisme de la parthénogenèse.

(1) Une fois capendant, dans une expérience comparative, à pression oemotiqae progressive» J*al obtenu quelques blastnles d'une solution & peu près isotonique, tandis que les solutions voisines ne donnaient rien et qu'il fallait arriver & une forte hypertonie pour avoir des blastules* La êohUUm hifptrtoniquê forte employée dans ces expériences était faite avec 47,5 % d'une BDlution de Na Cl à 2 ^^ n, 2 >^ % d'oau de mer et 50 % d'eau distillée : sa concentration moléculaire est 1,20. La 9oltiiion hjfpertonique faible contient 37,5 de Na ii Cl 2 1^ n, 2 l'j d'oau de mer et 00 de H' O : sa concentration est 0,950.

L'idée théorique à laquelle Je fais allusion relativement à l'acétate de niclcel rendu basique par le chauffagd, par suite de la perte d'acide acétique, est la suivante : M. A. Job (C. B. Ac. Se. Paris du 10 Juin 1907) a constaté que l'acétate de nickel ainsi traité se comporte en présence de l'hydrogène comme un oxydant énergique. Il y avait lieu d'examiner si l'acétate de nickel rendu basique n'aurait pas les mêmes propriétés que le chlorure additionné de sulûte de soude, et cela eût montré du mâme coup que le sulfite de soude intervenait en saturant l'acide chlorhydrique provenant de la décomposition du sel et laissant de l'hydrate de nickel libre. L'expérience n'a vérifié aucune de ces conjectures.

J'ai essayé, dans une seule expérience, de remplacer chaque fois par le chlorure de nickel sMt HCl, soit As H* dans les expériences où ces deux derniers réactifé sont employés successivement en véhicule hypertonique. Dans les deux cas, le résultat a été fort peu modifié. Cette substitution poflrible de KiQ', d'une part & un acide, et de l'autre & un alcali, me donne h penser. Mais Je ne veux rien conclure d'une expérience isolée.

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