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I. — Ions polyvalents

Les propriétés actives des ions augmentent rapidement avec leur valence. Sous le rapport des charges électriques, il y a proportionnalité, toutes les charges unitaires étant égales et chaque ion portant autant de charges qu'il possède de valences. Mais d'autres propriétés augmentent beaucoup plus vite que la valence. : l'action coagulante sur les colloïdes, varie avec les valences 1, 2, 3, comme les nombre 1, 30 à 50 et 1000 à 1650. L'action des électrolytes dans la parthénogenèse pouvant dépendre des charges des ions ou de leur pouvoir précipitant sur les colloïdes protoplasmiques, il y avait donc lieu d'examiner si cette action n'était pas fortement influencée par la valence.

Ferrocyanure de potassium. — J'avais essayé, l'année dernière, le nitrate de lanthane, à titre de sel à ion positif polyvalent, comptant sur cette poljnralence pour exercer une action énergique sur la coagulation ou la stabilisation des colloïdes protoplasmiques. Le résultat avait été à peu près nul. Mais peut-être le signe de l'ion polyvalent employé était-il contraire à ce qui eût convenu. Pour vérifier cette idée, j'ai

essayé le ferrocyannure de potassium dont l'ion polyvalent est négatif. Les résultats ont été moins satisfaisants encore qu'avec le lanthane. Dans l'eau de mer naturelle, il ne donne rien. Dans la solution hypertonique, à dose faible il n'augmente pas le très faible pourcentage des larves obtenues, à dose plus forte, il annihile le résultat. Il eût été intéressant, après que j'ai eu découvert l'action des acides et des alcalis employés successivement d'essayer le lanthane et le ferrocyanure, employés successivement aussi, de manière à voir

si La + + + remplacerait H+ et si FeCy* remplacerait

OH~, la polyvalence compensant l'infériorité habituelle des ions + ou — par rapport à H ou à OH. Je n'y ai malheureusement pas songé. Ce serait à tenter l'année prochaine (1).

Acides citrique et phosphorique, — J'ai essayé les acides citrique C«H507 H+H+H+ et phosphorique PO*

H+ H+ H+ à ion négatif trivalent, pensant que cet ion devait avoir, dans l'action totale, une prépondérance sur les 3 ions H associés, en sorte que le réactif se comporterait comme un alcali agissant par ses ions OH—. Le résultat a été nul.

Cela est peu favorable à l'idée que les ions interviennent par leurs valences et je ferai connaître plus loin d'autres expériences qui parlent dans le même sens. Mais il n'y a cependant pas là une démonstration absolue. Dans certains cas, en effet, acide citrique, ferrocyanure de potassium, il peut y avoir une action toxique spéciale. D'autre part, si ce sont

les charges qui interviennent, union C^H^O^ ou PO*

est, il est vrai, 3 fois plus chargé qu'un ion H+ ; mais comme celui-ci est beaucoup plus petit (si, du moins, il est permis d'estimer le volume d'un ion d'après sa vitesse ),^il est possible qu'un même volume ou une même surface du colloïde

(1) J'ai employé une solution - de Fe C'y* K* aux doses de 1 goutte à 10 cmc. pour JO cinc. de nolutlon. C'est entre 3 et 6 cmc. que le sel, d'indifférent, devient nocif. J'ai essayé de nouveau le nitrate de lanthane en solution hypertonique. A U dose de 20 gouttes pour 50 cmc, d'une solution —, U m'a donné quelques blastules de plus que la solution hypertonique seule : résultat en tomme, Intigniflant.

reçoive 3 fois plus d'ions H que d'ions négatifs trivalents, ce qui rétablit l'équilibre.

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