II. — Solutions isotoniques et hyfotoniqubs
a) NaCl. — Au début de la saison j'ai essayé une solution de NaCl isotonique à l'eau de mer, actionnée par le tannin et l'ammoniaque, mais sans succès, alors que les solutions hypertoniques donnaient de beaux résultats.
Le 28 juillet, par une température de 18°6, la solution isotonique a donné quelques blastules (1).
Puis, peu à peu, le résultat s'est amélioré, et, vers le commencement d'août, lorsque les solutions hypertoniques ont commencé à faiblir, les solutions isotoniques ont donné des résultats de plus en plus beaux et qui se sont maintenus jusqu'à la fin de la saison. Ce succès m'a engagé à essayer non plus seulement NaCl en solution isotonique mais d'autres sels (2).
(1) Dans les premiôres heures, j'observais des segmentations plus nombreuses et plus belles que dans les solutions hypertoniques, mais le lendemain, toutes les segmentatlops en solution hsrpertonique avaient donné des larves, tandis que dans la solution isotonique l'évolution n'avait pas continué.
(2) C'est ici le lieu de faire connaître comment j'ai dosé mes solutions isotoniques. J'ai pris pour point de départ plusieurs expériences cryoscopiquee sur l'eau de mer qui m'ont donné d'une façon constante comme résultat ^= — 2o,00 à — 2», 10. Ce qui me donne toute confiance dans cette détermination, c'est qu'elle concorde avec les résultats obtenus quelques années avant, à Boscoff même, par un homme très habitué à ces mesures, le naturaliste hollandais Dekhuyaen (C. R. Ac. Se. Paris, séance du 17 août 1903). Puisqu'une solution normale non ionisée a un A= — 1S85, \ étant proportionnel au nombre de molécules, on volt que l'eau de mer con-
1 X 2,1 tient — r-sr- =1,135 Ions + molécules.
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N'étant pas outillé, à Roscoff, pour faire commodément de la cryoscople précise, j'ai déterminé la concentration de la solution ^ure de Na Cl isotonique à l'eau de mer, au moyen des tables de conductivité électrique. Ce procédé avait l'avantage de ne pas Introduire de nouvelles causes d'erreur, les déterminations de conductivité faites par Kohlransch et autres spécialistee étant certainement plus exactes que les déterminations cryoscopiques que J'aurais pu faire moi-même. Comme les tables ne donnent pas la conductivité pour toutes les concentrations, j'ai établi la courbe de conductivité d'après les nombres donnés et relevé sur la courbe le point dont j'avais besoin. D'ailleurs, j'ai constaté que la courbe, entre les limites utilisées par mes calculs, était sensiblement rectiligne, en sorte qu'une interpolation arithmétique, en considérant la conductivité comme proportionnelle à la concentration entre ces limites, me donnait des résultats identiques. J'ai déterminé ainsi que la concentration moléculaire d'une solution de Na Cl, isotonique à l'eau de mer, était de 0,650 n. La conductivité d'une telle solution
donnée, soit par la courbe, soit par l'interpolation, est de 78,71. Appliquant la formule ^e =