‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 4)Chapitre 45 sur 115 · Trichonisomdei cayernioola (BuddeLund · texte numérisé non relu

Trichonisomdei cayernioola (BuddeLund

(Planches XÏI et XIII, figures 78 à 103). Trirhoniscus caoernlcola Buddk-Lund (1886, p. 2M).

Grotte d'Oxibar, Camou-Cihigue, dép. Basses-Pyrénées, France, 1. I. 06, no 127, 4 cf ad. et jeunes, 2 ç dont 1 ad. non ovigère et 1 j.

Dimensions cf : Longueur 4.6 % ; largeur maximum (péréionites IV et V) 1.5 %.

Corps oblong allongé, atténué du côté postérieur, peu convexe. Bords libres des péréionites prenant 1/4 de la largeur totale des somites.

Carapace mince, délicate, couverte de ponctuations pilifères très fines. Occiput et face tergale du péréion pourvus de granulations arrondies très peu marquées, souvent même impossible à distinguer. Face tergale du pléon lisse.

Coloration dans l'alcool, translucide, incolore, avec, rarement, quelques petites et pâles taches violâtres.

TÊTE régulièrement ovoïde, plus large que longue, à bord postérieur longé par une crête à peine distincte.

Lobes latéraux divergents (46o environ), à sommet arrondi, nus, à peine plus hauts que la base de l'article I des antennes. Lobe médian nul. Bord frontal à peine indiqué par un faible sillon qui présente au milieu une saillie subtriangulaire.

Epistome très réduit, lisse, formant un angle faiblement obtus avec le clypeus, qui est une fois et demie plus large que long, incliné, lisse, à angles antéro-latéraux obtus et à bord antérieur légèrement sinueux au milieu. Suture épistomo-clypéale peu distincte, faiblement incurvée, à convexité antérieure et située en dessous de la base des antennules.

Yeux nuls. Il n'existe pas la moindre trace d'un appareil optique externe.

Antennes courtes et assez fortes, atteignant à peine le péréionite m.

Tige couverte de poils et écailles, surtout sur l'article V qui

porte aussi des tubercules sétif ères. Au bord distal de Tarticle II, une, des articles III et IV, deux ou trois fortes tiges à sommet divisées en filaments. Au bord distal de l'article V, une forte tige au sommet de laquelle s'articule un long filament flanqué d'un bâtonnet à la base. La largeur des articles diminue graduellement de I à V. Longueur proportionnelle des articles : I = 2/3 II = in = 2/3 IV = 2/3 V.

Flagelle couvert d'écaillés, beaucoup plus grêle que l'article V de la tige et un x)eu plus long, a deux articles proximaux très nets. et a deux ou trois articles distaux peu distincts. Article II de tous le plus long et pourvu sur le côté d'une rangée de bâtonnets. Les autres articles sont subégaux, et le dernier est pourvu d'un faisceau terminal de soies dont la longueur égale celle de deux articles réunis.

Antenntjles assez longues ; le sommet des bâtonnets arrive presque au bord distal de l'article II des antennes. L'article I est deux fois plus long que l'article II et le plus large de tous ; ces deux premiers articles sont cylindriques. L'article III est un peu plus long que le II ; il est spatuliforme et légèrement concave du côté externe. Son bord supérieur oblique porte une courte pointe suivie de quatre bâtonnets aplatis et en forme de massue. L'article II est pourvu de quelques écailles ; les autres sont nus.

Labkb ample, largement arrondi en avant et pourvu de poils sur le bord antérieur.

Manbibui^b gauche. Apophyse dentaire apicale à quatre dents très inégales ; apophyse dentaire médiane à trois dents très inégales. Ti'ois tiges ciliées subégales. Apophyse triturante bien détachée du corps de la mandibule ; vue de profil, elle paraît quadrangulaire ; son axe forme un angle de 609 environ avec Taxe longitudinal de la mandibule. Surface triturante circulaire, pourvue d'un rebord denté, saillant et pilifère, mais sans tige ciliée. Surface de la mandibule couverte de poils.

Mandibulb droite. Apophjrse dentaire apicale avec trois dents dont l'une très grande ; apophyse dentaire médiane repré-

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sentée par un appendice cylindrique à surface terminale évasée, circulaire, et à bords finement dentés. Deux tiges ciliées subégales. Apophyse triturante bien détachée du corx>s de la mandibule ; vue de profil elle paraît triangulaire ; son axe forme un angle de 30^ environ avec l'axe longitudinal de la mandibule. Surface triturante ovoïde, pourvue d'un rebord denté, pilifère mais sans tige ciliée. Surface de la mandibule couverte de poils.

Hypostome. Lobes latéraux et lobe médian nettement triangulaires, pointus, pourvus au sommet de rangées transversales de cils qui s'étendent aussi sur tout le bord externe des lobes latéraux.

Maxilles I. Lame externe ciliée sur les bords internes et antéro- externes, pourvue au sommet de huit à neuf dents coniques et d'une longue tige terminée par une pointe conique.

Lame interne à trois tiges ciliées, courtes, coniques, dont l'apicale est la plus longue.

Maxilles II à sommet arrondi et bilobé ; le lobe interne est plus large que Texterne et porte une rangée de fortes épines ; le lobe externe est pourvu seulement de longues soies qui garnissent aussi la moitié antérieure de son bord externe.

Maxillipèdes. Corps cilié sur le bord interne, mais sur le bord externe seulement au sommet et à la base. Dans la région antéro-externe sont deux courtes épines.

Palpe très long, nettement biarticulé. Article I deux fois plus large que long, six fois et demie plus court que l'article II, nu. Article II conique, presque aussi long que les 2/3 de la longueur du corps du maxillipède, à bords unis sans lobules, pourvu au sommet d'une touffe de fortes soies, de deux épines et de poils sur le bord interne, de deux épines sur le bord externe. Appendice masticatoire conique, à bord interne et externe pilifères ; son bord distal arrive à mi-hauteur du palpe. Le sommet tronqué porte au milieu une tige ciliée, flanquée d'une courte épine de chaque côté.

Epignathe en forme de languette étroite, avec un talon basai externe peu développé et arrondi. Il est cilié sur son bord interne.

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au sommet et sur le talon ; son sommet arriTe au milieu du corx>8 du maxillipède.

PÉKÊION. Bord antérieur du somite I embrassant la tête jusqu'à la base des lobes latéraux.

Somites I et n à bords postérieurs droits et à angles postérieurs arrondis.

Somites III à Y à bords postérieurs à peine infléchis et à angles postérieurs subdroits.

Somites VI et VII à bords postérieurs fortement infléchis au milieu et à angles postérieurs aigus et dirigés vers Tarrière. Le sommet de Tangle postérieur des épimères VII arrive au niveau du bord postérieur du pléonite III.

PÉBÉiopoBES courts et gros, subsemblables ; I aussi long que les antennes ; les autres augmentent progressivement de longueur jusqu'au VII, qui est d'un huitième plus long que le I.

Longueur proportionnelle des articles du péréiopode VII : Basis = 1 3/4 Ischium = 11/2 Meros = 4/5 Carpos = 4/6 Propodos = 1 3/4 Dactylos.

Basis avec une courte épine distale ; ischium avec plusieurs^ épines ; meros, carpos et propodos pourvus d'épines, et de tiges articulées au milieu et terminées par quelques lanières ; la surface des articles est couverte de poils.

Dactylos à région proximale couverte d'écaillés, soit larges, soit sétiformes ; au milieu, du côté antérieur, est une tige divisée en deux branches pourvues chacune de très nombreuses lanières dont le sommet arrive au niveau de l'extrémité de l'ongle.

Ongle nu, long, légèrement incurvé, pourvu d'une tige insérée à sa base. Cette tige, aux péréiopodes I à III, est presque aussi volumineuse que l'ongle et s'applique contre ce dernier, mais elle se réduit progressivement sur les p^éiopodes IV à VII et prend de plus en plus la forme d'une épine droite. A la base de la tige s'insère une forte soie dont l'importance augmente du péréiopode I au VII.

PÉNIS simple, légèrement aplati dans le sens dorso-ventral, s'atténuant vers l'extrémité, qui est yecourbée, et se termine

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par une partie tabulaire dont le bord distal est garni d'une touffe de poils. La surface du pénis est plissée dans toute sa hauteur. Lo bord postérieur du péréionite VII forme une expansion arrondie qui protège la base du pénis.

Pléon. Sa longueur (telson compris) prend 2/7 de la longueur totale ; il est d'un tiers moins large que le péréionite VII. Somites II et V égaux en longueur et un peu plus courts que les somites I, III et IV, qui sont subégaux, mais quelquefois le somite III est un peu plus long. Somite VI complètement soudé au telson. Epimères très petites, à angles postérieurs aigus, faiblement dirigés en arrière et appliqués contre les somites suivants.

Pléopobes femelles. Exopodite I triangulaire, un peu plus large que long. Exopodites II à IV quadrangulaires, le II presque deux fois aussi large que long, les III et IV aussi larges que longs. Exopodite V subtriangulaire, à angles très arrondis, plus long que large. Exopodites II avec quatre ou cinq encoches pilifères sur le bord interne, III à IV avec une série de lobules arrondis et pilifères sur le bord interne. Tous les exopodites ont une ou deux fortes soies à l'angle postéro-interne et leurs bords sont plus ou moins pilifères.

Endopodite I très rudimentaire, chitinisé, triangulaire, à peine aussi long que la moitié de la longueur de l'exopodite. Endopodite II de forme conique, très étroit, à sommet arrondi, chitinisé, pilif ère, plus long que l'exopodite. Endopodites m à V, membraneux, subtriangulaires, s'allongeant progressivement du III au V ; les endopodites III à V sont pourvus d'un lobule conique à l'angle externe, le V présente un lobule aussi à l'angle postérieur.

Angles postéro-internes du protopodite arrondis.

Pléopodes mâles. Pléopodes I et II tout à fait différents de ceux de la ç.

Exopodite I plus de deux fois plus long que le II, quadrangalaire, à angle postéro-externe droit et très peu saillant, mais à angle postéro-interne muni d'une rangée de trois longues tiges

ciliées. La plus interne est aussi longue que le bord interne de Texopodite ; elle s'articule avec ce dernier à la base, présente une articulation au milieu et de longs cils à l'extrémité. La médiane est d'un tiers plus longue que l'interne ; elle n'est pas articulée avec l'exopodite, mais présente une articulation au milieu et de longs cils à l'extrémité. L'externe est deux fois plus longue que l'interne ; elle n'est pas articulée avec Texopodite, elle n'est, comme la précédente, que la continuation directe de sa paroi. Elle présente à la base un renflement ovoïde muni d'un fort tubercule crochu, une articulation au milieu et de longs cils à l'extrémité.

Endopodite I transformé en organe copulateur, chitineux, subrectangulaire, allongé, aussi long que l'exopodite, mais trois fois moins large. A son angle postéro-interne s'articule une tige ciliée qui est un peu plus longue que la tige externe de l'exopodite.

Exopodite II assez semblable à celui de la 9, subquadrangulaire, deux fois plus large que long, à bords externe et interne pilifères et à angle postéro-interne pourvu d'une forte soie.

Endopodite II transformé en organe copulateur, chitineux, long, étroit, constitué par un article basai carré avec lequel s'articule un appendice prismatique fortement chitinisé dont l'extrémité libre présente une structure très complexe. D'abord une spatule à extrémité couverte de petits poils, puis une fossette profonde entourée de rebords chitineux et à parois tapissées de petits poils très fins. Du bord de la fossette part, vers l'extrémité de l'appendice, une lame verticale et courbe.

Pléopodes m à Y comme chez la 9, seulement l'angle postérointerne du protopodite V est étiré en un lobe arrondi, pilifère.

Ubopodes un peu plus longs que la mi-longueur du pléon. Protopodite dépassant le telson d'un tiers de sa longueur. Exopodites coniques, une fois et quart plus longs que le protopodite, couverts de fins poils, à sommet surmonté d'un faisceau de longues soies.

Endopodites de même forme que l'exopodite, mais plus minces

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et à revêtement pileux plus prononcé, pourvus d'une longue et forte soie apicale et de plusieurs courtes soies à la base de cette dernière. L'extrémité des endopodites arrive dans les deux sexes au niveau de la mi-longueur de l'exopodite.

Telson soudé complètement au pléonite VI, un -peu excavé en dessus, trapézoïde, à bord postérieur légèrement convexe.

BiFFÉBENOB SEXUELLE. H ne me parait pas .y en avoir d'autres que celles signalées à propos de la description des pléopodes.

Eapports et différences. Cette espèce est un Trichoniêcoides, comme le soupçonnait avec raison Sabs (1899), et la description que donne Budde-Lund (1885) lui correspond parfaitement ; d'ailleurs les exemplaires que cet auteur décrit proviennent aussi des Basses - Pyrénées. Cependant, comme BuDBE-LuNB ne décrit ni les pièces buccales ni les organes génitaux, il est impossible d'avoir la conviction absolue que les deux espèces sont identiques. Quoiqu'il en soit, cela n'a pas grande importance ; maintenant que l'espèce est décrite complètement et figurée de même, elle possède un éts^t civil qui empêchera de la confondre avec une autre.

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