pi 405-540 (x
(1) Il s'agit de l'intervalle compris entre les deux extrémités pointues des articles.
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 369
Cette espèce présente le plus d'analogie avec le Diphasia subcarinata Busk [v. Balb (1884), p. 102, pi. iv, fig. 1, pi. XIX, fig. 18], mais les hydrothèques de cette dernière espèce ne possèdent que trois dents et sont munies d'une crête absente dans l'espèce de Madagascar. En outre, le Diphasia subcarinata est de plus grande taille, atteignant jusqu'à 5 cm. ; ses autres dimensions déduites de la figure de Balb sont plus fortes.
Je rattache avec doute cette espèce au genre Diphasia, car je n'ai observé ni l'opercule, ni les gonothèques.
Localité. — Fort-Dauphin, sur le Thecocarpus Oiardi Bill. (M. Ferlus).
Synthedum ramosum Allman.
SifHtkêeium rmmoêum ALLMA5 (l88S),p. 137. pi. Zll, flg. 3-4.
C'est à cette espèce d' Allman que les échantillons de Madagascar correspondent le mieux, pour la forme des hydrothèques et des articles (fig. vni), mais ils sont de petite taille et non ramifiés, atteignant seulement 1 cm. à 1, 5 cm.
Une des colonies montrait un ra- i'w-^in-5ynMmi«mramo«tmAUm
meau sortant d'une hydrothèque. Les gonothèques n'étaient pas présentes, ce qui ne permet pas une exacte détermination.
Dimensions :
Longueur de la partie libre des hydrothèques (1). 175-420 ;>.
— — soudée — 610-700 j;.
Largeur des hydrothèques (à l'orifice) 316-330 [l
Longueur des articles 875-960 [t,
(1) Le premier nombre oorreepond à U première p«ire dliydrotlièqaes.
Localité. — Fort-Dauphin, sur des Algues (M. Ferlus).
Distribution géographique. — Tauranga, Nouvelle Zélande (Allman).
Fam. PLUMULARIIDJE Plumularia Heurteli n. sp..
L'échantillon que j'ai examiné n'était pas dans son entier, il comprenait une tige monosiphonée de 9 centimètres de hauteur avec une branche de 3, 6 cm., se détachant dès la base. La
tige et la branche sont iir^ulièrement divisées en articles qui atteignent souvent une grande longueur, elles sont nues sans hydroclades et portent des rameaux alternant à des intervalles de 3 à 9 mm.
Ces rameaux portent des hydroclades sauf à leur base qui en est dépourvue sur ime certaine longueur mais présente des dactylothèques (1). Au-dessus de cette partie basale le rameau est divisé en articles par des lignes d'articulations obliques plus ou moins marquées. Chaque article porte ime hydrothèque et des dactylothèques dont nous allons voir la disposition; de plus sur un côté de l'hydrothèque alternativement à droite et à gauche, rarement des deux côtés à la fois, se détache d'une courte apophyse, tm hydroclade débutant par un court article FiG. IX. — Plumularia Heurteli ii. basal (parfois OU en voit dcux ou trois,
sp. Articles hydiocUdiftux viu • «i ■■ .
de profil. mais il y a eu dans ce cas rupture
(1) L« majeure partie de ces rameaux avalent été régénérés par suite d'une mptore dans leur région inférieure, aussi ne puiS'Je donner la disposition normale.
HYDROÎDES DE MADAGASCAR
Fio. X. —
suivi de r^énération). Les articles suivants de l'hydroclade sont semblables à ceux du rameau et limités par des lignes obliques, ils portent chacun une hydrothèque (1), flanquée de deux dactylothèques latérales bithalamiques mobiles, dont l'orifice a une forme particulière représentée sur les figures ix et x. Chaque article possède en outre une dactylothèque médiane inférieure et une dactylothèque médiane supérieure, celle-ci cachée par le bord postérieur de Phydrothèque ; toutes les deux sont fixes. Le bord de l'hydrothèque est muni de quatre dents, une antérieure, une postérieure et deux latérales.
Certains rameaux se terminent par des rameaux stoloniques renflés à leur extrémité.
Le gonosome est inconnu.
Dimensions :
Largeur de la tige et des branches 316-350 [i
Longueur des articles hydrothécaux 406-740 \l
Largeur — — (partie distale) (2) 70-200 jjl
Longueur des articles basaux des hydroclades. . . 136-160 \t.
Longueur de la partie externe des hydrothèques. 240-266 jx
Largeur des hydrothèques (à Torifice) 200-240 \k
Les caractères de cette espèce devraient la faire placer dans le genre Heteroplon d'ALLMAN (1888) ; mais le caractère sur lequel est basé ce genre ne me paraît pas d'importance suffisante pour en légitimer le maintien, pas plus d'ailleurs que le genre Oattya qui oflfre le même caractère, celui de posséder une dactylothèque médiane inférieure fixe et des dactylothèques latérales mobiles, et n'en diflfère que par
Plumuimia Hewteli n. sp. Article hydiooUdial vu de face.
(1) Ce qai vft suivre s'applique aussi bien aux articles des hydroclades qu'à ceux des rameaux
(2) La plus grande longueur et la plus grande largeur appartiennent aux articles proximaux des
des particnlarités trop peu importantes pour justifier la orétion d'un genre spécial.
Localité. — Macalonga, 22 mètres (M. Heurtel). Plumularia conspecta Billard
Plumularia eonspeeta Billasd (IHV a), p. LX2XI, fig. 3.
Les quelques échantillons que j'ai étudiés sont de faible taille et ne dépassent pas un centimètre ; l'hydrocaule est monosiphonée.
Chaque colonie débute par une partie basale plus ou moins nettement articulée, sans hydroclades ; chez certains on peut voir deux dactylothèques à la partie supérieure ; cette partie basale est séparée de la partie hydrocladiale par une ligne d'articulation fortement oblique. Les articles hydrocladiaux sont pourvus d'une hydrothèque ; et c'est sur l'un des côtés des hydrothèques, alternativement à droite et à gauche, que se détache chaque hydroclade (1) ; celui-ci débute par un article basai pourvu d'une dactylothèque. Les articles suivants de l'hydroclade sont, comme ceux de l'hydrocaule,
séparés par une ligne d'ar- ^^^/l V^U /^ ticulation légèrement obli-
^^-^""^Z^^^^^C^ ^\yy\Ui que et portent chacun une
hydrothèque semblable à celles de la tige, accompagnée de dactylothèques identiques et ayant même disposition.
no. XI. -- Piumularia eompecta Bill. A. article x i. j j i- j xi. ^
hydrothécal vu de profil ; B. a. hydtothécal LC DOrd QCS hydrOthéqUeS
*^ *'^* est oblique (fig. xi ^) et pré-
sente une dent médiane antérieure creusée en gouttière, le reste aflPecte la forme d'un S étiré ; la face ventrale est incurvée, au-dessus de la dactylothèque médiane. Celle-ci est fixe, courte, et largement ouverte en haut et en arrière,
(I) Rarement il y a deux hydroclades sar chaque article, un de chaque c6té d'une hydrothèque.
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 363
de face elle se montre élargie à son extrémité distale (fig. XI £) ; à sa base sa cavité est rétrécie par un épaississement interne. Les dactylothèques latérales très longues ne paraissent pas très mobiles, malgré leur longueur ; elles se terminent par ime partie renflée ouverte au sommet et fendue du côté ventral.
Derrière le bord postérieur de Phydrothèque qui est relevé de façon à former une large dent postérieure existe une forte dactylothèque médiane, ouverte en haut et en avant ; enfin, au-dessus on voit, en outre, deux petites dactylothèques insérées au même niveau et s'ouvrant en arrière (1).
Les colonies ne portaient pas de gonothèques.
Dimensions (2) .
Longueur des articles hydrothécaux 326-350 ;ji.
Largeur — — (au milieu) . . 30- 40 ;/.
Largeur des hydrothèques à l'orifice (3) 175-190 \l
Longueur des dactylothèques latérales 270-285 |i.
— — médianes (partie librej 30-40 ji. Longueur des articles basaux des hydroclades. . . 135-150 [i.
— de la partie basale de l'hydrocaule. . . 960-1140 jx
Cette espèce par ses caractères devrait entrer dans le genre Halopteris d'AiXMAN (1877, p. 32), caractérisé par ses dactylothèques latérales adnées à Phydrothèque, par ses dactylothèques médianes fixes ; cependant je conserverai cette espèce dans le genre PlumvJaria, les caractères invoqués n'étant pas suffisants pour légitimer la création d'un genre ; cependant il n'est pas niable que cette espèce soit un terme de passage aux Statoplea vrais, et soit plus proche du genre Halicomaria que tout autre espèce. Elle est même plus différenciée que V Halopteris carinata Allman (1877, p. 33, pi. XIX, fig. 3-7), dont les dactylothèques médianes ne doivent pas être privées de toute mobilité. Elle est
(1) Sur U figure zi A une aeoto est rel>ré8eQtée.
(2) Tontes ces dlmunsioM, uaf U dernière, s'appliquent «nx hydrooUdes. (8) T compris U dent médiane.
voisine du Plumularia Heurteli, mais aussi plus différenciée. Localité. — Fort-Dauphin (M. Ferlus).
Halicomaria gradlieauUs (Jaderholm).
Lytocarpui graeilieaulit Jadbbholm (IH3), p. 209, Taf. xir, flg. 3-4.
Chez certaines des colonies que j'ai étudiées la ramification est plus lâche que dans la figure donnée par Jadbbholm, tandis que dans une (fig. 7) (venant de Macalonga) qui atteint 11,6 cm, la tige principale, outre les hydroclades et les ramules, présentent de fortes branches polysiphoniques, qui se comportent comme la tige elle-même ; on a ainsi une ramification semblable à celle du Polyplumaria flabellaia Sars (1878, p. 101, Taf. n, fig. 16-22).
La partie basale des ramules sur une longueur de 650 à 976 |A est dépourvue d'hydroclades, mais porte une rangée de 3 à 7 dactylothèques ; les articles ne sont pas nettement marqués ; la ligne d'articulation qui limite distalement cette partie est obUque comme l'indique Jaderholm. Ce n'est pas le tube hydrocladial de la tige ou des branches qui donne naissance aux ramules, mais un tube secondaire. Je n'ai pu étudier le parcours des tubes composants dans son ensemble, car je n'ai eu à ma disposition qu'une colonie bien développée.
A la base des hydroclades il existe deux dactylothèques seulement : la dactylothèque inférieure et la dactylothèque axillaire ventrale ; l'axillaire dorsale manque (1). L'hydrothèque et les dactylothèques qui l'accompagnent présentent les mêmes particularités que dans l'espèce type. J'ajouterai seulement que les dactylothèques latérales sont pourvues de deux orifices : l'un distal, l'autre situé du côté interne.
(1) Chez les Plumulariidm da groupe des StatopUa d'ÀLLM ax (I88S), il existe à U base des hy* droclades su plus trois dactylothèques et souvent on trouve un mamelon basai percé d'une on verture, vestige d'une hydrothdque atrophiée comme Bbdot (IHt) l'a montré. [V. pour plus de détails : BiLLABD (IfflT), p. 220]. On peut appeler les trois dactylothèques d'après leur sitnatioB par rapport à l'insertion de l'hydroclade : dactylothèque inférieure (représentant la dacCylotbèqae médiane de l'article hydrothéoal transformé) ; dactylothèque aziUaire ventrale et dactylothèque aziUaire dorsale qui correspondent aux dactylothèques latérales.
HYDROIDES DE MADAGASCAR
De plus dans la colonie très ramifiée les articles hydrothécaux montrent trois épaississements internes bien marqués ; Tun correspond aux dactylothèques latérales, l'autre au faible repli intrathécal et le troisième est situé entre ces deux épaississements ; souvent on en voit im quatrième à la base même de l'article. Dans les autres échantillons, les épaississements internes ne sont plus qu'au nombre de deux, l'intermédiaire
Fio. xn. — Halieomaria çracilteaulis ( Jiderh.). A, Gonothèqae Agée vue de face ; B, la mÔme vue de profil ; C, gonothèque Jeuue.
manquant; ils sont d'ailleurs assez faiblement marqués, surtout dans les articles distaux.
Toutes les colonies que j'ai étudiées portent des gonothèques, qui s'insèrent entre les deux dactylothèques à la base des hydroclades ; il s'agit donc bien d'un Halieomaria et non d'un Lytocarjms. Ces gonothèques sont placées entre les hydroclades et affectent vues de face la forme d'un fuseau (fig. 12 A)\ vues de profil (fig. 12 B), elles sont larges et atténuées à la base en un court pédoncule, muni d'un épaississement interne annulaire ; jeimes elles sont arrondies au som met (fig. 12 C) ; à maturité elles montrent deux pointes, dont la dorsale plus forte (fig. \2 A, B), Entre ces deux pointes existe une longue ouverture qui donnera passage aux produits sexués.
Dimensions (1) .
Largeur du tube hydrocladial des ramules 160-216 {x
Longueur des articles des ramules 340-380 ji.
— hydrothécaux 326-390 yi
Largeur — (au milieu) . . . 30- 80 -^
Hauteur des hydrothèques 280-326 ^
Largeur des — (à rorifice) 120-135 jjl
Longueur des dactylothèques médianes (partie
libre) 15-110 ;/.
Longueur des gonothèques 675-740 jx
Largeur — (vues de face)... 340-405 jx
L'espèce décrite par Campenhausbn (1897, p. 316, Taf. xv, fig. 2-3), et qu'il n'a pas nommée, est identique à cette espèce, du moins en ce qui concerne les détails de l'hydrothèque, ce qui a été mis en évidence par Jâdebholm (1908) ; le port seul semblerait différer mais Campekhausen ne parait pas avoir donné un dessin d'ensemble très fidèle, si l'on en juge seulement par les hydroclades qui ne sont sûrement pas représentés grandeur naturelle, car ils sont plus minces et plus déliés et les hydrothèques sont à peine visibles à l'œil nu. Le port est d'ailleurs variable dans cette espèce et il n'y a pas d'hésitation possible pour identifier ces formes du sud africain avec l'espèce non nommée de Campbnhausbn.
Localités. — Macalonga, 22 mètres ; Mozambique» 20- 26 mètres (M. Heurtel).
t* Distribution géographique. — Ternate [Campenhausbn]. Sud du Japon, 50 brasses [Jâdbrholm].
Halicornarfa areuata (Lamouroux).
Afflaophênia areuata Lamouboux (I8I<). p. 167, pi. iv, fig. 4 a, B. Aglaophenia areuata Kirchenpaukr (l8Tt),p. 27, Taf. l, fig. 10. Halieomaria eomuta Allkan (I88S), p. 153, pi. xxm, fig. 1-4. Halieomaria aêddioidt Bali (I8S4), p. 176^ pi. xm, flg. 2, pi. XTI, flg. 1.
J'ai eu l'occasion d'examiner des colonies de toutes les tailles et par suite de tous les âges : les plus petites n'attei-
(1) Les dimensiooi données par JIderholm pour lliydiothèqae concordent avec lea nôtres.
HYDRÔÏDES Ï)E MADAGASCAR âôt
gnaient pas plus de 4 à 5 millimètres et les plus grandes avaient une hauteur de 16 centimètres. Les colonies montrent des variations intéressantes, que j'indique plus loin.
Beaucoup de colonies dont certaines étaient hautes de 7 centimètres, n'étaient pas ramifiées, celles qui le sont, offrent un mode de ramification assez particulier : les branches se détachent de la face ventrale de l'hydrocaule, dans l'intervalle compris entre deux hydroclades et tournent leur face ventrale du côté de celle de la tige ; chaque branche peut ensuite se comporter de même. Le dessin de Lamoitboux rend d'ailleurs assez bien compte de ce genre de ramification.
Les trois dactylothèques caulinaires sont présentes : dactylothèque inférieure, dactylothèques axillaires (ventrale et dorsale) et sont mimies de deux à trois orifices; mais il n'existe pas de mamelon basai (1).
Dans les colonies jeunes les articles de Phydrocaule sont plus longs que larges et à peu près cylindriques, tandis que dans les colonies âgées le côté de l'article sur lequel s'insère l'hydroclade est plus long que le côté opposé dans la proportion du simple au double environ et la forme des articles est celle d'un cylindre tronqué à ses deux extrémités.
Comme caractères constants on peut indiquer l'existence d'une dent médiane antérieure plus ou moins forte et la présence d'une dactylothèque médiane très développée, toujours munie d'une ouverture au-dessus du point où elle devient libre (l'ouverture distale est quelquefois secondairement bouchée). Tous les autres caractères sont plus ou moins variables.
La figure xiii A représente le dessin d'une hydrothèque d'une colonie tout à fait jeune; le bord de l'hydrothèque montre deux dents latérales très nettes séparées par une échancrure oblique ; la troisième dent est à peine marquée, cette partie du bord est plutôt ondulée que dentée ; dans la partie distale du même hydroolade, ces trois dents sont
(1) Voir la note p. 864.
AftCll. DE ZOOL. EXP* ET OÊN. — 4* SERIE. — T. VU. — (VIll). 28
plus accusées. Le plus souvent il existe une dent médiane postérieure faiblement développée (fig. xin B) ; parfois elle manque (fig. xni C.)
Dans des colonies moyennement âgées, les différences sont plus tranchées : la partie proximale de l'hydroclade montre des hydrothèques dont le bord est simplement interrompu par une échancrure oblique (fig. xni D) ; le bord des hydrothèques de la région moyenne est pourvu de trois dents (fig. xinE) qui sont plus développées dans les hydrothèques de
Fio. XIII. — Halicomaria armata (Locux). Différentes formes d 'hydrothèques a, d, e, f, a, vues de profil ; C, B, vues do face.
la région distale (fig. xinF)\ chez toutes la dent médiane postérieure est très marquée. Il est à noter que dans ces colonies les dactylothèques latérales prennent une longueur exagérée à la partie distale de l'hydroclade, c'est ce qu'on voit bien sur la figure xiii F, Sur la plus grande partie de l'hydroclade elles restent courtes et ont environ 50 [x de longueur, puis vers les derniers articles elles atteignent successivement 80 [ji, 110|JL et jusqu'à 160 (x. C'est la partie externe de la dactylothèque qui s'allonge ainsi.
Enfin dans les colonies âgées la région proximale et moyenne des hydroclades montre des hydrothèques dont le bord pré-
HYDROÏDES DE MADAGASCAR
sente trois dents latérales (fig. xin O), la première et la troisième étant rejetées vers Textérieur, et la dent moyenne . dirigée vers Tintérieur ; dans la partie distale la dent moyenne qui se réduit au fur et à mesure qu'on s'élève a disparu complètement et il n'existe plus que deux dents latérales ; de plus les dactylothèques latérales sont très allongées et atteignent jusqu'à lÔOfji. On a ainsi un dessin qui concorde en tous points avec celui donné par Allmak (1) pour son espèce HcUicomaria cornuta, et celle-ci ne se distingue pas de l'espèce de Lamouboux.
Les hydrothèques de ces colonies âgées montrent une dent postérieure extrêmement développée ; parfois elles possèdent un repli intrathécal (fig. xin G); la présence de cette particularité permet de faire entrer en synonymie VHcUicomaria ascidioides Baie, qui possède les mêmes caractères. Les dactylothèques médianes sont plus fortes dans ces colonies âgées, ' elles sont ouvertes ou bien parfois fermées à leur extrémité et il en est de même des dactylothèques latérales allongées.
Le gonosome est inconnu.
Dimensions :
Goloiiles IJeiineg
Colonies ftgéea
Longueur des articles hydrothécaux . . . 215-230 [t, 215-245 [x
Largeur (2) — — . . . 55 jx 70-135 |x
Hauteur des hydrothèques 150-160 (x 190-215 [x
Largeur — (à l'orifice). 120-135 (x 135-160 1^.
Longueur des dactylothèques latérales . 40- 55 (x 55-160 (x
Largeur des articles de l'hydrocaule. 80-120 (x 340 {;.
Longueur — — . 135-200 [;. 215-245 [;.
Localité. — Fort Dauphin (M. Ferlus et M. Alluaud).
Distribution géographique. — Mer des Antilles [La- MOUROUx]. Sud de l'Afrique et Alger [KirchenpafkhI, QueenscUff [Bale.]
(1) C'est pour oette raison que je ne l'ai pas reproduit*
(2) Au niveau de l'articulation»
Halicornaria Ferlusi Billard.
Ealieofnaria Ferlusi Billaed (IMI), p. 120, flg. 3-4.
Les hydrocaules sont monosiphonées et non ramifiées^ elles s'élèvent, en formant un bouquet, d'un lacis de tubes hydrorhizaux entremêlés ; leur hauteur atteint 10 à 16 centimètres (fig. 8). Les articles de l'hydrocaule sont courts et ont la forme de cylindres tronqués à leurs deux extrémités ; le côté de l'article sur lequel s'insère Thydroclade est plus long dans la proportion du simple au double environ. Ces articles
Fia. XIV. — Halieomaria Ferlusi Bill. A, Article hydrothécal vu de profil ; B, Le mfime vu de face. C. Dactylothèque médiane vue de face (côté ventral).
portent trois dactylothèques : une dactylothèque inférieure, une axiUaire ventrale et une axiUaire dorsale ; eUes sont semblables aux dactylothèques latérales qui accompagnent les hydrothèques et montrent de 3 à 5 orifices; sur l'apophyse il existe un mamelon basai percé d'une ouverture (1). Les hydroclades alternes atteignent jusquà 10 mm. de longueur. Les articles hydrothécaux sont courts. I^es hydrothèques sont coniques (fig. xrv A) ; leur bord est muni de deux dents latérales dont la première est dirigée vers le dehors, comme le montre une vue de face (fig. xiv B) ; en arrière le bord est échancré ; en avant il existe une dent médiane assez courte^ L'orifice qui fait communiquer la cavité del'hydrothèqueet celle de l'hydroclade est munie de denticules (fig. xivC.)
(1) Voir la note p. 804.
La dactylothèque médiane très développée est accolée à l'hydrothèque sur toute- l'étendue de celle-ci, elle est trifurquée à son extrémité libre et chaque branche est percée d'un orifice distal. Sur la face dorsale, un peu au-dessous du bord de l'hydrothèque (fig. xrv A, B, C) existe aussi un autre orifice sous la forme d'une fente ovale allongée.
Les dactylothèques latérales sont aussi très particulières elles sont réniformes et munies de trois ou quatre orifices.
Le gonosome est inconnu.
Dimensions :
Longueur des articles hydrothécaux 240-255 \k
Largeur — — (au milieu). 95-136 [x
Hauteur des hydrothèques 200-215 \k
Largeur — (à l'orifice) 185-200 [x
Longueur des dactylothèques médianes 240-300 (x
Longueur des articles de l'hydrocaule (1) 315-350 [l
Largeur — — 315-525 (x
Localité. — Fort-Dauphin (M. Ferlus).
Lytocarpus fllamentosus (Lamarok) (2).
Plumularia fUamentoêa Lamabck (I8U), p. 128.
Agiaophênia liçult$ta Eibohsnpaukr {Î9tt), p. 42, Taf. l flg. 21-22, Tal. n, v, flg. 21.
Aglaophenia futca KntCHSNPAiTER (ISYt), p. 48, Taf. i flg. 21-22; Taf. n, ti, flg. 22.
Agiaophênia patula Kiiohenpaueb (ISTt), p. 44, Taf. i, n, vi, flg. 23.
Agiaophênia fu»ea Marktahkxr (I8N), p. 200, Taf. ti, flg. 17.
L^toearpuM po/uliu BIa&ktanxer (I8N), p. 274, Taf. vi, flg. 12.
Les trois espèces décrites par Kikchbnpatjbr (1872), sous le nom d'^ Aglaophenia ligtUata, A. fusca, et A, patula ne forment vraiment qu'une seule et même espèce, qui n'est autre que le Lytocarpus filamentosns (Lamarck) ; les caractères des hydrothèques sont les mêmes et, somme toute, elles ne diffèrent que par le port. UA. ligukUa est la forme jeune non ramifiée, comme j'en ai trouvé à la base des grandes colonies, se détachant de la même hydrorhize ; les articles hydrothé-
(1) n s'agit de la plu grande dimenaioiL
(2) Volf nqoi^ p^éoioire sdt les PlunwlarOdœ de la ool|ectio9 Lamarok du lÇi]9é9iQ (19f^ 6),
eaux (fig. XVII -4) sont dépourvus de cette saillie dorsale qui est si caractéristique pour cette espèce ; le repli intrathécal est un peu plus marqué et les dactylothèques médianes plus longues et moins aplaties à leur extrémité distale.
Ces colonies jeunes non ramifiées ne présentent pas d'hydroclades dans leur partie proximale, sur une longueur variable, depuis 2 mm. jusqu'à plus d'un centimètre; cette région est divisée en articles dont les premiers ne sont pas toujours marqués et sont dépourvus de dactylothèques ; les suivants, dont le nombre varie de 2 ou 3 jusqu'à 20 et plus, sont nettement marqués et munis de dactylothèques avec deux orifices latéraux et parfois un au milieu (fig. xvi A). Cette partie proximale est séparée de la partie distale, dont chaque article est muni d'un hydroclade, par une Ugne fortement oblique.
Dès le début, alors que les colonies n'atteignent souvent pas 1 ou 2 cm., des tubes provenant de l'hydrorhize montent le long du tube hydrocladial primaire (fig. xv, h) et deviendront les tubes accessoires de la future hydrocaule composée et ramifiée sauf un, le tube principal (p), qui donnera naissance à toutes les ramifications de la colonie ; c'est le premier qui s'est dressé le long du tube hydrocladial ; il est creusé en^gouttière et loge dans sa concavité le tube hydrocladial avec lequel il communique par de petits canaux anastomotiques. De chaque côté, il est accompagné d'un tube et ces deux tubes sont les tubes cladogènes, car ce sont eux qui donneront le tube hydrocladial des ramules et des branches. A l'ensemble du tube principal et des deux tubes cladogènes on peut donner le nom de système dadog^ne (c).
Chaque tube cladogène (1) donnera des ramules (r) opposés, ou alternes et plus ou moins rapprochés. Leurs premiers ar ticlesplus ou moins nettement marqués sont dépourvus d'hy" droclades mais portent une dactylothèque avec deux ou trois
(1) Daq3 la figura 15, les systèmei cladogènes ne sont représentés que par un tube oniqae pour ne pas compliquer le de«oln.
HYDROÏDES DE MADAGASCAR
ouvertures latéraW (fig. xvi -4). Le dernier article est séparé du premier porteur d'hydroçlade par ui^e ligné d'articulation
pio, XV.— Représentation demi-schématique de la ramification du Lytoearpuê/HamêrUogut{lAmk,) e, e\ e", c"\ systèmes cladogèncs ; A, h\ A", h"\ tubes hydrocladiaux ; p, p\ tubes principaux ; r, r ', r", r'", ramules de divers ordres.
fortement oblique. Le nombre de ces articles basaux est assez variable. Sur 28 ramules examinés à cet égard j'en ai compté
2 avec 4 articlefl, 8 avec 6, 11 avec 6, 5 avec 7, 1 avec 8, et 1 avec 12.
L'un de ces ramules prend un développement plus considérable et devient le tube hydrocladial d'une branche (h'). A
Fia. xvi. — Liftoearpuê filamentotuê {Lûmk), A, Deux articles de U base de rhydrocaole ou des tubes hydrocladiaux montrant la forme des dartylothèques vues de face. B, OngiDe de deux branches; a, tubes accessoires; e, tubes cladogènes de n*^"** ordre ; e*. tnbe cladogène d'une branche; d, dactylothèques de la partie proximale du tube hydrocladial, vues de profil ; h\ h'\ tubes hydrocladiaux de chaque branche ; o, orifices faisant communiquer le tube hydrocladial et le tube princJpal ; o\ orifices de oommunlcation du tube principal avec les tubes cladogènes ; p, tube principal de n'^** ordre ; p', p", tubes principaux de chaque branche.
sa base et dorsalement naît un autre tube qui est le tube principal de la branche (p'). Celui-ci présente une ligne d'articulation oblique au même niveau que celle du tube hydrocladial ; au-dessus de cette ligne naissent les deux tubes cla- (Ipgènes, forpf)ant avec le tube principal, le système çladoi
HYDROÏDES DE MADAGASCAR
gène de la branche (c^), duquel se détacheront les ramules (r'). Deux de ceux-ci dans le cas étudié deviennent des branches avec leurs tubes hydrocladiaux (A", h'") et leurs systèmes cladogènes (c'', c'"). La ramification pennée au début se complique ainsi de plus en plus par le développement de nouvelles branches, suivant une sorte de sympode.
La figure xviB montre les détails de cette ramification pour deux branches qui se détachent au même point de chacun des tubes cladogènes (c). A gauche la partie proximale
Fio. XTii. — Lytocarpus filamentotus (Lamk). A, B, C, Variations déforme de» articles hydrothé eaux et de leurs hjrdrothèqaes.
du tube hydrocladial(A')est seule représentée jusqu'à la ligne oblique la séparant de la partie distale portant les hydroclades ; dorsalement se détache le tube principal (p') creusé en gouttière (ses attaches avec le précédent ont été rompues, il a été écarté de sa position normale et Ton peut voir les orifices de communication (o) qui existent entre ces deux tubes). Au-dessus de l'articulation oblique du tube principal naissent les tubes cladogènes dont un seul (c') est représenté dans la figure. A gauche la branche est coupée à une petite distance de son point d'origine et le tube hydrocladial {h") n'est pas détaché du tube principal (p''). Des tubes accessoires (a) prennent aussi naissance sur les tubes cladogènes et renforcent la branche. lies famules sont
376 ARÎVIAND BILLARD
dépourvus de système eladogène et de tubes accessoires.
Les hydroclades sont très serrés, l'article qui le supporte ne possède que deux dactylothèques : la dactylothèque inférieure et la dactylothèque axillaire ventrale, la dorsale manque. Il existe sur la courte apophyse un mamelon basai percé d'un orifice.
Les principales variations des hydrothèques avec toutes leurs particularités, sont représentées dans les dessins -4, By C de la figure xvn. Ce qui est variable surtout c'est la saillie dorsale de chaque article qui peut atteindre une taille plus ou moins considérable ou bien être totalement absente. La dent latérale du bord de Thydrothèque est plus ou moins saillante. La cavité de l'hydrothèque communique largement avec celle de la dactylothèque médiane. Les dactylothèques latérales présentent, outre l'orifice distal, un orifice supérointeme.
Je n'ajouterai, rien à la description du gonosome donné par Marktannbr, sauf que les gonothèques sont aplaties.
Dimensions (1) :
Longueur des articles hydrothécaux 215-230 «^
Largeur — -— (au milieu). 80-175 ;jl
Hauteur des hydrothèques 200-270 ji.
Largeur — (à l'orifice) (2) 70- 96 jj.
Longueur des dactylothèques médianes (partie libre) 95-190 ;jl
Longueur des articles des tubes hydrocladiaux (3) 190-270 \l
Largeur — — — ... 200-215 ji
Longueur des gonothèques 1 190-1400 ji
Largeur — 875-1140 ^
' L'espèce décrite par Veesluys (1899) sous le nom d'Aglaophenia tridendata, et provenant des îles Testigos est très voisine du Lytocarpus filamentostts du moins en ce qui
(1) Ces dimensions diffèrent quelque peu de celles données par SIarktannee.
(2) n s'agit de l'intervalle compris entre la dactylothèque latérale et la base de la dent médiane.
(3) Les mesures s'appliquent aux articles porteurs d'hydroclades et & ceux qui n'ont que df« diictylothôques.
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 377
concerne les particularités des hydrothèques et des dactylothèques médianes ; les latérales ne présentent qu'un seul orifice et ont la forme d'une gouttière.
Localité. — Fort Dauphin (M. Ferlus et M. Alluaud).
Distribution géographique. — Mers australes [Lamarok], Cap de Bonne Espérance ; Baie d'Algoa [Kirchbnpaubr]. Cap de Bonne Espérance [Marktanner].
Lytocarpus philippinus (Kirchenpauer).
Afflaophenia phUippina KlRCHEKPAUlE (I8YX), p. 29 et 46, Taf. l, n, vu, flg. 29. Aglaophenia wens Balb (1884), p. 155, pi. xiv, flg. 0. pi. zvn, flg. 0. Lytocarpus phUippinus Bale (1868), p. 78<}, pi. XXI, flg. 5-7.
Je n'ai eu de cette espèce qu'un petit fragment représentant une branche munie de ses hydroclades.
Les hydrothèques sont semblables à celle de la variété de la mer Rouge décrite par Marktanner (1890, p. 276, Taf. VI, fig. 15). Tous les hydroclades sont prolongés en rameaux stoloniques munis ou non^ d'une dactylothèque à leur base. Pour certains l'hydrothèque distale est un peu modifiée, sa partie libre non concrescente avec la dactylothèque médiane étant plus ou moins allongée et fermée en arrière dans toute sa hauteur; les dactylothèques latérales n'ont pas suivi cette élongation; de plus la cavité de l'hydrothèque n'est pas séparée de celle de la dactylothèque médiane (fig. xvm).
Les épaississements de l'hydroclade sont peu ou pas marqués dans les articles.
Chaque article de l'hydrocaule por- fig. xvni. — Partie distaie d'an
,---- . , hydroclade du Lytocarpus phi-
teur d un hydroclade montre une dac- uppinus (Kchp).
tylothèque inférieure, un mamelon basai percé d'une ouv^^ ture, et seulement la dactylothèque axillaire ventrale, la dorsale n'existant pas (1).
Le Lytocarjma BcUei Nuttino (1906, p. 964, pi. vi, fig. 1, pi. xm, fig. 7, 8) et provenant des îles Hawaî semble identique à cette variété du L. philippintis ; la seule différence, peu importante à mes yeux, c'est que les dactylothèques latérales sont plus courtes.
Localité. — Le flacon ne porte pas d'indication deloca lité, mais l'échantillon a été récolté par M. Heurtel à une profondeur de 20 mètres soit à Mozambique, soit à Macalonga; le flacon porte, en effet, le même numéro d'ordre et la même date que les autres provenant de ces régions.
DiSTBiBUTiON GÉOGRAPHIQUE. — Manille [Kibchenpaueb]. Pt. Stephens ; Pt. Denison ; MoretonBay, Queensland [Bale]. Détroit de Torres, 16 à 20 brasses [Kirkpatrick (1890), p. 604]. Mer Rouge, Méditerranée [Mabktannbr (1890), p. 274 et 276, Taf. VI, flg. 16, 16]. Amboine [Pictet (1898), p. 60, pi. ni, fig. 63 ; Weltnbb (1900), p. 587]. Jamaïque ; Panama ; Bahia [Nutting (1900), p. 122, pi. xxxi, fig. 4-7]. Tahiti, 9 brasses; Indes, Kurrachi Sind [Jaderholm (1903) p. 298]. Iles Bermudes [Congdon (1907), p. 484].
Thecocarpus formosus (Busk).
Plumukuia formoia BusK (18M).
Aglaopkênia formata Kirchentaukr (l8Yt), p. 26, Taf. i, n» m. flg. â.
Agiaopkenia formota BfAKKTAXNBR (I8N), p. 204, Taf. vi, flg. 11.
Les exemplaires que j'ai étudiés sont de taille plus faibles que ceux décrits par les auteurs. Ils ne dépassent pas en effet, plus de 3 cm. Marktanner a donné une bonne description de cette espèce et il y a peu à ajouter à ce que cet auteur a écrit.
Lc« courts articles de l'hydrocaule possèdent trois petites
(1) Voir ift pote p. 364^
daotylothèques en forme de gouttière : la dactylothèque inférieure, l'axiUaire dorsale et Paxillaire ventrale; en outre il existe un mamelon basai percé d'une ouverture (1).
Mabktanneb compte neuf dents : quatre de chaque coté et une médiane ; il fait remarquer, avec raison, que les deux premières (à partir de celle-ci) peuvent être divisées en deux; mais la troisième et la quatrième dent de Marktannbe ne sont en réalité que les deux denticules d'une seule et même dent plus grande que les deux premières, comme on peut le voir sur les deux dessins de la figure xix. En B l'hydrothèque est vue de trois quarts et ce dessin montre bien la disposition de champ de ces trois dents qui augmentent de taille à partir de la médiane.
Le repli intrathécal est souvent plus développé que ne l'indique et ne le figure Mabrtanneb ; d'abord dirigé vers le bas (fig. xix-4), il se recourbe pour prendre une oirection ascenaante et aans ^ Extrémité dutaie d-un hydrocude,
cette partie de sa course il est P'^/^ p'^^J ^' ^*^« nydrothécai vu
•^ de trois quarts.
très atténué.
L'un des échantillons portait une corbule fermée avec treize paires de côtes plus une impaire distale ; la neuvième côte du côté droit ne fait pas partie de la paroi, elle est détachée, comme la première côte de la corbule de VAglaophenia tvbulifera Hcks. et de l'A. elegans Nutt; il s'agit peut-être dans ce cas
(1) Voir U note p. 804.
d'une anomalie. Le pédoncule de cette corbule présentait deux hydrothèques ordinaires. La partie proximale de chaque côte montre une hydrothèque à bord denté ou sinueux (fig. XX h); cette hydrothèque est 'comme encastrée dans une fenêtre de la paroi (/) elle est flanquée de deux dactylothèques ,, latérales, mais de profil l'ex-
/ V N terne seule se voit (d) ; Tinteme
est visible dans une vue de trois quarts. A Thydrothèque fait suite une rangée de dactylothèques allongées et largement ouvertes sur leur face interne (d'), La partie basilaire de chaque côte munie d'une dactylothèque (d") forme une sorte de crête (c) dont Tarête dorsale est munie de trois dactylothèques (d"'). La corbule, tout en se rapprochant de colle du TJiecocarpus Oiardi (V. plus loin) en diffère par Fio. XX. - TheeocarpuM formons (Bosk). Partie certaius caractèrcs i par la crête
de corbule montrant deux côtes :c, crête UftPAlft • TiAr l'ATinAfif rATti^nf Ha basale.rf. dactylothèque Utérale externe; ■^a^H^© > P^^ 1 encafitrcment QO
fl^^t^^^^J^^'^Ti'^?.^^" l'hydrothèque dans une fenê-
lothdques basales ; d"\ dactylothèques *^ ^
de la crête ; /. fenêtre dans laqneUe est trc pariétale et SUrtOUt par la
encastrée l'hydrothèque h, ^ ^
longueur des dactylothèques des côtes ; de plus son bord dorsal montre de nombreuses sinuosités.
Cette corbule diflfère aussi de celle figurée par Kiucbrkbaveël qui est ouverte ; s'il s'agit bien d'une seule et même espèce, elle possède donc à la fois des corbules à côtes libres et des corbules à côtes soudées.
Les dimensions correspondent à celles déjà données par Mabktanner ; la plus grande longueur du processus épineux antérieur que j'ai observé est de 270 '^, La corbule examinée
HYDROiDES DE ]VIADAOASCAR 381
a comme longueur 3 mm. environ, sur 810 [l de largeur.
Localité. — Zululand, 30 milles de Santa-Lueia, 20-22 m. (M. Heurtel).
Distribution géographique. — Sud de l'Afrique (Busk). Cap de Bonne-Espérance; Ceylan [Maïrktannbr]. Balb (1884, p. 169), indique qu'AiXMAN signale cette espèce comme se trouvant en Australie et Nouvelle-Zélande.
Thecocarpus Giardi Billard
Tkeeoearput Giardi Bulasd (1M7 a) p. Lxxnc, flg. 1-2.
L'hydrocaule de cette belle espèce est ramifiée et composée, (fig. 9). Les rameaux qui portent les hydroclades se détachent suivant une ligne spiral^ et ne se trouvent pas par consé quent dans un même plan. Les branches résultent de ce que certains rameaux prennent plus de développement que les autres et se ramifient secondairement en rameaux.
L'hydrocaule composée comprend un tube hydrocladial et des tubes accessoires. Le premier donne naissance à toutes les branches et rameaux d'une colonie et présente une ramification en sympode héliçoîde représentée dans la figure xxi.
Examinons, en effet une colonie à son origine. Elle comprend un tube hydrocladial primitif (fig. xxi, h) qui porte de chaque côté des hydroclades en disposition pennée ; la base seule est dépourvue d'hydroclades sur une certaine longueur, mais elle est divisée en articles, chacun montrant une dactylothèque. A une certaine hauteur le tube hydrocladial donne naissance à un rameau (r ') dont les premiers articles ne portent pas d'hydroclades. Sur ce rameau naît un nouveau rameau (r'') semblable à lui-même et ainsi de suite. Ces rameaux de divers ordres se détachent alternativement à droite et à gauche. La formation d'une branche (6) résulte de ce qu'un rameau d'ordre quelconque se comporte comme le tube hydrocladial primitif. Les différents entre-nœuds formés par la base des rameaux, dépourvus d'hydroclades, mais divisés en articles
382 ARMAND BlLLARB
par des lignes obliques, présentent une rangée longitudinale de dactylothèques caulinaires sur la face ventrale du rameau. Il existe une seule daetylothèque par article; ces dactylothèques sont larges et typiquement elles présentent trois ouvertures : deux latéraux et un médian (fig. 11), parfois le médian peut man> quer (fig. 12) ou bien être seul ouvert.
Le tube hydrocladial est entouré par des tubes accessoires plus ou moins nombreux dont les premiers proviennent de l'hydrorhize.
Ces tubes accessoires se ramifient aux nœuds et accompagnent le tube hydrocladial des différents rameaux. De plus à l'origine de chaque rameau le tube hydrocladial donne naissance à un tube accessoire (fig xxi a, a\a"ya'") qui accompagne dorsalement ce rameau et lui est uni par de nombreuses anastomoses, disposées en une rangée longitudinale, opposée à celle des dactylothèques cauUnaires.
Ce tube accessoire suit Tentre-nœud et se poursuit dans
Fio. XXI. — Représentation demi-schématique de
la ramification du Thecoearptu Oiardi Bill, le ramcaU qui n'cU CSt qUC
a, o', a", a'", tubes accessoires de divers
ordres ; b, branche ; h, tube hydrocladial le prolongement.
primaire ; r, r', r", r"', tubes hydrocladiaux t x i.
des rameaux de divers ordres. -L^eS tUDCS aCCeSSOU*eS SOUt
HYDROÏBES DE MADAGASCAR 383
réunis entre eux par de nombreuses anastomoses, mais ne portent pas de dactylothèques.
Chaque article de Phydrocaule porteur d'un hydroclade présente trois dactytothèques : dactylothèques inférieure, axillaires dorsale et ventrale. Ces dactylothèques sont semblables aux autres dactylothèques caulinaires (fig. 11, 12) que nous avons signalées plus haut. L'apophyse qui supporte rhydroclade présente un mamelon basai percé d'un orifice ovalaire dont le grand axe est dirigé dans le sens de la longueur de rhydroclade (1).
Les articles hydrothécaux sont délimités par des lignes un peu obliques. L'hydrothèque (fig. 13) présente sept dents : trois de chaque côté et une médiane. Les dents latérales sont larges et bif urquées, elles sont placées obUquement de champ comme on peut bien le voir sur la figure 14. Elles vont en augmentant de taille en partant de la médiane et la dernière dent forme une lame très large. La dent médiane est également bifurquée, la denticule interne étant pleine et formée par un épaississement du périsarque. La denticule externe est creuse.
La dactylothèque médiane est largement ouverte en arrière dans toute sa partie libre assez courte ; les dactylothèqueB latérales sont largement fendues du côté interne. Il existe un court repli intrathécal au milieu de l'hydrothèque auquel correspond im épaississement de l'hydroclade, qui se prolonge d'autant plus qu'on s'approche de l'extrémité distale et dans les derniers articles il atteint le côté dorsal ; il existe aussi im autre faible épaississement correspondant à la dactylothèque latérale.
Le pédoncule qui supporte chaque corbule présente un nom-bre variable d'articles hydrothécaux portant chacun une hydrothèque normale accompagnée de ses dactylothèques. Sur cinquante pédoncules examinés j'en ai trouvé, un avec un seul article hydrothécal, un avec 2, dix avec 3, trente et
(1) V. k ootc^ page 864.
ARCB. PI ZOOL. EXf. ET OBZf. — 4* SKBIB. — T. VU. — (Vltl). SQ
384 ARMAND BlLLARl)
Tin avec 4 et sept avec 6. Le nombre de quatre articlee hydrothécaux est de beaucoup le plus fréquent. Les corbules (fig. 15) sont fermées et présentent un nombre variable de paires de côtes. Sur 17 corbules on en comptait : une avec 5 paires de côtes, deux avec 6, deux avec 7, trois avec 8, quatre avec 9, quatre avec 10 et une avec 11.
Les côtes alternent de côté et d'autre, la dernière est peu développée ; en avant la corbule forme ime saillie qui s'avance au-dessus de la dernière hydrothèque du pédoncule ; elle est percée d'une ouverture (fig. 15, o) chez un certain nombre de corbules. La partie proximale de chaque côte montre une hydrothèque (A)bien développée à bord sinueux et flanquée de deux dactylothèques (d) ; puis la côte se prolonge par une rangée de dactylothèques (d') en plus ou moins grand nombre. La partie basilaire de chaque côte, munie d'une dactylothèque (d'% forme une sorte de crête (c), qui se prolonge quelquefois entre les deux dactylothèques et se montre percée d'une ouverture au sommet, comme il est figuré pour la première côte de la corbule.
Sur les côtés de la corbule on remarque des orifices (o') percées dans sa paroi ; les bords de ces ouvertures sont épaissis.
Dans une colonie les crêtes situées à la base des côtes de la corbule étaient beaucoup plus développées ; elles se prolongeaient au delà de la côte et portaient un nombre variable de dactylothèques, soit du côté supérieur seul, soit des deux côtés à la fois (fig. 16, c). Dans un cas, j'ai même observé un rameau (r) naissant à l'intérieur de l'hydrothèque et portant des dactylothèques du côté supérieur seulement, jusqu'à une certaine distance du sommet.
Di^ïïîKSiONS :
Longueur des articles hydrothécaux 300-350 ;jl
Largeur — — (au milieu). 80-140 jx
Largeur des hydrothèques (à l'orifice) ,..-k... .200-215 jx
Hauteur — — 300-325 yi
HYtoROÏDES DE MADAGASCAR 386
Longtieur de la dactylothèque médiane (partie libre) 50- 70 \k
Longueur des articles de Thydrocaule 350 [j.
Longueur des corbules 2-3,8 mm.
Largeur — 700-940 [i
J'attribue cette espèce et la précédente au genre Thecocarpus créé par Nutting (1900) pour quelques espèces de Plumulariidœ caractérisées surtout par ce fait de posséder une hydrothèque à la base des côtes de la corbule. Mais jusqu'alors on ne connaissait que des espèces dont les corbules sont ouvertes et formées par des côtes libres ; les espèces de ce mémoire possèdent au contraire des corbules fermées à côtes soudées entre elles. Au point de vue des corbules il existe donc un complet parallélisme entre les espèces du genre Aglaophenia et celles du genre Tfiecocarptts.
Je ferai également remarquer que les dents de l'hydrothèque sont plus fortement marquées que chez les espèces déjà connues.
Le Thecocarpaa CHardi se rapproche, par les dents de ses hydrothèques, du Thecocorpus formoaus (Busk), mais la denticule externe de la dent médiane est moins longue ; jamais les hydroclades ne se terminent par une épine; la dactylothèque médiane ne communique pas avec la cavité de l'hydrothèque; sa longueur est moindre aussi. Chez le T. formosua le repli intrathécal est plus développé et de forme caractéristique; les dactylothèques caulinaires sont petites et n'ont pas la forme de celles du T. Giardi, Le gonosome est aussi différent (Voit p. 379). Enfin le port de ces deux espèces n'est pas le même : l'hydrocaule du T. Oiardi est ramifiée et polysiphonée, tandis que celle du T. formosus est simple et monosiphonée.
Localité. — Fort-Dauphin (M. Ferlus).
Thecoearpus Giardi perarmatus n. var.
Dans le même lot d'Hydrdides se trouvait une colonie avec des caractères particuliers. D'abord son port est plu»
robuste, les hydroclades plus longs (10 mm. au lieu de 6 chez le T. Oiardi type). La ramification est différente comme le montre la figure 10, mais je n'ai pu dissocier les tubes composants et l'étudier en détail ne voulant pas sacrifier l'unique échantillon de la collection.
La denticule de la dent médiane est plus développée, parfois plus allongée que ne le montre la figure 17 ; les dactylothèques latérales sont pourvues de deux orifices; les dactylothèques médianes vues de face apparaissent élargies et souvent bifurquées ; les articles des hydroclades sont plus nettement délimités et plus courts; les hydrothèques sont moins profondes. Les corbules ne sont pas différentes de celles du T. Oiardi type, si ce n'est qu'elles sont plus allongées et munies d'im nombre considérable de côtes (jusqu'à 28 paires); dans quelques unes on voit la crête basale se développer et porter des dactylothèques.
Ces différences ne sont pas suffisantes pour séparer spécifiquement cette forme de la précédente, j'en ai fait une variété, à moins qu'il ne s'agisse là d'un dimorphisme sexuel (1), ce que je n'ai pu vérifier, les corbules étant complètement vidées de leur contenu. ^
Dimensions :
Longueur des articles hydrothécaux 190-230 ,l
Largeur — — (au milieu). . . 110-150 ;jl
Largeur des hydrothèques (à l'orifice) 160-215 \k
Hauteur — — 215-245 /.
Longueur de la dactylothèque médiane (partie libre) 40- 56 jjl
Longueur des articles de l'hydrocaule 245-270 [l
Longueur des corbules 6-10 mm.
Largeur — 800-950 ^
Localité. — Fort-Dauphin (M. Perlus).
(1) Oa sait que TORRBY (IfM) a publié des cas de dimorphisme chei les Â0laophênU.
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 3S7
Aglaophenla lateearinata madagascariensis n. var.
Aglaopkenia taUearintUa Allman (I8YT), p. 56 (1)
Cette variété ne diffère de Peepèce type que par la disposition des dents de Thydrothèque. Chez cette dernière on compte quatre dents latérales indépendantes, tandis que dans la variété, il n'existe en quelque sorte que deux dents, mais bifides et placées de champ, comme on peut s'en assurer par un examen de face (fig. 19). De profil la figure est à peu près la même que dans l'espèce tjrpe (fig. 18). A part cette particularité tous les caractères sont les mêmes : il existe une forte carène, un repli intrathécal oblique, deux épaississements à l'intérieur de l'hydroclade et semblablement placés, les dactylothèques médianes sont munies d'un épaississement ventral, et possèdent un orifice faisant communiquer leur cavité et celle de l'hydrothèque ; toutefois les hydrothèques et les articles hydrothécaux sont plus trapus et moins élancés que dans l'espèce type.
D'après la disposition des dents il semble que cette variété est plus primitive : les quatre dents n'ayant pas encore acquis leur indépendance ; cependant je dois dire qu'il n'existe en fait de dactylothèques caulinaires que la dactylothèque inférieure et l'axillaire ventrale difficile à voir; il manque l'axillaire dorsale et le mamelon basai qui existent dans l'espèce type.
Dimensions :
Longueur de l'hydrocaule 8 mm.
Largeur — 96-160 \x
Longueur des articles de l'hydrocaule 176-230 \j.
— — hydrothécaux 200-216 [x
Largeur — — (au milieu).. 55- 80 [a
(1) A Vexemple de Nuttinq (Ifft), J'avais attribué (IM7, p. 230) à tort la priorité au nom d'^. imnuta donné par Fkwkbs, c'est au contraire celui proposé par Allman qui doit prévaloir ; en effet, cet anteor a signalé VA. htêcarintOa «yec une ooarte description dès 187T> «lors que le mémol?e de Fiwiii d«t« de 1881*
Longueur des hydrothèques (à rorifice) (1) 120-135 ;jl
Hauteur — (2) 265-270,1.
LocAiiTÈ. — Fort-Dauphin, sur des Algues et des Eponges à la base de VHalicornaria arcvuta (M. Ferlus.)
Distribution géographique. — Lat. 32^ 43' 26" N., long. IT 20' 30" W. sur des Algues [Fkwke s (1881), p. 132, pi. m, fig. 7, ^grfoopAenîa minttto]. Grolfe de Mexico [Allmak (1886), p. 161, pi. xxin, fig. 6, 6, ^. latecarinata]. Différente points de l'Océan Atlantique sur des Sargasses. [Jâdbbholm (1896) p. 18, A. latecarinata (1908), p. 294; Nuttino (1900) p. 96, pi. XXI, fig. 1-3 ; Billard (1907) p. 230, ^. minuta]. Océan Atlantique, sur Sargasses [Vkrsluys (1899), p. 47, -4. toiecarinato]. Bermudes, sur Sargasses [Congdon (1907). p. 483, fig. 37, A, minuta],
[ Agiaophenla vltlana Kirchenpauer.
AghopheniavUiaHa KiECEKSVXVEt (l8Tt), p. 34, Taf. l, m. flg. 9.
Les échantillons de Madagascar ont le port et la taille (9-28 mm.) de l'espèce décrite par Kirchenpauer; les caractères des hydrothèques sont trop semblables à ceux de cette espèce pour permettre de séparer ces formes. Je donnerai une description plus complète et plus précise que Kirchek- PAUER, n'a pu le faire avec des échantillons desséchés.
Les hydrocaules sont polysiphonées et les branches, quand il y en a, se détachent non du tube hydrocladial mais d'un tube accessoire. Les branches situées dans le plan des hydroclades n'ont pas toujours la même orientation que la tige, leurs faces ventrale et dorsale étant parfois tournées à l'inverse de celles de la tige. Dans un cas où il y avait eu r^énération la partie régénérée avait également une orientation
(1) Non oomprifl la crête médiane.
(2) La hauteur des hydrothèques de l'espèce type provenant de l'Expédition du « varie de 295 à S25 u
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 389
inverse, de la partie ancienne, ce qui est à rapprocher de ce que j'ai observé chez VIdia pristis (V. p. 352).
La base des colonies présente un petit nombre d'articles sans hydroclades, séparés par des lignes perpendiculaires à l'axe. Il n'existe que deux dactylothèqnes caulinaires (1) : la dactylothèque inférieure et l'axillaire ventrale ; l'axillaire dorsale fait défaut ; l'apophyse est percée d'une ouverture, sans saillie bien marquée (2).
Les hydrothèques montrent une forte courbure ventrale fig. xxii et sont élargies dans leur
région inférieure ; le repli intrathécal
plus ou moins marqué est oblique vers
le haut.
Le bord de l'hydrothèque est muni
de chaque côté de deux dents bifur-
quées et placées de champ comme le
montre bien une vue de face (fig. xxin);
il existe une forte et large dent médiane
avec une crête peu développée. Les
dactylothèqnes médianes dont la hauteur atteint le niveau du bord des hy- ^ , ^ . .,.
drothèques sont ouvertes dans toute Xchp. Article* hydrothéoaux
vus de profil.
leur partie libre et présentent la forme
d'une gouttière élargie à la base. Les dactylothèques latérales
sont ouvertes largement du côté interne.
Les articles hydrothécaux montrent trois épaississements internes, un inférieur correspondant au repli intrathécal, un supérieur à la base des dactylothèques latérales et un intermédiaire. Ces épaississements sont plus ou moins marqués et dans certains articles ils le sont à peine, le médian peut même manquer totalement dans un article, alors que l'article précédent ou le suivant en possède un.
(1) Ce sont ces dactylothèques que décrit Kirchenpaukk comme de petites poche^ sur la nature desquelles 11 ne peut se prononcer.
(2) Voir la note de la page 364.
Les colonies ne présentaient pas de corbules.
DiMBKSIOKS :
Largeur de Thydrocaule 136-160 jx
Longueur des articles de Thydrocaule 215-255 jj.
— — hydrothécaux 240-270 jjl
Largeur — — (au milieu) 65- 80 ;x
Largeur des hydrothèques (à l'orifice) (1) 135-150 \l
Hauteur — 215-240ii
Cette espèce paraît peu différer de VAçIaopkenia Schneideri Bobbadailb (1905), malheureusement l'auteur n'a donné qu'une vue de face de l'hydrothèque rendant ainsi l'identification difficile sinon impossible : la vue de profil étant de beaucoup la plus instructive. J'ajouterai que cette forme se pio. xxm. - Agiaophmia rapproche de VAghophenia corUoria Nutting S?S^l!id1î^^ (**®°)» ^^^ ^^ diffère parle nombre de ses dents (il n'y en a qu'une de chaque côté) et par l'absence de crête médiane que Nutting ne signale pas ; l'espèce américaine est aussi de plus grande taille.
Localités. — Fort-Dauphin, sur des Eponges à la base de VHalicamaria arcuaia Lamx. (M. Ferlus). Zululand, 30 milles de Santa Lucia (M. Heurtel).
Distribution géographique. — Ile Viti (Kirchsnpaurb).
Paris, le 7 juillet 1907.
(1) T comprit U crêie médii^,
HYDROÏDES DE MADAGASCAR 391
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