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IV. CONCLUSIONS

En résumé : l'appareil rotateur se compose fondamentalement d'une plaque ciliée buccale et d'une bande ciliée circumapicale. Toutes ses formes si variées n'en sont que des différenciations étroitement conditionnées par le mode de vie de l'animal : la reptation entraîne un grand développement de la plaque ventrale qui régresse chez les formes nageuses ou filées oti elle ne sert plus qu'à l'adduction des aliments et disparaît totalement chez les formes carnassières à mastax préhenseur ou suceur. Une ceinture terminale de cils forts se différencie chez les premières pour la nage ou l'adduction de la nourriture, aux dépens soit de la bordure du champ apical soit de la plaque buccale elle-même. Ces diverses différenciations se faisant dans des sens et par des voies multiples, il est le plus souvent parfaitement vain de vouloir homologuer un cercle ciliaire d'une espèce donnée à l'un des cercles d'une autre prise arbitrairement comme type. H ne le serait pas moins (bien que l'appareil rotateur soit appelé à rendre de grands services en systématique pour l'étude des rapports entre des formes voi-

L'APPAREIL ROTATEUR DES ROTÏFÊRES 27

aines) de baser Une classification sur des caractères aussi nettement adaptatif et de conclure de ses ressemblances, comme Ta fait Wbsenberg-Lxjnd, à des parentés réelles : il est certain que Diglena et Adineta, Pedalion et Melicerta, voire Euchlanis et Hydatina, ne dérivent pas d'un ancêtre unique présentant les caractères qui leur sont communs et s'opposant par eux à Tensemble des Botifères, mais ont acquis, aux dépens d'une disposition primitive analogue à notre schéma qui permet seul de les relier, des caractères identiques sous l'influence de conditions identiques.

Sans entrer pour le moment dans la comparaison de l'organe rotateur avec les appareils analogues qui se rencontrent, surtout à l'état larvaire, dans des groupes voisins, je voudrais dès à présent généraliser ces conclusions : au lieu de chercher entre toutes ces formations des homologies qui ne sont pas réelles, car elles ne dérivent certainement pas toutes d'un type commun différencié comme la fameuse « double couronne », on ferait beaucoup mieux de mettre en évidence les procédés morphologiques et les conditions mécaniques et biologiques semblables qui sont arrivées à les produire analogues aux déx>ens d'une ciliation originairement indifférenciée.

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