POIDS MOYEN
POULES
ŒUFS
ŒUFS
DE l'œuf
IIIo (2)
60 gr. 4
VII
VIII
L'examen de ces tableaux fait voir que dans tous les cas le changement de régime a beaucoup augmenté la production des œufs tant i)our le nombre de ceux-ci que pour le i>oids produit. Il s'agit, je le répète, de poules dans leur première année et les nombres d'œufs x>ondus sont, dans ces conditions, très élevés. A la vérité, cet accroissement ne continue pas longtemps avec la même vitesse. Pour la série IIq une décroissance se manifeste dès la seconde génération Carnivore et pour la série III« dès la troisième. Le résultat total reste toujours sux>érieur à celui que produisent les poules granivores, mais la prolongation du régime n'amène pas une amélioration indéfiniment poursuivie, au contraire, il y a un maximum vite atteint.
(1) La poule II, a coavé.
(2) La poule IIIq a ooavé.
Variations expiérimentalés
Les deux courbes ci-jointes rendent sensible la marche du phénomène.
P. P. P> Pj P* PS
Fie. 81. VaiUttons en nombre et en poids det œnte prodnits dam leg générations suoceetiTeg.
On oonçoit que cette indication présente un intérêt pratique considérable et, dès leur publication, mes premiers résultats furent mentloimés et commentés par tous les journaux agricoles. J'avais tait notamment remarquer que le goût des œufs ne semblait pas modifié d'une façon sensible non plus que celui de la chair des animaux en expérience. U en serait tout autrement, paraît-il, relativement à la chair et aux œufs de poules nourries avec les débris d'équarrissage. Cela, je le crois sans peine, eu égard à la toxicité si>éciale et bien connue de la viande de cheval, et surtout de vieux cheval, et encore après que les débris ont fermenté un temx>s plus ou moins long avant d'être absorbés par les poules. Je me suis idacé dans le cas tout différent où mes animaux ont reçu chaque jour des débris de viande de boucherie fraîche et je parle de ce cas seulement.
Maintenant, m^me dans ce cas, s'il est i>arfaitement juste que les œufe ne m'avaient révélé aucun goût ][>articulier dans les premières générations et jusqu'à la troisième, cela n'était plus exact pour les dernières et l'on percevait un léger goût difficile à définir mais que l'on pourrait traduire par l'expression < un goût fort ».
236 F. HOUSSAY
Le « goût fort » est l'épithète que l'on appliquerait aussi au fromage, au beurre rance, au gibier, etc., d'une façon générale à tout objet fermenté et riche en toxines. Les œufs auraient donc fini par participer à l'intoxication organique. D'autres preuves en seront données au chapitre suivant.
En résumé, la pratique usitée par les aviculteurs de donner aux poules de la poudre de viande pour les faire x>ondre est parfaitement justifiée ; on pourrait même aller, toute question d'économie à part, jusqu'à les nourrir exclusivement ainsi. Mais il n'y a pas intérêt à continuer le « forçage » plusieurs génâ^tions de suite et il vaut mieux prendre comme i>ondeuse8 pour les (( forcer » des poules dont les mères n'ont pas été a forcées i elles-mêmes.
Le poids moyen de l'œuf subit des variations qui sont inscrites à la dernière colonne des tableaux. Dans tous les cas, il atteint un maximum à l'avant dernière génération, ce qui revient à dire que, lorsque l'œuf a dépassé son maximum, la siéHlUé survient, puisque, dans ces cas, les œufs ne se développent plus quoique fécondés. Dans les deux cas considérés, le maximum n'a pas été atteint semblablement ; dans le premier cas (série UJ le maximum a été atteint par ascension régulière ; dans le deuxième (série IIIo) il s'est produit d'abord une baisse lente suivie d'une brusque ascension.
Il arrive parfois, assez rarement il est vrai, que les i>ouleB domestiques pondent de gros œufs dont le poids varie ent^e 75, 90 et même 100 grammes ; on ne sait rien des conditions qui déterminent ces pontes anormales. Exceptionnellement, du moins je l'ai constaté une fois, la grosseur de ces œufs n'est due qu'à une surcharge en albumine, mais le plus souvent il y a deux jaunes inclus dans la coquille, parfois m^me c'est un œuf tout entier avec son jaune, son albumine et sa coquille qui est inclus dans un second. Le fait a été signalé notamment par Baenbs, Phelippi, Peftsch, Schumacher, Heb&ick et
FÉBÉ.
Récemment la question des œufs à deux jaunes a été traitée
VARIATIONS EXPERIMENTALES
par G. H. Pabkeb (1), qui donne une bibliographie assez étendue du sujet ; je me borne à y renvoyer le lecteur. Je veux seulement montrer la façon dont varie la production de ces œufs monstrueux avec la prolongation du régime carné.
ŒUFS