DES ŒUFS
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J'ai construit deux courbes de la façon suivante : les temps sont portés en abscisses à raison de 25 % pour la durée d'une génération, et les pourcentages en ordonnées à raison de 3 ^ pour 1 %. Ou voit d'après les courbes que, pour ces phénomènes comme pour beaucoup d'autres, la première génération soumise
(1) G.-H. Paekir — Double Hem' EggB {American Nat'jiraliêt, VjI. XL,ii* M9 ; Janyier
F. HOUSSAY
au régime carné accuse une vive réaction qui ne se x)our8uit pas tout de suite et reprend seulement son cours à la 3® génération. L'émission exagérée des œufs à deux jaunes et des œu£g sans coquille traduit, de son côté, la précipitation de la i>onte, la moindre durée des réserves albuminoïdes et la moindre mise en charge dans l'ovaire dont j'ai montré l'existence au chapitre précédent.
Pc P. P. P3 P. R
1*^0. 82. Varlatioii dans le nombre dei œhIb à 2 Jannet ( ) et des œufs sans ooqulUe (•
produite aux génératiooi suoceeaiyet.
Dans les exploitations d'aviculture ou dans les fermes, il arrive parfois que des poules se mettent à manger leurs œufs ou ceux des autres et causent ainsi des dégâts considérables. J'ai assisté au développement progressif de cet instinct, que l'on pourrait appeler germicide. Ni les poules granivores, ni les carnivores de première génération ne l'ont jamais montré, il est donc né sans qu'aucune hérédité antérieure puisse être mise en cause.
A la seconde génération, la poule VIIj commence par casser les œufs de sa compagne VIIIj et pas d'abord les siens propres ou du moins pas immédiatement et seulement si on les laisse à
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sa disposition plusieurs heures. Elle attaque au contraire tout de suite ceux de l'autre poule et dès le début de la ponte (févriermars) ; même elle ne tarde pas à montrer plus d'impatience et à piquer à coup de bec le cloaque de sa compagne, dès que celle-ci se baisse pour pondre ; elle la poursuit de ses coups et détermine à la longue au cloaque de VIIIj une inflammation qui se propage, arrête la ponte dès le mois de mai, par rétention des œufs et cause la mort, en septembre, d'une tumeur de Toviducte que révèle l'autopsie.
Entre temps, la poule VIIj se prit à manger ses propres œufs. Puis les deux poules H, et IV„ placées dans l'enclos voisin et séparées des précédentes par un grillage, influencées par le fftcheux exemple qu'elles recevaient, se mirent aussi vers le 16 mai au. saccage des œufs, bien qu'elles n'y eussent aucunement touché jusque là. Aussit^ftt qu'un œuf était pondu, le coq encourageait les deux poules par ses appels et les invitait à un petit repas de famille.
Afin d'éviter ces ravages qui devenaient inquiétants pour la suite de l'expérience, on prenait soin, connaissant approximativement les heures de ponte de chaque poule, de les enfermer à l'avance et une à une dans un petit réduit obscur oïl elles ne touchaient plus aux œufe pondus.
Aux deux générations suivantes, la troisième et la quatrième, on continua cette pratique d'isolement toujours indispensable ; car si Ton arrivait quelque peu en retard, ou si la poule devançait l'heure prévue pour sa ponte, on trouvait invariablement l'œuf mangé. La dernière x>oule, I5, nous montra l'instinct à un degré plus impérieux encore puisqu'elle se mit à manger ses propres œufe seule et dans l'obscurité. Il fallut alors non seulement l'isoler dans le réduit obscur, mais encore la museler, ce à quoi on parvint avec un petit bout de tuyau à gaz en caoutchouc, dans lequel on introduisait le bec de la poule et qu'on laissait débordant le bout de celui-ci.
La ponte des poules n'est pas un phénomène qui se déroule d'une façon uniforme depuis son début jusqu'à sa terminaison.
F. HOUSSAY
M, comme cela est bien connu, il s'accélère et tantôt il se itit pour s'arrêter et reprendre. Désirant avoir une mesure 38 variations, j'ai essayé d'évaluer ce qu'on pourrait appeler tease de la pêtUe.