‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 5)Chapitre 70 sur 146 · DEVELOPPEMENT DES H EX ACTINIES · texte numérisé non relu

DEVELOPPEMENT DES H EX ACTINIES

que l'on sait de l'embryogénie du pharynx des Cérianthîdes diffère trop de ce que j'ai observé au sujet de VAdamsia palliaia et du Sagariia parasitica, pour que les réflexions qui vont suivre, et qui concernent les Hexactinies puissent leur être appliquées. Celles-ci sont remarquablement représentées à ce point de vue par le Pemhia dont le disque oro-tentaculaire a été comparé par A. Sbdgwick au blastopore en fente du Peripaius. Cette Actinie qui possède seulement douze cloisons complètes et un syphonoglyphe dont les dimensions sont singulièrement développées (1896, pi. IX et pi. XII), et lequel, ainsi que je l'aï exposé (1908)> est constitué par la gouttière ventrale primitive de l'embryon, me parait, entre toutes les Hexactinies, celle dont l'étude embryogénique permettrait le mieux de résoudre bien des faits que le présent travail n'a pu éclaircir.

Au début du stade 8, alors que la région dorsale est plus développée que la région ventrale et que le pharynx est encore en contact avec la paroi du corps, la symétrie n'est ni radiaire, ni biradiaire ; elle est uniquement bi-latérale comme chez les Artiozoaires. H y a deux côtés distincts l'un de l'autre que l'on peut désigner conventionnellement sous les noms de gauche et droit, puisque l'une des extrémités de l'axe qui passe entre les cloisons de direction est spécialisée par la présence du pharynx excentrique. En outre, non seulement les couples ne rayonnent pas autour de l'axe longitudinal du corps, mais les huit cloisons ne se réï)ètent pas toutes exactement à la même hauteur le long de cet axe. Deux couples 1-1 et 3-3 se montrent à deux niveaux différents.

Les quatre premiers couples sont distribués en ligne, les uns à la suite des autres. Il y aurait là peut-être une véritable métamérisation, si on admet que les quatre couples résultent d'autant de plissements du mésoderme ; car on sait (Ch. SëdgwiCK-MmoT) que des répétitions sériales d'organes ectodermi ques ou endodermiques saAS segments mésodermaux ne constituent pas, morphologiquement, une métamériaation.

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