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VI NOTES ET REVUE

encore s'étaler tout au loug toutes ses conceptions erronées. C'est pour réagir contre cette persistance dans l'erreur que j'fti insisté sur la longue entrave aux progrès de Tétude morphologique des infusoires, causée par les travaux du savant professeur du Collège de France.

M. Balbiani fait appel à la fibre patriotique des lecteurs du Journal de micrographie, enm*accusant d'engouement Irréfléchi pour les travaux étrangers. C'est là un procédé de discussion que je n'aime pus et que j'abandonne complètement ùmon honorable adversaire. Mais je ne puis cependant pas laisser passer celte accusation sans en relever la profonde fausseté. Il faut, en effet, que M. Balbiani ait bien peu réfléchi en me Tadressant, puisque mon introduction presque entière est consacrée à revendiquer les litres de gloire scienliflque d'un savant français au détriment d'un célèbre savant allemand.

Non content de m'accuser en général de partialité pour les travaux étrangers, M. Balbiani insinue doucement que mes critiques ont été formulées en vue de me rendre agréable à Bûtschli. Certes, je ne crains pas de dire hautement toute la sincère admiration que m'inspirent les riches observations conduites avec une méthode si sûre et si prudente du savant allemand. Mais de là à me voir accusé de dénigrer un autre savant en vue de lui faire ma cour, je ne saurais dire combien de pareilles insinuations me paraissent ridicules! Et si je consentais à me baisser pour ramasser de pareils procédés de polémique, ne pourrals-je pas plus sûrement renvoyer à M. Balbiani son accusatiôn^ lui qui termine son article en s'abritant derrière une longue citation de l'auteur allemand.

La conclusion à tirer de ces remarques un peu longues, c'est que M. Balbiani est d'un tempérament scientiQque bien irritable^ il perd aisément son sang-fH>id dès qu'on vient à toucher h ses travaux.

Après avoir répondu & M. Balbiani, il me faudrait recommencer avec M. Kûnstlor» Ce détracteur, désormais célèbre, de la théorie cellulaire, prétend, dans le numéro suivant de la même revue (lbid,y p. G37}, m'accabler sous ses épigrammes et ses sarcasmes. Je me contenterai de lui répéter un conseil» renouvelé de VÀnaiger, où on lui a montré qu'il avait à apprendre 4 distinguer la queue d'un Cercaire du flagellum d'une Noctiluque, à ne pins confondre les larves do Tréma todes avec les Infusoires flagellés.

Cela suffit comme réponse.

NOTES RT RBYDB. til

RECUEIL ZOOLOGIQUE SUISSE, Péi H«hoâua Fol.:

La direction de» Arekitfê» soiiliaite la bien?entie à un nouveau recueil de zoologie ) le Recueil zoologique suisse, dont le premier fascicule a paru le 7 novembre 1883.

Ainsi que le fait remarquer le fondateur de ce nouveau recueil, le zèle que déploie la génération contemporaine pour l'étude de la zoologie et de ses diverses branches va sans cesse en croissant. «De nombreux travaux sontproduitSy qui se trouvent presque à l'étroit dans la plupart des pays de l'Europe. Il est même des nations qui possèdent plusieurs de ces archives de la science zoologîque, aucune de celles où le travail intellectuel se développe avec activité n'en est privée, à l'exception de la Suisse. »

Ces lignes expliquent Torigine de la nouvelle publication; nous n'avions rien de mieux à faire que de les reproduire.

Noos ajouterons un mot.

Une observation s'impose quand on tourne les regards vers ce pays si florissant et si libre ; s'il est petit par son étendue relative, il est grand par son activité et son esprit pratique, sage, libéral qui, au milieu des alternatives et dM vicissitudes si diverses que traverse TEuropei reste inébranlable dans la voie du progrès qu'il poursuit depuis bien des siècles sans dévier jamais de son droit chemin.

Pour ne considérer que les sciences, n'est-ce pas un spectacle vraiment superbe que de voir les Gis de familles anciennes, grandes par le nom et par la fortune, continuer à travailler, à chercher, à faire eux-mêmes leur nom et leur positloA.

Les de CandoUOi les de la Rive, les Pictet et tant d'autres ont continué à travailler et à produire, malgré la grande situation qu'ils occupaient.

Le fondateur delà nouvelle publication suisse ne donne-Ml pas lui-même un exemple de cette ardeur qui pousse les jeunes Suisses dans la carrière scientifique. Les lecteurs des Archives connaissent les belles recherches ombryogé* niques sur les mollusques de M. Harmann Fol. Aussi désireront-ils lire et encourager le nouveau recueil dans lequel ils trouveront les mémoires sui«vants:

i« Reeherthes expériwimUaUê iur la eausê de quelques numttruosiUs stmj^les, et es divers processus smhryogéuiques, avec trois planches, par MM. Warinski et Hermann Fol;

2* Sur ta famille des Tvntinnvdea, avec deux planches, par M. Hermann Fol ;

3« Sur un eue de commensalisme d^un Caranx et d^une CrambessUi avec une planche, par M. Godefroy Lunel ;

é* VBibemage des larves de Grenouille et de TriUm d'Europe ei la mita* morphose de l'Àxoloil du Mexique, par J. Kollmann;

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